20e SEMAINE. VENDREDI
17. DE TOUT NOTRE CŒUR
— Aimer Dieu de tout notre être.
— Aimer Dieu de tout notre cœur.
— Différentes manifestations de la vertu de piété.
I. Aimer Dieu n’est pas simplement une chose importante pour l’homme : c’est l’essentiel, ce pour quoi il a été créé et, par conséquent, son occupation fondamentale ici sur terre et, ensuite, sa seule occupation éternelle dans le Ciel ; c’est ce en quoi il atteint son bonheur et sa plénitude. Sans l’amour, la vie de l’homme reste vide. « Ce qui fait échouer une vie, écrit quelqu’un qui aima beaucoup le Seigneur, ce n’est pas la douleur, mais le manque d’amour. » Voilà l’échec : ne pas avoir aimé. Avoir fait peut-être beaucoup de choses dans la vie, mais ne pas avoir mené à bien ce qui était réellement important : l’Amour de Dieu.
Nous lisons aujourd’hui dans l’Évangile de la Messe[01] que, pour Le mettre à l’épreuve, pour interpréter ses paroles de façon tendancieuse, un pharisien s’approcha du Christ et Lui demanda : Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? Il espérait entendre quelque chose qui lui permettrait d’accuser Jésus de parler contre l’Écriture. Mais Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Dieu ne demande pas pour Lui une place de plus dans notre cœur, dans notre âme, dans notre esprit, à côté d’autres amours : Il veut la totalité de notre amour. Non pas un peu d’amour, un peu de notre vie, mais la totalité de notre être. « Dieu est Tout, l’Unique, l’Absolu, et Il doit être aimé ex toto corde, absolument [02] », sans fin ni mesure.
Le Christ, Dieu fait homme qui vient nous sauver, nous aime d’un amour unique et personnel, qui demande tout notre amour. Il attend que nous Lui donnions ce que nous avons, en suivant la vocation personnelle à laquelle Il nous a appelés un jour et Il continue de nous appeler quotidiennement au milieu de nos occupations et à travers les circonstances, agréables ou non, qui arrivent chaque jour. « Dieu a le droit de nous dire : penses-tu à moi ? Restes-tu en ma présence ? Me cherches-tu pour appui ? Me cherches-tu comme la Lumière de ta vie, comme une cuirasse... comme un tout ?
« — Alors, attache-toi à cette résolution : aux heures que les gens considèrent comme bonnes, je crierai : Seigneur ! Et aux heures que l’on dit mauvaises, je redirai : Seigneur ! [03] » Toute circonstance peut servir pour L’aimer de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit..., de toute son existence. Non seulement quand nous allons au temple pour Lui rendre visite, pour communier..., mais aussi au milieu du travail, lorsqu’arrive la douleur, l’échec, ou une bonne nouvelle inattendue. Répétons-lui souvent dans l’intimité de notre cœur : « Jésus, je t’aime », j’accepte en paix cette contradiction pour Toi, je finirai cette tâche le mieux possible parce que je sais que cela Te plaît, qu’il ne T’est pas indifférent que j’agisse de cette façon ou d’une autre... Jésus, je T’aime..., mais apprends-moi à T’aimer, avec mon cœur et dans toutes mes actions.
II. Mon fils, donne-moi ton cœur et que tes yeux observent mes voies[04].
Saint Thomas enseigne que le principe de l’amour est double : on peut aimer sentimentalement ou raisonnablement, c’est-à-dire avec le cœur ou avec l’intelligence. Dieu demande de L’aimer des deux façons : avec le cœur humain, comme nous aimons les créatures de la terre[05], avec le seul cœur que nous avons. Le cœur, l’affectivité, est une partie intégrante de notre être. « Étant des hommes, dit saint Jean Chrysostome contre la secte manichéenne, qui considérait les sentiments humains comme essentiellement mauvais, il n’est pas possible de supprimer complètement les émotions : nous pouvons les dominer, mais pas vivre sans elles. De plus, la passion peut être profitable, si nous savons l’utiliser quand elle est nécessaire. [06] » L’amour en Jésus-Christ est à la fois humain et surnaturel : plein de chaleur, de vibration, de tendresse..., quand Il s’adresse à son Père céleste et quand Il est avec les hommes : Il s’émeut devant une veuve qui a perdu son fils unique, pleure un ami mort, regrette l’ingratitude de quelques lépreux qui avaient été guéris de leur maladie, se montre toujours cordial, ouvert à tous, même dans les moments terribles de la Passion... Si nous désirons suivre le Christ de près, être vraiment ses disciples, rappelons-nous que la vie chrétienne ne consiste pas « à beaucoup penser, mais à beaucoup aimer [07] ».
