L'Assomption de Marie, vérité de foi
Lecture : Lc, 46-49
Chers Frères et Sœurs,
1. À la suite de la Bulle Munificentissimus Deus, de mon vénéré Prédécesseur Pie XII, le Concile Vatican II affirme que la Vierge immaculée, "ayant terminé le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du Ciel " (LG, 59).
Les Pères conciliaires ont voulu réaffirmer que Marie, à la différence des autres chrétiens qui meurent dans la grâce de Dieu, a été élevée à la gloire du Paradis avec son corps même. Il s'agit là d'une croyance millénaire qui s'est exprimée également par une longue tradition iconographique, qui représente Marie " entrant" au ciel avec son corps.
Le dogme de l'Assomption affirme que le corps de Marie a été glorifié après sa mort. En effet, alors que, pour les autres humains, la résurrection des corps se produira à la fin du monde, pour Marie, la glorification de son corps fut anticipée par un privilège tout à fait singulier.
2. Le 1er novembre 1950, en définissant le dogme de l'Assomption, Pie XII évita d'employer le terme " résurrection " et de prendre position sur la question de la mort de la Vierge comme vérité de foi. La Bulle Munificentissimus Deus se borne à affirmer l'élévation du corps de Marie à la gloire du ciel, déclarant que cette vérité est " un dogme divinement révélé ".
Comment ne pas souligner ici que l'Assomption de la Vierge fait partie depuis toujours de la foi du peuple chrétien qui, en affirmant l'entrée de Marie dans la gloire céleste, a voulu proclamer la glorification de son corps?
La première trace de la foi en l'Assomption de la Vierge est présente dans les récits apocryphes intitulés " Transitus Mariae ", dont l'origine remonte pour l'essentiel aux IIe & IIIe siècles. Il s'agit de représentations populaires et parfois romancées qui, cependant, dans le cas présent, renferment une intuition de foi du peuple de Dieu.
Par la suite, une longue réflexion sur le sort de Marie dans l'au-delà s'est développée. Peu à peu, celle-ci a conduit les croyants à la foi en l'élévation glorieuse de la Mère de Jésus, avec son âme et son corps, et à l'instauration en Orient des fêtes liturgiques de la Dormition et de l'Assomption de Marie.
La foi en la destinée glorieuse de l'âme et du corps de la Mère du Seigneur, après sa mort, s'est répandue très rapidement d'Orient en Occident et elle se généralise à partir du XIVe siècle. Au cours de notre siècle, à la veille de la définition du dogme, elle constitue une vérité presque unanimement reçue et professée par la communauté chrétienne en tous les lieux du monde.
3. Et ainsi, en mai 1946, par l'Encyclique Deiparae Virginis, Pie XII lança une vaste consultation, interpellant les évêques et, par leur intermédiaire, le clergé et le Peuple de Dieu, sur la possibilité et l'opportunité de définir l'Assomption corporelle de Marie en tant que dogme de foi. Le résultat fut largement positif : seules six réponses sur 1 181 manifestèrent quelques réserves sur le caractère révélé de cette vérité.
En citant ce fait, la Bulle Munificentissimus Deus affirme : " Le consentement universel du Magistère ordinaire de l'Église fournit un argument certain et solide pour prouver que l'Assomption corporelle de la Bienheureuse Vierge Marie au Ciel... est une vérité révélée par Dieu, et elle doit donc être crue fermement et fidèlement par tous les fils de l'Église " (AAS 42 [1950], 757).
La définition du dogme, dans le sillage de la foi universelle du Peuple de Dieu, exclut définitivement tout doute et exige l'adhésion expresse de tous les chrétiens.
Après avoir souligné la foi actuelle de l'Église en l'Assomption, la Bulle rappelle la base scripturaire de cette vérité.
Tout en n'affirmant pas explicitement l'Assomption de Marie, le Nouveau Testament en fournit le fondement en mettant bien en évidence la parfaite union de la Sainte Vierge avec le destin de Jésus. Cette union, qui se manifeste, dès la conception prodigieuse du Sauveur, par la participation de la Mère à la mission de son Fils et surtout par son association au sacrifice rédempteur, ne peut pas ne pas exiger une continuation après la mort. Parfaitement unie à la vie et à l'œuvre salvifique de Jésus, Marie partage son destin céleste avec son âme et son corps.
