Et il arriva que, comme Jésus était à table dans la maison de cet homme, beaucoup de publicains et de pécheurs étaient aussi assis à table avec lui et avec ses disciples ; car il y en avait beaucoup qui le suivaient.
Et factum est, cum accumberet in domo illius, multi publicani et peccatores simul discumbebant cum Jesu et discipulis ejus : erant enim multi, qui et sequebantur eum.
Καὶ έγενέτο έν τω̣̃ κατακει̃σθαι αύτὸν έν τη̣̃ οίκία̣ αύτου̃ καὶ πολλοὶ τελω̃ναι καὶ άμαρτωλοὶ συνανέκειντο τώ̃ 'Iησου̃ καὶ τοι̃ς μαθηται̃ς αύτου̃· η̃σαν γὰρ πολλοὶ καὶ ήκολούθησαν αύτω̣̃
2.15. — Quum accumberet. Peu de temps après sa vocation, Lévi, soit pour honorer son nouveau Maître, soit pour prendre congé de ses amis et de ses anciennes fonctions, fit un repas solennel auquel Jésus assistait avec ses disciples. Cf. Lc.5.29. — In domo illius. Évidemment, il s’agit de la maison de saint Matthieu, ainsi qu’il ressort du contexte et des récits parallèles : quelques exégètes, abusant de l’ambiguïté de l’expression, ont à tort prétendu que le festin avait eu lieu dans la maison de Notre-Seigneur. — Multi publicani et peccatores. « Multi » est emphatique. Jésus et les siens n’étaient donc pas les seuls invités : Lévi, non sans raison, car il pensait probablement à leur bien spirituel, avait voulu mettre en contact avec le Sauveur tous ses collègues d’autrefois. Combien ne devait-il pas désirer qu’ils se convertissent à leur tour ! — Erant enim multi qui et… « Hoc solus dixit Marcus, ut efficacitatem fructumque prædicationis Christi declararet, qua moti etiam multi publicani et peccatores eum tanquam magistrum discipuli sectarentur. Hanc vim habet particula illa, et, quasi dicat publicanos et peccatores multos non solum libenter audivisse Christum…, sed secutos etiam fuisse, quoque pergeret », Maldonat. Fort bien ! Car cette dernière phrase du verset a réellement pour but, comme le montre la particule « enim », d’expliquer le « multi » qui précède. C’est donc par erreur que le P. Patrizi, rapporte les mots « erant enim… » aux disciples de Jésus : « De Christi discipulis Marcus duo narrat, eos et multos fuisse et magistrum sequi solitos[204] ». On n’obtiendrait ainsi qu’un sens très affaibli !
Les scribes et les publicains, voyant qu’il mangeait avec les publicains et les pécheurs, disaient à ses disciples : « Pourquoi votre Maître mange-t-il et boit-il avec les publicains et les pécheurs ? ».
Et scribæ et pharisæi videntes quia manducaret cum publicanis et peccatoribus, dicebant discipulis ejus : Quare cum publicanis et peccatoribus manducat et bibit Magister vester ?