Les émotions et les sentiments nous font souvent expérimenter l’indigence, le besoin d’aide, de protection, d’affection, de bonheur... Et ces sentiments, parfois très profonds, sont nécessaires pour chercher Dieu, pour Lui dire que nous L’aimons, que nous avons besoin de son aide, pour rester près de Lui. Si notre conduite était seulement le fruit de choix rationnels et froids, ou si nous prétendions ignorer l’aspect affectif de notre être, nous ne vivrions pas intégralement comme Dieu le veut, et peu à peu il serait possible d’en arriver à ne plus aimer du tout. Dieu a fait l’homme avec un corps et une âme, et Jésus notre Maître nous dit de L’aimer avec notre être entier, cœur, esprit et forces.
Il peut arriver parfois de devenir froids et sans envie, comme si le cœur s’était endormi, car les sentiments apparaissent et disparaissent d’une façon parfois imprévisible. Ne nous limitons pas à suivre le Seigneur de mauvais gré, dans l’attitude de celui qui accomplit une obligation. Prenons les moyens d’en sortir au cas où ce serait de la tiédeur, un véritable manque d’amour et non un chemin de purification que le Seigneur peut permettre. Faisons appel à notre volonté et demandons au Seigneur de nous aider à L’aimer de tout notre cœur même si nous ne ressentons rien.
L’attitude du Seigneur est semblable à celle d’une mère qui donne des récompenses à son fils, par amour, sans qu’il s’y attende. Et cet enfant, qui aime sa mère, manifeste sa joie et sa reconnaissance, et repousse l’idée que sa mère ne l’aime pas lorsqu’elle ne lui offre pas de cadeaux ; il sait aussi voir l’amour dans une correction ou dans une visite chez le médecin. Il en est ainsi avec Dieu notre Père, qui nous aime infiniment plus. Profitons, lorsqu’elles existent, des consolations sensibles pour nous approcher davantage du Seigneur, pour répondre à son amour avec plus de générosité, tout en sachant que l’essence de l’amour n’est pas dans les sentiments.
III. Mon cœur est comme de la cire, il se fond au milieu de mes entrailles[08], dit l’Écriture.
L’amour ne vit pas si nous ne l’entretenons pas. Tout en évitant l’affectation, pratiquons les manifestations affectives de piété (sans réduire l’amour à ces manifestations) en y mettant tout notre cœur, par exemple en embrassant un crucifix ou en contemplant une représentation de Notre-Dame... Si nous ne L’aimons qu’« à la force du poignet », nous finirons par nous fatiguer et appauvrir notre relation : dans les relations avec Dieu le cœur est une précieuse aide. « Ton intelligence est engourdie, inactive : tu fais des efforts inutiles pour coordonner tes idées en présence du Seigneur : un véritable abrutissement !
« Ne t’efforce pas, ne t’inquiète pas. — Écoute-moi bien : c’est l’heure du cœur. [09] » C’est le moment peut-être de lui dire des mots simples, des oraisons jaculatoires pleines de piété et d’affection. Ceux qui aiment Dieu savent à quel point il est important de faire chaque jour la même chose : des mots, des actions, des gestes que l’amour transfigure quotidiennement en d’autres mots, d’autres actions, d’autres gestes à étrenner[10].
Pour aimer Dieu de tout notre cœur, ayons recours à la Sainte Humanité de Jésus, en lisant peut-être une vie du Christ : le contempler comme Dieu parfait et comme Homme parfait. Observer son comportement avec ceux qui L’entourent : sa compassion miséricordieuse, son amour pour tous. Méditons tout particulièrement sa Passion et sa Mort sur la Croix, sa générosité sans limite lorsqu’Il souffre le plus. Utilisons pour nous adresser à Dieu les mêmes mots qui expriment l’amour humain : même les chansons qui parlent de cet amour pur et noble peuvent devenir une prière.
