CHAPITRE VI : LA COOPÉRATION
Introduction
L'Église étant tout entière missionnaire, et l'œuvre de l'évangélisation étant le devoir fondamental du peuple de Dieu, le saint Concile invite tous les chrétiens à une profonde rénovation intérieure, afin qu'ayant une conscience vive de leur propre responsabilité dans la diffusion de l'Évangile, ils assument leur part dans l'œuvre missionnaire auprès des païens.
Devoir missionnaire du peuple de Dieu tout entier
Comme membres du Christ vivant, auquel ils ont été incorporés et configurés par le baptême ainsi que par la confirmation et l'Eucharistie, tous les fidèles sont obligés de coopérer à l'expansion et au développement de son Corps, pour l'amener le plus vite possible à sa plénitude
Ep 4,13.
C'est pourquoi tous les fils de l'Église doivent avoir une vive conscience de leur responsabilité à l'égard du monde, nourrir en eux un esprit véritablement catholique et dépenser leurs forces pour l'œuvre de l'évangélisation. Cependant, que tous le sachent, leur premier et leur plus important devoir pour la diffusion de la foi, c'est de vivre profondément leur vie chrétienne. Car leur ferveur au service de Dieu, leur charité à l'égard des autres apporteront un nouveau souffle spirituel à l'Église tout entière, qui apparaîtra comme un signal levé pour les nations
Is 11,12, "la lumière du monde"
Mt 5,14 et "le sel de la terre"
Mt 5,13. Ce témoignage de la vie obtiendra plus facilement son effet s'il est donné avec d'autres groupements chrétiens, selon les prescriptions du décret sur l'œcuménisme
[01].
Cet esprit renouvelé amènera à offrir spontanément à Dieu des prières et des œuvres de pénitence pour qu'il féconde de sa grâce l'œuvre des missionnaires ; il amènera l'éclosion de vocations missionnaires, et l'afflux des ressources dont les missions ont besoin.
Pour que tous et chacun des chrétiens connaissent exactement la situation présente de l'Église dans le monde, et qu'ils entendent la voix des multitudes qui crient :"Viens à notre aide"
Ac 16,9, on donnera, en employant les moyens modernes de communication sociale, de telles nouvelles missionnaires que, prenant conscience de ce que l'activité missionnaire est la leur, ils ouvrent leur cœur aux besoins si immenses et si profonds des hommes et puissent leur venir en aide.
Nécessaire aussi est la coordination des nouvelles et la coopération avec les organes nationaux et internationaux.
Devoir missionnaire des communautés chrétiennes
Puisque le peuple de Dieu vit dans des communautés, diocésaines et paroissiales surtout, et que c'est dans ces communautés que d'une certaine manière il se montre visible, c'est aussi aux communautés qu'il appartient de rendre témoignage au Christ devant les nations.
La grâce du renouvellement ne peut croître dans des communautés à moins que chacune d'entre elles n'étende le rayon de sa charité jusqu'aux extrémités de la terre, et qu'elle n'ait, pour ceux qui sont loin, une sollicitude semblable à celle qu'elle a pour ceux qui sont ses propres membres.
C'est ainsi que la communauté tout entière prie, coopère, exerce une activité parmi les peuples païens, par l'intermédiaire de ses fils que Dieu choisit pour cette fonction si magnifique.
Il serait très utile, pourvu qu'on ne laisse pas de côté l'œuvre missionnaire universelle, de garder contact avec les missionnaires sortis de la communauté elle-même, ou avec une paroisse ou un diocèse des missions, afin que devienne visible la communion entre les communautés, et que cela tourne à l'édification mutuelle.
