COMMENTAIRE DU PSAUME 22
1 Le Seigneur me conduit, et rien ne me manquera;
2 c'est dans un lieu de pâturages qu'il m'a établi. Vers l'eau du repos il m'a conduit,
3 il a converti mon âme. Il m'a conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom.
4 Car quand je marcherais au milieu de l'ombre de la mort, je ne craindrais point les maux, parce que tu es avec moi. Ta houlette et ton bâton m'ont consolé.
5 Tu as préparé devant moi une table, en face de ceux qui me tourmentent. Tu as oint ma tête d'huile, et ma coupe enivrante, qu'elle est magnifique !
6 Et ta miséricorde me suivra tous les jours de ma vie, pour que j'habite dans la maison du Seigneur durant de longs jours.
* * *
1 Le Seigneur me conduit, et rien ne me manquera; 2 c'est dans un lieu de pâturages qu'il m'a établi. Vers l'eau du repos il m'a conduit, 3 il a converti mon âme. Il m'a conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom.
Plus haut le psalmiste a dit au nom du Christ beaucoup de choses à propos de sa propre tribulation; mais ici il parle du remède grâce auquel il est soutenu à travers elle.
Et il rappelle d'abord les bienfaits grâce auxquels il est soutenu.
Puis la puissance de ce soutien: "Au Seigneur est la terre."
Ce psaume ne porte pas de nouveau titre, mais il semble décrire ceux qui marchent dans la Voie; c'est pourquoi il peut signifier le retour du peuple de Babylone, et il annonce le retour du Christ du monde vers le ciel.
En rappelant les bienfaits grâce auxquels il est soutenu, il fait deux choses:
1) Il rappelle d'abord les bienfaits passes.
II) Puis il rappelle les bienfaits futurs: Et ta miséricorde.
I. Concernant les bienfaits passés il expose deux choses:
A) Il rappelle d'abord les bienfaits qui consistent dans les biens consolateurs.
B) Puis ceux qui consistent en l'aide contre les maux: Car quand je marcherais.
A. En parlant des biens consolateurs il traite de trois choses:
1) Il rappelle d'abord la suffisance de la promesse divine.
2) Puis son abondance: dans un lieu de pâturages.
3) Enfin son effet: il a converti mon âme.
1. Il commence donc par exposer la prévoyance divine, aussi dit-il: Le Seigneur me conduit. La iuxta Hebraeos de Jérôme lit: "Dominus pascit me (Le Seigneur m'a fait paître)." Et c'est la même chose, car celui qui fait paître conduit. Et si on comprend cela dans la personne de l'Église, on le dit en l'appliquant au Christ qui est notre pasteur: "Moi, je suis le bon pasteur." - "Regardez les oiseaux du ciel; ils ne sèment ni ne moissonnent, ni n'amassent dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit; n'êtes-vous pas beaucoup plus qu'eux ?" Car Dieu est appelé notre pasteur, et lui-même nourrit aussi les oiseaux du ciel, comme on vient de le dire.
- "Pais avec ta verge ton peuple, le troupeau de ton héritage." - "Lui qui s'élèvera pour gouverner les nations."
2. Et il les nourrit en abondance, c'est pourquoi il dit: rien ne me manquera, c'est-à-dire de ce qui est nécessaire au salut et pour les biens temporels: "Quand je vous ai envoyés sans sac, sans bourse et sans chaussures, quelque chose vous a-t-il manqué ?" - "Cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par surcroît." Alors dans la vie future nous aurons tout ce qu'il nous faut, car rien ne nous manquera puisque nous posséderons Dieu. Il indique toute cette abondance de manière métaphorique par l'abondance de la nourriture et de la boisson. Car s'il nourrit, il se comporte vis-à-vis de nous comme un pasteur à l'égard de ses brebis, lesquelles sont nourries de deux façons, c'est-à-dire par les herbes et par l'eau.
a. Quant aux herbes il dit: c'est dans un lieu de pâturages qu'il m'a établi, c'est-à-dire dans un lieu propre au pâturage, où il y a de l'herbe en abondance. Cette abondance, ce sont les enseignements sacrés de l'Écriture Sainte et celle des réalités spirituelles: "Elles se reposeront sur des herbes verdoyantes, et elles paîtront dans des pâturages gras." Et il dit: m'a établi, car la parole divine accomplit deux choses: elle instruit les commençants et elle affermit les progressants. En rapport avec les premiers il dit: dans un lieu de pâturages. En rapport avec les seconds il dit: qu'il m'a établi.
b. Quant à l'eau il dit: vers l'eau du repos il m'a conduit. C'est l'eau du baptême: "Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés de toutes vos souillures, et je vous purifierai de toutes vos idoles." Ou bien, il s'agit de l'eau de la sagesse de la doctrine sacrée, qui est aussi en vérité une nourriture, parce qu'elle fortifie; et une eau parce qu'elle rafraîchit: "Elle l'abreuvera de l'eau de la sagesse qui donne le salut."