4. En se référant à la participation de la femme du Protévangile à la lutte contre le serpent et en reconnaissant en Marie la nouvelle Ève, la Bulle Munificentissimus Deus déjà citée, présente l'Assomption comme la conséquence de l'union de Marie à l'œuvre rédemptrice du Christ. Elle affirme à cet égard : "Par conséquent, tout comme la glorieuse résurrection du Christ fut la part essentielle et le trophée ultime de cette victoire, ainsi fallait-il que le combat livré par la Sainte Vierge unie à son Fils, se terminât par la glorification de son corps virginal" (AAS 42 [1950], 768).
L'Assomption est donc le point d'arrivée de la lutte qui a mobilisé l'amour généreux de Marie pour la rédemption de l'humanité, et elle est le fruit de sa participation unique à la victoire de la Croix.
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J'accueille avec plaisir les pèlerins de langue française présents à cette audience. Je salue en particulier les jeunes francophones, les chrétiens de Corse, ainsi qu'un groupe de pèlerins du Liban, me souvenant de leur accueil chaleureux lors de ma récente visite dans leur pays. À tous, je donne la Bénédiction apostolique.
L'Assomption de Marie dans la Tradition de l'Église
Lecture : Lc 1, 41b-42.45
Chers Frères et Sœurs,
1. La tradition constante et unanime de l'Église met en évidence combien l'Assomption de Marie rentre dans le dessein divin et est enracinée dans la participation singulière de Marie à la mission de son Fils.
Dès le premier millénaire, les auteurs sacrés s'expriment en ce sens.
On en trouve des témoignages, à vrai dire à peine esquissés, chez saint Ambroise, saint Épiphane, Timothée de Jérusalem. Saint Germain de Constantinople (mort en 733) met ces paroles dans la bouche de Jésus qui s'apprête à conduire sa Mère au ciel : « Il faut que là où je suis, tu y sois aussi, Mère inséparable de ton Fils »
[01].
De plus, la même tradition ecclésiale voit dans la maternité divine la raison fondamentale de l'Assomption.
Nous trouvons une trace intéressante de cette conviction dans un récit apocryphe du Vème siècle, attribué au pseudo-Méliton. L'auteur imagine que le Christ interroge Pierre et les Apôtres sur le sort que mérite Marie, et il reçoit d'eux cette réponse :
« Seigneur, tu as choisi ta servante afin qu'elle devienne pour toi une résidence immaculée... Il nous a donc semblé juste, à nous tes serviteurs, que, après avoir vaincu la mort, tu règnes dans la gloire, que tu ressuscites le corps de ta mère et que tu la conduises avec toi, remplie de joie au ciel »
[02].
On peut donc affirmer que la maternité divine, qui a fait du corps de Marie la résidence immaculée du Seigneur, fonde son destin glorieux.
2. Dans un texte riche de poésie, saint Germain soutient que c'est l'affection que Jésus porte à sa Mère qui exige que Marie rejoigne au ciel son divin Fils :
« Comme un enfant recherche et désire la présence de sa mère, et comme une mère aime vivre en compagnie de son fils, il en est de même pour toi ; l'amour que tu portes à ton Fils et Dieu ne fait pas de doute, et il convenait que tu retournes vers lui. Et ne convenait-il pas que, de toute façon, ce Dieu qui a éprouvé pour toi un amour vraiment filial, te prenne en sa compagnie? »
[03].
Dans un autre texte, le vénérable auteur intègre l'aspect privé du rapport entre le Christ et Marie, et la dimension salvifique de la maternité. Il soutient ceci :
« Il fallait que la Mère de la Vie partageât l'habitation de la Vie »
[04].
3. Selon certains Pères de l'Église, un autre argument qui fonde le privilège de l'Assomption découle de la participation de Marie à l'œuvre de la Rédemption. Saint Jean Damascène souligne le rapport entre sa participation à la Passion et son destin glorieux :
« Il fallait que Celle qui avait vu son Fils en croix et reçu en plein cœur le glaive de douleurs... contemplât ce Fils assis à la droite du Père »
[05].
À la lumière du mystère pascal, il apparaît très clairement combien il était opportun que, avec son Fils, la Mère, elle aussi, fût glorifiée après sa mort.