καὶ οί γραμματει̃ς καὶ οί Φαρισαι̃οι, ίδόντες αύτὸν έσθίοντα μετὰ τω̃ν τελωνω̃ν καὶ άμαρτωλω̃ν έλεγον τοι̃ς μαθηται̃ς αύτου̃ Τι ότι μετὰ τω̃ν τελωνω̃ν καὶ άμαρτωλω̃ν έσθίει καὶ πίνει
2.16. — Scribæ et Pharisæi videntes. Ce repas devait scandaliser doublement les Pharisiens. Premier scandale : Jésus ne craint pas de manger avec des publicains et des pécheurs ! — Videntes : ils ne tardèrent pas à s’en apercevoir, attendu qu’ils épiaient constamment les démarches de Jésus pour trouver de quoi l’accuser. — Dicebant discipulis ejus. N’osant s’adresser directement au Maître, dont ils redoutent les vertes répliques, ils prennent les disciples à partie. — Quare. On lit dans le grec τὶ ότι, « quid est quod ? » — Cum publicanis. Ce nom désigne dans les Évangiles des fonctionnaires inférieurs, chargés de recueillir les impôts au nom des chevaliers romains, auxquels l’État les avait affermés : leur vraie dénomination serait plutôt « portitores ». Ils étaient généralement abhorrés à cause de leur odieuse rapacité. Aussi les épigrammes abondent-elles sur eux dans les ouvrages classiques. Suétone raconte, que plusieurs villes érigèrent des statues à Sabinus « l’honnête publicain », et, comme on demandait à Théocrite quelles étaient les bêtes sauvages de la pire espèce, il répondit : « Sur les montagnes les ours et les lions ; dans les villes les publicains et les mauvais avocats »[205]. Les Juifs avaient excommunié ceux des leurs qui se livraient à ce métier[206]. Les Pharisiens, c’est-à-dire les séparés, d’après l’étymologie de leur nom[207], se seraient bien gardés d’avoir le moindre rapport avec ces hommes profanes, et impurs, et voici que Jésus ne craignait pas de nouer avec eux les relations les plus intimes, manducat et bibit ! C’était là un spectacle inouï en Israël, de la part d’un docteur et d’un saint. — La question ne fut sans doute posée aux disciples qu’après le festin ; car les Pharisiens et les Scribes n’entrèrent probablement pas dans la maison du publicain Lévi, surout alors qu’elle était remplie de pécheurs.
Ayant entendu cela, Jésus leur dit : « Ce ne sont pas qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs ».
Hoc audito Jesus ait illis : Non necesse habent sani medico, sed qui male habent : non enim veni vocare justos, sed peccatores.
καὶ άκούσας ό 'Iησου̃ς λέγει αύτοι̃ς Ού χρείαν έχουσιν οί ίσχύοντες ίατρου̃ άλλ’ οί κακω̃ς έχοντες· ούκ η̃λθον καλέσαι δικαίους άλλὰ άμαρτωλούς είς μετάνοιαν
2.17. — Hoc audito Jesu. Jésus prend lui-même la parole pour faire l’apologie de sa conduite. Dans sa réponse, il développe d’abord au moyen d’une image, puis au propre, l’idéal de son ministère parmi les hommes. — Non necesse habent : traduction littérale et assez peu latine des mots grecs ού χρείαν έχουσιν, pour « non opus habent ». — Sani. οί ίσχύοντες, les gens robustes et biens portants. Le proverbe cité ici par Jésus se retrouve à peu près chez tous les peuples[208]. Le Sauveur daigne donc assurer qu’il est notre médecin aimable et tout-puissant. Quelle consolation pour un monde si malade que le nôtre ! « Jacet toto orbe terrarum, ab oriente usque ad occidentem, grandis ægrotus : ad sanandum grandem ægrotum descendit omnipotens medicus[209] ». — Non veni vocare. Dans le langage du Nouveau Testament, le verbe « vocare » est une expression technique pour désigner la vocation au salut messianique. — Justos. Théophylacte, et d’autres interprètes anciens et modernes, croient que Jésus appliquait ironiquement ce nom aux Pharisiens : ό δὲ κύριος, ούκ ήλθον, φησὶ, καλέσαι δικαίους, τουτέστιν ύμα̃ς τοὺς δικαιου̃ντας έαντοὺς (κατ’ είρωνείαν γάρ του̃τό φησιν), άλλὰ άμαρτωλούς. Les justes, c’est-à-dire vous qui vous croyez justes ! — Sed peccatores. Belle antithèse, qui exprime à merveille le but de l’Incarnation du Verbe, et qui montre que, dans la circonstance présente, Jésus était tout à fait à sa place et dans son rôle. Aussi, comme le dit saint Thomas, les Pharisiens se scandalisaient-ils d’une chose qui aurait dû au contraire les édifier et les porter à l’admiration[210] ! La Recepta grecque ajoute είς μετάνοιαν, « ad pœnitentiam » ; mais il est probable que ces mots sont apocryphes. — Voir dans Mt 9.13, une troisième proposition, tirée de l’Ancien Testament, que Jésus joignit à sa réponse.