L’amour de Dieu, comme tout véritable amour, n’est pas seulement un sentiment, ni de la sensiblerie ou du sentimentalisme vide : il dirige tous les aspects de la vie de l’homme. « “Les œuvres sont amour, non les beaux discours”. Des œuvres ! Des œuvres ! Une résolution à prendre : oui, je redirai encore très souvent que je t’aime — combien de fois l’ai-je répété aujourd’hui ! ; mais, par ta grâce, ce seront surtout ma conduite, mes petits riens de chaque jour dont l’éloquence muette criera devant Toi, Seigneur, pour te montrer mon Amour. [11] »
[01]. Mt 22, 34-40.
[02]. F. Ocáriz, Amour de Dieu, amour des hommes.
[03]. Cf. Saint Josémaria Escriva, Forge, n. 506.
[04]. Prov 23, 26.
[05]. Cf. Saint Thomas, Commentaire à l’Evangile de saint Matthieu, 22, 4.
[06]. Saint Jean Chrysostome, Homélies sur l’Évangile de saint Matthieu, 16, 7.
[07]. Cf. Jean-Paul II, Homélie, Avila 1er novembre 1982 ; Sainte Thérèse d’Avila, Château intérieur, IV, 1, 7.
[08]. Ps 21, 15.
[09]. Saint Josémaria Escriva, Chemin, n. 102.
[10]. Cf. J. M. Escartin, Méditations du Rosaire.
[11]. Saint Josémaria Escriva, Forge, n. 498.
20e SEMAINE. SAMEDI
18. AGIR ET ENSEIGNER
— Annoncer le Christ par nos actions.
— Jésus est notre modèle.
— L’exemple seul ne suffit pas : Créer les occasions d’annoncer la bonne nouvelle.
I. Le Seigneur prévient ses disciples contre les scribes et les pharisiens qui, assis sur la chaire de Moïse, enseignaient au peuple les Écritures, mais leur vie était très éloignée de leur enseignement : Pratiquez donc et observez tout ce qu’ils peuvent vous dire. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas, dit l’Évangile[01]. Saint Jean Chrysostome commente : « Y a-t-il quelque chose de plus triste qu’un maître qui dirait à ses disciples : ne prenez pas exemple sur ma vie ?[02] »
Le Seigneur nous demande une vie exemplaire dans nos tâches quotidiennes et dans l’apostolat. Nous avons autour de nous de nombreux exemples admirables de sainteté, mais demandons que, parmi les chrétiens, les gouvernants, les personnes influentes, les pères de famille, les maîtres, les prêtres et tous ceux qui d’une manière ou d’une autre doivent être le bon pasteur pour d’autres, soient de plus en plus saints. Le monde a besoin d’exemples vivants.
En Jésus-Christ se trouve l’unité de vie parfaite, l’union la plus profonde en paroles et en actions. Ses paroles expriment la mesure de ses actions si merveilleuses et si bien achevées. Aujourd’hui nous avons vu des choses incroyables[03], disent les gens après que Jésus ait pardonné les péchés au paralytique et l’ait guéri. Les pharisiens s’exclament avec étonnement : Que ferons-nous ? Car cet homme réalise beaucoup de merveilles[04]. Mais ils rejetèrent son témoignage : Si je n’avais pas fait chez eux les œuvres que nul autre n’a faites, ils seraient sans péché[05]. Auparavant Il les avait invités à croire : Croyez au moins en raison des œuvres elles-mêmes[06]… Les œuvres mêmes que je fais me rendent témoignage[07]. Actions et paroles, dans la vie cachée de Jésus et dans son ministère public, proclament la vérité unique de la révélation.
