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28e SEMAINE. MARDI

14. Le pardon des offenses

— Nous sommes pécheurs, et le péché est toujours et avant tout une offense à Dieu.

— Le Seigneur est toujours disposé à pardonner : tout péché peut être pardonné si le pécheur se repent.

— Une condition pour être pardonné : pardonner de tout cœur aux autres.


I. Père, pardonne-nous nos offenses, demandons-nous tous les jours dans le Notre Père.

Oui, nous sommes pécheurs ! Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous trompons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous01, écrit saint Jean dans sa première Épître. L’universalité du péché apparaît sans cesse dans l’Ancien Testament02, et elle est enseignée aussi dans le Nouveau03. Chaque jour renaît le besoin de demander pardon au Seigneur pour nos fautes et nos péchés. De petites offenses peut-être, sans intention délibérée, par action ou par omission, en pensée, en parole ou par action. « Ce que la Révélation divine nous découvre, notre propre expérience le confirme. Car l’homme, s’il regarde dans de son cœur, se découvre enclin aussi au mal, submergé de multiples maux qui ne peuvent provenir de son Créateur, qui est bon (...). C’est donc en lui-même que l’homme est divisé. 04 »

Aujourd’hui, tout en faisant notre prière, et tout au long de la journée, nous pouvons faire nôtre cette oraison jaculatoire du publicain qui n’osait pas lever le regard dans le Temple, et qui reconnaissait avoir offensé le Seigneur : Ô Dieu, — disait-il, plein d’humilité et de repentir — sois miséricordieux pour le pécheur que je suis ! 05 Que de bien fait cette courte prière, récitée avec un cœur humble ! Le Seigneur la mit sur les lèvres du publicain de la parabole, mais c’était aussi pour nous.

Les hommes ont l’habitude de confondre le péché avec ses conséquences. Et c’est alors l’échec dans leur vie personnelle, l’humiliation d’avoir manqué à un devoir, les dommages causés à d’autres personnes, qui les rendent tristes. Ils voient le péché en relation avec leur propre idéal brisé ou le mal causé à d’autres. Cependant il n’existe de péché qu’en tant qu’offense à Dieu ; ce que le péché entraîne vis à vis des autres, de soi-même ou de la société est sur un autre plan. J’ai péché contre Yahweh06, affirme le roi David quand il se rend compte de sa faute contre Urie. Il avait commis un adultère, provoquant ensuite la mort du mari de la femme adultère, son ami et l’un de ses meilleurs généraux. Cependant l’adultère, le crime, l’abus de pouvoir, le scandale face au peuple, aussi graves qu’ils étaient, n'étaient rien pour lui par rapport à l'offense faîte à Dieu.

De l’inaccomplissement d’une loi peuvent découler des désastres et des souffrances, mais à proprement parler le péché n’existe que devant Dieu. J’ai péché contre le Ciel et contre Toi07, proclame l’enfant prodigue de retour à la maison paternelle. « Sans ces paroles : J’ai péché, l’homme ne peut pas entrer vraiment dans le mystère de la mort et de la résurrection du Christ, pour en tirer les fruits de la rédemption et de la grâce. Ce sont des paroles-clés. Elle mettent surtout en évidence la grande ouverture intérieure de l’homme à Dieu : Père, j’ai péché contre Toi (...).

« Le Psalmiste parle encore plus clairement : Tibi soli peccavi, contre Toi seul j’ai péché (Ps 50, 6).

« Ce “Tibi soli” n’annule pas les autres dimensions du mal moral que cause le péché vis à vis de la communauté humaine. Cependant, “le péché” est un mal moral principalement et définitivement dans la relation avec Dieu Lui-même, avec le Père dans le Fils. Le monde (contemporain) et le prince de ce monde s'escriment à effacer totalement cet aspect dans l'homme.

« En revanche, l’Église (...) œuvre pour que chaque homme prenne conscience de son péché vis à vis de Dieu seul, afin d'accueillir la pénitence salvatrice du pardon contenue dans la passion et dans la résurrection du Christ. 08 »

C'est un don du Ciel que de pouvoir reconnaître nos péchés, sans excuses ni mensonges, de s’approcher de la source inépuisable de la miséricorde divine et pouvoir dire : Père, pardonne-nous nos offenses ! Quelle paix donne le Seigneur !

