Sacrement de la réconciliation ou bien préparation pénitentielle
S’il est nécessaire, le prêtre entend la confession sacramentelle du malade. En cas d’urgence et si l’on ne peut faire autrement, l’aveu pourra n’être que d’ordre très général.
Formule brève de l’absolution :
Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde ; par la mort et la résurrection de son Fils, Il a réconcilié le monde avec Lui et Il a envoyé l’Esprit Saint pour la rémission des péchés ; par le ministère de l’Église qu’Il vous donne le pardon et la paix.
ET MOI, AU NOM DU PÈRE ET DU FILS + ET DU
SAINT-ESPRIT, JE VOUS PARDONNE TOUS VOS PÉCHÉS.
R/. Amen
Si le sacrement du Pardon n’a pas lieu à ce moment, le prêtre invite le malade et les personnes présentes à une préparation pénitentielle, en disant par exemple :
Préparons-nous à cette célébration
en reconnaissant que nous sommes pécheurs.
On fait une brève pause en silence. Ensuite, tous ensemble font la confession :
Je confesse à Dieu tout-puissant,
je reconnais devant mes frères,
que j'ai péché
en pensée, en parole,
par action et par omission
oui, j'ai vraiment péché. (on se frappe la poitrine)
C'est pourquoi je supplie la Vierge Marie,
les anges et tous les saints,
et vous aussi, mes frères,
de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.
Le prêtre dit la prière pour le pardon (ou l’Indulgence plénière, ci-dessous) :
Que Dieu tout-puissant
nous fasse miséricorde ;
qu’il nous pardonne nos péchés
et nous conduise à la vie éternelle.
R/. Amen.
(Parce que nous croyons à la communion des saints et) en vertu du pouvoir qui m’est donné, je vous accorde la pleine indulgence de Dieu pour la rémission de vos péchés ; au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit.
R/. Amen.
ou bien :
Dieu dans sa puissance a tout disposé dans son Église pour que le pécheur se relève et qu'il vive. Qu'il vous pardonne vos péchés et lève toute peine qui en découle. Qu'il vous ouvre les portes du Ciel et vous attende dans son Royaume.
R/. Amen.
Profession de foi et prière litanique
Ensuite, si l’état du malade le permet, a lieu la Profession de foi baptismale et une brève prière litanique. Le malade, s’il le peut, et les personnes présentes répondent aux invocations.
Les formules qui suivent peuvent être adaptées pour qu’elles expriment mieux la prière du malade et celle des personnes présentes.
Voici que s’approche l’heure où Dieu vient à la rencontre de notre frère N. Il veut maintenant le réconforter par ses sacrements. Prions ensemble :
Pour que, dans le visage de notre frère, Dieu reconnaisse la face souffrante de son Fils. Prions le Seigneur.
R/. Ô Seigneur, écoute et prends pitié.
Pour qu’il le réconforte et le garde dans son amour, prions le Seigneur.
R/. Ô Seigneur, écoute et prends pitié.
Pour qu’il lui communique sa force et lui donne la paix, prions le Seigneur.
R/. Ô Seigneur, écoute et prends pitié.
Confirmation
Si on doit donner le sacrement de Confirmation, le prêtre le donne ici, selon le rite prévu.
Ensuite, il omet l’imposition des mains du sacrement de l’Onction des malades.
Onction des malades
Le prêtre impose les mains sur la tête du malade sans rien dire.
Ensuite, s’il doit bénir l’huile des malades, il dit :
Seigneur, tu as créé cette huile, bénis-la, et accorde l’abondance de ta grâce à N., ce malade qui va en recevoir l’onction.
Prions.
Dans ton amour, Seigneur, tu n’abandonnes pas les malades.
Bénis sois-tu !
Bénis sois-tu !
Regarde notre frère N. : il va recevoir dans la foi l’onction d’Huile sainte. Qu’il soit réconforté dans sa souffrance et fortifié dans sa faiblesse. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
Ensuite, le prêtre prend de l’Huile des malades et en fait une onction sur le front puis sur les mains du malade, en disant :
N., par cette onction sainte, que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint.
R/. Amen.
Ainsi, vous voyant libéré de tous péchés, qu’il vous sauve et vous relève.
R/. Amen.
Viatique
Ensuite, le prêtre introduit la récitation du Notre Père en ces termes ou d’autres semblables :
Maintenant, prions Dieu tous ensemble comme notre Seigneur Jésus Christ nous a enseigné à prier.
Et tous continuent :
Notre Père …
Puis le ministre montre le pain (le vin) consacré au malade en disant :
Heureux les invités au repas du Seigneur !
Voici l’Agneau de Dieu
qui enlève le péché du monde.
Le malade, s’il le peut, et les autres personnes qui vont communier disent :
Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir
mais dis seulement une parole et je serai guéri.
Le ministre s’approche du malade et lui montrant le pain (le vin) consacré il dit :
Le Corps du Christ (ou Le Sang du Christ)
Le malade répond :
Amen.