Devoir missionnaire des évêques
Tous les évêques, en tant que membres du corps épiscopal qui succède au collège des apôtres, ont été consacrés non seulement pour un diocèse, mais pour le salut du monde entier. Le commandement du Christ de prêcher l'Évangile à toute créature
Mc 16,15 les atteint premièrement et directement, avec Pierre et en dépendance de Pierre. De là naît cette communion et coopération des églises aujourd'hui si nécessaire pour continuer l'œuvre de l'évangélisation. En vertu de cette communion, chacune des églises porte la sollicitude de toutes les autres ; les églises se font connaître réciproquement leurs propres besoins ; elle se communiquent mutuellement leurs biens, puisque l'extension du Corps du Christ est la fonction du collège épiscopal tout entier
[02].
Dans son diocèse, avec lequel il ne fait qu'un, l'évêque, quand il anime, fait avancer, dirige l'œuvre missionnaire, rend présents et pour ainsi dire visibles l'esprit et l'ardeur missionnaire du peuple de Dieu, en sorte que le diocèse tout entier devient missionnaire.
Il appartiendra à l'évêque de faire lever dans son peuple, surtout parmi les infirmes et les affligés, des âmes qui offrent à Dieu, de tout leur cœur, pour l'évangélisation du monde, prières et œuvres de pénitence ; d'encourager volontiers des vocations de jeunes et de clercs pour les instituts missionnaires, acceptant avec reconnaissance que Dieu en choisisse quelques-uns qui entreront dans l'activité missionnaire de l'Église ; d'exhorter et d'aider les congrégations diocésaines à assumer leur part propre dans les missions ; de promouvoir auprès de ses fidèles les œuvres des instituts missionnaires, mais particulièrement les Œuvres pontificales missionnaires. Car c'est à ces œuvres qu'à bon droit doit être attribuée la première place, puisqu'elles ont des moyens pour pénétrer les catholiques, dès leur enfance, d'un esprit vraiment universel et missionnaire, et pour provoquer une collecte efficace de subsides au profit de toutes les missions selon les besoins de chacune
[03].
Puisque de jour en jour augmente le besoin d'ouvriers dans la vigne du Seigneur, et que des prêtres diocésains désirent avoir eux aussi un rôle toujours plus grand dans l'évangélisation du monde, le Concile souhaite vivement que les évêques, réfléchissant à la très grave pénurie de prêtres qui empêche l'évangélisation de nombreuses régions, envoient à des diocèses manquant de clergé quelques-uns de leurs meilleurs prêtres qui se proposent pour l'œuvre missionnaire, et leur fassent donner la préparation nécessaire ; ces prêtres y accompliront en esprit de service, au moins pour une période, le ministère des missions
[04].
Pour que l'activité missionnaire des évêques puisse s'exercer plus efficacement au profit de l'Église tout entière, il est utile que les conférences épiscopales règlent les affaires qui ont trait à la coopération ordonnée de leur propre région.
Dans leurs conférences, que les évêques traitent des prêtres du clergé diocésain à consacrer à l'évangélisation des nations ; de la somme déterminée, proportionnée à ses propres revenus, que chaque diocèse est tenu de donner chaque année pour l'œuvre des missions
[05] ; de la direction et de l'organisation des modes et des moyens qui viennent directement en aide aux missions ; de l'aide à apporter aux instituts missionnaires et aux séminaires de clergé diocésain pour les missions, et, si besoin est, de leur fondation ; de l'encouragement à donner à des liens plus étroits entre ces instituts et les diocèses.
Il appartient de même aux conférences épiscopales d'établir et de promouvoir les œuvres qui permettent de recevoir fraternellement et d'entourer d'un soin pastoral convenable, ceux qui pour cause de travail et d'étude quittent les territoires de mission pour vivre à l'étranger. C'est par ces immigrants que les peuples éloignés deviennent proches d'une certaine manière, et qu'aux communautés qui sont chrétiennes de longue date, est offerte l'occasion d'entreprendre le dialogue avec les nations qui n'ont pas encore entendu l'Évangile, et de leur montrer, dans le service d'amour et d'aide dont ils s'acquittent, l'authentique visage du Christ
[06].
