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20e DIMANCHE. ANNÉE C

12. LA FLAMME DE L’AMOUR DIVIN

— L’amour que Dieu a, et a toujours eu pour nous.

— L’amour appelle l’amour, et il se prouve par des actes.

— Enflammer les autres de l’amour du Christ.

I. Dans la sainte Écriture, le feu est symbole de l’Amour de Dieu qui purifie l’homme de son impureté[01]. L’amour, comme le feu, ne dit jamais : Assez ![02], il se propage indéfiniment. Mon cœur s’est échauffé au-dedans de moi ; dans mes réflexions un feu s’est allumé[03], s’exclame le Psalmiste... Le jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit — l’Amour divin — se répand sur les Apôtres sous la forme de langues de feu[04] qui purifient leurs cœurs, les enflamment et les préparent pour leur mission d’étendre le Royaume du Christ au monde entier.

Jésus nous le redit aujourd’hui dans l’Évangile de la Messe : Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme Je voudrais qu’il soit déjà allumé ![05]. C’est dans le Christ que l’amour divin atteint sa plus grande expression : Dieu a aimé le monde au point de donner son Fils unique[06]. Jésus donne volontairement sa vie pour nous, et personne n’a de plus grand amour que celui qui donne sa vie pour ses amis[07]. C’est pourquoi il nous fait part de sa sainte impatience jusqu’à ce qu’il puisse voir accompli son Baptême, mourir sur la Croix afin de nous racheter et nous élever : Je dois recevoir un baptême, et comme il m’en coûte d’attendre qu’il soit accompli !

Le Seigneur veut que son amour envahisse tout notre être, comme un incendie. Il nous aime chacun personnellement et individuellement, comme si nous étions l’unique sujet de son amour. À aucun moment il ne cesse de nous aimer, de nous aider, de nous protéger, de communiquer avec nous. Même si nous nous détournons de Lui, si nous commettons des fautes graves, Il nous aime toujours. Dieu, qui est infini et infiniment simple, ne nous aime pas à moitié, mais de tout son être et sans mesure. Dans la Vierge Marie, ce mystère d’amour s’est réalisé d’une façon absolument particulière.

La Vierge, notre Mère, est notre miroir. Elle vécut une vie normale, personne ne pouvait savoir ce qui se passait dans son cœur ; Joseph lui-même ne l'aurait pas su si Dieu ne le lui avait manifesté. Elle, la créature que Dieu aimait le plus, était comme tout le monde. Au moment de l’Annonciation, quand l’ange lui révéla comment elle était aimée par Dieu, Marie crut et accepta d’être la créature que Dieu avait prédestinée de toute éternité comme devant être sa Mère. Quelle foi, celle de la Vierge, lorsqu’elle réalisa qu’en elle se trouvait le salut d’Israël ! Elle crut en l’amour d’absolue prédilection divine, sans aucun doute.

Sainte Marie nous apprend à croire en l’amour sans limites de Dieu, et Elle nous aide maintenant, par sa présence, à examiner notre réponse à cet amour, car « il n’est pas raisonnable que nous aimions avec tiédeur un Dieu qui nous aime avec tant d’ardeur [08] ». Notre cœur est-il un foyer de feu vif, comme celui de la Vierge, ou seulement une braise de tiédeur, de médiocrité acceptée ?

Dieu m’aime ; est-ce qu’il y quelque chose de plus fondamental dans mon existence ou est-ce que le reste a trop d’importance ?

II. L’amour appelle l’amour, et il se prouve par des actes, par l’effort quotidien pour fréquenter Dieu et pour identifier notre volonté à la sienne. La deuxième lecture[09] nous invite à ce combat quotidien, en sachant qu’une foule immense de témoins sont là qui nous entourent, les saints qui assistent à notre combat, et ceux que nous avons à nos côtés et que nous pouvons tant aider par notre exemple et notre effort pour être plus près du Christ. Débarrassons-nous de tout ce qui nous alourdit, continue la lecture, et d’abord du péché qui nous entrave si bien ; alors nous courrons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de la foi... En Lui fixons notre regard, comme le coureur qui, une fois la course commencée, ne se laisse distraire par rien ; éloignons toute occasion de péché avec fermeté, car vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché. Mieux vaut mourir qu’offenser Dieu !