En rappelant dans la Constitution dogmatique sur l'Église le mystère de l'Assomption, le Concile Vatican II attire l'attention sur le privilège de l'Immaculée Conception. Précisément parce qu'« elle fut préservée de toute tache due au péché originel » (LG 59), Marie ne pouvait pas demeurer comme les autres hommes dans un état de mort jusqu'à la fin du monde. L'absence de péché originel et sa sainteté parfaite dès le premier instant de son existence exigeaient pour la Mère de Dieu la pleine glorification de son âme et de son corps.
4. Quand on regarde le mystère de l'Assomption, il est possible de comprendre le plan de la divine Providence concernant l'humanité : après le Christ Verbe incarné, Marie est la créature humaine qui réalise, la première, l'idéal eschatologique, anticipant la plénitude du bonheur promis aux élus avec la résurrection des corps.
Nous pouvons aussi voir dans l'Assomption de la Vierge la volonté divine de promouvoir la femme.
Par analogie avec ce qui s'était passé à l'origine du genre humain et de l'histoire du salut, l'idéal eschatologique, dans le projet de Dieu, devait se révéler non dans une seule personne mais dans un couple. Aussi dans la gloire céleste, aux côtés du Christ ressuscité, y a-t-il une femme ressuscitée, Marie : le nouvel Adam et la nouvelle Ève, prémices de la résurrection générale des corps de l'humanité tout entière.
La condition eschatologique du Christ et celle de Marie ne doivent certes pas être situées sur le même plan. Nouvelle Ève, Marie a reçu du Christ, nouvel Adam, la plénitude de grâce et de gloire céleste car elle a été ressuscitée, par l'intermédiaire de l'Esprit Saint, par le pouvoir souverain de son Fils.
5. Aussi succinctes soient-elles, ces notations nous permettent de mettre en lumière que l'Assomption de Marie révèle la noblesse et la dignité du corps humain.
Devant les profanations et l'avilissement auxquels la société moderne soumet souvent, en particulier, le corps de la femme, le mystère de l'Assomption proclame le destin surnaturel et la dignité de tout corps humain, appelé par le Seigneur à devenir un instrument de sainteté et à participer à sa gloire.
Marie est entrée dans la gloire parce qu'elle a accueilli dans son sein virginal et dans son cœur le Fils de Dieu. En la regardant, le chrétien apprend à découvrir la valeur de son propre corps et à le garder comme un temple de Dieu, dans l'attente de la résurrection.
L'Assomption, privilège accordé à la Mère de Dieu, constitue ainsi une immense valeur pour la vie et le destin de l'humanité.
[01] Homélie 3 sur la Dormition, PG 98, 360
[02] De transitu V Mariae, 16 : PG 5, 1238
[03] Homélie 1 sur la Dormition, PH 98, 347
[05] Homélie 2, PG 96, 741
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J'accueille avec plaisir les pèlerins de langue française, en particulier les groupes paroissiaux, à qui je souhaite une bonne découverte de Rome.
À chacun d'entre vous, mes chers amis, je donne de grand cœur ma Bénédiction apostolique !
Marie Reine
Chers Frères et Sœurs
Dès les premiers siècles, le peuple chrétien a invoqué Marie comme reine. Il lui reconnaissait ainsi une dignité plus grande que celle de toute créature et il exaltait son rôle dans la vie de chaque personne et du monde tout entier.
Marie est reine non seulement parce qu'elle est la Mère de Dieu mais aussi parce que elle a coopéré à l'œuvre de rédemption de l'humanité. Élevée au ciel, associée au pouvoir de son Fils, elle travaille à l'extension du Règne de Dieu, en participant à la diffusion de la grâce divine dans le monde.
Demeurant en dépendance du Christ, Marie possède et exerce sur l'univers une souveraineté que son Fils lui a donnée. Son titre de reine ne se substitue pas à celui de Mère. Sa royauté demeure un corollaire de sa mission maternelle et exprime simplement le pouvoir qui lui a été conféré pour accomplir cette mission. Marie étend ainsi sa sollicitude à toute l'humanité. Dès lors, les chrétiens manifestent leur abandon filial à celle qui est mère dans l'ordre de la grâce.
Du fait de son assomption, Marie vit en pleine communion avec le Christ et avec chacun de nous. Elle nous suit dans notre itinéraire terrestre quotidien et nous soutient de son amour maternel dans les épreuves de la vie. Élevée à la gloire du ciel, elle est totalement consacrée à l'œuvre du salut pour communiquer à tous les vivants le bonheur qui lui a été donné.
