37Pendant qu’il parlait, un pharisien le pria de dîner chez lui ; et étant entré, il se mit à table. 38Or le pharisien, pensant en lui-même, commença à se demander pourquoi il ne s’était pas lavé avant le repas.
Luc chap. 11 verset 37. - Pendant qu’il parlait, un pharisien le pria de dîner chez lui ; et étant entré, il se mit à table. - Par les mots pendant qu'il parlait, S. Luc montre avec sa précision accoutumée que ce nouvel épisode suivit de très près celui auquel avait donné lieu l'indigne calomnie des Pharisiens. - Un Pharisien le pria de dîner chez lui… L'invitation, les faits le prouveront bientôt, était loin de partir d'un cœur bon et loyal. Elle avait sans doute été combinée par les ennemis de Jésus pendant sa vigoureuse apologie, comme un moyen de l'observer de plus près, à huis clos, et de le compromettre par des questions insidieuses. Cfr. 14, 1. Ce « dîner » ne désigne pas le repas du soir, mais le second déjeuner, qu'on prenait vers midi comme nous faisons en France, quelques heures après le petit déjeuner du matin. Cfr. 14, 12 et 16, où S. Luc distingue ces deux repas. Voir aussi A. Rich, Dictionn. des antiquités rom. et grecq. Au mot Prandium. - Étant entré, il se mit à table : Ces deux verbes, juxtaposés à dessein par l'évangéliste, signifient qu'à peine entré Jésus se mit à table sans s'inquiéter d'autre chose.
Luc chap. 11 verset 38. - Or le pharisien, pensant en lui-même, commença à se demander pourquoi il ne s’était pas lavé avant le repas. - L’amphitryon ne semble pas avoir manifesté au dehors l'étonnement que lui causait l'omission de Jésus. « Le pharisien a pensé en lui-même. Il n’a pas émis un son. Celui qui lisait dans les cœurs l’a quand même entendu ». - Il ne s'était pas lavé. Il ne s'agit pas ici d'un bain complet, mais d'une simple immersion des mains et de l'avant-bras. Sur cette cérémonie et sur l'importance qu'y attachait l'école pharisaïque, voyez l'Evang. selon S. Matth, p. 301, et l'Evang. selon S. Marc, p. 106-108. Le scandale du Pharisien dut être d'autant plus grand que Jésus revenait d'auprès une foule considérable, et qu'il s'était mis en contact avec un impur possédé.