Quand dirons-nous oui à l’Amour de Dieu ? À travers mille petits événements quotidiens : en oubliant notre moi au profit de ceux qui vivent ou travaillent avec nous ; en faisant la petite mortification qui nous aide à vivre la tempérance et la sobriété ; en étant ponctuels et ordonnés pour accomplir nos devoirs ; en consacrant le temps prévu à la prière même si cela coûte ; en disant très souvent au Seigneur je t’aime, en luttant contre les distractions ; en acceptant joyeusement la volonté (de Dieu) même si elle ne correspond pas à nos plans… C’est ainsi, dans les petites choses, que nous montrons à Dieu notre amour. Mais aussi, par amour nous disons souvent non  : non à la commodité, non à la paresse, non à la curiosité… Nombreuses sont les motions du Saint-Esprit pour répondre à l’Amour que Jésus nous porte.

L’amour s’exprime également par la contrition, car souvent, presque sans nous en rendre compte, nous disons non à l’amour... Voilà des occasions pour faire un acte de réparation, si nous n’avons pas su répondre. Ayons recours à la Confession fréquente, qui nous apporte toujours la miséricorde divine et le remède à nos maux. « Qui ne se repent pas vraiment n’aime pas vraiment ; il est évident que plus nous aimons une personne, plus nous souffrons de l’avoir offensée. C’est, donc, cela un effet de plus de l’amour.[10] »

L’un des séraphins vola vers moi tenant un charbon ardent, qu’il avait pris sur l’autel avec des pincettes. Il en toucha ma bouche et dit : Vois, ceci a touché tes lèvres ; ta faute est enlevée et ton péché remis[11]. Demandons au Seigneur que le feu de son amour purifie notre âme et nous inonde complètement : « O, Jésus..., fortifie nos âmes ! Aplanis le chemin ! Et surtout, enivre-nous d’Amour : fais ainsi de nous des foyers brûlants, qui enflamment la terre du feu divin que Tu es venu nous apporter.[12] »

III. Comme le cœur de Jésus enflamma ceux de ses disciples, ayons un cœur qui enflamme ceux que nous rencontrons sur notre chemin. Le Saint-Esprit soufflera, à travers nous, et de leur braise de vie chrétienne sortiront des flammes qui se propageront à d’autres qui sans eux seraient restés étouffés. Et cela, tout en sachant que nous sommes peu de chose, que nous ne pouvons presque rien faire, que nous ne savons pas, que nous sommes peu formés : une petite étincelle peut provoquer un grand feu. Le Seigneur compte sur nous. Il aime que nous Lui disions dans l’intimité de l’âme, que nous sommes tout à Lui, qu’Il peut compter sur nous, même si nous ne valons rien ! « Tu écrivais ces lignes : “O mon Roi, je t’entends t’écrier d’une voix forte, qui résonne encore à mes oreilles : “ignem veni mittere in terram, et quid volo nisi ut accendatur ?” — Je suis venu apporter le feu sur la terre, et que désiré-je, sinon qu’il brûle ?”

« Et tu ajoutais : “Seigneur, je Te réponds avec mes sens et mes facultés, de tout mon être : “ecce ego quia vocasti me !’’ — me voici parce que Tu m’as appelé !”

« —Ainsi doit être ta réponse dans la réalité de tous les jours.[13] »

Le véritable amour de Dieu se manifeste dans l’apostolat, dans le désir que d’autres connaissent et aiment Jésus-Christ. « Avec le merveilleux naturel de ce qui vient de Dieu, l’âme contemplative déborde du désir de faire de l’apostolat : mon cœur brûlait en moi, à force d’y songer le feu flamba (Ps 38, 4). De quel feu s’agit-il, si ce n’est celui dont parle le Christ : Je suis venu apporter le feu sur la terre et comme je voudrais qu’il brûle ! (Lc 12, 49). Feu d’apostolat qui se fortifie dans la prière (...) [14] », dans la fréquentation intime du Christ.

