DERNIER DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE - JÉSUS-CHRIST ROI DE L’UNIVERS
64. Le règne du Christ
— Un règne de justice et d’amour.
— Le Christ doit d’abord régner dans notre intelligence, dans notre volonté, dans toutes nos actions.
— Étendre le Royaume du Christ.
I. Le Seigneur est Roi, Il règne éternellement ; le Seigneur donne à son peuple la bénédiction de la paix01, nous rappelle l’une des antiennes de la Messe.
La Solennité d’aujourd’hui « est comme une synthèse de tout le mystère du salut 02 ». L’année liturgique se termine, après avoir célébré tous les mystères de la vie du Seigneur. Maintenant le Christ glorieux, Roi de toute la création et de nos âmes, se présente à notre considération. Même si les fêtes de l’Épiphanie, de Pâques, de l’Ascension sont aussi des fêtes du Christ Roi et Seigneur de toute la création, celle d’aujourd’hui a été spécialement instituée pour présenter Jésus comme le seul souverain à une société qui parfois veut vivre le dos tourné à Dieu 03.
Les textes de la Messe mettent en évidence l’amour du Christ Roi qui est venu établir son règne non avec la force d’un conquérant mais avec la bonté et la douceur d’un pasteur. Maintenant j’irai moi-même à la recherche de mes brebis, et je veillerai sur elles. Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de brouillard et d’obscurité 4. C’est avec cette sollicitude que le Seigneur a cherché les hommes dispersés et éloignés de Dieu par le péché. Ils étaient blessés et malades, et Il les a soignés et a pansé leurs plaies. Il les a tellement aimés qu’Il a donné sa vie pour eux. Comme Roi Il vient révéler l’amour de Dieu, Il vient pour être le Médiateur de la Nouvelle Alliance, le Rédempteur de l’homme. Le Royaume instauré par Jésus-Christ agit comme un ferment et un signe de salut, pour construire un monde plus juste, plus fraternel, plus solidaire, inspiré des valeurs évangéliques d’espérance et de la béatitude future, à laquelle tous sont appelés. C’est pourquoi la Préface de la célébration eucharistique nous parle de Jésus qui a offert au Père un royaume de vérité et de vie, de grâce et de sainteté, de justice, d’amour et de paix 05. Tel est le Royaume du Christ auquel nous sommes appelés à participer et que nous devons étendre autour de nous avec un apostolat fécond. Le Seigneur veut être présent dans nos familles, chez nos amis, nos voisins, nos compagnons de travail... « Face à ceux qui réduisent la religion à une somme de négations, ou qui se contentent d’un catholicisme en demi-teinte ; face à ceux qui veulent tourner le Seigneur contre le mur, ou Le reléguer dans un coin de leur âme..., par nos paroles et par nos actes nous devons affirmer que nous aspirons à faire du Christ un Roi authentique de tous les cœurs... même du cœur de ces gens-là. 06 »
II. Opportet Illum regnare... il faut qu’Il règne...07.
Saint Paul enseigne que la souveraineté du Christ sur toute la création se fait déjà dans le temps, mais qu’elle atteindra sa plénitude définitive après le jugement universel. L’Apôtre présente cet événement, qui est un mystère pour nous, comme un acte d’hommage solennel au Père : le Christ offrira toute la création comme un trophée, Il Lui donnera le Royaume qu’Il Lui avait confié jusqu’à maintenant 08. Sa venue glorieuse à la fin des temps, quand un ciel nouveau et une terre nouvelle 9 auront été établies, marquera le triomphe définitif sur le démon, le péché, la douleur et la mort 10.