II. Il ne suffit pas de reconnaître nos péchés, il faut que leur souvenir pousse l’âme au repentir ; de telle façon que nous nous décidions à avoir recours à Dieu notre Père 09.

Le Seigneur est disposé à tout pardonner à tous. Celui qui viendra à Moi — dit-Il — Je ne le rejetterai pas10. C’est la volonté de votre Père qui est dans les cieux — nous enseigne-t-Il dans un autre passage de l’Évangile — que pas un seul de ces petits ne se perde11. Plus encore : comme l’enseigne saint Thomas, la Toute-Puissance de Dieu se manifeste surtout dans le fait de pardonner et de faire miséricorde, parce que la façon que Dieu a de montrer qu’Il a le pouvoir suprême, c’est de pardonner librement12. Dans l’Évangile la miséricorde de Jésus envers les pécheurs apparaît contamment : Il les reçoit, Il s’occupe d’eux, Il se laisse inviter par eux, Il les comprend, Il leur pardonne. Les pharisiens le critiquaient pour cela, mais Il les reprenait en disant que ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin du médecin mais les malades, et que le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu13.

Une offense ne peut être pardonnée que par l’offensé. Le péché ne peut donc être pardonné que par Dieu Lui-même. C’est ce que firent remarquer à Jésus des pharisiens : Qui peut remettre les péchés sinon Dieu seul­ ?14. Le Seigneur ne rejeta pas ces paroles, Il s’en servit pour leur montrer simplement qu’Il en avait le pouvoir précisément parce qu’Il est Dieu. Après la Résurrection, Il transmit ce pouvoir à son Église, pour que, par l’intermédiaire de ses ministres, elle l’exerce jusqu’à la fin des temps : Recevez l’Esprit-Saint : les péchés de ceux à qui vous les remettrez leur seront remis ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez15.

Nous trouvons le Seigneur toujours disposé au pardon et à la miséricorde dans le sacrement de la Confession. « Nous pouvons être absolument certains — enseigne le Catéchisme romain —  que Dieu nous aime tellement qu'Il pardonne toujours à ceux qui sont vraiment repentis. Il est vrai que nous péchons contre Dieu (...), mais il est aussi vrai que nous demandons pardon à un Père très aimant, qui a le pouvoir de tout pardonner, et qui non seulement a dit qu’Il voulait pardonner, mais qui en plus encourage les hommes à demander pardon, et même nous enseigne les paroles avec lesquelles nous devons le Lui demander. Par conséquent, personne ne peut douter que — parce qu’Il l’a voulu ainsi — entre nos mains se trouve, pour ainsi dire, la possibilité de recouvrer la grâce divine. 16 »

III. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés, récitons-nous chaque jour. Le Seigneur attend de nous cette générosité qui rend semblable à Dieu. En effet, si vous remettez aux hommes leurs manquements, votre Père céleste vous remettra aussi les vôtres17. L'Evangile nous redit souvent cela : Pardonnez et vous obtiendrez le pardon. Donnez et on vous donnera... C’est avec la mesure que vous employez qu’en retour on mesurera pour vous18.

Dieu nous a beaucoup pardonné et de même nous ne devons garder rancune envers quiconque, mais apprendre à excuser les autres avec plus de générosité, à pardonner avec plus de promptitude, sincèrement et du fond du cœur. Parfois, nous nous sentons blessés sans raison objective ; uniquement parce que nous somme susceptibles et que notre amour propre est atteint par de petites choses sans importance. Et même si quelquefois l'offense est réelle et importante, qu'est-elle par rapport aux offenses que nous avons faîtes à Dieu ? Lui « n’accepte pas le sacrifice de ceux qui divisent : Il les renvoie de l’autel pour qu’ils aillent d’abord se réconcilier avec leurs frères : Dieu veut notre paix, notre entente, l’unité de tout son peuple fidèle dans le Père, le Fils et le Saint-Esprit. 19 »