C’est là que s’alimente l’ardeur apostolique. Près du Tabernacle nous trouverons lumière et forces ; nous parlerons à Jésus de nos enfants, de nos parents, de nos frères et sœurs, de nos amis, de telle personne que nous venons de connaître, de celles que nous rencontrerons ce jour-là pour des raisons professionnelles ou autres. Personne ne devrait repartir les mains vides ; d’une manière ou d’une autre, par la parole, l’exemple, la prière, nous leur annoncerons le Christ, qui les cherche, qui les attend, et qui se sert de nous comme instruments. « Le monde résonne encore de ce cri divin : “Je suis venu apporter le feu sur la terre, et que puis-je vouloir si ce n’est qu’elle s’enflamme ?” — Or tu vois : presque tout est éteint...

« N’as-tu pas le désir de propager l’incendie ? [15] »

Redisons à Jésus qu’il peut compter sur nous, sur nos peu de forces et nos maigres talents : ecce ego quia vocasti me, me voici puisque Tu m’as appelé. Demandons à Sainte Marie, Regina Apostolorum, d’avoir le courage de faire connaître partout le Christ.

[01]. Cf. J. Dhelly, Dictionnaire Biblique, mot Feu.
[02]. Prov 30, 16.
[03]. Ps 38, 4.
[04]. Ac 2, 2-4.
[05]. Lc 12, 49.
[06]. Jn 3, 16.
[07]. Jn 15, 13.
[08]. Saint Alphonse Marie de Liguori,
Visite au Très Saint Sacrement, 4.
[09]. Heb 12, 1-4.
[10]. Saint Thomas,
Sur la charité, 205.
[11]. Liturgie des heures,
Office des lectures ; cf. Is 6, 1-13.
[12]. Saint Josémaria Escriva,
Forge, n. 31.
[13].
Idem, n. 52.
[14]. Idem,
Quand le Christ passe, 120.
[15]. Idem,
Chemin, n. 801.



20e SEMAINE. LUNDI

13. LA JOIE ET LA GÉNÉROSITÉ

— Le jeune homme riche. La joie du don de soi.

— Le Seigneur passe et demande.

— La tristesse fait du mal à l’âme. La joie dans la générosité.

I. Après avoir béni quelques enfants, Jésus quitta cet endroit, et, en chemin, un jeune homme s’approcha de lui, et fléchissant le genou[01], lui demanda : Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? Jésus, debout, contemple ce jeune homme avec une grande espérance ; les disciples qui se sont arrêtés, se taisent et regardent. Cette scène, recueillie dans l’Évangile de la Messe[02], n’est-elle pas d’une grande beauté ? Le jeune homme a peut-être entendu Jésus auparavant, et jusqu’à maintenant il n’a pas osé lui parler directement. Il ressent dans son âme le besoin d’aimer et de se donner davantage…, il mène une vie droite, il accomplit les commandements, et cependant il demande au Seigneur : Que me manque-t-il encore ? Bien des personnes se posent cette question, tant leur vie ne leur apporte pas toute satisfaction.

Jésus est ému par la pureté de ce cœur. Saint Marc nous dit : Jésus le regarda et l’aima[03]. Ce regard de Jésus, profond et intense est par lui-même un appel. Et Il l’invita à le suivre en abandonnant tous ses biens. Invitation à vider son cœur pour le remplir entièrement de Dieu. Il s’agit de ne plus aimer les biens terrestres pour n’aimer que Jésus, d’abandonner les richesses matérielles pour s’enrichir d’une façon réelle et effective, des biens éternels[04].

Mais… ce jeune homme ne fut pas très généreux : il préféra ses richesses au trésor infini qu’est Dieu. Il ne s’attendait pas à cette réponse du Maître. Les plans de Dieu ne coïncident pas forcément avec les nôtres, fruits, parfois, de notre vanité et de notre égoïsme. Les plans divins, forgés pour nous de toute éternité, sont les plus beaux que nous puissions jamais imaginer, même si parfois ils déconcertent.