Devoir missionnaire des prêtres
Les prêtres représentent le Christ et sont les collaborateurs de l'Ordre épiscopal dans la triple fonction sacrée qui, de sa nature, a trait à la mission de l'Église
[07]. Ils doivent donc comprendre à fond que leur vie a été consacrée aussi au service des missions. Puisque par leur ministère propre - qui consiste principalement dans l'Eucharistie, laquelle donne à l'Église sa perfection - ils sont en communion avec le Christ Tête et amènent d'autres êtres à cette communion, ils ne peuvent pas ne pas sentir combien il manque encore à la plénitude du Corps, et par conséquent tout ce qu'il faudrait faire pour qu'il s'accroisse de jour en jour. Ils ordonneront donc leur sollicitude pastorale de manière qu'elle soit utile à l'expansion de l'Évangile chez les non-chrétiens.
Dans leur charge pastorale, les prêtres stimuleront et entretiendront parmi les fidèles le zèle pour l'évangélisation du monde, en les instruisant par la catéchèse et la prédication de la mission qu'a l'Église d'annoncer le Christ aux païens ; en enseignant aux familles chrétiennes la nécessité et l'honneur de cultiver des vocations missionnaires parmi leurs propres fils et filles ; en encourageant chez les jeunes des écoles et des associations catholiques la ferveur missionnaire, en sorte que de futurs prédicateurs de l'Évangile sortent de chez eux. Ils doivent apprendre aux fidèles à prier pour les missions ; de pas rougir de leur demander des aumônes pour les missions, devenus comme des mendiants pour le Christ et le salut des âmes
[08].
Les professeurs des séminaires et des universités enseigneront aux jeunes la véritable situation du monde et de l'Église, pour que la nécessité d'une évangélisation plus poussée des non-chrétiens ressorte mieux à leurs yeux et nourrisse leur zèle. Dans l'enseignement des disciplines dogmatiques, bibliques, morales et historiques, ils devront mettre en lumière les aspects missionnaires qui y sont contenus, afin que de cette manière la conscience missionnaire soit formée chez les futurs prêtres.
Devoir missionnaire des instituts de perfection
Les instituts religieux, de vie contemplative et active, ont eu jusqu'ici et ont une très grande part dans l'évangélisation du monde. Leurs mérites, le Concile les reconnaît de grand cœur, et rend grâce à Dieu pour tant de sacrifies acceptés pour la gloire de Dieu et le service des âmes ; il les exhorte à persévérer sans défaillance dans l'œuvre commencée, puisqu'ils savent que la vertu de charité, qu'ils sont tenus de pratiquer de façon plus parfaite du fait de leur vocation les pousse et les oblige à un esprit et à un travail vraiment catholiques
[09].
Les instituts de vie contemplative, par leurs prières, leurs œuvres de pénitence, leurs épreuves, ont une très grande importance dans la conversion des âmes, puisque c'est Dieu qui envoie à notre prière, des ouvriers dans sa moisson
Mt 9,38, ouvre les cœurs des non-chrétiens pour qu'ils écoutent l'Évangile
Ac 16,14 et féconde dans leurs cœurs la parole du salut
1Co 3,7. Bien plus, ces instituts sont invités à fonder des maisons dans les territoires des missions, comme un certain nombre l'ont fait déjà, afin que, y menant leur vie d'une manière adaptée aux traditions authentiquement religieuses des peuples, ils rendent parmi les non-chrétiens un magnifique témoignage de la majesté et de la charité de Dieu, et de l'union dans le Christ.
Les instituts de vie active, qu'ils poursuivent ou non une fin strictement missionnaire, doivent se poser sincèrement devant Dieu la question de savoir s'ils peuvent étendre leur activité en vue de l'expansion du règne de Dieu parmi les païens ; s'ils peuvent laisser à d'autres certains ministères, de façon à dépenser leurs forces pour les missions ; s'ils peuvent entreprendre une activité dans les missions, en adaptant, si c'est nécessaire, leurs constitutions, mais cependant selon l'esprit du fondateur ; si leurs membres prennent part selon leurs forces à l'activité missionnaire ; si leur façon habituelle de vivre est un témoignage de l'Évangile, vraiment adapté au caractère et à la situation du peuple.