Dans notre examen de conscience, regardons notre comportement face aux gênes que la vie en commun peut comporter. Suivre le Christ dans la vie ordinaire implique aussi, dans ce cadre, de trouver la paix et la sérénité et de veiller à éviter le plus petit manque de charité dans notre comportement et notre for interne. Les petites choses désagréables que nous rencontrons dans toute vie en commun ne doivent pas diminuer notre joie. S'il nous arrive de pardonner une réelle offense, c'est une occasion exceptionnelle d'imiter Jésus qui, Lui, est allé jusqu'à pardonner ceux qui l'ont crucifié. Cela nous fera apprécier l’amour de Dieu, qui ne cherche pas son propre avantage ; cela enrichira notre cœur, qui deviendra plus grand, plus capable d'aimer. N'oublions pas que « rien ne ressemble plus à Dieu que d’être toujours disposé au pardon 20 ». La générosité que nous aurons pour les autres nous obtiendra de Dieu davantage de miséricorde pour nos propres fautes.


01. 1 Jn 1, 8. – 02. Cf. Job 9, 2; 14, 4; Prov 20, 9; Ps 13, 1-4; 50, 1 et s. – 03. Cf. Rom 3, 10-18. – 04. Concile Vatican II, Const. Gaudium et spes, 13. – 05. Lc 18, 13. – 06. 2 Sam 12, 13. – 07. Lc 15, 18. – 08. Jean-Paul II, Angelus, 16 mars 1980. – 09. Cf. Catéchisme romain, IV, 14, n. 6. – 10. Jn 6, 37. – 11. Mt 18, 14. – 12. Saint Thomas, Summa Theologiae, I, q. 25, a. 3, ad 3. – 13. Lc 19, 10. – 14. Cf. Lc 5, 18-25. – 15. Cf. Jn 20, 19-23. – 16. Catéchisme romain, IV, 24, n. 11. – 17. Mt 6, 14. – 18. Cf. Lc 6, 37-38. – 19. Saint Cyprien, Traité de la prière du Seigneur, 23. – 20. Saint Jean Chrysostome, Homélies sur saint Matthieu, 19, 7.



28e SEMAINE. MERCREDI

15. La tentation et le mal

— Jésus-Christ voulut être tenté, comme nous le sommes.

— Qu'est-ce que la tentation?

— Quels sont les moyens de vaincre la tentation?


I. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal, est la dernière demande du Notre Père.

Après avoir demandé à Dieu de nous pardonner nos péchés, nous le supplions tout de suite de nous donner les grâces nécessaires pour ne pas l’offenser à nouveau et de ne pas permettre que nous soyons vaincus dans les épreuves que nous allons affronter, car « dans le monde la vie même est une épreuve (...). Demandons, donc, qu’Il ne nous abandonne jamais, mais qu’à chaque instant, Il nous guide comme un père et nous remette sur le droit chemin. Mais délivre-nous du mal. De quel mal ? Du diable, de qui procède tout mal. 01 » Le diable existe. Il poursuit la créature pour semer l’inquiétude, l’inefficacité, la séparation d’avec Dieu.

« Il y a des époques — faisait remarquer le Pape Jean-Paul II — où l’existence du mal parmi les hommes devient singulièrement évidente dans le monde. Il apparaît alors avec plus de clarté comment les pouvoirs des ténèbres, qui agissent sur l’homme et à travers lui, le submergent totalement. Ils l’assiègent et ils l’assaillent de l’extérieur.

« On a l’impression que l’homme actuel ne veut pas voir ce problème. Il fait tout son possible pour éliminer de la conscience générale l’existence des “dominateurs de ce monde ténébreux”, des “attaques astucieuses du diable” dont parle l’épître aux Ephésiens. Malgré tout, il y a des époques historiques où cette vérité de la Révélation et de la foi chrétienne, si difficile à accepter, s’exprime avec une grande force et se voit d’une façon presque palpable. 02 »