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Je suis heureux d'accueillir les pèlerins de langue française. Je salue particulièrement les jeunes présents ce matin et je leur donne rendez-vous le mois prochain à Paris pour la Journée mondiale de la Jeunesse. Je souhaite que votre séjour à Rome soit l'occasion d'une rencontre joyeuse avec le Christ et d'une découverte renouvelée de l'Église universelle. De grand cœur j'accorde à chacun la Bénédiction apostolique.
Marie type et modèle de l’Église.
Chers Frères et Sœurs,
Le Concile Vatican II salue la Vierge Marie comme un « membre suréminent et absolument unique de l'Église » (Lumen gentium LG 53), dont elle est le type et le modèle. Nous savons qu'elle était présente dans la communauté primitive. Mère du Fils unique de Dieu, Marie est la Mère de la communauté qui constitue le Corps mystique du Christ. En raison des privilèges dont elle est comblée par une grâce spéciale du Rédempteur, l'Immaculée soutient tous les chrétiens dans leur lutte contre le péché ; elle les encourage à vivre saintement. Vénérée et respectée, la Vierge sainte témoigne du don précieux que constitue dans l'Église la virginité consacrée. Son rapport unique avec l'Esprit Saint l'amène à ouvrir son cœur à tous ceux qui avancent vers l'accomplissement du Royaume de Dieu.
La parole de Jésus sur la Croix, « Femme, voici ton fils » (Jn 19,26), donne à la maternité de Marie une dimension illimitée. Marie partage avec les croyants son attitude d'obéissance filiale et son action de grâce ; elle les encourage à reconnaître dans leur vie les signes de la bienveillance divine. Que son exemple encourage les autres membres de l'Église à se confier à l'action du Paraclet et à vivre en constante communion d'amour avec lui !
J'accueille avec plaisir les pèlerins de langue française. En particulier, j'offre mes vœux fervents aux Sœurs de la Charité de Saint-Louis. Et je salue très cordialement le groupe des Caravelles du Mouvement des Guides de France ; à l'occasion de leur pèlerinage à Rome, je leur souhaite de grandir dans la foi et de se préparer avec enthousiasme à leur avenir de femmes dans la société et dans l'Église.
À tous, je donne volontiers la Bénédiction apostolique.
Marie, figure visible de la réalité spirituelle de l'Église
Chers Frères et Sœurs,
Comme le rappelle le Concile Vatican II, Marie est, pour l'Église, le type et le modèle le plus insigne dans la foi et la charité (cf. Lumen gentium LG 53). Cette déclaration conciliaire nous invite à reconnaître la Mère de Dieu comme la figure visible de la réalité spirituelle de l'Église. Par sa sainteté immaculée, par sa virginité et par sa maternité, Marie accomplit de manière totale cette réalité spirituelle. La perfection qu'elle a reçue de Dieu doit être lue comme le prélude de la vie divine dans l'Église.
En même temps, la Vierge est un modèle de perfection, qu'il nous appartient de suivre et d'imiter. En ayant les mêmes dispositions de foi et de charité qu'elle, nous affermirons notre relation au Christ et nous vivrons en communion avec Lui. Demandons à Marie de nous aider dans notre marche chrétienne vers la sainteté et d'affermir notre amour du Seigneur et notre espérance en Lui, le Sauveur du monde !
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J'accueille avec plaisir les pèlerins de langue française présents à cette audience, en particulier les jeunes que je rencontrerai à Paris, à l'occasion de la Journée mondiale de la Jeunesse. Je salue le groupe d'étudiants des Universités catholiques du Liban, les scouts de Belgique et les grands clercs de France. Que leur séjour à Rome leur permette de vivre en proximité avec le Seigneur ! À tous, je donne la Bénédiction apostolique.
L'Église devient mère en prenant Marie pour modèle
Chers Frères et Sœurs,
Le Concile Vatican II nous a montré que le rapport particulier qui associe Marie à l'Église trouve son fondement dans la maternité divine de la Vierge. L'Église devient mère en prenant Marie pour modèle. La naissance du chrétien se présente à nous comme un reflet de la naissance de Jésus. Les chrétiens sont "conçus par l'œuvre du Saint-Esprit" et leur engendrement, fruit de l'annonce de l'Évangile et du baptême, ressemble à celui du Sauveur. En contemplant Marie, en imitant sa charité, son accueil fidèle de la Parole de Dieu et sa docilité à accomplir la volonté du Père, l'Église exerce une féconde maternité spirituelle.