Or, les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient ; et étant venus, ils lui dirent : « Pourquoi les disciples de Jean et ceux des pharisiens jeûnent-ils, tandis que vos disciples ne jeûnent pas ? ».
Et erant discipuli Joannis et pharisæi jejunantes : et veniunt, et dicunt illi : Quare discipuli Joannis et pharisæorum jejunant, tui autem discipuli non jejunant ?
Καὶ η̃σαν οί μαθηταὶ 'Iωάννου καὶ οί τω̃ν Φαρισαίων νηστεύοντες καὶ έρχονται καὶ λέγουσιν αύτω̣̃ Διατί οί μαθηταὶ 'Iωάννου καὶ οί τω̃ν Φαρισαίων νηστεύουσιν οί δὲ σοὶ μαθηταὶ ού νηστεύουσιν
2.18. — Second scandale : Les disciples du Sauveur négligent de jeûner. — Erant discipuli Joannis… Saint Marc place en avant de cette nouvelle scène une note archéologique qui pouvait être utile à ses lecteurs romains et grecs, peu au courant des usages juifs. Elle nous apprend que les disciples du Précurseur et les Pharisiens étaient dans l’habitude de jeûner fréquemment : les premiers imitaient ainsi la vie sévère de leur Maître ; les seconds suivaient en cela leurs traditions humaines, qui leur recommandaient deux jeûnes par semaine, celui du lundi parce que Moïse était descendu ce jour-là du Sinaï, celui du jeudi parce qu’il en avait fait alors l’ascension[211]. — La construction de la phrase est extraordinaire : « erant… jejunantes » (η̃σαν… νηστεύοντες) au lieu du simple imparfait. Mais cette tournure a été choisie à dessein par l’écrivain sacré, parce qu’elle exprime très fortement une coutume fréquente, une chose qui a lieu d’une façon régulière. Comp. Mt 9.14 ; Lc 5.33[212]. C’est donc par erreur que Maldonat et Meyer lui font signifier que les personnages en question étaient en train de jeûner ce jour-là même. — Et veniunt et dicunt. D’après saint Matthieu, la question aurait été posée par les seuls Joannites ; les seuls Pharisiens la lui adressent dans le troisième Évangile : saint Marc fait la conciliation en la mettant sur les lèvres et des uns et des autres. Quelques-uns des disciples du Précurseur s’étaient rattachés aux Pharisiens après son emprisonnement, et ils avaient adopté la haine de la secte contre Notre-Seigneur. Saint Jérôme réprouve par un blâme sévère, mais juste, la conduite qu’ils tinrent dans la circonstance présente : « Nec poterant discipuli Joannis non esse sub vitio, qui calumniabantur eum quem sciebant magistri vocibus prædicatum ; et jungebantur Pharisæis quos a Joanne noverant condemnatos (Mt 3.7)[213] ». — Tui autem discipuli non… Le contraste est habilement présenté. D’une part, la vie mortifiée des hommes qui étaient alors vénérés par tout le monde comme des saints ; d’autre part, Jésus et les siens qui font de bons repas ! Cf. Mt 11.19.
Jésus leur répondit : « Les amis de l’époux peuvent-ils jeûner pendant que l’époux est avec eux ? Aussi longtemps qu’ils ont l’époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.Mais les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront en ces jours-là.
Et ait illis Jesus : Numquid possunt filii nuptiarum, quamdiu sponsus cum illis est, jejunare ? Quanto tempore habent secum sponsum, non possunt jejunare.Venient autem dies cum auferetur ab eis sponsus : et tunc jejunabunt in illis diebus.