Puisque, sous l'inspiration du St Esprit, s'accroissent de jour en jour dans l'Église les instituts séculiers, leur aide, sous l'autorité de l'évêque, peut être fructueuse dans les missions à des titres multiples, comme signe d'un don plénier à l'évangélisation du monde.
Devoir missionnaire des laïcs
Les laïcs coopèrent à l'œuvre d'évangélisation de l'Église et participent à titre de témoins, et en même temps d'instruments vivants à sa mission salvifique
[10], surtout si appelés par Dieu ils sont pris par les évêques pour cette œuvre.
Dans les terres déjà chrétiennes, les laïcs coopèrent à l'œuvre de l'évangélisation en développant en eux-mêmes et chez les autres la connaissance et l'amour des missions, en faisant naître des vocations dans leur propre famille, dans les associations catholiques et les écoles, en offrant des subsides de toute sorte, afin que le don de la foi qu'ils sont reçu gratuitement puisse être aussi donné à d'autres.
Dans les territoires des missions, les laïcs, soit étrangers soit autochtones, doivent enseigner dans les écoles, avoir la gestion des affaires temporelles, collaborer à l'activité paroissiale et diocésaine, établir et promouvoir les diverses formes de l'apostolat des laïcs, pour que les fidèles des jeunes églises puissent assurer le plus vite possible leur propre part dans la vie de l'Église
[11].
Enfin les laïcs doivent apporter volontiers leur coopération économico-sociale aux peuples en voie d'évolution ; cette coopération est d'autant plus à louer qu'elle vise à fonder des instituts qui atteignent les structures fondamentales de la vie sociale, ou sont destinés à la formation de ceux qui ont la responsabilité de la chose publique.
Sont dignes d'une louange spéciale ceux qui, dans les universités ou les instituts scientifiques, font avancer par leurs recherches historiques ou scientifico-religieuses la connaissance des peuples et des religions, aidant les prédicateurs de l'Évangile et préparant le dialogue avec les non-chrétiens.
Avec les autres chrétiens, avec les non-chrétiens, particulièrement avec les membres des associations internationales, ils doivent collaborer fraternellement, ayant toujours devant les yeux que "la construction de la cité terrestre doit être fondée sur le Seigneur et dirigée vers lui
[12].
Pour s'acquitter de toutes ces tâches, les laïcs ont besoin d'une indispensable préparation technique et spirituelle, qui doit être donnée dans des instituts spécialisés, pour que leur vie soit un témoignage pour le Christ parmi les non-chrétiens selon ce mot de l'apôtre :"Ne donnez scandale ni aux Juifs ni aux Grecs ni à l'Église de Dieu, tout comme moi je m'efforce de plaire à tous en tout, ne cherchant pas mon propre intérêt, mais celui du plus grand nombre, afin qu'ils soient sauvés"
1Co 10,32-33.
CONCLUSION
Les Pères du Concile, en union avec le Pontife romain, sentant très profondément le devoir d'étendre partout le règne de Dieu, saluent avec toute leur affection tous les prédicateurs de l'Évangile, ceux surtout qui pour le nom du Christ souffrent la persécution, et s'associent à leurs souffrances
[13].
Ils sont enflammés eux aussi du même amour dont le Christ a brûlé pour les hommes. Conscients que c'est Dieu qui fait que son règne arrive sur la terre, ils répandent leurs prières avec tous les chrétiens pour que, par l'intercession de la Vierge Marie Reine des apôtres, les nations soient amenées le plus tôt possible à la connaissance de la vérité
1Tm 2,4, et que la gloire de Dieu qui resplendit sur la face du Christ commence à luire pour tous par le St Esprit
2Co 4,6.