Jésus, notre modèle, a voulu être tenté pour nous apprendre à vaincre, et pour que nous gardions courage et confiance dans les épreuves. Le grand prêtre que nous avons n’est pas incapable de compatir à nos faiblesses, Lui qui a été éprouvé en tout de la même manière que nous, le péché exclu03. Nous serons probablement tentés d’une façon ou d’une autre tout au long de la vie. Peut-être davantage même, si notre désir de suivre le Christ de près est grand. Malheureusement, la grâce, que nous avons reçue le jour de notre Baptême et qui a grandi par notre correspondance à elle , est menacée jusqu'à notre mort. Il faut donc demeurer en état de veille permanente, comme un soldat qui garde un campement. En revanche, n’oublions pas que nous ne serons jamais tentés au delà de nos forces04. Nous pouvons résister en fuyant les occasions de mal agir et en demandant son aide au Seigneur. « Dire que la faiblesse de la nature humaine empêche d'aimer Dieu, c'est oublier que Dieu, qui demande notre amour, a répandu dans nos cœurs la vertu de Charité par l'Esprit Saint. Notre Père des Cieux envoie son Esprit Saint à ceux qui le lui demandent. Ainsi, c’est avec raison que saint Augustin Le suppliait : Donne ce que Tu ordonnes, et ordonne ce que Tu veux. Cette aide divine est à notre disposition (...), n'ayons pas peur des difficultés à venir ; car rien n’est difficile pour celui qui aime. 05 »

La tentation en elle-même n’est pas un mal ; elle est une occasion de montrer au Seigneur que nous L’aimons, que nous Le préférons, et elle accroit les vertus et en grâce sanctifiante. Heureux l’homme qui endure la tentation avec constance, car, sa valeur reconnue, il recevra la couronne de vie promise par Dieu à ceux qui L’aiment06. Cependant, bien que l’épreuve en elle-même ne soit pas un mal, il ne s'agit pas de la désirer ou de la provoquer. Et il ne faut pas non plus la craindre par manque d'espérance en la grâce de Dieu. « Ne te trouble pas si, réfléchissant aux merveilles du monde surnaturel, tu entends une autre voix, familière, insinuante, qui est celle du vieil homme.

« C’est la dépouille qui réclame ses droits perdus... La grâce te suffit : sois fidèle et tu vaincras. 07 »

II. Tenter, enseigne saint Thomas, veut dire sonder, mettre à l’épreuve. Tenter l’homme c’est mettre à l’épreuve sa vertu08. La tentation c’est ce qui — bon ou mauvais en soi  — tend à nous empêcher d'accomplir avec amour la volonté de Dieu. Nous pouvons avoir des tentations qui viennent de notre propre nature, blessée par le péché originel et inclinée au péché puisque nous naissons avec le désordre de la concupiscence et des sens. Le démon nous incitera au mal, profitant de cette faiblesse, promettant le bonheur qu’il est incapable de donner. Soyez sobres, soyez vigilants, avertit saint Pierre, votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, en quête d’une proie à dévorer09. Mais « celui qui a confiance en Dieu ne craint pas le démon10 ».

Les alliés du diable, dit l'apôtre saint Jean, sont le monde et nos propres passions. Ce que l'on appelle le “monde”, représente tout ce qui contribue à nous éloigner de Dieu: l'amour propre, la vanité, la sensualité; les gens qui ne vivent que pour le confort matériel et ne comprennent absolument pas le détachement, l'aimable austérité chrétienne, la chasteté. Tout ceci leur semble une folie propre aux siècles passés. Pour eux, la mortification volontaire, qui aide à suivre le Christ, n'a aucun sens et, comme ils sont incapables de comprendre les choses de Dieu ils cherchent à imposer aux autres leurs principes et leur vision d'un monde sans Dieu. Ils se moquent de la façon de vivre des chrétiens et de leurs idées et cherchent à les décourager en les entraînant sur la pente de la facilité.

Dieu permet que nous soyons tentés parce qu’Il poursuit un bien supérieur, sa Providence ayant disposé que nous profitions aussi des épreuves comme un moyen parfois irremplaçable pour s'approcher de Lui.

Lorsque nous luttons contre une tentation, nous plongeons dans les profondeurs de notre âme. Ces difficultés nous révèlent que nous sommes capables aussi bien d'être généreux, droits, d'avoir un esprit de sacrifice, que d'être envieux, avares, orgueilleux, capables du bien comme du mal.

Ces tentations nous montrent combien nous sommes faibles et enclins au péché, mais elles améliorent notre connaissance de nous-mêmes, augmentent notre humilité. Nous comprenons ainsi combien il est évident de demander au Seigneur son aide et sa protection et nous lui redisons dans le Notre Père: ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal. Ces épreuves, ces tentations nous aident à pardonner aux autres leurs défauts et à nous souvenir en permanence de la parabole de la Paille et de la poutre. Elles nous poussent à être plus charitables, plus compréhensifs et à mieux prier pour nous et pour les autres.