καὶ εί̃πεν αύτοι̃ς ό 'Iησου̃ς Μὴ δύνανται οί υίοὶ του̃ νυμφω̃νος έν ώ̣̃ ό νυμφίος μετ’ αύτω̃ν έστιν νηστεύειν όσον χρόνον μεθ’’ έαυτω̃ν έχουσιν τὸν νυμφίον ού δύνανται νηστεύειν έλεύσονται δὲ ήμέραι όταν άπαρθη̣̃ άπ’ αύτω̃ν ό νυμφίος καὶ τότε νηστεύσουσιν έν έκείναις ται̃ς ήμέραι̃ς
2.19 et 20. — Le Sauveur répond plus longuement à cette objection qu’à la première, parce qu’elle était en apparence plus grave et plus spécieuse. Il la réfute à l’aide de trois images familière, qui lui servent en même temps à caractériser d’une manière admirable la différence qu’il y a entre l’Ancien et le Nouveau Testament, entre la Loi et l’Évangile. Voir l’explication détaillée dans notre commentaire sur Mt 9.15. — Première image, VV. 19 et 20. Tant que durent les réjouissances données à l’occasion d’un mariage, aucun de ceux qui y participent ne saurait songer à jeûner : ce serait un vrai contresens. Mais, les fêtes nuptiales achevées, on peut se livrer au jeûne. Telle est la figure dans toute sa simplicité. Quelques expressions seulement demandent un commentaire rapide. — Filii nuptiarum ; dans le grec, οί υίοὶ του̃ νυμφω̃νος, les fils de la chambre nuptiale, hébraïsme pour désigner ce qu’on nomme chez nous les « garçons d’honneur ». Jésus, le divin Sponsus, venu du ciel pour célébrer ses noces mystiques avec l’Église, appelait ainsi ses disciples. L’application du reste de la figure se fait maintenant d’elle-même. — Non possunt jejunare. Ces mots n’expriment pas une impossibilité absolue, mais l’espèce d’inconvenance qu’il y aurait à jeûner en un pareil temps. — Quum auferetur. C’est la première allusion que Jésus fait à sa Passion et à sa mort. En effet, le mot άπαρθη̣̃, employé de concert par les trois synoptiques, indique une séparation violente. La prévision de sa fin douloureuse était donc longtemps d’avance présente à la pensée du Sauveur : il est vrai que ceux qui devaient plus tard le condamner à mort, les Pharisiens, sont actuellement occupés à lancer contre lui de perfides attaques. — Tunc jejunabunt. C’est la coutume chez les Hindous de se livrer à diverses manifestations de tristesse le lendemain d’un mariage, quand le nouvel époux a quitté la maison de son beau-père. Lorsque son céleste époux aura quitté la terre, l’Église pourra justement gémir et jeûner, exprimant ainsi la peine qu’elle aura de vivre loin de celui qu’elle aime par-dessus tout. — La rédaction de saint Marc, dans ce passage, se fait remarquer par plusieurs redondances pleines d’emphase. Au V. 19, la même phrase est répétée deux fois avec de légères variantes. Dans le V. suivant, nous trouvons trois expressions pour une seule idée : « dies… tunc… in illis diebus » (le singulier « in illa die », pour signifier : en ce triste jour ! serait préférable, car la leçon έν έκείνη̣ τη̣̃ ήμέρα̣ est beaucoup plus accréditée que celle du Textus Receptus).
Personne ne coud une pièce de drap neuf sur un vieux vêtement ; autrement, la pièce de drap neuf emporte une partie du vieux, et la déchirure devient plus grande.
Nemo assumentum panni rudis assuit vestimento veteri : alioquin aufert supplementum novum a veteri, et major scissura fit.