En attendant, l’attitude du chrétien ne peut être de passivité en ce qui concerne le règne du Christ dans le monde. Nous désirons ardemment ce règne : Opportet illum regnare... ! Il faut qu’il règne d’abord dans notre intelligence, par la connaissance de sa doctrine et l’acceptation amoureuse de ces vérités révélées ; il faut qu’il règne dans notre volonté, pour qu’elle obéisse et s’identifie de plus en plus à la volonté divine ; il faut qu’il règne dans notre cœur pour qu’aucun amour ne s’interpose entre l’amour de Dieu ; il faut qu’il règne dans notre corps, temple de l’Esprit Saint 11 ; dans notre travail, chemin de sainteté... « Comme Tu es grand, ô notre Seigneur et notre Dieu ! C’est Toi qui donnes à notre vie un sens surnaturel et une efficacité divine. C’est grâce à Toi que l’amour pour Ton Fils nous fait répéter avec toute la force de notre être, avec notre âme et avec notre corps : opportet Illum regnare ! alors que même retentit la complainte de notre faiblesse. Car, comme Tu le sais, nous sommes des créatures.12 »
La fête d’aujourd’hui est comme un avant-goût de la seconde venue du Christ en pouvoir et en majesté, la venue glorieuse qui remplira les cœurs, et séchera toute larme de tristesse. Mais elle est en même temps un appel et un stimulant pour qu’autour de nous l’esprit aimant du Christ imprègne toutes les réalités terrestres, car « l'attente de la nouvelle terre, loin d'affaiblir en nous le souci de cultiver cette terre, doit plutôt le réveiller: le corps de la nouvelle famille humaine y grandit, qui offre déjà quelque ébauche du siècle à venir. C'est pourquoi, s'il faut soigneusement distinguer le progrès terrestre de la croissance du règne du Christ, ce progrès a cependant beaucoup d'importance pour le Royaume de Dieu, dans la mesure où il peut contribuer à une meilleure organisation de la société humaine. Car ces valeurs de dignité, de communion fraternelle et de liberté, tous ces fruits excellents de notre nature et de notre industrie, que nous aurons propagés sur terre selon le commandement du Seigneur et dans son Esprit, nous les retrouverons plus tard, mais purifiés de toute souillure, illuminés, transfigurés, lorsque le Christ remettra à son Père un Royaume éternel et universel. Mystérieusement, le Royaume est déjà présent sur cette terre; il atteindra sa perfection quand le Seigneur reviendra.13». Nous, nous collaborons à l’extension du règne de Jésus quand nous essayons de rendre plus humain et plus chrétien le petit monde qui nous entoure, celui que nous fréquentons tous les jours.
III. Jésus répondit à la question de Pilate : Mon royaume n’est pas de ce monde... Et devant la nouvelle interpellation du Procurateur : Je suis Roi, C’est pour cela que je suis né ... 14. Tout en n’étant pas de ce monde, le Règne du Christ commence déjà ici. Il s’étend au milieu des hommes quand ceux-ci se sentent enfants de Dieu, se nourrissent de Lui et vivent pour Lui. Le Christ est un Roi à qui tout pouvoir a été donné au Ciel et sur terre ; doux et humble de cœur Il gouverne et sert tout le monde, parce qu’Il est venu non pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. Son trône a d’abord été la crèche de Bethléem, puis la Croix du Calvaire. Alors qu’Il est le Prince des rois de la terre 16, Il n’exige d’autres tributs que la foi et l’amour.
Le premier à reconnaître sa royauté fut un voleur : Jésus, Lui disait-il avec une foi humble et simple, souviens-Toi de moi quand Tu seras dans Ton Royaume 17. Ce titre qui a été pour beaucoup un motif de scandale et d’injures sera le salut de cet homme chez qui s’est enracinée la foi au moment où la divinité du Sauveur « qui accorde toujours plus qu’on ne Lui demande », paraissait la plus cachée : le larron demandait seulement qu’Il se souvienne de lui ; mais le Seigneur lui dit : en vérité je te le dis : aujourd’hui même tu seras avec moi au paradis. La vie consiste à habiter avec Jésus-Christ, et là où est Jésus-Christ, se trouve aussi son royaume 18 ». Nous entendons le Seigneur nous dire dans l’intimité de notre cœur, dans la fête d’aujourd’hui : J’ai sur toi des pensées de paix et non d’affliction 19, et nous prenons la résolution d’arranger dans notre cœur ce qui n’est pas conforme à la volonté du Christ. Nous lui demandons en même temps de pouvoir collaborer à cette grande mission d’étendre son royaume autour de nous et partout où on ne Le connait pas encore. « Nous autres, chrétiens, nous avons été appelés pour cette tâche. Pour obtenir que le royaume du Christ devienne une réalité, pour qu’il n’y ait plus ni haine ni cruauté et pour que nous répandions sur la terre le baume fort et pacifique de l’amour. 20 » Nous ferons cela si nous approchons beaucoup d’âmes de Jésus, au moyen d’un apostolat constant et efficace parmi les personnes que nous côtoyons tous les jours.