3. il a converti mon âme. Tel est l'effet du pâturage, qu'il a converti mon âme. Ou bien il dit quels sont ces pâturages; car il s'agit de la conversion de l'âme. Or la doctrine spirituelle comprend deux effets. Le premier est intérieur, il consiste en la conversion de l'âme à Dieu, lorsqu'elle se retranche totalement des choses du monde: "La loi du Seigneur est sans tache, elle convertit les âmes; le témoignage du Seigneur est fidèle, il donne la sagesse aux tout-petits." Et cette conversion se fait par la puissance de Dieu: "Convertis-nous à toi, Seigneur." L'autre effet est extérieur, il consiste en l'accomplissement d'œuvres extérieures, aussi dit-il: Il m'a conduit dans les sentiers de là justice; et ce sont les bonnes œuvres: "Rendez droits les sentiers de notre Dieu." Ou bien, les sentiers ce sont les conseils: "Je te conduirai par les sentiers de l'équité", et cela, à cause de [ton] nom, c'est-à-dire pour la gloire de ton nom: "Pour la gloire de ton nom, Seigneur, délivre-nous."
4 Car quand je marcherais au milieu de l'ombre de la mort, je ne craindrais point les maux, parce que tu es avec moi. Ta houlette et ton bâton m'ont consolé. 5 Tu as préparé devant moi une table, en face de ceux qui me tourmentent. Tu as oint ma tête d'huile, et ma coupe enivrante, qu'elle est magnifique !
B. Le psalmiste expose ici les bienfaits contre les maux.
1) Et d'abord en général.
2) Puis en particulier: Ta houlette.
1. Il parle en usant de la comparaison de l'homme marchant à travers des endroits dangereux, et à qui la sécurité est nécessaire; et ces bienfaits il les expose ici: Car quand je marcherais au milieu de l'ombre de la mort, je ne craindrais point les maux, parce que tu es avec moi, comme chef et protecteur; et ainsi je serai en sécurité. On appelle l'ombre de la mort la tribulation présente; car l'ombre est le signe de la proximité d'un corps: "La loi n'ayant que l'ombre des biens futurs." Et encore: "Que personne donc ne vous juge sur le manger ou sur le boire, ou à cause des jours de fête, ou des néoménies, ou des sabbats; choses qui ne sont que l'ombre des réalités futures, tandis que le Christ en est le corps." Ainsi la tribulation est-elle comme un signe de la mort. au milieu, c'est-à-dire au plus profond ou dans l'intensité de la tribulation: "Si je marche au milieu de la tribulation, tu me donneras la vie." Mais l'ombre de la mort désigne la vie présente à cause des ténèbres obscures des péchés: "Que des ténèbres et une ombre de mort l'obscurcissent." Ou bien, "sont appelés ombre de la mort les actes des hérétiques qui portent en eux l'image du diable". - "Il considère, jusqu'au fond des abîmes, la pierre cachée dans les ténèbres et l'ombre de la mort." Enfin on appelle ombre de la mort ce qui ne cause pas le mal en présence de Dieu: "Délivre-moi, Seigneur, et place-moi auprès de toi; après cela, que la main de qui que ce soit combatte contre moi."
- "Lorsque tu passeras à travers les eaux, je serai avec toi, et les fleuves ne te submergeront pas; lorsque tu marcheras dans le feu, tu ne seras pas brûlé." Mais outre la sécurité mentionnée, le psalmiste expose trois bienfaits que Dieu lui apporte:
2. D'abord, il soutient, aussi dit-il: Ta houlette et ton bâton. Et cela peut se comprendre de deux manières. Selon une première manière, en tant que par houlette nous comprenons la direction du chemin: "C'est un sceptre de droiture que le sceptre de ton règne." Par bâton nous comprenons le soutien: "Le bâton de notre vieillesse." Une version de Jérôme lit: fulcimentum (soutien), autrement dit: l'indication et le soutien m'ont consolé, c'est-à-dire m'ont donné la consolation en chemin: "Le Dieu de toute consolation, qui nous console." Selon une autre manière, en tant qu'on explique cela en relation avec la correction, car on inflige une correction avec un bâton: "Celui qui épargne la verge hait son fils." Et ton bâton, c'est-à-dire d'une plus saine discipline, autrement dit: ta correction douce et dure m'a donné la consolation: "Il châtie celui qu'il aime, et il se complaît en lui comme un père en son fils."