Et aussitôt, ou après avoir donné la communion, le ministre ajoute :
Qu’il vous protège
et vous conduise jusqu’à la vue éternelle.
Le malade répond :
Amen.
Les autres personnes présentes qui désirent communier reçoivent ensuite la communion de la manière habituelle.
La distribution de la communion achevée, le ministre fait les purifications d’usage, s’il y a lieu. On peut alors prier un moment en silence.
Conclusion
Ensuite le prêtre conclut en disant l’une des prières suivante :
Prions
Seigneur notre Dieu,
ton Fils est pour nous le chemin, la vérité et la vie,
regarde avec bonté ton serviteur N. :
il met sa confiance dans tes promesses,
il a été réconforté par le corps et le sang de ton Fils ;
qu’il soit dans la paix pour s’en aller dans ton Royaume.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen
ou bien, s’il y a eu en même temps Onction et Viatique :
Père de toute tendresse et de toute consolation, regarde N., notre frère (sœur, ami…) atteint ans ses forces vives par la maladie ; il met sa confiance en toi : que la grâce de l’Onction sainte le soulage, que la communion au corps et au sang de ton Fils soit pour lui un viatique pour le chemin qui conduit à la vraie vie.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
Ensuite le prêtre bénit le malade et les personnes présentes en disant :
Que Dieu tout-puissant vous bénisse, +
Le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
R/. Amen.
Alors lui-même et les personnes peuvent donner au malade le signe de la paix (ex. un sourire, une salutation, une fleur, etc.)
L’onction des malades en cas de péril prochain de mort et en cas d’urgence (LAT)
Entrée en célébration
En fonction des circonstances, le prêtre saura trouver les mots simples pour entrer en relation avec le malade et son entourage. S’il doit entendre le malade en confession, il le fera à ce moment.
Il introduit ensuite la célébration soit par une intervention libre, soit par une formule telle que :
Paix à cette maison et à ceux qui l’habitent.
Là où c’est la coutume, il peut user de l’eau bénite (cf. rituel Onction des malades).
Puis, s’il en est besoin, il prépare le malade à recevoir l’Onction des malades. Il le fait d’une manière fraternelle, soit par des suggestions, soit à partir de textes de l’Écriture. Mais il peut également employer la monition suivante ou une autre davantage adaptée à ce qu’il sait du malade (autre) :
Frères bien-aimés, le Seigneur Jésus Christ nous a recommandé par son Apôtre saint Jacques : « Si l'un de vous est malade, qu'il appelle les prêtres de l'Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d'huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s'il a commis des péchés, il recevra le pardon. »
Nous allons recommander notre frère qui est malade à la grâce et à la puissance du Christ en demandant pour lui soulagement et salut.
ou encore en s’adressant au malade :
N. (frère), nous sommes près de vous au nom de notre amitié pour vous, et aussi pour répondre aux paroles d’espérance de l’Apôtre saint Jacques : « Si l'un de vous est malade, qu'il appelle les prêtres de l'Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d'huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s'il a commis des péchés, il recevra le pardon. »
Au nom du Seigneur, nous venons vous donner ce signe de l’Onction des malades, et nous venons prier le Christ de vous donner le réconfort et le salut.
Ensuite, a lieu la préparation pénitentielle (ou si nécessaire, la confession sacramentelle).
S’il y a danger de mort imminente, il suffit que le prêtre dise les paroles essentielles de la formule d’absolution :
Au nom du Père et du Fils + et du Saint-Esprit, je vous pardonne tous vos péchés.
R/. Amen.
Le sacrement du pardon ou la préparation pénitentielle peuvent être conclu par l’Indulgence plénière à l’article de la mort :
(Parce que nous croyons à la communion des saints et) en vertu du pouvoir qui m’est donné, je vous accorde la pleine indulgence de Dieu pour la rémission de vos péchés ; au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen !
R/. Amen.
ou bien :
Dieu dans sa puissance a tout disposé dans son Église pour que le pécheur se relève et qu'il vive. Qu'il vous pardonne vos péchés et lève toute peine qui en découle. Qu'il vous ouvre les portes du Ciel et vous attende dans son Royaume.
R/. Amen.
Imposition des mains
Le prêtre impose les mains sur la tête du malade, sans rien dire.
Pour signifier la portée de ce geste, il pourra dire, avant ou après :
Seigneur Jésus, toi qui portes la peine des hommes, vois notre frère N.
Accorde-lui le secours de ton Esprit, enracine en son cœur l’amour et la confiance. Toi qui es vivant pour les siècles des siècles.
ou bien :
Que le Seigneur soit avec vous,
qu’il affermisse votre foi en son amour.
L’Onction
Si le prêtre a le temps et si l’huile est déjà bénie, il dit cette prière d’action de grâce :
C’est toi, Seigneur, qui sanctifies toutes choses, c’est toi qui as béni cette huile ; nous te rendons grâce.
Manifeste encore ton amour pour ton serviteur N. qui va recevoir l’Onction avec foi.