Pour que nos désirs deviennent une réalité nous avons recours, une fois encore, à Notre Dame « Marie, la sainte Mère de notre Roi, la reine de notre cœur, prend soin de nous comme Elle seule sait le faire. Mère compatissante, trône de la grâce, nous te demandons de nous apprendre à composer, avec notre vie et avec la vie de ceux qui nous entourent, vers après vers, le poème simple de la charité, quasi fluvium pacis (Is 46, 12), tel un fleuve de paix. Car Tu es un océan de miséricorde inépuisable. 21 »
01. Antienne de communion Ps 28, 10-12.– 02. JEAN-PAUL II, Homélie 20 novembre 1983.– 03. Cf Pie XI, Enc. Quas primas, 11 décembre 1925.– 04. Première lecture, cycle A. Ez 34, 11-12.– 05. JEAN-PAUL II, Allocution, Préface, 26 novembre 1989.– 06. SAINT JOSÉMARIA ESCRIVA, Sillon, 608.– 07. Seconde lecture, cycle A I Co 15, 25.– 08. Cf ibidem 1 Co 15, 23-28.– 09. Ap 21, 1-2.– 10. Cf. Bible de Navarre, Épître de saint Paul aux Corinthiens. – 11. Cf Pie XI, Enc. Quas primas, cit.– 12. SAINT JOSÉMARIA ESCRIVA, Quand le Christ passe, 181.– 13. Conc. Vatican II, Const. Gaudium et spes, 39.– 14. Jn 18, 36-37.– 15. Cf Mat 11, 29.– 16. Seconde lecture cycle b. Ap 1, 5.– 17. Lc 23, 42.– 18. SAINT AMBROISE, Commentaire de l’Évangile selon saint Luc, in loc.– 19. Jr 29, 11.– 20. SAINT JOSÉMARIA ESCRIVA, Quand le Christ passe, 183.– 21. Ibidem 187.
34e SEMAINE. LUNDI
65. LA PAUVRE VEUVE
— Ne pas avoir peur d’être généreux sans limite.
— Don de soi sans condition. Ne rien refuser au Seigneur.
— Générosité de Dieu.
I. Beaucoup d’offrandes étaient présentées tous les jours au Seigneur dans le temple de Jérusalem. Les unes étaient des produits de la terre en signe de la suprême domination de Dieu sur toute la création. C’étaient de la farine et de l’huile, des épis ou du pain, sur lesquels on déposait l’encens, en exprimant le désir qu’elles soient agréables au Seigneur01. On brûlait une partie de l’offrande sur l’autel, l’autre était consommée par le prêtre à l’intérieur du Temple 02. L’holocauste était un sacrifice où la victime (un agneau, un oiseau) préalablement sacrifiée, était complètement détruite presque toujours par le feu. Holocauste signifiant précisément que la victime était entièrement brûlée pendant le sacrifice. Au temps du Seigneur on l’offrait matin et soir, c’est pourquoi on l’appelait sacrifice perpétuel 03. C’était la figure du sacrifice à venir, le sacrifice eucharistique.