Lorsque le jeune homme eut entendu ces paroles de Jésus, il s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. Il est possible que ce jeune homme ait trouvé plus tard de fausses excuses à son manque de générosité, pour retrouver la tranquillité perdue (pas la paix, qui est le fruit du don de soi) : peut-être a-t-il pensé qu’il était très jeune, ou qu’il verrait plus tard tout cela avec plus de clarté et qu’il chercherait le Maître… Quel échec ! Occasion manquée. Jésus, on le suit ou on le perd. Chaque rencontre avec Lui apporte des exigences, et un grand enrichissement de toute la personne. Jésus ne laisse jamais indifférent.

Une fois que quelqu’un a senti se poser sur lui le regard du Seigneur, il ne l’oublie jamais, il ne lui est plus possible de vivre comme avant. Celui qui répond toujours aux appels de Dieu rayonne de joie et de paix. La vie se remplit de joie et de paix dans cette disponibilité absolue devant la volonté de Dieu qui se manifeste en des moments bien précis de notre vie, peut-être maintenant…

II. « Ce jeune repoussa la proposition et l’Évangile nous dit qu’il se retira tout triste — abiit tristis (Mt 19, 22). (…) Il perdit la joie pour avoir refusé de donner sa liberté. [05] » Liberté qui, si elle ne lui avait pas servi pour arriver au but, au Christ qui passait dans sa vie, ne devrait plus lui servir à grand-chose.

La tristesse naît dans le cœur, comme une plante nuisible, lorsque nous refusons ce que le Christ nous demande, par manque de générosité. Cette maladie de l’âme « est un vice causé par l’amour désordonné de soi-même [06] ». On peut être malade, fatigué, souffrant, mais ceci n’a rien à voir avec la tristesse du cœur, bien différente. À l’origine de ce mal se trouve l’orgueil, l’égoïsme : on refuse de travailler parce qu’on ne peut pas imposer sa propre volonté ; on refuse de faire la volonté de Dieu, et l’on est humilié par ce refus ; on se décourage de ses fautes au lieu de souffrir d’avoir offensé Dieu. « Si Dieu m’a pardonné, si son amour miséricordieux, toujours présent, se donne complètement à moi, comment puis-je être triste ? Si quelqu’un alimentait sa tristesse dans la douleur de ses péchés, cramponné à sa faute, cet homme devrait savoir qu’il s’agit sûrement d’un prétexte et, toujours d’une erreur. [07] » Les fautes, les péchés eux-mêmes peuvent conduire à la joie du repentir et de l’amour qui naît de nouveau avec plus de force encore.

Le Seigneur passe très souvent à côté de nous. Il nous demande parfois beaucoup pour nous donner davantage ; d’autres fois Il nous demande de petites choses : accomplir notre devoir, suivre le plan de vie spirituelle sans paresse ; mortifier l’imagination et la mémoire ; être charitables et affables avec ceux que nous rencontrons… Le Seigneur peut aussi nous demander, au moment où nous nous y attendions le moins, de Le suivre de plus près, peut-être sans abandonner nos occupations, mais avec le plein don de notre cœur, selon notre état, sans limites ni conditions. « Il faut savoir se donner, savoir brûler devant Dieu comme cette lumière que l’on place sur le chandelier, afin d’éclairer les hommes qui marchent dans les ténèbres ; comme ces veilleuses qui brûlent devant l’autel, et qui se consument jusqu’à ce qu’elles meurent. [08] » Et Il nous demande cela à tous : chacun à sa place et dans l’état où il est appelé, dans la vocation particulière qu’il a reçue de Dieu. Cette vocation est l’affaire la plus importante de la vie. Répondons à cet appel le mieux possible et jusqu’à la fin de notre vie.

