En cet .endroit, le récit de saint Marc diffère à peine de celui du premier Évangile, Mt 24.15-22.
Or, quand vous verrez l’abomination de la désolation établie là où elle ne doit pas être (que celui qui lit entende), alors que tous ceux qui sont dans la Judée s’enfuient sur les montagnes ;
Cum autem videritis abominationem desolationis stantem, ubi non debet, qui legit, intelligat : tunc qui in Judæa sunt, fugiant in montes :
̏Oταν δὲ ίδητε τὸ βδέλυγμα τη̃ς έρημώσεως τὸ ρ́ηθὲν ύπὸ Δανιὴλ του̃ προφήτου, έστός όπου ού δει̃ ό άναγινώσκων νοείτω τότε οί έν τη̣̃ 'Iουδαία̣ φευγέτωσαν είς τὰ όρη
13.14. — Sur les mots abominationem desolationis, voyez l’Évangile selon saint Matthieu, Mt 24.15. Dans le texte grec, ils sont précédés de l’article, τὸ βδέλυγμα τη̃ς έρημώσεως, ce qui parait supposer que Notre-Seigneur parlait d’une chose connue et attendue en Palestine. Et en effet, aucun Juif n’ignorait la prophétie de Daniel. « Abomination de la désolation » était donc un terme technique pour désigner d’affreux malheurs qui devaient fondre sur la ville sainte et plus spécialement sur le lieu saint. Βδέλυγμα (de βδελύσσω, provoquer le dégoût, surtout par une mauvaise odeur) n’apparaît que six fois dans les écrits du Nouveau Testament : ici, dans le passage parallèle de Mt 24.45 ; Lc 16.4,5 ; Ap 17.4,5 ; 21.27. Les LXX appliquent ce substantif aux idoles et à tout ce qui se rattache au culte païen. Cf. 1R 11.5,33 ; 2R 16.3 ; 21.2, etc. — Immédiatement après cette locution obscure, on lit dans la Recepta : τὸ ρ́ηθὲν ύπὸ Δανιὴλ του̃ προφήτου. Mais c’est là probablement une glose apocryphe, ou du moins empruntée à la rédaction de saint Matthieu. — Stantem ubi non debet. C’est-à-dire, d’après saint Matthieu, « in loco sancto », dans le temple, que son caractère sacré devrait préserver de toute profanation. — Qui legit intelligat. Avertissement pressant, glissé selon toute vraisemblance par l’Évangéliste au milieu des paroles de Notre-Seigneur[497]. — Tunc : immédiatement après l’apparition de l’affreux malheur prédit par Daniel, il faudra fuir sans hésiter. — Qui in Judæa… in montes. De toutes les provinces juives, c’est la Judée qui eut le plus à souffrir, soit de la part des Romains, soit de la part des Zélotes, durant l’horrible guerre qui se termine par la ruine de l’État juif. De là cet avis spécial à l’adresse des chrétiens qui y avaient établi leur résidence.
que celui qui sera sur le toit ne descende pas dans sa maison, et n’y entre pas pour en emporter quelque chose ;et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son vêtement.
et qui super tectum, ne descendat in domum, nec introëat ut tollat quid de domo sua :et qui in agro erit, non revertatur retro tollere vestimentum suum.