Mais la maternité de l'Église ne rend pas superflue celle de la Vierge qui continue à exercer son influence sur la vie des chrétiens. Elle contribue à donner à l'Église un visage maternel. À la lumière de la maternité de Marie, la maternité de la communauté ecclésiale se traduit de façon plus concrète et plus personnelle envers tout homme sauvé par le Christ. Se montrant Mère de tous les croyants, Marie suscite entre eux des rapports de fraternité spirituelle authentique et de dialogue incessant.
Les deux mères, l'Église et Marie sont essentielles à la vie chrétienne. L'Église se révèle comme mère à travers la prédication de la Parole de Dieu et l'administration des sacrements. La maternité de Marie s'exprime dans tous les domaines de la diffusion de la grâce. Ce sont deux maternités inséparables, manifestant toutes deux le même amour qui désire se communiquer aux hommes.
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Je suis heureux d'accueillir les pèlerins de langue française présents ce matin. Je salue particulièrement les jeunes, et parmi eux le groupe de la paroisse Saint-Élie au Liban. À tous ceux qui sont en route pour participer à la Journée mondiale de la Jeunesse je donne rendez-vous à Paris la semaine prochaine. Que Dieu bénisse votre marche à la rencontre de vos frères du monde entier ! À chacun j'accorde de grand cœur la Bénédiction apostolique.
La virginité de Marie
Chers Frères et Sœurs,
Vierge et Mère, l'Église « conserve une foi intègre, une espérance ferme, une charité sincère » (Lumen gentium LG 64) et la Vierge Marie est le modèle de la virginité de l'Église. Bien que les hommes et les femmes mariés soient, dans l'Église, plus nombreux que ceux qui ont reçu le don de la virginité, l'Église est vierge en un sens spirituel, car sa foi, son espérance et sa charité sont d'une pureté totale.
La virginité de Marie est également d'ordre physique, car elle a conçu Jésus par l'œuvre du Saint-Esprit, sans connaître un homme. Vierge dans son corps et dans son cœur, Marie est, pour tous les fidèles et notamment pour ceux qui ont choisi de vivre la vie consacrée, l'exemple le plus élevé de don total de soi au Seigneur.
Marie est le modèle de la chasteté vécue par amour du Christ. Elle aide les chrétiens à découvrir que leur corps est le temple de Dieu ; elle incite les jeunes à rechercher un amour authentique ; elle permet aux époux de surmonter la tentation du découragement et de vivre dans une fidélité mutuelle. Devant les risques courus par la foi dans le monde contemporain, Marie est le plus sûr des guides sur la voie d'une acceptation intégrale de la Révélation. Par son intercession, elle donne à l'Église de garder la lumière de l'espérance et la flamme de la charité.
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J'accueille avec plaisir les pèlerins de langue française, notamment le groupe conduit par l'Exarchat grec-catholique d'Athènes à qui je souhaite une bonne découverte de Rome. Demain, je prendrai la route de Paris, pour me rendre à la douzième Journée mondiale de la Jeunesse. Je confie ce rassemblement à votre prière et, à chacun d'entre vous, je donne de grand cœur ma Bénédiction apostolique !
Visite en France
Chers Frères et Sœurs,
Je suis heureux d'évoquer avec vous mon séjour à Paris pour la douzième Journée mondiale de la Jeunesse. Nous avons vécu des moments intenses avec une foule immense de jeunes d'environ cent soixante nations. Leur enthousiasme, dès l'accueil au pied de la Tour Eiffel, et leur sérieux dans la prière et la réflexion m'ont frappé, spécialement au cours de splendides liturgies à Longchamp.
La méditation a été centrée sur l'appel à venir à la suite du Christ et à vivre en sa présence. Les jeunes ont repris les étapes de la célébration du mystère pascal : le lavement des pieds et l'institution de l'Eucharistie, le chemin de la Croix, la veillée baptismale et la Messe dominicale.
Deux événements ont notamment marqué ces journées : à Notre-Dame de Paris, la béatification de Frédéric Ozanam, fondateur des Conférences de Saint-Vincent de Paul, et l'annonce de la proclamation de sainte Thérèse de Lisieux comme docteur de l'Église, reçue avec ferveur par les jeunes.