III. Il s’en alla tout triste. Nous ne savons rien d’autre de lui. Il aurait pu être l’un des Douze. Mais il ne voulut pas ; et Jésus respecta sa liberté. Une liberté qu’il ne sut pas employer. « Le marchand, commente saint Basile, ne s’attriste pas lorsqu’il dépense dans les foires ce qu’il possède pour acquérir ses marchandises ; mais toi (il fait référence à ce jeune homme riche) tu t’attristes en donnant de la poussière en échange de la vie éternelle [09] » ; il préféra conserver la poussière — ses richesses — au lieu de choisir la vie éternelle que le Christ lui offrait.

La tristesse fait beaucoup de mal à l’âme. Comme la mite au vêtement et la vrillette au bois, ainsi la tristesse endommage le cœur de l’homme[10], et elle prédispose au mal. Luttons dès qu’elle apparaît : Aime ton âme, console ton cœur et chasse loin de toi la tristesse ; la tristesse en a tué beaucoup, et elle ne procure aucun avantage[11].

Si notre vie consiste réellement à suivre le Christ, il est logique que nous soyons toujours joyeux : c’est la vraie joie du monde, sans limite et sans mesure ; compatible avec la douleur, avec la maladie, avec l’échec… « La joie chrétienne exclut d’une façon définitive et combat toute tristesse maladive ou imaginaire : l’envie, le découragement, le repli sur soi ne vont pas de pair avec elle, et l’un de ses bienfaits est celui d’exclure ces peines, pleines de poison et sources de mort. [12] » Une âme triste est à la merci des tentations. Que de péchés ont eu leur origine dans la tristesse ! Que d’idéaux elle a rompus ! Si nous sentons parfois le coup de griffe de la tristesse, examinons sa cause avec sincérité dans la prière. N’y a-t-il pas un manque de générosité envers Dieu ou envers les autres ? « “Lætetur cor quaerentium Dominum” — que se réjouisse le cœur de ceux qui cherchent le Seigneur !

« — Cela peut t’éclairer dans la recherche des motifs de ta tristesse.[13] » Cherchons-nous toujours Dieu dans ce qui nous arrive tous les jours ? Prions-nous suffisamment ? Sommes-nous généreux envers les autres ? Nous intéressons-nous à leur santé, à leurs préoccupations ? Sommes-nous capables, au quotidien, de mettre nos biens, nos talents, notre temps, au service de nos frères ?

S’il nous arrive d’avoir l’âme triste, nous demandons-nous : suis-je vraiment généreux envers Dieu ? Suis-je suffisamment détaché de mes affaires ? Est-ce que je me préoccupe trop de moi-même, de ma santé, de mon avenir … ? Il est fort possible que nous trouvions là la cause et le remède de notre tristesse. Quoi qu’il en soit, essayons d’améliorer nos rapports avec le Seigneur, de nous donner aux autres sans compter. Sachons ouvrir notre cœur à celui qui nous connaît, nous estime, et à qui nous avons confié la direction de notre âme.

La joie que le Christ donne rayonnera autour de nous, et ce sera une des plus grandes preuves de charité envers eux. Nombreux sont ceux qui peuvent trouver Dieu dans la joie profonde.

Sainte Marie, Cause de notre joie, prie pour nous, accorde-nous de suivre le Christ de très près, donne-nous la grâce de ne jamais lui tourner le dos, même dans les petites choses de tous les jours.

[01]. Cf. Mc 10, 17.
[02]. Mt 19, 16-22.
[03]. Mc 10, 21.
[04]. Cf. M. J. Indart,
Jésus en son monde.
[05]. Saint Josémaria Escriva,
Amis de Dieu, 24.
[06]. Saint Thomas,
Summa Theologiæ, II-II, q. 28, a. 4, ad 1.
[07]. C. Lopez Pardo,
Sur la vie et la mort..
[08]. Saint Josémaria Escriva,
Forge, n. 44.
[09]. Saint Basile, dans
Catena Aurea, vol. VI, p. 313.
[10]. Prov 25, 20.
[11]. Ecli 30, 23.
[12]. J. M. Perrin,
L’évangile de la joie.
[13]. Saint Josémaria Escriva,
Chemin, n. 666.


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