Concernant le deuxième bienfait il dit: Tu as préparé devant moi une table, c'est-à-dire la table d'une double doctrine: "Elle a dressé la table, elle a envoyé ses servantes pour appeler [ses conviés) à la forteresse", là où se trouvent les diverses nourritures, c'est-à-dire les diverses doctrines spirituelles. Et cela devant moi, car "il méditera en sa loi jour et nuit". Ou bien il s'agit de la table sacramentelle, c'est-à-dire de l'autel. On lit dans la Sainte Écriture qu'il y a une triple table.
a. La première est la table de l'ancienne Loi: "Tu feras une table de bois de Setim, ayant deux coudées de longueur, et en largeur une coudée et demie. [...] Et sur la table tu placeras toujours des pains de proposition en ma présence."
b. La deuxième est celle du Nouveau Testament: "Vous ne pouvez pas avoir part à la table du Seigneur et à la table des démons"; et cette table fut une réalité et une figure.
c. La troisième table est dans la Patrie: "Moi, je vous prépare le royaume, comme mon Père me l'a préparé; afin que vous mangiez et buviez à ma table dans mon royaume." Et grâce à l'une et l'autre table nous combattons contre nos ennemis; aussi dit-il: en face de ceux qui me tourmentent, car par la table qui est l'Écriture Sainte, nous repoussons les tentations: "Prenant sur vous le bouclier de la foi, grâce auquel vous puissiez éteindre tous les traits enflammés du malin." De même le corps du Christ protège des ennemis, comme le dit Jean Chrysostome dans son Commentaire de saint Jean. Tu as oint d'huile, c'est-à-dire de joie, ma tête. Et cela est signifié par deux choses, c'est-à-dire par l'huile ointe et par le vin enivrant. Et il dit cela en usant de la comparaison des anciens d'Orient, qui à l'occasion des fêtes oignaient leur tête d'huile: "Pour leur donner une couronne au lieu de cendre, de l'huile de joie au lieu de deuil." Ma tête, c'est-à-dire le Christ, tu l'as ointe, c'est-à-dire tu l'as remplie très abondamment, d'huile, de la grâce spirituelle, afin que de lui la grâce se répande sur nous: "Il n'y a qu'un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui toutes choses sont, et nous aussi par lui." - "C'est pourquoi Dieu, ton Dieu t'a oint d'une huile d'allégresse de préférence à tes compagnons." Ou bien: la tête, c'est-à-dire mon esprit: "Pour toi, quand tu jeûnes, oins ta tête", c'est-à-dire ton esprit d'huile, avec une piété intérieure. Et [ta] coupe, ou ma coupe, c'est-à-dire qui m'a été donnée, ou [ta] coupe, c'est-à-dire donnée par toi. Cette coupe est le don de l'amour divin qui enivre: car celui qui est ivre n'est pas maître de lui-même, ne s'exprime pas selon lui-même, mais sous l'empire du vin; de même celui qui est rempli de l'amour divin, parle selon Dieu, car il est en extase: "Mangez mes amis, et enivrez-vous." - "De même que la pluie et la neige descendent du ciel et n'y retournent plus, mais qu'elles abreuvent la terre, la pénètrent, la font germer, et qu'elles donnent la semence au semeur, et le pain à celui qui le mange; ainsi sera ma parole qui sortira de ma bouche; elle ne reviendra pas à moi sans effet; mais elle fera tout ce que j'ai voulu, et elle réussira dans toutes les choses pour lesquelles je l'aurai envoyée." - "Je suis devenu comme un homme ivre, comme un homme rempli de vin, en présence du Seigneur." Ou bien, on appelle coupe le sang du Christ, parce qu'il doit enivrer. Et cette coupe, qu'elle est magnifique, c'est-à-dire très éclatante.
6 Et ta miséricorde me suivra tous les jours de ma vie, pour que j'habite dans la maison du Seigneur durant de longs jours.
II. Le psalmiste expose ici les bienfaits futurs.
A) Et d'abord quant à la participation aux dons divins.
B) Puis quant à la fruition de Dieu lui-même.
A. Ainsi dit-il: tout ce qui a été mentionné, tu me l'as fait, mais je demande que ta miséricorde me [suive]. Auparavant, il a demandé qu'elle le prévienne, ici qu'elle le suive; et l'une et l'autre sont nécessaires: la miséricorde prévenante est nécessaire parce qu'elle inspire l'âme, et la miséricorde subséquente aide à la réalisation.
B. pour que j'habite dans la maison du Seigneur, c'est-à-dire dans l'Église, durant de longs jours, c'est-à-dire toujours par la grâce, et au ciel par la gloire: "J'ai demandé une seule chose au Seigneur, je la rechercherai: c'est d'habiter dans la maison du Seigneur tous les jours de ma vie." - "Vous vous réjouirez, vous exulterez à jamais."