C’est par des faits de la vie courante, souvent vécue avec héroïsme, que nous pouvons montrer que le Christ vit. La vocation d’apôtre que nous avons reçue au Baptême, est de rendre témoignage, par des œuvres et par des paroles, de la vie et de la doctrine du Christ : Regardez comme ils s’aiment, disait-on des premiers chrétiens. Et les gens étaient édifiés par leur conduite, et ils avaient la sympathie de tout le peuple[08], disent les Actes des Apôtres. Et , le Seigneur augmentait tous les jours le nombre de ceux qui devaient se sauver[09]. Les convertis à la foi profitaient de toutes les occasions pour justifier leur espérance[10] et pour communiquer leur joie : ceux qui s’étaient dispersés s’en furent de-ci de-là, annonçant la parole divine[11].
Beaucoup allèrent jusqu’à témoigner par le martyre. Sommes-nous disposés à en arriver là si le Seigneur nous le demande ? Le martyr, cette folie apparente, se transforme en une force puissante qui attire vers le Christ : beaucoup se convertissaient en regardant les martyrs. D’où le mot, qui signifie témoin, témoignage du Christ.
À nous, d’ordinaire, le Seigneur nous demande de témoigner simplement dans notre vie de tous les jours, engagée dans des occupations semblables à celles des autres : « Nous devons nous conduire de telle manière que les autres puissent dire en nous voyant : celui-ci est chrétien, parce qu’il n’a pas de haine, parce qu’il sait comprendre, parce qu’il n’est pas fanatique, parce qu’il domine ses instincts, parce qu’il se sacrifie, parce qu’il manifeste des sentiments de paix, et parce qu’il aime. »[12]
II. Contemplons l’exemple de Jésus : cœpit Iesus facere et docere[13], Jésus commença à faire et à enseigner ; « par le témoignage de sa vie et la puissance de sa parole, Il a proclamé le Royaume[14] ». Jésus ne se limita pas à parler, à être seulement le Maître qui illumine avec une doctrine merveilleuse ! « “Cœpit facere et docere”, Jésus se mit d’abord à agir et, ensuite, à enseigner. Toi et moi, nous devons rendre ce témoignage de l’exemple, parce que nous ne pouvons mener une double vie : nous ne pouvons pas enseigner ce que nous ne pratiquons pas. En d’autres termes, nous devons enseigner ce que, pour le moins, nous nous efforçons de pratiquer.[15] »
Le Seigneur, dans ses longues années de travail à Nazareth, enseigne la valeur rédemptrice du travail et appelle même à atteindre la plus grande compétence, tout le prestige possible dans sa profession ou ses études : un travail bien fait, avec ordre et intensité, une charité délicate envers les personnes qui nous entourent, les collègues, les clients, les supérieurs, les subordonnés, tous. On montre la doctrine de Jésus par exemple dans la manière surnaturelle de supporter la maladie, les difficultés économiques, dans la gestion du succès professionnel si le Seigneur veut qu’ils arrivent..., dans la façon de se distraire, de se reposer, dans la joie même si le sourire coûte. Le Christ est le grand motif pour être toujours joyeux. Et cette joie, fruit de la paix de l’âme, est un signe convaincant que les autres cherchent.
L’exemple, conséquence de la vie de foi, attire beaucoup. Il ne s’agit pas de rendre témoignage de nous-mêmes, mais du Seigneur. Une action telle qu’« on puisse découvrir le visage du Maître à travers les actions du disciple [16] », et dire comme saint Paul : devenez mes imitateurs, comme je le suis du Christ[17]. Jésus est le seul Modèle en qui nous puissions nous regarder. La charité, par exemple, est le signe distinctif que Jésus nous a laissé, et c’est par elle que l’on reconnaît le disciple du Seigneur : C’est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres[18]. « Avant de vouloir rendre saints ceux que nous aimons, il faut les rendre heureux et joyeux, car rien ne prépare mieux l’âme pour la grâce que le bonheur et la joie.
« Tu sais déjà (...) que lorsque tu as conquis les cœurs de ceux que tu veux rendre meilleurs, si tu as su les attirer avec la mansuétude du Christ, tu as déjà parcouru la moitié de ton chemin apostolique. Lorsqu’ils t’aiment et ont confiance en toi, lorsqu’ils sont contents, le champ est prêt pour les semailles. Leurs cœurs se sont ouverts comme une terre fertile, pour recevoir le blé blanc d’une parole d’apôtre ou d’éducateur.