Accorde-lui, nous t’en prions, le réconfort qui apaise les angoisses (le réconfort et la paix). Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
Si le prêtre ne dispose pas d’Huile des malades, il bénit l’huile en disant :
Seigneur, tu as créé cette huile, bénis-la, et accorde l’abondance de ta grâce à ce malade qui va en recevoir l’onction.
Ensuite, le prêtre prend de l’Huile des malades et en fait une onction sur le front puis sur les mains du malade, en disant :
N., par cette onction sainte, que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce
de l’Esprit Saint.
R/. Amen.
Ainsi, vous voyant libéré de tous péchés, qu’il vous sauve et vous relève.
R/. Amen.
Prière après l’Onction
Puis le prêtre dit l’une des oraisons ci-dessous, selon la situation :
Pour quelqu’un qui est en grand péril (autre)
Seigneur Jésus-Christ, sauveur de tous les hommes, toi qui dans ta Passion as pris sur toi nos souffrances, nous te prions pour notre frère N., éprouvé par la maladie ;
puisque tu l’as racheté et que tu viens de lui renouveler ta grâce dans l’Onction sainte, accorde-lui le soulagement de ses souffrances, le réconfort au moment de l’épreuve, et affermis en lui l’espérance d’être sauvé. Toi qui vis pour les siècles des siècles.
R/. Amen.
Pour quelqu’un qui reçoit en même temps l’Onction et le Viatique (autre)
Père de toute tendresse et de toute consolation, regarde N., notre frère (sœur, ami…) atteint ans ses forces vives par la maladie ; il met sa confiance en toi : que la grâce de l’Onction sainte le soulage, que la communion au corps et au sang de ton Fils soit pour lui un viatique pour le chemin qui conduit à la vraie vie.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
Pour un fidèle qui est à l’agonie (autre)
Père infiniment bon,
toi qui sais voir toute bonne volonté et qui ne refuses jamais le pardon à ceux qui le demandent, aie pitié de N., ton ami, (qui mène son dernier combat contre la mort) ;
Nous prions pour lui avec toute notre foi : qu’il soit soulagé dans son âme et son corps, que le pardon demandé lui soit accordé, et que ton amour demeure sa force.
Soutiens aussi dans cette épreuve ceux qui l’ont entouré et soigné.
Par ton Fils Jésus Christ, qui a vaincu la mort pour nous ouvrir la vie éternelle.
R/. Amen.
Seigneur Jésus,
Tu as souffert la Passion pour le salut des hommes, et tu as promis au bon larron, crucifié à tes côtés, qu’il serait avec toi dans le Paradis ; Nous te prions pour N. (ce malade) qui est dans une grande détresse :
Allège sa souffrance présente, et fais-lui connaître la lumière et la paix. Toi qui règnes pour les siècles des siècles.
R/. Amen.
L’Onction lorsque l’on doute si le malade est encore vivant
Si le prêtre doute, de façon réelle et fondée, que le malade vive encore, il lui donnera l’Onction de cette manière :
En arrivant auprès du malade, s’il croit en avoir le temps, il dit d’abord aux personnes présentes :
Prions pour notre frère N., avec toute notre foi.
Demandons que l’amour de Dieu vienne à son secours et que l’Onction sainte le fortifie dans son passage vers le Père.
R/. Ô Seigneur, écoute et prends pitié.
Et aussitôt, il donne l’Onction, en disant :
N., par cette onction sainte, que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce
de l’Esprit Saint.
R/. Amen.
Ainsi, vous voyant libéré de tous péchés, qu’il vous sauve et vous relève.
R/. Amen.
Selon les circonstances, il peut ajouter une prière parmi celles proposées dans le rituel de l’Onction des malades.
La Confirmation en péril prochain de mort (LAT)
Lorsque l’on est pressé par l’urgence, le rite se déroule de la manière suivante :
Le prêtre impose les mains sur le malade en disant :
Dieu très bon, Père de Jésus, le Christ, notre Seigneur, regarde ce baptisé sur qui nous imposons les mains :
Par le baptême, tu l'as libéré du péché, tu l'as fait renaître de l'eau et de l'Esprit ; comme tu l'as promis, répands maintenant sur lui ton Esprit Saint ; donne-lui en plénitude l'Esprit qui reposait sur ton Fils Jésus : esprit de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et d'affection filiale : remplis-le de l'esprit d'adoration. Par Jésus Christ, notre Sauveur, qui est vivant pour les siècles des siècles.
R/. Amen.
ou bien :
Dieu et Père de Jésus, par le baptême, tu as fait renaître N. à la vie nouvelle de l’Esprit et lui as donné l’assurance de ton pardon. Que ton Esprit repose sur lui comme il a reposé sur Jésus, et qu’il lui apporte la plénitude de ses dons : (un esprit de sagesse et d’intelligence, un esprit de conseil et de force, un esprit de connaissance, d’affection filiale et de louange). Par le Seigneur Jésus, qui est vivant pour les siècles des siècles.
R/. Amen.