Les juifs déposaient également, comme offrande à Dieu et soutien du Temple, des aumônes dans un endroit visible par tous, le Trésor. Jésus se trouvait un jour là. Il regardait les gens déposer de l’argent. Beaucoup de riches donnaient largement 4. Il vit aussi une pauvre veuve s’approcher et jeter deux petites pièces 05. Saint Marc nous dit même le montant de ces monnaies : un quart d’as, une valeur insignifiante. Le Seigneur fut cependant ému au passage de cette femme, car Il sut tout de suite ce que cela représentait pour elle. Pour Dieu, cette offrande était plus importante que toutes les autres. Cette pauvre veuve avait donné tout ce qu’elle avait pour vivre. Les autres avaient donné de leur superflu, celle-là ce qui lui était nécessaire. Elle dut faire cette offrande avec beaucoup d’amour, avec une grande confiance dans la Providence divine et Dieu dut la récompenser même ici-bas. « Ils donnèrent une grande partie de ce qu’ils avaient, écrit saint Augustin ; elle tout ce qu’elle possédait. Elle avait beaucoup, car elle avait Dieu dans son cœur. Posséder Dieu dans son âme, c’est plus qu’avoir de l’or dans son coffre. Qui a donné plus que la veuve qui n’a rien gardé pour elle ? 06 » Ce passage de l’Évangile de la Messe d’aujourd’hui nous apprend à ne pas avoir peur d’être généreux avec Dieu et avec les œuvres faites pour le service du Seigneur et des autres, même s’il faut sacrifier ce qui nous semble nécessaire pour notre vie. Combien peu de choses nous sont réellement nécessaires ! Nous devons offrir à Dieu ce que nous sommes et ce que nous avons, sans rien nous réserver. Il existe un ancien refrain qui dit que l’on conquiert Dieu avec le plus petit sou. Y a-t-il quelque chose dans notre cœur qui n’appartienne pas au Seigneur ? Le temps ? Les biens ? Les amis ?... Que nous demande Jésus maintenant ? Que devrions-nous couper peut-être ou laisser en second ?
Ce geste de la veuve produisit tant de joie au Seigneur qu’Il sentit le besoin de le dire tout de suite à ses disciples 07. C’est la même joie qui remplit son Cœur quand nous nous donnons entièrement. « Le Royaume de Dieu est sans prix, cependant il coûte exactement ce que tu as (...) Il coûta à Pierre et à André l’abandon d’une barque et de filets ; à la veuve des piécettes d’argent (cf Lc 21, 2) ; à un autre un verre d’eau fraîche (cf Mt 10, 42). 08 »
II. Le Seigneur, tout au long de sa prédication durant les trois années de sa vie publique, spécialement avec le don de Lui-même dans sa Passion et sa Mort, appelle ceux qui Le suivent à s’offrir à Dieu le Père, désormais non par des sacrifices d’animaux, d’oiseaux ou de fruits des champs, mais par le sacrifice d’eux-mêmes. Saint Paul le rappellera aux premiers chrétiens de Rome : Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à offrir vos corps comme une hostie vivante, sainte, agréable à Dieu : tel est le culte spirituel que vous avez à Lui rendre 9. C’est spécialement dans la Sainte Messe que le chrétien peut et doit s’offrir avec le Christ, car « pour que l’oblation, par laquelle les fidèles offrent, dans ce sacrifice, au Père céleste la Victime divine, atteigne son plein effet (...) il faut qu’ils s’immolent eux-mêmes comme des hosties (...) et que, désireux de ressembler à Jésus-Christ, qui subit tant de douleurs, ils s’offrent comme une hostie spirituelle avec et par le Grand Prêtre éternel 10 ».
Ce don se fait chaque jour, d’habitude avec de petites actions qui vont du soin avec lequel nous offrons nos journées, aux attentions que requiert notre vie avec ceux qui nous entourent ; avec le cœur toujours disposé à ce que le Seigneur voudra nous demander, avec la disposition de ne rien Lui refuser. Notre don doit être complet, sans conditions. Dans l’un des textes les plus anciens de la Communauté primitive on lit que lorsqu’un homme remplit de bon vin des outres bien prêtes et qu’il en laisse quelques-unes remplies à moitié, quand il les examine ensuite, il ne regarde pas celles qui sont pleines — car il sait que le vin qui y est mis se conserve bien —, mais il regarde celles qui sont à moitié pleines, car il craint à juste titre que le vin ne soit devenu aigre 11. C’est la même chose avec les âmes. Le « don à moitié » finit par rompre l’amitié avec le Maître. Seule une complète générosité nous permettra de suivre le rythme de ses pas. Autrement nous serions de plus en plus loin et Il finirait par n’être qu’une figure lointaine et estompée. Le chrétien, s’il veut être cohérent avec sa foi, doit se décider à être à Dieu sans réserve, sans rien laisser en dehors de Lui. Le Seigneur devient ainsi le centre de toutes les affections et de toutes les aspirations du disciple. Ce don de ce que nous sommes et de ce que nous avons se fait chaque jour, dans la fidélité, dans les petits détails, aux engagements que nous avons envers le Seigneur et les autres.