COMMENTAIRE DU PSAUME 23
1 Le premier de la semaine.
Au Seigneur est la terre et sa plénitude; le globe du monde et tous ceux qui l'habitent.
2 Parce que c'est lui-même qui l'a fondée au-dessus des mers, et qui l'a disposée au-dessus des fleuves.
3 Qui montera sur la montagne du Seigneur ? Ou qui se tiendra dans son lieu saint ?
4 Celui dont les mains sont innocentes et le cœur pur; qui n'a pas reçu son âme en vain, ni fait de serment trompeur à son prochain.
5 Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son salut. 6 Telle est la génération de ceux qui le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
7 Élevez vos portes, ô princes; et vous, élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
8 Qui est ce roi de gloire ? Le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant au combat.
9 Élevez vos portes, ô princes; et vous, élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera.
10 Qui est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées, c'est lui le roi de gloire.
* * *
1 Le premier de la semaine. Au Seigneur est la terre et sa plénitude; le globe du monde et tous ceux qui l'habitent. 2 Parce que c'est lui-même qui l'a fondée au-dessus des mers, et qui l'a disposée au-dessus des fleuves.
Après avoir parlé de la tribulation et du secours divin, le psalmiste fait valoir ici la puissance de celui qui vient en aide. Il n'y a pas de nouveau titre en hébreu, mais on en a ajouté un en latin: "In prima Sabbati (Le premier de la semaine)." Il faut savoir à ce propos, comme on le rapporte dans le livre de l'Exode: "Souviens-toi de sanctifier le jour du sabbat", qu'il s'agit du troisième commandement. Car Dieu fit le ciel et la terre et tout ce qu'ils contiennent en six jours, et il se reposa le septième; de même nous aussi, nous devons nous reposer le septième jour par respect religieux. C'est pourquoi tous les jours de la semaine sont appelés sabbat, comme le jour du dimanche est appelé prima Sabbati (premier de la semaine, ou le lendemain du sabbat): "Or la nuit du sabbat, le premier jour de la semaine commençant à luire, Marie-Madeleine et l'autre Marie vinrent pour voir le sépulcre." Ensuite toute la semaine est appelée sabbat: "Je jeûne deux fois la semaine (Jejuno bis in sabbato)." C'est pourquoi ce psaume, dont le titre est In prima Sabbati, rappelle les événements concernant le premier jour de la semaine, c'est-à-dire le dimanche. En ce jour trois événements eurent lieu: la création du monde, la production de la lumière, et la résurrection du Christ, comme on le rapporte dans l'évangile de Matthieu. Le psalmiste traite donc de ces choses, c'est-à-dire de la puissance du Créateur et de la gloire de celui qui ressuscite; et ce psaume était probablement chanté le premier jour de la semaine, mais cette hypothèse semble être contredite. Il faut savoir qu'au temps de David, Dieu était honoré en Judée; et David considérant que Dieu est le Dieu de toute la terre, et voyant dans son esprit prophétique que dans le futur il serait honoré dans le monde entier, il composa ce psaume; et c'est de cela qu'il traite ici.
Ce psaume se divise en trois parties.
I) Dans la première partie le psalmiste expose la domination universelle de Dieu.
II) Dans la deuxième, il expose ou montre de quelle manière les hommes parviennent à Dieu: 3 Qui montera, etc. ?
III) Dans la troisième, il annonce le culte futur de Dieu à travers le monde entier: 7 Élevez vos portes, etc.
I. En exposant sa domination universelle il fait deux choses: il montre d'abord que la domination de Dieu est universelle. Ensuite il en expose le signe ou la cause: car lui-même l'a fondée au-dessus des mers.
Ou bien ainsi: dans ce psaume, le psalmiste traite de trois choses:
A) D'abord de la création.
B) Ensuite de l'illumination: 3 Qui montera, etc. ?
C) Enfin de la résurrection: Élevez, ou bien de la glorification de celui qui ressuscite.
A. En traitant de la création il expose deux choses:
1) Il expose d'abord la puissance du créateur.
2) Puis il y ajoute la raison: car lui même l'a fondée au-dessus des mers.