Tout l'ensemble et chacun des points qui ont été édictés dans ce décret ont plu aux Pères du Concile. Et Nous, en vertu du pouvoir apostolique que Nous tenons du Christ, en union avec les vénérables Pères, Nous les approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint-Esprit, et Nous ordonnons que ce qui a été établi en Concile soit promulgué pour la gloire de Dieu.
Rome, à Saint-Pierre, le 7 décembre 1965
Moi, PAUL, évêque de l'Église catholique
(suivent les signatures des Pères)
NOTES DU PRÉAMBULE
[02] St Augustin, Enar. in Ps. 44, 23 : PL 36, 508 ; CChr 38, 510.
NOTES DU CHAPITRE N°1
[02] cf. St Irénée, Adv. Haer.III, 18, 1 : Le Verbe existant auprès de Dieu, par qui tout a été fait, et qui était toujours présent dans le genre humain : PG 7, 932. Ibid. IV, 6,7 : depuis le début le Fils, présent dans sa création, révèle le Père à tous ceux à qui le veut, quand le veut et comme le veut le Père ; PG 7, 990. cf. Ibid. IV, 20, 6 et 7 : PG 7, 1037. Id. Demonstratio n. 34 : PO XII, 773 ; Sources chr. 62, Paris 1958, p.87. Clemens Alex, Protrept. 112,1 : GCS Clemens I, 79. Id. Strom. VI, 6,44, 1 : GCS Clemens II 453 ; 13,106, 3-4 : GCS, ibid.485. Pro doctrina ipsa : cf. Pie XII, nuntium radioph. 31/12/52.
LG 16.
[04] cf. St Athanase, Epit. ad Epictetum 7 : PG 26, 1060. St Cyrille Hieros, Catéch. 4,9 ; PG 33, 465. Marius Victorinus, adv. Arium 3,3 : PL 8, 1101. St Basile, Epist. 261, 2 : PG 32, 969. St Grégoire de Naz. Epist. 101 : PG 37, 181. St Grégoire de N. Antirrheticus, adv. Apolin 17 : PG 45, 1156. St Ambroise, Epist. 48, 5 : PL 16, 1153. St Augustin, in Jn Evang. tr. Jean XXIII 6 : PL 35, 1585 ; CChr 36, 236. en outre, c'est cet argument qui lui sert à démontrer que le Saint Esprit ne nous a pas rachetés puisqu'il ne s'est pas incarné : De agone Christ. 22, 24 : PL 40, 302. St Cyrille d'Alex. adv. Nestor I, 1 : pg 76, 20. St Fulgence, epis. 17, 3,5 : pl 65, 454. Id. Ad Trasimumdum III, 21 : PL 65, 284 : de tristitia et timore.
[05] C'est l'Esprit-Saint qui a parlé par les prophètes : Symb. Constantin. :
DS 150. St Léon le grand, sermon 76 : PL 54, 405-406 : Quand au jour de la Pentecôte l'Esprit-Saint remplit les disciples du Seigneur, ce ne fut pas le début d'un don mais une largesse surajoutée à d'autres : les patriarches, les prophètes, les prêtres, les saints qui vécurent aux temps anciens ont été nourris du même Esprit sanctifiant ... bien que la mesure des dons ait été différente. Etiam sermo 77, 1 : PL 54, 412. Léon XIII, encyc. Divinum illud : ASS 1897, 650-51. Etiam St Jean Chrysostome bien qu'il insiste sur la nouveauté de la mission du St Esprit au jour de la Pentecôte : In Eph. c. 4, hom. 10,1.