Ne craignons pas de mettre à la disposition de Jésus tout ce que nous avons. N’hésitons pas à nous donner en entier. « Quand les hypocrites mettront en doute le droit de Dieu à vous en demander tant, ne vous laissez pas tromper ; Mettez-vous au contraire en présence de Dieu, sans condition, comme l’argile entre les mains du potier (Jr 18, 6), et confessez avec une totale soumission : Deus meus et omnia ! Tu es mon Dieu et mon tout. 12 »
III. Une vieille légende orientale raconte que quiconque rencontrait le roi était tenu de lui faire un présent. Un jour un pauvre paysan rencontra le monarque. Et comme il n’avait rien à lui présenter, il prit un peu d’eau dans le creux de la main et offrit au souverain ce cadeau très simple. Le roi remercia beaucoup la bonne volonté de ce sujet et il ordonna — car c’était un homme magnifique —de lui donner en récompense une bourse remplie de monnaies d’or.
Le Seigneur, plus généreux que tous les rois de la terre, a promis cent pour un dans cette vie et ensuite la vie éternelle 13. Il nous veut heureux dans cette vie aussi ; ceux qui Le suivent généreusement obtiennent, déjà ici sur terre, une joie et une paix qui dépassent de beaucoup les joies et les consolations humaines. Cette joie est un avant-goût du Ciel. L’avoir est déjà la meilleure récompense. « Il est si reconnaissant, écrit sainte Thérèse, que si vous avez levé les yeux au ciel avec un souvenir du coeur pour Lui, Il ne manquera pas, soyez-en sûres, de vous récompenser. 14 »
Le Seigneur attend tous les jours l’offrande simple de notre travail, des petites difficultés que nous rencontrons toujours, de la charité bien vécue, du temps dépensé pour les autres, de l’aumône généreuse... Dans ce don quotidien aux autres, « Il faut aller au-delà de la stricte justice, selon la conduite exemplaire de la veuve qui nous apprend à donner avec générosité même ce qui appartient à nos propres besoins. On doit surtout avoir présent à l’esprit que Dieu ne mesure par les actes humains avec une mesure qui s’arrête aux apparences du “combien” on a donné. Dieu mesure selon la mesure des valeurs intérieures du “comment” on se met à la disposition du prochain ; Il mesure selon le degré d’amour avec lequel nous nous donnons librement au service de nos frères. 17 »
Nos offrandes à Dieu, souvent apparemment de peu d’importance, arriveront mieux au Seigneur si nous les offrons à travers Notre Dame. « Ce peu que tu désires offrir, conseille saint Bernard, essaie de le déposer dans les mains de Marie, les plus belles et les plus dignes, pour qu’il soit offert au Seigneur sans risque qu’Il le repousse.18 »
01. Cf Lv 2, 1-2. ; 14-15.– 02. Cf Lv 6, 7-11.– 03. Cf Dn 8, 11.– 04. Mc 12, 41.– 05. Cf. Lc 21, 1-4.– 06. SAINT AUGUSTIN, Sermon 107 A.– 07. Cf. Mc 12, 43.– 08. SAINT GRÉGOIRE LE GRAND, Homélie sur les Évangiles.– 09. Rm 12, 1.– 10. PIE XII ; Enc. Mediator Dei, 20 novembre 1947, 25.– 11. Cf. Pasteur Hermas, Commandements 13, 5, 3.– 12. SAINT JOSÉMARIA ESCRIVA, Amis de Dieu, 167.– 13. Cf Lc 18, 28-30.– 14. SAINTE THÉRÈSE, Chemin de la perfection, 23, 3.– 15. I Co 10, 31.– 16. Col 3, 17.– 17. JEAN-PAUL II, Homélie 10 novembre 1985.– 18. SAINT BERNARD, Homélie pour la Nativité de la B. Vierge Marie, 18.