1. Il faut savoir que la terre peut être considérée de deux manières: ou bien en tant qu'elle est un seul élément, ou bien en tant qu'elle est la demeure des hommes; mais l'une et l'autre manière sont sous la domination divine.
a. En ce qui concerne la première manière, certains ont prétendu que la providence divine ne s'étend pas aux choses corruptibles, mais aux cieux uniquement: "Les nuées sont sa retraite; il se promène d'un pôle à l'autre, et il ne s'occupe pas de ce qui nous regarde." - "Il a délaissé la terre, le Seigneur ne la voit pas." Le psaume dit qu'au Seigneur est la terre, c'est-à-dire l'élément lui-même sur lequel il a sa domination; ou bien: la terre, c'est-à-dire l'Église, qui est une bonne terre produisant du fruit en abondance: "Qui a soutenu de trois doigts la masse de la terre, et a équilibré les montagnes au poids, et les collines dans la balance ?" mais il ajoute: et sa plénitude. - "La terre était informe et vide, et les ténèbres étaient sur la face de l'abîme, et l'Esprit de Dieu était porté sur les eaux", car elle n'était pas remplie d'arbres et d'autres choses qui contribuent à son ornementation, comme les plantes et les herbes. Ou bien: la plénitude de la terre,, c'est-à-dire la plénitude des grâces de l'Église. Et c'est le Christ qui a apporté en lui toute la plénitude des grâces: "Ta face est pleine de grâces." - "Nous avons tous reçu de sa plénitude."
b. En ce qui concerne la seconde manière, on dit aussi que le globe de la terre appartient à Dieu, c'est-à-dire notre terre. et tous ceux qui l'habitent, c'est-à-dire tous ses habitants: "Il jugera le globe de la terre avec équité, et les peuples avec justice." - "Ce n'est pas en vain qu'il l'a créée (à savoir la terre); c'est afin qu'elle soit habitée qu'il l'a formée." Le centre est le lieu le plus bas du monde, lieu vers lequel la terre converge par sa propre gravité et toutes les autres choses lui cèdent; et le psaume 103 dit: "Tu as fondé la terre sur sa base", car par la gravité elle y tend: et tu l'as fondée sur rien, car elle ne s'appuie sur rien; et il est écrit dans Isaïe: "Qui a soutenu de trois doigts la masse de la terre", par le froid et la cohésion de ses parties. Mais parce que la terre est un élément, il se fait aussi un mélange d'elle avec les autres éléments; d'autre part la terre est sèche et froide, d'où une partie d'elle ne tire sa cohésion ni du mouvement, ni du flux, mais elle a besoin d'une autre humeur qui la contienne et lui donne sa cohésion, et ainsi elle est établie ou affermie sur les eaux; et puisque dans n'importe quelle partie de la terre il y a production d'eaux, on peut presque dire que toute la terre est fondée sur l'eau; c'est la raison pour laquelle le psalmiste dit: c'est lui-même qui l'a fondée au-dessus des mers. Ou bien, de même que le fondement soutient l'édifice, ainsi l'eau contient la terre, afin qu'elle ne se disloque pas. Semblablement, la discontinuité de la terre fait que l'eau, qui est liquide et lourde, coule pour ainsi dire par toute la terre. De même par le mot globe sont signifiés l'Église et tous ceux qui l'habitent, c'est-à-dire les fidèles; et tous nous appartenons au Christ: Mais, comme le dit l'Apôtre, "soit que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur".
2. Ensuite il donne la raison des choses susdites, à savoir que c'est lui-même qui l'a fondée au-dessus des mers, autrement dit: il appartient à l'artisan d'exercer son métier d'artisan. Mais Dieu a fait la terre et ce qui existe sur la terre. Donc la terre et sa plénitude lui appartiennent. Cependant certains affirment que les choses terrestres ne relèvent pas de la providence divine. Mais au contraire, c'est le signe d'une grande providence que l'ordonnance des eaux par rapport à la terre, car les éléments légers doivent se trouver au-dessus des éléments plus lourds. Et semblablement, de même que l'air entoure l'eau, ainsi l'eau entoure-t-elle la terre. Et les philosophes assignent beaucoup de causes à cela. Mais la cause c'est la providence divine, étant donné que s'y trouve l'habitation des hommes et des animaux; c'est pourquoi Moïse dans la Genèse, lorsqu'il exposa la création des choses, a présenté la terre d'abord informe, et c'est pourquoi il disait que" la terre était vide", c'est-à-dire informe, et sans arbre; et c'est la raison pour laquelle il l'a présentée entourée ou recouverte d'eau, "et les ténèbres", c'est-à-dire les eaux, "étaient sur la face de l'abîme", c'est-à-dire la terre; "et l'Esprit du Seigneur", c'est-à-dire l'air, "se mouvait au-dessus des eaux". Ou bien, la terre était vide, c'est-à-dire invisible à cause des eaux; d'où ce qui suit: "Que les eaux qui sont sous le ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse." Autrement dit: