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16. Témoignages rendus à Jésus aussitôt après sa mort. 23, 47-49. - Parall. Matth. 27, 51-56 ; Marc. 15, 38-41.

47Or le centurion, voyant ce qui était arrivé, glorifia Dieu en disant : Certainement cet homme était juste. 48Et toute la foule de ceux qui assistaient à ce spectacle, et qui voyaient ce qui se passait, s’en retournait en se frappant la poitrine. 49Tous ceux qui avaient connu Jésus, et les femmes qui l’avaient suivi de Galilée, se tenaient à distance, regardant ces choses.

Ces témoignages sont au nombre de trois : celui du centurion (v. 47) , celui de la foule (v. 48), et celui des disciples (v. 49). Les deux premiers sont les plus expressifs ; le troisième est timide et muet, quoique plein de sympathie.

Luc chap. 23 verset 47. - Or le centurion, voyant ce qui était arrivé, glorifia Dieu en disant : Certainement cet homme était juste. - Le centurion : c'est-à-dire, le capitaine romain qui avait été préposé au triple crucifiement. S. Luc mentionne dans ses écrits plusieurs bons centurions. Comparez, outre ce passage, 7, 2 ; Act. 10, 1 ; 22, 26 ; 27, 43. - Ce qui était arrivé. S. Matthieu et S. Marc précisent davantage. « A la vue du tremblement de terre... », dit le premier ; « voyant comment il avait expiré », écrit le second. - Glorifia Dieu est un trait spécial. Le centurion rendit gloire à Dieu par la confession toute chrétienne que nous allons entendre. -  Certainement cet homme était juste. Dans les deux autres récits, il attribue formellement à Jésus le titre de Fils de Dieu. On fait la conciliation tantôt en supposant qu'il prononça tour à tour ces deux jugements, tantôt en admettant, à la suite de S. Augustin, de Consens. Evangel. l. 1, c. 20, que S. Luc aurait transformé la phrase pour interpréter à ses lecteurs dans quel sens un païen pouvait affirmer que Jésus était vraiment le Fils de Dieu. D'après l'Évangile de Nicodème, c. 11, le centurion aurait porté le nom de Longinus. Une tradition que S. Jean Chrysostome citait déjà, mais sans en garantir la vérité, le fait mourir martyr du Christ. Il serait devenu évêque de Cappadoce d'après d'autres documents. Voyez les Acta Sanctorum au 15 mars ; Baronius, Annal. ad ann. 34, p. 127, 187 ; Cornel. a Lap. h. l.

Luc chap. 23 verset 48. - Et toute la foule de ceux qui assistaient à ce spectacle, et qui voyaient ce qui se passait, s’en retournait en se frappant la poitrine. - Les détails de ce verset sont propres à S. Luc. - Toute la foule… Le grec dit avec une emphase marquée : toutes les foules qui assistaient ensemble. Cela suppose une affluence très considérable. - Se frappant la poitrine. Par ce signe du deuil et de la douleur, les Juifs confessaient, quoique tardivement, leur regret d'avoir pris part à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Comp. Act. 2, 36 et 37 ; Is. 53.

Luc chap. 23 verset 49. - Tous ceux qui avaient connu Jésus, et les femmes qui l’avaient suivi de Galilée, se tenaient à distance, regardant ces choses. - Tous ceux qui avaient connu Jésus. Notre évangéliste a seul conservé ce trait ; mais les deux autres synoptiques mentionnent comme lui la présence des saintes amies du Sauveur, prenant même le soin de nommer les principales : Marie Madeleine, Marie, mère de S. Jacques le Mineur, Salomé. Voyez d'ailleurs 8, 2 et 3. - Regardant ces choses. Détail pittoresque, également spécial à S. Luc. Quels sentiments animaient alors ces disciples intimes ? Leur foi était chancelante, leurs espérances obscurcies ; du moins leur amour brûlait encore.

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