La tentation nous donne l'occasion d'exercer les vertus: par exemple, si le doute nous envahit, demandons au Seigneur d'augmenter notre foi, si nous coupons court aux médisances nous respecterons plus les autres, quand nous chassons de mauvaises pensées nous nous rapprochons du Seigneur. A tout âge et jusqu'à la fin de notre vie, nous serons soumis à bien des tentations. Dans les moments les plus difficiles, à ces époques de notre vie où la tentation est particulièrement présente (époques qui peuvent se présenter à tout âge et à tout moment de la vie intérieure), prions la Vierge Marie afin de devenir plus humbles, plus dociles et sincères dans la direction spirituelle. Nous ne devons pas nous décourager car rien ne nous sépare de Dieu si nous ne le voulons pas. Il n'y a pas de péché s'il n'y a pas d'acte volontaire. Le Seigneur permet la tentation afin de purifier notre cœur et d'intensifier notre vie intérieure.

La tentation peut être une source inépuisable de grâces et de mérites pour la vie éternelle. Parce que tu étais agréable à Dieu, il était nécessaire que la tentation t’éprouvât11. C’est par ces paroles que l’Ange consola Tobie au milieu de son épreuve. Elles ont aussi servi à beaucoup de chrétiens au moment de leurs tribulations.

III. Pour vaincre, demandons l’aide de Notre Seigneur, qui est toujours avec nous dans les épreuves. Il peut tout : Ayez confiance, J’ai vaincu le monde12. Nous pouvons Lui dire : Omnia possum in eo qui me confortat. Je peux tout en Celui qui me rend fort13. Dominus illuminatio mea et salus mea, quem timebo ? Le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui craindrais-je ?14

Face aux tentations, demandons l’aide puissante des Anges Gardiens, que Dieu notre Père nous a donnés pour nous protéger chaque fois qu’il le faut : Il a ordonné à ses anges de te garder en tout ce que tu fais15. Nous aurons très fréquemment recours à eux en leur demendant leur aide et ce spécialement à l'heure de la tentation. Notre Ange Gardien est un ami formidable, prêt à nous aider en cas de besoin et dès que nous sommes en danger.

La prière, les mortifications nous renforcent contre les tentations. Plus nous essayons d'éviter les occasions de pécher, si petites soient-elles, plus nous augmentons notre résistance car celui qui aime le danger s'y perdra16. Le moyen d'éviter l'oisiveté et la paresse est d'avoir des journées de travail bien remplies et bien organisées.

D'autre part, il vaut mieux ne pas laisser la tentation s'insinuer car il est plus facile de l'affronter en ses débuts que plus tard quand elle a commencé à prendre corps. Mieux vaut ne pas laisser l'ennemi passer la porte de l'âme, car plus la plaie est vieille, plus le remède met du temps à guérir17. Cependant, même si nous avons laissé s'installer le péché, nous pouvons toujours, avec humilité, demander pardon au Seigneur. Combattons efficacement les tentations en les manifestant en toute sincérité dans la direction spirituelle, car les dire c'est déjà presque les vaincre. Et si nous prions la Vierge Marie, nous sortirons victorieux, même des épreuves dans lesquelles nous nous sentions les plus enfoncés.


01. Saint Pierre Chrysologue, Sermon 67. – 02. JEAN-PAUL II, Homélie, 3 mai 1987. – 03. Heb 4, 15. – 04. Cf. 1 Cor 10, 13. – 05. Catéchisme romain, III, 1, n. 7. – 06. Jac 1, 12. – 07. Saint Josémaria Escriva, Chemin, n. 707. – 08. Cf. Saint Thomas, Sur le Notre Père, dans Ecrits de catéchèse, p. 160. – 09. 1 P 5, 8. – 10. Tertullien, Traité sur la prière, 8. – 11. Tob 12, 13. – 12. Jn 16, 33. – 13. Ph 4, 13. – 14. Ps 26, 1. – 15. Ps 90, 11. – 16. Ecli 3, 24. – 17. T. Kempis, Imitation de Jésus-Christ, I, 13, 5.


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