καὶ ούδεὶς έπίϐλημα ρ́άκους άγνάφου έπιρράπτει έπὶ ίμάτίω̣ παλαιω̣̃· εί δὲ μή αίρει τὸ πλήρωμα αύτου̃ τὸ καινὸν του̃ παλαιου̃ και χει̃ρον σχίσμα γίνεται
2.21. — Ce verset contient la seconde image, qui est, au dire de saint Luc, Lc 5.37, de même que la troisième, une sorte de petite parabole dans le sens large. Par ces deux comparaisons empruntées aux détails les plus pratiques de la vie de famille, Jésus se propose de démontrer, selon les uns, qu’un nouvel esprit se crée des formes nouvelles, c’est-à-dire que le Nouveau Testament peut se débarrasser de certaines observances cérémonielles de l’Ancien ; simplement, selon les autres, que les disciples étaient encore trop faibles pour mener une vie austère et pénitente. Nous avons examiné ces deux opinions dans l’Évangile selon saint Matthieu, Mt 9.17. — Nemo assumentum… Un sourire nous échappe malgré nous toutes les fois que nous lisons cette parole de Jésus, car elle nous rappelle un de nos condisciples de collège, dont les vêtements étaient toujours rapiécetés de la façon proscrite par le divin Maître. Mais ce procédé, nous nous en souvenons aussi, ne manquait pas de donner gain de cause à la parabole, car, sans parler de la bigarrure étrange produite par des morceaux d’étoffe neuve sur de vieux habits, bientôt « la pièce fraîche emportait une partie du vêtement, et il se faisait une plus grande déchirure ». — Il existe, relativement à la seconde partie de ce verset, un grand nombre de variantes dans les manuscrits grecs. La Vulgate a suivi la leçon conservée par le Codex D et quelques manuscrits en lettres minuscules : αίρει τὸ πλήρωμα τὸ καινὸν άπὸ του̃ παλαιου̃. Le Textus Receptus porte : αίρει τὸ πλήρωμα αύτου̃ τὸ καινὸν τοϋ παλαιού. On lit dans le manuscrit A : αίρει άπ’ αύτου̃ τὸ πλήρωμα τὸ καινὸν του̃ παλαιου̃. La meilleure leçon semble être celle qu’ont adoptée Lachmann et Tischendorf à la suite des manuscrits B. L. etc. : αίρει τὸ πλήρωμα άπ’ αύτου̃ τὸ καινὸν του̃ παλαιου̃[214]. Au fond le sens est le même dans tous les cas, malgré des nuances très légères dans la pensée.
Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement le vin rompra les outres, et le vin se répandra, et les outres seront perdues ; mais le vin nouveau doit être mis dans des outres neuves ».
Et nemo mittit vinum novum in utres veteres : alioquin dirumpet vinum utres, et vinum effundetur, et utres peribunt : sed vinum novum in utres novos mitti debet.
καὶ ούδεὶς βάλλει οί̃νον νέον είς άσκοὺς παλαιούς· εί δὲ μή ρ́ήσσει ό οί̃νος ό νέος τοὺς άσκούς καὶ ό οί̃νος έκχει̃ται, καὶ οί άσκοί· άπόλου̃νται άλλὰ οί̃νον νέον είς άσκοὺς καινούς βλητέον
2.22. — Troisième image. Nemo mittit vinum… Un hymne d’Adam de saint Victor pour la fête de la Pentecôte abrège ainsi la comparaison du Sauveur :
Utrea novi, non vetusti.
Sunt capaces novi musti.
Dans de vieilles outres, la peau est incapable de résister à une vive pression, telle qu’est celle du vin nouveau. Quiconque l’oublierait, perdrait tout à la fois le contenant et le contenu. Bengel apprécie très bien les VV. 21 et 22, lorsqu’il dit : « Magna cum sobrietate et festivitate respondet Dominus ; a vestibus et vino (quorum usus erat in convivio) parabolas desumit jucundas ad confutandam quærentium tristitiam[215] ».