puisque la terre est première dans l'ordre des éléments, il se fait que par la providence divine elle est fondée sur les eaux pour que les hommes et les animaux puissent y vivre; et de la même façon les eaux occupent la terre tant que subsistent les mers, c'est pourquoi il dit: c'est lui-même qui l'a fondée au-dessus des mers, c'est-à-dire à côté, comme il le dit en un autre endroit: "sur les fleuves de Babylone", c'est-à-dire à côté du fleuve de Babylone: "là nous nous sommes assis, et nous avons pleuré, en nous souvenant de Sion". l'a fondée, c'est-à-dire l'a établie pour que la mer ne l'occupe pas: "Je lui ai mis des barrières et des portes; et j'ai dit: Tu viendras jusqu'ici, et tu ne passeras pas plus loin, et tu briseras là l'orgueil de tes flots." - "Lui qui a donné le sable pour borne à la mer, précepte éternel, qu'elle ne transgressera pas." et qui l'a disposée au-dessus des fleuves, c'est-à-dire à côté des fleuves; et il dit: qui l'a disposée, non fondée, parce que pour sa préparation il est requis qu'elle soit irriguée par le fleuve: "Le fleuve de Dieu a été rempli d'eaux, tu as par là préparé leur nourriture, c'est ainsi qu'on prépare [la terre]. Enivrez ses ruisseaux, multipliez ses productions: dans les pluies douces elle se réjouira en produisant." Ou bien, l'Église est fondée au-dessus des mers, c'est-à-dire au-dessus des tribulations: "Les soulèvements de la mer sont admirables." Et au-dessus des fleuves, c'est-à-dire des persécutions auxquelles l'Église est préparée en vue des couronnes des martyrs. Ou bien: au-dessus des mers, c'est-à-dire des amertumes, et cependant elle a préparé sa consolation à côté des fleuves de consolations: "L'impétuosité d'un fleuve réjouit la cité de Dieu."
3 Qui montera sur la montagne du Seigneur ? Ou qui se tiendra dans son lieu saint ?
Il. Qui montera ? Autrement dit: Il est grand, et comment parvient-on à lui ?
- "Qu'est-ce que l'homme, pour qu'il puisse suivre le roi son Créateur ?" Et c'est pourquoi il enseigne le moyen d'y parvenir; et à cet égard il fait deux choses:
A) Il pose d'abord une question.
B) Ensuite il donne la réponse: 4 Celui dont les mains sont innocentes.
A. Dans la question il s'enquiert de deux choses: de la voie ou du mouvement: Qui montera ? Et de l'aboutissement: Ou qui se tiendra ? La montagne signifie ici la hauteur de la justice divine ou de sa majesté: "Ta justice est comme les montagnes de Dieu." La montagne est donc la hauteur de la majesté divine ou la sublimité du Christ, qui est appelé montagne: "Il arrivera dans les derniers jours que la montagne préparée pour la demeure du Seigneur sera établie sur le sommet des montagnes, et elle sera élevée au-dessus des collines, et tous les peuples y afflueront." Qui donc montera au point qu'il arrive au Christ ou à Dieu ? Les hommes saints qui disposent dans leur cœur des degrés pour s'élever monteront, comme le dit le psalmiste. De même, qui pourra s'y tenir, là où c'est lui-même qui est le lieu saint, le lieu de la gloire ? - "Le lieu de notre sanctification, c'est l'attente d'Israël." - "Le lieu dans lequel tu es est une terre sainte", autrement dit: qui s'y fixera ? Mais ailleurs le psalmiste parle de manière affirmative: "Nos pieds se tenaient dans tes parvis, ô Jérusalem."
B. D'où l'exposé de la réponse qui suit.
4 Celui dont les mains sont innocentes et le cœur pur; qui n'a pas reçu son âme en vain, ni fait de serment trompeur à son prochain.
1) Et il montre d'abord cela en général.
2) Puis en particulier: Telle est la géné ration, etc.
1. En montrant cela en général il fait deux choses.
a) Il expose d'abord le mérite.
b) Puis la récompense: Celui-là recevra.
a. Pour le mérite il y a une chose qui concerne l'innocence de l'action, aussi dit-il: dont les mains sont innocentes. - "L'innocent sera sauvé, mais il sera sauvé à cause de la pureté de ses mains." - "Moi j'ai marché dans mon innocence." Une autre chose concerne la pureté du cœur, et à ce propos il suppose que le cœur pur soit préservé des convoitises intérieures, aussi dit-il: "Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, parce qu'ils verront Dieu." Semblablement, qu'il soit préservé de toute cupidité des choses temporelles: qui n'a pas reçu son âme en vain, c'est-à-dire qui ne l'a pas dissipée dans les vanités, ou qui ne s'est pas glorifié de ses qualités, ou qui n'a pas laissé sa sensualité parvenir au consentement du péché. Une version de Jérôme lit: "Qui non extollant in vanum (Qui ne s'exaltent pas en vain)", car certains s'enorgueillissent de la pureté de leur cœur: "Seigneur, mon cœur ne s'est pas exalté." De même une autre chose concerne la vérité de la bouche; d'où ce qui suit: Ni fait de serment trompeur à son prochain. - "N'aimez pas le serment mensonger."