[06] De Babel et Pentec. saepe loquuntur Ss. Patres : Origènes, In Genesim, c. 1 : PG 12, 112. St Grégoire de Naz. Oratio 41, 16 : PG 26, 449. St Jean Chrysost. Hom. 2 in Pentec. 2, PG 5O, 467. Id Act. Apost. PG 60, 44. St Augustin, En. in Ps. 54, 11 : PL 36, 636 ; CChr.39, 664 s. ID. Sermo 271 : PL 38, 1245. St Cyrille d'Alex. Glaphyra in Genesim II : PG 699, 79. St Grégoire M.Hom. in Evang., lib. II, hom.30, 4 : PL 76, 1222. st Bède, in Hexaem. lib. III : PL 91,125. L'Église parle toutes les langues et ainsi rassemble tous les hommes dans la catholicité de la foi St Augustin sermons 266, 267, 268, 269 : PL 65, 743-744. sur la Pentecôte comme consécration des apôtres à la mission, cf. J.A.Cramer, Catena in Acta SS. Apostol. Oxford 1838, pp. 24 s.
[08] Jn 14-17. Paul VI, Alloc. in Concile habita du 14/09/1964 : AAS 56 (1964), p. 807.
[10] St Augustin, sermon 267, 4 : PL 38, 1231 : ce que fait l'âme dans tous les membres d'un même corps, le St Esprit le fait dans l'Église tout entière.
LG 7, note 8.
[12] Ac 4,8 Ac 5,32 Ac 8,26 Ac 8,29 Ac 8,39 Ac 9,31 Ac 10 Ac 11,24-28 Ac 13,2 Ac 13,4 Ac 13,9 Ac 16,6-7 Ac 20,22-23 Ac 21,11, etc.
[13] Tertullien, Apologeticum 50, 13 : PL 1, 534, CChr 1, 171.
[14] déjà St Thomas parle de la charge apostolique de planter l'Église : cf. Sent. lib.1, dist.16,q.1, a. 2 et ad 4 ; a.3 sol. Id. Summa théol.
I 43,7 ad 6 :
I-II 106,4 ad 4. Cf. Benoit XV, Maximum illud. 30/11/19 : AAS 11 (1919)pp. 445 et 453. Pie XI, Rerum Ecclesiae, 28/02/1926 : AAS 18 (1926), p.74. Pie XII, 30/04/1939, ad Directores OO PP MM. ; id. 24/06 :44, ad Direct. OO PP MM. AAS 38 (1944)n p. 210, rursus in AAS 42 (1950), p. 727 et 43.(1951), p. 508. id. 29/06/48 ad clerum indigenum : AAS 40 (1948), p. 374. Id. Evangelii Praecones, 2/06/1951 : AAS 43 (1951), p. 507. id. Fidei donum 15/01/57 : AAS 47 (1957), p. 236. Jean XXIII Princeps pastorum, 28/11/59 : AAS 51 (1959), p. 835. Paul VI, hom. 18/10/64 : AAS 56 (1964), p. 911. les papes aussi bien que les Pères et mes scolastiques parlent souvent de l'expansion de l'Église : St Thomas, Comm. in Matth. 16,28. Léon XIII, encycl. Sancta Dei Civitasq : ASS (1880), p.241.. Benoit XV, encycl. Maximum illud : AAS 11 (1919), p. 442. Pie XI, encycl. Rerum Eccle. AAS 18 (1926), p. 65.
[15] dans cette notion de l'activité missionnaire sont incluses en toute réalité, comme il est évident, même ces parties de l'Amérique latine dans lesquelles n'existe pas d'hiérarchie propre, et où ne se trouvent ni une maturité de vie chrétienne ni une prédication suffisante de l'Évangile. La question de savoir si ces territoires sont reconnus de fait par le Saint Siège comme des territoires missionnaires, n'est pas du ressort du Concile. C'est pourquoi relativement au lien entre la notion de l'activité missionnaire et certains territoires déterminés, on dit à juste titre que cette activité s'exerce "d'ordinaire" dans des territoires déterminés reconnus par le Saint-Siège .