« Ne perdons jamais de vue que le Seigneur a promis son efficacité aux visages aimables, aux manières affables et cordiales, à la parole claire et persuasive qui dirige et forme sans blesser : beati mites quoniam ipsi possidebunt terram, bienheureux les doux, car ils posséderont la terre. N’oublions jamais que nous sommes des hommes qui fréquentons d’autres hommes, même lorsque nous voulons faire du bien aux âmes. Nous ne sommes pas des anges. Et, par conséquent, notre aspect, notre sourire, nos manières, sont des éléments qui conditionnent l’efficacité de notre apostolat. »[19]
III. Faire et enseigner ; exemple et doctrine. « Pour enseigner il ne suffit pas d’agir, écrit saint Jean Chrysostome ; et ce n’est pas moi qui le dis, mais le Christ Lui-même : celui qui aura fait, dit-il, et aura enseigné sera tenu pour grand (Mt 5, 19). Si le simple fait d’agir était suffisant, la deuxième partie de la phrase du Seigneur serait de trop, car il aurait suffi de dire : celui qui aura fait ; en distinguant les deux choses il fait comprendre que dans la parfaite édification des âmes les œuvres ont leur part et les paroles la leur, et elles ont besoin les unes des autres. » [20] Il ne s’agit pas de choses opposées ni séparées : parler est un signe, une nouvelle du Christ ; vivre est aussi un signe, une façon d’enseigner, qui confirme la véracité du premier. L’apostolat « ne consiste pas dans le seul témoignage de la vie ; le véritable apôtre cherche les occasions d’annoncer le Christ par la parole, soit aux incroyants pour les aider à cheminer vers la foi, soit aux fidèles pour les instruire, les fortifier, les inciter à une vie plus fervente »[21]. Que peut signifier pour un païen la bonne conduite d’un chrétien, si on ne lui parle pas de notre trésor, le Christ, que nous avons rencontré ? Ne donnons pas l’exemple de nous-mêmes, mais du Christ. Nous sommes ses témoins dans le monde ; et un témoin ne l’est pas de soi-même : il rend témoignage d’une vérité ou de faits qu’il enseigne. Vivre la foi et proclamer sa doctrine voilà ce que Jésus nous demande.
Dans notre vie, cherchons des occasions pour parler, sans gaspiller une seule opportunité, pour faire connaître le Seigneur. Notre tâche consiste à rendre joyeux et aimable le chemin qui conduit au Christ. Si nous agissons ainsi, beaucoup auront envie de le suivre, et nous porterons la joie et la paix du Seigneur à d’autres hommes.
Lorsqu’une femme du peuple, émerveillée par la doctrine de Jésus, fait l’éloge de la Mère du Seigneur, Jésus répond : Bienheureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la gardent[22]. Personne autant que Sainte Marie n’a accompli cela. Demandons-lui de nous aider à mettre en pratique nos résolutions d’exemplarité dans notre conduite quotidienne.
[01]. Mt 23, 1-12.
[02]. Saint Jean Chrysostome, Homélies sur saint Matthieu, 72, 1.
[03]. Lc 5, 26.
[04]. Jn 11, 47.
[05]. Jn 15, 24.
[06]. Jn 14, 11.
[07]. Jn 5, 36.
[08]. Ac 2, 47.
[09]. Idem.
[10]. Cf. 1 P 3, 15.
[11]. Ac 8, 4.
[12]. Saint Josémaria Escriva, Quand le Christ passe, 122.
[13]. Ac 1, 1.
[14]. Concile Vatican II, Const. Lumen gentium, 35.
[15]. Saint Josémaria Escriva, Forge, n. 694.
[16]. Idem, Quand le Christ passe, 105.
[17]. 1 Cor 4, 16.
[18]. Jn 13, 35.
[19]. S. Canals, Dieu est parmi nous.
[20]. Saint Jean Chrysostome, Sur le sacerdoce, 4, 8.
[21]. Concile Vatican II, Decr. Apostolicam actuositatem, 6.
[22]. Lc 11, 28.