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L’EXODE
Introduction
Plan
Datation
Texte représentatif
Tétragramme
Plaies d'Egypte
Pharaon
Mer des Joncs
Sinaï
Dix commandements

Moïse étendit sa main sur la mer, et Yahvé fit refouler la mer par
un fort vent d’est durant toute la nuit ; il fit de la mer une terre ferme
et les eaux se fendirent (Ex 14,21)

La libération d'Égypte

Le livre de l’Exode tire son nom de la version (Septante) : Exodos. C’est le livre du départ d’Égypte, prenant la suite du récit de la Genèse qui s’était terminé avec l’installation des fils de Jacob en Égypte. Le livre de l’Exode est le récit d’une libération. Cette intervention de Dieu va être l’élément fondateur du peuple hébreu. Sitôt son peuple sorti d’Égypte, le Seigneur va lui communiquer sa loi et conclure avec lui une alliance. Le personnage-clé de toute cette histoire sera Moïse, le médiateur entre Dieu et le peuple.

Plan et résumé

I- La préparation du départ (1,1-11,10)

1) L’oppression
Le peuple hébreu prospère en Égypte et cela entraîne la jalousie des Égyptiens. Lorsqu’un nouveau Pharaon arrive au pouvoir, il décide d’astreindre les Hébreux à la corvée, et pour éviter leur multiplication, il ordonne de mettre à mort tout enfant mâle nouveau-né. (1,1-22)
Mais Moïse échappe à ce décret, car ses parents le dissimulent aux yeux des exécuteurs. Abandonné au fil du Nil, Moïse est recueilli par la fille de Pharaon et reçoit une éducation princière. (2,1-10)
Indigné par le comportement violent des gardiens égyptiens, Moïse tue l’un d’eux et doit prendre la fuite. Il arrive au pays de Madiân et s’y installe. Il y épouse la fille d’un prêtre (2,11-22)

2) L’appel de Moïse
Dieu entend la plainte de son peuple opprimé (2,23-25). Le Seigneur interpelle Moïse alors que ce dernier s’occupe du troupeau de son beau-père. Pour ce faire, Dieu apparaît à Moïse dans le feu d’un buisson enflammé et qui pourtant ne se consume pas. C’est le très célèbre épisode du buisson ardent. Le Seigneur explique à Moïse sa mission: faire sortir ses frères d’Égypte (3,1-12)
Moïse hésite à s’engager dans ce qui lui paraît une aventure sans chance de succès. Pour le fortifier et lui permettre de parler aux Hébreux avec autorité, Dieu lui communique son nom, le fameux Tétragramme (3,13-15). Il faudra pas mal de temps au Seigneur pour convaincre Moïse, mais celui-ci finit par accepter de revenir en Égypte (3,16-4,26).

Le Tétragramme

Il s’agit du « nom propre » de Dieu. On l’appelle le Tétragramme car il comporte quatre (tétra) lettres (gramme).

Signification : très classiquement, ce nom semble dérivé d’une conjugaison du verbe « être » en hébreu. Lorsque le Seigneur donne son nom à Moïse, il dit (en hébreu) ‘èhyèh ashèr ‘èhyè. On peut le traduire (et donc l’interpréter) de deux manières très différentes :


Prononciation : dans le Judaïsme, le nom de Dieu est considéré comme particulièrement sacré, à tel point que, pour éviter sa profanation, sa prononciation a été longtemps tenue secrète et réservée au seul Grand Prêtre. Tant et si bien que la prononciation ancienne reste aujourd’hui une énigme.

3) Les dix plaies d’Égypte

Pour convaincre Pharaon de libérer son peuple, Moïse entreprend une épreuve de force en déclenchant une série de fléaux qui vont s’abattre sur l’Égypte. Les magiciens royaux vont tenter de contrecarrer le plan de Moïse, mais devront s’avouer vaincus. Les neuf premières plaies ne réussissent pas à convaincre le Pharaon qui hésite toujours à se priver d’une main d’oeuvre utile pour ses projets de construction.