ό δὲ έπὶ του̃ δώματος μὴ καταϐάτω είς τὴν οίκίαν, μηδὲ είσελθέτω ά̃ραί τι έκ τη̃ς οίκίας αύτου̃ καὶ ό είς τὸν άγρὸν ὼν μὴ έπιστρεψάτω είς τὰ όπίσω ά̃ραι τὸ ίμάτιον αύτου̃
13.15. et 16. — Deux images très pittoresques, pour montrer avec quelle rapidité chacun devra quitter la Judée, aussitôt qu’aura paru « l’abomination de la désolation ». Assurément, il ne faut pas les prendre à la lettre ; ce sont de vives hyperboles pour dire : Fuyez au plus vite ! Saint Marc, sans rien ajouter à l’idée, est plus complet, plus explicite dans l’expression. Saint Matthieu, pour le premier exemple, dit seulement : « Qui in tecto, non descendat tollere aliquid de domo sua ». Notre Évangéliste, fidèle à son genre dramatique, distingue deux actes, descendre du toit, nec descendat in domum, et entrer dans la maison, nec introeat. De même pour le second exemple. Saint Matthieu : « Non revertalur tollere » ; Saint Marc : Non revertatur retro (είς τὰ όπίσω, c’est-à-dire des champs à la ville) tollere…
Malheur aux femmes qui seront enceintes ou qui allaiteront en ces jours-là !Priez pour que ces choses n’arrivent pas en hiver.
Væ autem prægnantibus et nutrientibus in illis diebus.Orate vero ut hieme non fiant.
ούαὶ δὲ ται̃ς έν γαστρὶ έχούσαις καὶ ται̃ς θηλαζούσαις έν έκείναις ται̃ς ήμέραις προσεύχεσθε δὲ ίνα μὴ γένηται ή φυγὴ ύμω̃ν χειμω̃νος·
13.17. et 18. — Autres détails pittoresques, destinés à faire ressortir l’étendue des malheurs qui menacent Jérusalem, et la nécessité de prendre une prompte fuite si l’on désire y échapper. — Vœ n’est pas une malédiction en cet endroit, mais plutôt une exclamation de profonde sympathie : Pauvres mères, qui ne pourrez fuir assez vite ! — Orate vero… Après ces deux premiers empêchements qui devaient retarder la fuite, à savoir le désir d’emporter quelque chose et l’embarras des petits enfants, Jésus touche à un troisième empêchement, celui qui peut venir du temps. En hiver le terrain est détrempé, les rivières débordent, et ce sont là, en Orient surtout, de sérieux obstacles à une marche rapide. — Le sujet de fiant est sous-entendu dans la Vulgate. C’est-à-dire, les malheurs qui obligeront les chrétiens de s’expatrier. Dans le grec, on lit après γένηται les mots ή φυγὴ ύμω̃ν, « fuga vestra ». Mais ils sont omis par d’importants manuscrits (B, D, L, Sinait., etc.). — Saint Marc ne fait pas mention du sabbat (cf. Mt 24.20), parce que cette circonstance avait peu d’intérêt pour ses lecteurs romains.
Car les tribulations de ces jours seront telles, qu’il n’y en a pas eu de semblables depuis le commencement du monde que Dieu a créé, jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais.
Erunt enim dies illi tribulationes tales quales non fuerunt ab initio creaturæ, quam condidit Deus usque nunc, neque fient.
έσονται γὰρ αί ήμέραι έκει̃ναι θλι̃ψις οία ού γέγονεν τοιαύτη άπ’ άρχη̃ς κτίσεως ὴς έκτισεν ό θεὸς έως του̃ νυ̃ν καὶ ού μὴ γένηται
13.19. — Erunt… enim dies illi tribulationes tales. Expression très énergique, propre à saint Marc. Elle signifie que le caractère spécial des jours dont parle Jésus sera la peine et la tribulation. La construction régulière serait : « Erunt in diebus illis tribulationes tales… » — Quales non fuerunt… Voyez l’Évangile selon saint Matthieu, Mt 24.21. Cf. Tacite, Hist. v, 13. — Creaturæ quam condidit, κτίσεως ὴς έκτισεν (ὴς au génitif, an lieu de ήν, en vertu de l’attraction) : répétition à la manière de saint Marc.
Et si le Seigneur n’avait abrégé ces jours, aucune chair n’aurait été sauvée ; mais, à cause des élus qu’il a choisis, il a abrégé ces jours.
Et nisi breviasset Dominus dies, non fuisset salva omnis caro : sed propter electos, quos elegit, breviavit dies.