[19] sur cette idée synthétique voir la doctrine de St Irénée sur la récapitulation. cf. etiam Hyppolyte, De Antichris. 3 : aimant tous les hommes et désirant les sauver tous, voulant les rendre tous fils de Dieu et appelant tous les saints à former un seul homme parfait ... PG 10 732 ; GCS Hyppol. I,2,p.6. Id. Benedict. Jacob, 7 : TU 38-1, p. 18, lin.4 ss. Origène, in Jn, I, n.16 : il n'y aurait alors qu'un seul acte de connaître Dieu chez ceux qui seront arrivés à Dieu, sous la conduite due ce Verbe qui est chez Dieu ; en sorte que tous soient formés avec soin pour connaître le Père comme des enfants, comme le Fils est maintenant seul à connaître le Père. PG 14, 49 ; GCS Orig. IV, 20. St Augustin, de serm. Domini in monte, I 41 : aimons ce qui peut être mené jusqu'à ces royaumes où personne ne dit : mon Père, mais où tous disent à un seul Dieu : notre Père ; PL 34, 1250. St Cyrille d'Alex., in JN car nous sommes tous dans le Christ et la nature commune de notre humanité reprend vie en lui. C'est pour cela qu'il a été appelé le nouvel Adam ... Il a habité parmi nous, celui qui par nature est Fils et Dieu ; aussi nous écrions-nous dans son Esprit : Abba Père ! Le Verbe habite en tous en un seul temple, c'est-à-dire dans ce temple qu'il a pris pour nous et qu'il a emprunté, afin qu'ayant en lui tous les hommes, il réconciliât au Père tous les hommes dans un seul corps, comme le dit Paul : PG 73, 161-164.
[20] Benoit XV, encyc. Maximum illud : AAS 11 (1919), p. 445 : car de même que l'Église de Dieu est catholique et qu'elle n'est étrangère en aucune race ni aucune nation ... cf. Jean XXIII, encyc. Mater et Mag. de droit divin l'Église s'étend à toutes les nations ... lorsqu'elle a injecté dans ce qu'on eut appeler les veines d'un peuple, sa puissance, elle n'est pas, elle ne se considère pas une institution quelconque, imposée de l'extérieur à ce peuple ... Aussi tout ce qui lui paraît bon et honnête, ils (c'est-à-dire ceux qui sont renés dans le Christ) le confirment et le mènent à la perfection : AAS 53 (1961), p.444.
[21] cf. St Irénée, adv. Haer.III,15,3 : PG 7, 919 : ils furent les prédicateurs de la vérité et les apôtres de la liberté .
[22] Ant. O diei 23 Décembre
[24] LG 17. St Augustin, de civ.Dei, 19,17 : PL 41, 646. S.C.propag. de la foi, Inst. : Collect. I, n.135, p.42.
[25] selon Origène l'Évangile doit être prêché avant la consommation de ce monde : Hom.in Lc XXI : GCS Orig. IX, 136, 21 ss. Id. Matth. comm. ser. 39 : ibid. XI,75, 25 ss. 76, 4 ss. Id. Hom. in Ierem.III, 2 : ibid.VIII 3O8, 29 ss. St Thomas, Summa theol.
I-II 106,4 ad 4.
[26] St Hilaire, in Ps. 14 : PL 9, 301. Eusebius Caes, In Isalam,54,2-3 ; PG 24 : 462-43. St Cyrille Alex. In Isalam V, cap.54, 1-3 : PG 7O, 1193..
[01] cf. Paul VI, alloc.du 21/11/64 in concilio habita :AAS 56 (1964),p.1013.
[07] cf. St Augustin, Tract. in Jn 11,4 : PL 35, 1476.
[15] Cf. Epist. ad Diognetum, 5 : PG 2, 1173.
LG 38
[20] cf. Jean XXIII, encycl. Princeps Pastorum : AAS 51 (1959), pp.843-844.
[22] Cf. Jean XXIII, encycl. Princeps Pastorum : AAS 51 (1959), p. 842.
[24] cf. Jean XXIII, ency. Princeps Pastorum : AAS 51 (1959), p. 855.
[25] il s'agit de ce qu'on appelle "catéchistes à plein temps".