  1. l’eau changé en sang (7,14-25)
  2. les grenouilles (7,26-8,11)
  3. les moustiques (8,12-15)
  4. les taons (8,16-28)
  5. la maladie du bétail (9,1-7)
  6. les pustules (9,8-12)
  7. la grêle (9,13-35)
  8. les sauterelles (10,1-20)
  9. les ténèbres (10,21-29)…

Pour forcer la main à Pharaon, Moïse annonce une dixième plaie, qui cette fois touchera les humains. Tous les premiers-nés d’Égypte périront en une même nuit (11,1-10), ce qui est la sanction logique de la décision des Égyptiens de faire mourir tous les premiers-nés Hébreux.

Qui était le Pharaon de l’Exode ?

Cette question reste très discutée chez les historiens et les biblistes car le pharaon de l’Exode n’est jamais nommé dans la Bible. Le terme « pharaon » signifie « la grande maison » et sert à désigner le pouvoir égyptien quel que soit le monarque qui l’exerce (comme aujourd’hui on parle du Kremlin ou de la Maison Blanche)

On ne trouve pratiquement pas de traces de ces événements dans les documents égyptiens de l’Antiquité. La majorité des biblistes pensent cependant que le Pharaon en question doit être Ramsès II (ou à la rigueur Merenptah). Il faut rappeler que ces événements, très importants pour les Hébreux, n’ont probablement pas eu la même importance vus du côté égyptien et se sont peut-être limités à une sorte d’incident de frontière avec des tribus semi-sédentarisées et soumises à la corvée. 

II- La sortie d’Égypte

1) La Pâque de la libération

2) La marche vers la mer

Guidé par Dieu qui se manifeste sous la forme d’une colonne de feu, le peuple quitte Soukkot pour Etam en direction de la mer des Joncs (13,17-14,4).

Où est la mer des Joncs ?

Là encore, plusieurs hypothèses sont en concurrence. L’expression « mer » peut désigner tout type de vaste étendue d’eau, douce ou salée. Il peut s’agir des régions marécageuses à l’est de Tanis (le lac Menzaleh), ou d’autres lacs qui rejoignent le golfe de Suez (le lac Amers par ex.)
Mais la version grecque a identifié cette « mer des joncs » à la mer Rouge, alors que d’autres textes (1R 9,26 par ex.) désignent le golfe d’Aqaba…

3) En route vers le Sinaï

III- L’Alliance au Sinaï

Histoire de la rédaction

La question du Pentateuque

Un texte représentatif : Les "dix commandements" (Ex 20, 1-17)

Ex 20, 1 Dieu prononça toutes ces paroles, et dit :


2  » Je suis YHWH, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.

Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi.

Tu ne te feras aucune image sculptée,
rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux, là-haut, ou sur la terre, ici-bas, ou dans les eaux, au-dessous de la terre.

Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux
et tu ne les serviras pas, car moi Yahvé, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux qui punis la faute des pères sur les enfants, les petits-enfants et les arrière-petits-enfants pour ceux qui me haïssent, 6 mais qui fais grâce à des milliers pour ceux qui m’aiment et gardent mes commandements.

Tu ne prononceras pas le nom de Yahvé ton Dieu à faux,
car Yahvé ne laisse pas impuni celui qui prononce son nom à faux.

Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier.
9 Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; 10 mais le septième jour est un sabbat pour Yahvé ton Dieu. Tu ne feras aucun ouvrage, toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’étranger qui est dans tes portes. 11 Car en six jours Yahvé a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour, c’est pourquoi Yahvé a béni le jour du sabbat et l’a consacré.

12 Honore ton père et ta mère
, afin que se prolongent tes jours sur la terre que te donne Yahvé ton Dieu.

13 Tu ne tueras pas.

14 Tu ne commettras pas d’adultère.

15 Tu ne voleras pas.

16 Tu ne porteras pas de témoignage mensonger contre ton prochain.

17 Tu ne convoiteras pas
la maison de ton prochain. Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, rien de ce qui est à ton prochain. « 

Au fait, combien de commandements ?…

Tout dépend de la manière de compter pour arriver à dix…