καὶ εί μὴ κύριος έκολόϐωσεν τὰς ήμέρας ούκ ὰν έσώθη πα̃σα σάρξ· άλλὰ διὰ τοὺς έκλεκτοὺς οὺς έξελέξατο έκολόϐωσεν τὰς ήμέρας
13.20. — Nisi breviasset Dominus… Le verbe κολοϐοω, que le Nouveau Testament n’emploie qu’ici et dans le passage parallèle de Mt 24.22, a le sens de « amputare ». Cf. 2S 4.12, dans la traduction des Septante. Mais, comme le verbe hébreu מער , « falce amputare » (Ps 102 hébr.), il se dit au moral du temps qu’on abrège. — Non fuisset salva omnis caro. C’est le לא־כל hébreu, « non omnis » pour « multa ». Si Dieu, dans sa pitié, n’eût abrégé le temps du siège de Jérusalem, aucun Juif n’aurait survécu à tant d’horreurs et de misères. Cette « abréviation » miséricordieuse (breviavit dies) se manifesta de deux manières, d’une part dans les mesures actives et vigoureuses des assiégeants, d’autre part dans la folle confiance et les guerres intestines des assiégés. Elle eut lieu propter electos, en vue des chrétiens que Dieu voulait sauver. — Quos elegit. Nouvelle répétition, semblable à celle du V. 19.
Et alors, si quelqu’un vous dit : “ Voici que le Christ est ici, voici qu’il est là ” ; ne le croyez point.Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes, qui feront des prodiges et des miracles pour séduire, s’il était possible, les élus eux-mêmes.
Et tunc si quis vobis dixerit : Ecce hic est Christus, ecce illic, ne credideritis.Exsurgent enim pseudochristi et pseudoprophetæ, et dabunt signa et portenta ad seducendos, si fieri potest, etiam electos.
καὶ τότε έάν τις ύμι̃ν είπη̣ ̋Iδοὺ ώ̃δε ό Χριστός ή 'Iδού, έκει̃ μὴ πιστεύσητε έγερθήσονται γὰρ ψευδόχριστοι καὶ ψευδοπροφη̃ται καὶ δώσουσιν σημει̃α καὶ τέρατα πρὸς τὸ άποπλανα̃ν εί δυνατόν καὶ τοὺς έκλεκτούς
13.21 et 22. — Et tunc… Ce « tunc » nous transporte subitement à la fin des temps, vers l’époque du second avènement du Christ. Telle est, depuis l’ère patristique, l’interprétation la plus suivie. « Il ne faut pas prendre ce mot alors dans le sens que cela doive arriver tout de suite, mais dans le sens que la réalisation de cette prophétiè succédera à celle de la ruine de Jérusalem ». Théophylacte. En apparence, Jésus range donc sur un même plan des événements qui devaient être séparés par un long intervalle. — Pseudochristi et pseudoprophetæ… C’est la prédiction du V. 6, développée et appliquée d’une manière spéciale aux derniers jours du monde. — Dabunt signa. Ces faux Christs et ces faux prophètes opéreront, avec l’appui de Satan leur maître, des prodiges aussi nombreux qu’éclatants, Dieu le permettant ainsi pour éprouver les justes. — Ad seducendos. Dans le texte original, le verbe est composé, άποπλανα̃ν, séduire totalement. Saint Matthieu emploie le verbe simple, πλανη̃σαι.
Vous donc, prenez garde ; voici que je vous ai tout prédit.
Vos ergo videte : ecce prædixi vobis omnia.
ύμει̃ς δὲ βλέπετε· ίδου̃ προείρηκα ύμι̃ν πάντα
13.23. — Vos ergo videte. Répétition emphatique d’une exhortation que Jésus a déjà adressée deux fois aux disciples depuis le commencement de son discours (Cf. VV. 5 et 9). Saint Marc est seul à la signaler. L’adjectif omnia, également emphatique, après prædixi, lui appartient aussi en propre.