5 Celui-là recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde de Dieu, son salut.
6 Telle est la génération de ceux qui le cherchent, de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob.
b. Le psalmiste expose ici la récompense. Or cette récompense consiste en deux choses: en l'obtention de biens: Celui-là recevra la bénédiction, c'est-à-dire des biens de Dieu: "La bénédiction du Seigneur est sur la tête du juste." - "C'est à cela que vous avez été appelés, afin de posséder la bénédiction en héritage." De même en la libération des maux, aussi dit-il: et la miséricorde de Dieu, son salut, lui qui libère de la détresse. Ou bien autrement: celui dont les mains sont innocentes peut y accéder; car il peut être innocent, c'est pourquoi il recevra la bénédiction du Seigneur, et la miséricorde, parce qu'il évite les péchés: "Cela ne dépend donc ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde."
2. Ensuite il montre en particulier ce moyen de parvenir à Dieu: Telle est la génération de ceux qui cherchent le Seigneur; autrement dit: en général la plupart sont tels, tandis que ceux-ci sont toute la génération de ceux qui cherchent Dieu, et dont les mains sont innocentes, etc. Aussi l'Écriture parle-t-elle des bons comme d'une seule génération: "Cette génération ne passera point jusqu'à ce que toutes choses s'accomplissent", c'est-à-dire des bons, etc. Et il la décrit de deux manières: par son zèle, car elle ne cherche rien si ce n'est Dieu, aussi dit-il: de ceux qui cherchent Dieu, même en cette vie: "Cherchez le Seigneur, tandis qu'on peut le trouver." Dans quel but ? Afin de parvenir à sa vision, d'où ce qui suit: de ceux qui cherchent la face du Dieu de Jacob. - "J'ai vu Dieu face à face, et mon âme a été sauvée."
7 Élevez vos portes, ô princes; et vous, élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. 8 Qui est ce roi de gloire ? Le Seigneur fort et puissant, le Seigneur puissant au combat. 9 Élevez vos portes, ô princes; et vous, élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. 10 Qui est ce roi de gloire ? Le Seigneur des armées, c'est lui le roi de gloire.
III. Ici commence la troisième partie du psaume, dans laquelle le psalmiste annonce comment il arriverait que Dieu soit honoré dans le monde entier, et il l'explique selon le sens littéral. On dit de Dieu qu'il habite par la foi: "Que le Christ habite par la foi dans vos cœurs", et par la charité: "Qui demeure dans la charité demeure en Dieu, et Dieu en lui." De même, on dit entrer pour celui qui commence à se trouver à un endroit où il n'était pas auparavant. Ainsi Dieu entre en nous, lorsque nous commençons à avoir foi en lui. Jadis le monde entier n'avait pas la foi en Dieu: et cela était dû à un double obstacle: en vertu des décrets des princes et de l'usage de l'Antiquité. Cela était dû d'abord au fait que chaque cité édictait des lois au sujet de l'idolâtrie, et instituait des dieux particuliers, aussi ce culte était-il comme invétéré, et même les démons s'occupaient de cela. Semblablement, les anges étaient honorés, ceux qu'ils appelaient la milice du ciel; et ces obstacles étaient des portes ou des accès dont la fermeture empêche l'entrée de la maison. Et le psalmiste fait trois choses.
A) Il annonce d'abord ce qui relève de l'avenir.
B) Puis il pose une question.
C) Enfin il donne la réponse.
A. Ainsi dit-il: ô princes, c'est-à-dire ô hommes mauvais, ou bien ô démons, Élevez vos portes, c'est-à-dire levez les obstacles que vous avez mis pour que les hommes ne parviennent pas à Dieu. Une version de Jérôme lit: elevate (levez), autrement dit: retirez, etc. - "Toi qui me relèves des portes de la mort, afin que je publie toutes tes louanges aux portes de la fille de Sion." et vous, portes éternelles, c'est-à-dire l'éternel et ancien obstacle, élevez-vous, c'est-à-dire écartez-vous: "Toi tu lances des clartés merveilleuses des montagnes éternelles", autrement dit: Vous, obstacles anciens, vous, éloignez-vous des cœurs des hommes, et alors celui qui est le roi de gloire entrera dans le monde par la foi et la charité, et par le culte. Ou bien, on peut dire qu'il y a deux sortes de portes. Il y en a qui sont mauvaises, qui ferment l'accès à la vie; d'autres sont bonnes, grâce auxquelles s'ouvre le chemin de la vie: "Ouvrez les portes de la vie, c'est-à-dire de la justice, etc. Les portes mauvaises représentent les péchés, tandis que les bonnes représentent les vertus. Ainsi dit-il: ô princes, élevez vos portes, c'est-à-dire ouvrez, et écartez vos péchés; et possédez les éternelles, c'est-à-dire les dons éternels du Dieu éternel, élevez-vous dans vos cœurs, et le roi de gloire entrera. Il parle de manière prophétique, car au commencement tous n'ont pas cru aussitôt, mais ont hésité, autrement dit: à qui voulons-nous croire et à qui voulons-nous obéir ? Est-ce au Dieu des Juifs ? - "Je ne connais point le Seigneur, et je ne laisserai pas aller Israël."