NOTES DU CHAPITRE N°3
[01] cf. Jean XXIII, encyc. Princeps Pastor. AAS 51 (1959), p. 838.
[04] PO 10 où, en vue de faciliter la pastorale pour divers groupes sociaux
[06] cf. Paul VI, alloc. à la canonisation des SS. Mart. Ugan. AAS 56 (1964) p. 908.
NOTES DU CHAPITRE N°4
[02] sous le nom d'instituts sont compris les ordres, les congrégations
[03] Cf. Pie XI, encyc. Rerum Ecclesiae : AAS 18 (1926), pp.69-71. Pie XII, ency. Saeculo exeunte : AAS 32 (1940), p.256. Id. encyc. Evangelii praecones : AAS 43 (1951), p. 506.
[04] cf. Benoit XV, encyc. Maximum illud : AAS 11 (1919), pp. 449-450.
[05] Cf. BENEDICTUS XV, encycl. Maximum illud : AAS 11 (1919), pp. 448-449. - Pius XII, encycl. Evangelii praecones : AAs (1951), p. 507.
[07] Cf. BENEDICTUS XV, encycl. Maximum illud : AAS 11 (1919), p. 440. - PIUS XII, encycl. Evangelii praecones : AAS 43 (1951), p. 507.
[08] BENEDICTUS XV, encycl. Maximum illud : AAS 11 (1919), p. 448. - S. c. De Propaganda Fide decr. 20 mai 1923 : AAS 15 (1923), pp. 369-370. - PIUS XII, encycl. Saeculo exeunte : AAS 32 (1940), p. 256. - Id., encycl. Evangelii praecones : AAS 43 (1951), p. 507. - Ioannes XXIII, encycl. Princeps Pastorum : AAS 51 (1959), pp. 843-844.
[10] Pie XII, encyc. Evangel.praecanes : AAS 43 (1951), pp. 523-524.
[11] Benoit XV, ency. Maximum illud : AAS 11 (1919), p.448. Pie XII, encyc. Evangelii praeconas : AAS 43 (1951), p. 507.
[12] Cf. Pie XII encyc. Fidei donum : AAS 49 (1957), p.234.
[13] PO 10 où il est question des diocèses et des prélatures personnels et autres de ce genre .
NOTES DU CHAPITRE N°5
[03] Cf. Motu proprio Apost. Sollicit., 15/09/65
[04] Cf. Paul VI, alloc. du 21/11/64 in Conc. habitat : AAS 56 (1964)
[05] Cf. Benoit XV, encyc. Maximum illud : AAS 11 (1919), pp. 39-40
[06] Si pour des raisons diverses, des missions sont encore pour un temps soumises à d'autres dicastères, il est utile que ces dicastères aient des rapports avec la S.C. de la Propagande, pour que dans l'organisation et la direction de toutes les missions, une méthode et une norme absolument constantes et uniformes puissent exister .
NOTES DU CHAPITRE N°6
[03] Cf. Benoît XV, Maximum illud, 30 nov. 1919 (AAS 1919, 453-4214); Pie XI, Rerum Ecclesiae, 28 fév. 1926 (AAS 1926, 71-73); Pie XII, Evangeii Praecones, 2 juin 1951 (AAS 1951, 525-526); Id., Fidei donum, 15 janv. 1957 (AAS 1957, 241)
[04] cf. Pie XII, encyc. Fidei donum : AAS 49 (1957), pp.245-246
[06] cf.Pie XII, encyc. Fidei donum : AAS 49 (1957), p.245
[08] cf. Pie XI, encyc. Rerum Ecclesiae : AAS 18(1926), p.72
[11] cf. Pie XII, encyc. Evang. praecenes : AAS 43 (1951), pp. 510-514. Jean XXIII encycl. Princeps Pastorum : AAS 51 (1959), pp. 851-852.
[13] cf. Pie XII, encycl. Evangelii praerc. AAS 43 (1951), p.527. Jean XXIII, encycl. Princeps Pastorum : AAS 51 (1959), p. 864.