Mais en ces jours-là, après cette tribulation, le soleil s’obscurcira, et la lune ne donnera plus sa lumière ;les étoiles du ciel tomberont, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.
Sed in illis diebus, post tribulationem illam, sol contenebrabitur, et luna non dabit splendorem suum :et stellæ cæli erunt decidentes, et virtutes, quæ in cælis sunt, movebuntur.
άλλ’ έν έκείναις ται̃ς ήμέραις μετὰ τὴν θλι̃ψιν έκείνην ό ήλιος σκοτισθήσεται καὶ ή σελήνη ού δώσει τὸ φέγγος αύτη̃ς καὶ οί άστέρες του̃ ούρανου̃ έσονται έκπίπτοντες, καὶ αί δυνάμεις αί έν τοι̃ς ούρανοι̃ς σαλευθήσονται
13.24. et 25. — La particule sed introduit de nouveaux détails, dont l’ensemble forme une tragédie terrible qui doit se réaliser aux derniers jours du monde, in diebus illis. — Les mots post tribulationem illam ne désignent plus l’abomination de la désolation (VV. 14 et 19), mais les malheurs décrits plus bas, VV. 21 et 22, et propres à la fin des temps. Cf. Mt 24.29. — Sol contenebrabitur… Nous interprétons littéralement ces divers phénomènes (voir notre commentaire sur l’Évangile selon saint Matthieu, Mt 24.29), que deux des Apôtres auxquels s’adressait alors Notre-Seigneur, saint Pierre et saint Jean, ont mentionnés dans leurs écrits comme devant se réaliser à la fin du monde. Cf. 2P 1-13 ; Ap 20–21. — Virtutes quæ in cœlis sunt (Matth. « cœlorum », d’après Es 34.4) movebuntur. Les astres, sortant de leur orbite accoutumée, erreront çà et là : il n’y aura donc plus d’harmonie dans leur marche, d’où résultera un ébranlement universel, σαλευθήσονται. — Sur la construction erunt decidentes, voyez Beelen[498].
Et alors on verra le Fils de l’homme venant sur les nuées, avec une grande puissance et une grande gloire.
Et tunc videbunt Filium hominis venientem in nubibus cum virtute multa et gloria.
καὶ τότε όψονται τὸν υίὸν του̃ άνθρώπου έρχόμενον έν νεφέλαις μετὰ δυνάμεως πολλη̃ς καὶ δόξης
13.26. — Et tunc. Cette expression, réitérée trois fois presque coup sur coup, cf. VV. 21 et 27, marque solennellement le rhythme dans cette prophétie qui est cadencée à la façon des oracles de l’Ancien Testament. — Videbunt Filium hominis. Sans mentionner, comme l’a fait saint Matthieu, le signe du Messie faisant d’abord dans le ciel son apparition subite, saint Marc introduit immédiatement sur la scène le Christ lui-même, qui se présentera tout environné de puissance et de gloire, ainsi qu’il convient au Fils de Dieu, au Roi théocratique.
Et alors il enverra ses Anges, et il rassemblera ses élus des quatre vents, de l’extrémité de la terre à l’extrémité du ciel.
Et tunc mittet angelos suos, et congregabit electos suos a quatuor ventis, a summo terræ usque ad summum cæli.
καὶ τότε άποστελει̃ τοὺς άγγέλους αύτου̃ καὶ έπισυνάξει τοὺς έκλεκτοὺς αύτου̃, έκ τω̃ν τεσσάρων άνέμων άπ’ άκρου γη̃ς έως άκρου ούρανου̃
13.27. — Congregabit electos, « cum tuba et voce magna », ajoute saint Matthieu. Le Christ réunira ses élus à la manière dont les Hébreux étaient autrefois convoqués aux saintes assemblées. Cf. Ex 19.13,16,19 ; Lv 23.24 ; Ps 80.3-5. — A summo terræ usque ad summum cæli. Expression qui diffère un peu de celle que nous lisons dans le premier Évangile (« a summis cœlorum usque ad terminos eorum »), bien que le sens soit le même de part et d’autre. La locution de saint Marc suppose, d’après les idées populaires des anciens, une terre aplatie, dont les extrémités étaient de toutes parts entourées, encadrées en quelque sorte, par les rebords inférieurs de la calotte des cieux. Elle signifie : d’un bout de la terre à l’autre.