B. Et il montre cela lorsqu'il dit: Qui est ce roi de gloire ?
C. Et il répond: Le Seigneur fort et puissant. Un roi se montre glorieux de trois manières.
1. D'abord parce qu'il acquiert de grandes possessions par la force, aussi dit-il: fort. - "La main des forts dominera."
- "Si j'ai recours à la force, il est très puissant."
2. Ensuite à cause de son pouvoir; et il montre cela quand il dit: le Seigneur puissant, car il est très puissant pour dominer: "Dieu ne rejette point les puissants." - "Sa puissance est une puissance éternelle."
3. Enfin parce qu'il est bon combattant, aussi dit-il: le Seigneur puissant au combat, combat dans lequel en toutes choses il remporte la victoire contre la mort et le diable: "Voici le lion de la tribu de Juda, la racine de David, qui a obtenu par sa victoire d'ouvrir le livre et d'en délier les sept sceaux." Ou bien il est fort par sa nature, puissant par sa juridiction sur les siens, et puissant au combat contre ses adversaires. Le fait qu'il dit donc une seconde fois: élevez-vous, etc., peut être considéré comme une répétition: et c'est afin que ceux qui entendent que celui-ci est puissant ne diffèrent pas l'exécution de l'ordre intimé. Ou bien la première référence aux princes désigne les démons, tandis que ce qu'il dit ici se réfère aux bons anges qui devaient aussi être l'objet d'un culte par les hommes, qui le leur rendaient, avant tout à cause de leur dignité, non à cause de leur zèle: "Ils se prosternèrent devant toute l'armée du ciel", autrement dit: Écartez les obstacles en raison desquels les hommes vous honorent. Et c'est pourquoi celui-ci déclare: Le Seigneur des armées, c'est lui le roi de gloire. Mais dans la Glose on trouve un autre commentaire. Le Christ est descendu aux enfers et est monté au ciel; et il annonce ces deux choses ici. Il commence par exhorter les princes infernaux pour qu'ils ouvrent, aussi dit-il: Élevez, etc. Ô princes infernaux, ouvrez vos portes: et vous, élevez-vous, portes éternelles, et le roi de gloire entrera. Mais lorsque les démons demandaient: Qui est ce roi de gloire ? il répond: Celui qui fut fort et puissant au combat contre toi. Ensuite il exhorte les citoyens qui habitent au-dessus de nous: Ouvrez les portes, du paradis. Aussi le Christ répondant comme avec la voix du héraut, et tenant son rôle, dit en dirigeant sa voix vers le ciel: ô princes, célestes, Élevez, c'est-à-dire ouvrez vos portes, etc., et le roi de gloire entrera. Et à ceux qui l'interrogent, il dit: Le Seigneur des armées, c'est lui le roi de gloire. Mais à ce propos il faut savoir, comme le dit Denys, qu'il ne s'agit pas de l'interprétation selon laquelle les anges seraient dans l'ignorance du mystère de l'Incarnation, mais que dans leur émerveillement ils dirent: Qui est ce roi de gloire ?, car la gloire du Christ dépasse toute connaissance. C'est que parfois le Christ en personne donne un enseignement sur lui-même par l'Écriture, comme on le lit dans Isaïe: "C'est moi qui parle avec justice, et qui viens pour défendre et pour sauver." Mais ici ce n'est pas lui-même, mais les autres qui donnent un enseignement sur lui, c'est-à-dire les anges répondant: Le Seigneur des armées, c'est lui le roi de gloire; car certains anges reçoivent immédiatement de Dieu l'illumination, comme l'écrit Isaïe: "Je vis le Seigneur assis sur un trône haut et élevé; et ce qui était sous lui remplissait le temple. Des séraphins étaient au-dessus du trône: l'un avait six ailes, et l'autre six ailes; avec deux ils voilaient leur face, et avec deux ils voilaient leurs pieds, et avec deux ils volaient. Et ils se criaient l'un à l'autre, et ils disaient: "Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu des armées, toute la terre est pleine de sa gloire."" D'autres anges sont instruits par ces derniers, comme les anges des hiérarchies moyennes et inférieures; et ici la réponse leur est donnée par d'autres anges.