Gardant de précieux souvenirs de l'accueil qui m'a été réservé, je renouvelle l'expression de ma gratitude aux Autorités de l'État, à l'Archevêque de Paris, le Cardinal Lustiger, ainsi qu'à tout l'épiscopat de France. La mobilisation des différentes communautés diocésaines a permis à de nombreux jeunes, venus des quatre coins du monde, de prendre des contacts fraternels avec leurs camarades français dans les différentes régions du pays. À Paris même, les organisateurs n'ont pas ménagé leur peine : tous leur sont reconnaissants.
L'Église compte sur les jeunes afin de poursuivre la mission confiée par le Seigneur à son Église. Je prie pour que cette grande rencontre de l'espérance porte des fruits parmi les jeunes appelés à rendre témoignage au Christ et à se mettre au service de la paix et de la fraternité humaine.
Je salue cordialement les personnes de langue française présentes ce matin. En particulier, je dis ma sympathie et mes vœux au groupe de pèlerins libanais venant de Lourdes. À tous, je donne de grand cœur la Bénédiction apostolique.
Marie, modèle de sainteté pour l’Église
Chers Frères et Sœurs,
Comme l'affirme la Constitution Lumen gentium, « l'Église, dans la Bienheureuse Vierge Marie, atteint déjà à la perfection », tandis que les fidèles « sont encore tendus dans leur effort pour croître en sainteté par la victoire sur le péché » (LG 65). En effet, si les fidèles ont besoin d'être baptisés pour recevoir la sainteté, la Vierge Marie a été préservée du péché originel et rachetée par le Christ dès avant sa naissance.
L'Église est sainte, tout en étant composée de pécheurs. Chaque jour, ses membres tendent vers la sainteté en regardant vers Marie, pleine de grâce. Pour la communauté des croyants, la Vierge représente le modèle de la sainteté véritable qui se réalise par l'union au Christ. Comme Marie, l'Église revit le mystère de la Passion de son Seigneur et cherche à lui être totalement configurée. Adhérant avec la Vierge à la parole divine, elle approfondit sa foi et médite en son cœur l'enseignement de son Maître et Seigneur. Marie devient aussi pour l'Église un modèle d'espérance, dans l'attente du Royaume à venir. Elle est enfin un modèle de charité et permet aux chrétiens d'être remplis d'amour fraternel.
Ainsi, l'Église voit dans la Vierge celle qui fut « le modèle de cet amour maternel dont doivent être animés tous ceux qui coopèrent à la mission apostolique de l'Église en vue de régénérer les hommes » (Lumen gentium LG 65).
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J'accueille avec plaisir les pèlerins de langue française, notamment le groupe venu du Liban, qui est une terre particulièrement chère à mon cœur. À chacun d'entre vous, mes amis, je donne bien volontiers ma Bénédiction apostolique !
Marie est pour l'Église le modèle de la participation au sacrifice du Christ
Chers Frères et Sœurs,
Comme le disait mon prédécesseur le pape Paul VI, « la Vierge Marie est reconnue comme le meilleur modèle de l'Église dans l'ordre de la foi, de la charité et la parfaite union au Christ » (Marialis cultus, n. 16). Entièrement disponible au projet divin, elle donne aux croyants un modèle parfait d'écoute et de docilité à la Parole de Dieu. Elle fait comprendre que le culte véritable consiste à écouter cette Parole pour l'assimiler et la mettre en pratique.
Marie méditait en son cœur tout ce qu'elle avait vu et entendu (cf. Lc Lc 2,19). Elle adhérait de toute son âme aux mystères divins. Aujourd'hui, elle pousse les fidèles à être intimement liés au Christ et à coopérer par le don de leur vie au salut du monde. Modèle de prière dans tous les épisodes de sa vie, elle enseigne aussi aux chrétiens la prière de demande. À son école, l'Église apprend à implorer le don de l'Esprit saint.
Enfin, la Vierge est pour l'Église le modèle de la participation au sacrifice du Christ. Au pied de la Croix, elle fut associée au sacrifice de son Fils et elle encourage aujourd'hui encore les chrétiens à offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu.
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J'accueille avec plaisir les pèlerins de langue française, notamment le groupe venu du Cameroun. Je souhaite à chacun d'entre vous une bonne découverte de Rome et, bien volontiers, je vous donne ma Bénédiction apostolique !