Apprenez une comparaison tirée du figuier. Lorsque ses branches sont déjà tendres et que ses feuilles viennent de naître, vous savez que l’été est proche ;
A ficu autem discite parabolam. Cum jam ramus ejus tener fuerit, et nata fuerint folia, cognoscitis quia in proximo sit æstas :
Άπὸ δὲ τη̃ς συκη̃ς μάθετε τὴν παραϐολήν· όταν αύτη̃ς ήδη ό κλάδος άπαλὸς γένηται καὶ έκφύη̣ τὰ φύλλα γινώσκετε ότι έγγὺς τὸ θέρος έστίν·
13.28. — Ab arbore fici discite… Deux fois déjà le figuier avait donné aux disciples de graves enseignements. Cf. Mc 11.13 et ss. ; Lc13.6-9. Voici qu’il est établi leur docteur (άπὸ δὲ τη̃ς συκη̃ς μάθετε) à un nouveau point de vue. — Ramus est collectif et désigne l’ensemble des rameaux.
de même, lorsque vous verrez ces choses arriver, sachez que c’est proche, à la porte.
sic et vos cum videritis hæc fieri, scitote quod in proximo sit, in ostiis.
ούτως καὶ ύμει̃ς όταν ταυ̃τα ίδητε γινόμενα γινώσκετε ότι έγγύς έστιν έπὶ θύραις
13.29. — Sic et vos… De même que l’homme naturel est sensible aux signes variés des temps et des saisons, de même il faut que le chrétien sache reconnaître aux pronostics indiqués par le Sauveur (cum videritis hæc fieri) l’approche de la grande crise qui mettra fin au monde présent. — In proximo sit in ostiis. « Ecce judex ante januam assistit », écrit saint Jacques employant la même figure, et faisant peut-être allusion aux paroles de Jésus. Jc 5.9.
En vérité, je vous le dis, cette génération ne passera point, que toutes ces choses n’arrivent.
Amen dico vobis, quoniam non transibit generatio hæc, donec omnia ista fiant.
άμὴν λέγω ύμι̃ν ότι ού μὴ παρέλθη̣ ή γενεὰ αύτη μέχρις ού̃ πάντα ταυ̃τα γένηται
13.30. — Conclusion solennelle de toute la prophétie qui précède (VV. 5-30). Notre-Seigneur, revenant sur les deux grandes idées autour desquelles a roulé la première partie de son discours, c’est-à-dire, d’une part sur la ruine de Jérusalem et ses signes avant-coureurs, de l’autre sur la fin du monde et ses divers préludes, annonce que tout se passera comme il l’a prédit. Les mots generatio hæc désignent donc soit les Juifs contemporains de Jésus, soit la race humaine en général, selon qu’on envisage l’une ou l’autre de ces deux catastrophes. Voyez l’Évangile selon saint Matthieu, Mt 24.34.
Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
Cælum et terra transibunt, verba autem mea non transibunt.
ό ούρανὸς καὶ ή γη̃ παρελεύσονται οί δὲ λόγοι μου ού μὴ παρέλθωσιν
13.31. — Comme si la formule « amen dico vobis » ne suffisait pas pour garantir la vérité parfaite de son assertion, Jésus y ajoute une antithèse frappante. Il met en regard le ciel, la terre, ces objets qui paraissent si stables dans leur existence, et ses paroles qui avaient déjà cessé de retentir sur la cime du mont des Oliviers. Et pourtant le ciel et la terre passeront, mais ses paroles ne passeront pas ! Quelle noble et fière assurance dans un tel langage ! Qui eût osé le tenir, si ce n’est le Fils de Dieu ?