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23e SEMAINE. LUNDI

40. ÉTENDS TA MAIN

— Le Seigneur ne demande pas l’impossible : Il donne la grâce d’être saints.

— Lutter dans les petites choses qui sont à notre portée.

— Docilité à ce que le Seigneur demande chaque jour.

I. Jésus entra un jour de sabbat dans la synagogue, où se trouvait un homme, dont une main était paralysée. Saint Luc précise que c’était la droite[01]. Les scribes et les pharisiens L’observaient pour voir s’Il ferait une guérison le jour du sabbat. L’interprétation de la Loi des pharisiens ne permettait d’appliquer des médicaments en ce jour consacré au Seigneur que s’il y avait un danger imminent de mort ; et ce n’était pas le cas de cet homme qui était venu à la synagogue dans l’espoir que Jésus le guérisse.

Le Seigneur, qui connaissait bien les pensées et les intrigues de ceux qui aimaient davantage la lettre de la Loi que le Seigneur de la Loi, dit à l’homme à la main malade : Lève-toi, et reste debout devant tout le monde. L’homme se leva et se tint debout. Et Jésus, regardant autour de Lui, dit à cet homme : Étends ta main. Cet homme s’efforça de faire ce que le Seigneur lui disait, et sa main redevint normale. Voici un malade guéri grâce à la force divine des paroles du Christ, mais aussi à cause de sa docilité. Ainsi sont les miracles de la grâce : devant des défauts qui nous semblent insurmontables, face à des buts apostoliques qui paraissent trop élevés ou difficiles, le Seigneur demande cette même attitude : une confiance en Lui, manifestée par le recours aux moyens surnaturels, et une mise en pratique de ce qui est à notre portée, ce que le Maître inspire dans l’intimité de la prière ou à travers la direction spirituelle.

Certains Pères de l’Église ont vu dans ces paroles du Seigneur, étends ta main, une façon de vivre les vertus : « Étends-la souvent, commente saint Ambroise, en favorisant ton prochain ; défends de toute injure celui que tu vois souffrir sous le poids de la calomnie, étends aussi ta main au pauvre qui te demande ; étends-la vers le Seigneur, en Lui demandant pardon pour tes péchés : c’est ainsi que l’on doit étendre la main, et c’est ainsi que l’on guérit. [02] » Guérir… en réalisant de petits actes des vertus que nous voulons acquérir, en faisant de petits pas en avant vers les buts où nous voulons arriver. Si nous nous efforçons, la grâce réalise des merveilles avec ces efforts qui semblent bien peu de chose. Si cet homme, confiant davantage en son expérience d’autres fois qu’en les paroles du Seigneur, n’avait pas mis en pratique le peu qu’on lui demandait, il aurait peut-être continué de vivre tout le reste de sa vie avec une main malade. Les vertus se forgent jour après jour, la sainteté se cultive en étant fidèles dans ce qui est peu de chose, dans ce qui est courant, dans des actions qui pourraient sembler insignifiantes, si elles n’étaient pas vivifiées par la grâce.

« Tout comme on taille une pierre ou du bois, chaque jour un peu plus et dans un esprit de pénitence, il faut limer des aspérités, en éliminant les défauts de notre vie personnelle, grâce à de petites mortifications (…). Ensuite Jésus-Christ ajoute ce qui manque. [03] » C’est Lui qui réellement réalise l’œuvre de la sainteté et qui remue les âmes, mais Il compte sur notre collaboration, notre obéissance à ce qu’Il nous indique, bien que cela semble insignifiant… comme étendre la main. Cela invite à une lutte ascétique joyeuse et à ne jamais se décourager. Notre plus grand pouvoir se trouve dans les plus petites choses.

II. Étends ta main…, efforce-toi de bien vivre cet ensemble de petites choses qui composent un jour. Certains buts ne sont pas atteints parce que nous ne sommes pas fermement convaincus de l’aide de la grâce divine, qui rend surnaturellement efficaces les petits efforts.

La tiédeur paralyse l’exercice des vertus, tandis qu’elles prennent des ailes avec l’amour. L’amour a été le grand moteur de la vie des saints. La tiédeur fait que les plus petits efforts (une lettre à écrire, un coup de téléphone, une visite, une conversation, la ponctualité dans le plan de vie quotidien…) commencent à sembler irréalisables ; elle fait d’un grain de sable une montagne. Une personne tiède pensera que, bien que le Seigneur lui demande d’étendre la main, elle ne peut pas ; en conséquence, elle ne l’étend pas… et elle ne guérit pas. Au contraire, l’amour donne aux petits actes de vertu que nous réalisons du matin au soir une réelle efficacité surnaturelle : ils forgent les vertus, liment les défauts et avivent le désir de sainteté. Comme une goutte d’eau ramollit peu à peu la pierre et la perfore, comme les gouttes d’eau fécondent la terre assoiffée, ainsi les bonnes œuvres répétées créent les bonnes habitudes, une vertu solide, la conservent et l’augmentent[04]. La charité se fortifie tout particulièrement par des petits “rien” : un sourire, un climat aimable autour de soi, même si on est fatigué, éviter le mot qui peut gêner, ne pas s’impatienter dans les embouteillages des grandes villes, aider un collègue qui, ce jour-là, est en retard dans son travail, prêter ses notes à quelqu’un qui a été malade…

Les défauts enracinés (paresse, égoïsme, envie…) se corrigent en essayant de vivre l’évangile et en se rappelant ce mot du Christ : Étends ta main. On s’améliore quand, avec l’aide du Seigneur on lutte dans les petites choses de la vie : se lever à l’heure prévue, être soigné dans sa mise ; servir, sans que cela se remarque, ceux qui vivent avec nous ; moins penser à sa propre santé, à ses préoccupations personnelles ; bien choisir un programme de télévision, ou l’éteindre s’il est inconvenant… Jésus nous le dit continuellement : étends ta main ! Fais ces petits efforts que te suggère l’Esprit Saint dans ton âme, et ceux que l’on te conseille dans la direction spirituelle pour surmonter telle ou telle incapacité, malgré les échecs subis peut-être dans d’autres occasions.

Parce que nous comptons sur l’inépuisable grâce du Seigneur, la sainteté dépend en bonne partie de nous, de notre effort docile et continu. On raconte que saint Thomas d’Aquin avait la réputation de ne pas beaucoup parler. Un jour, sa sœur lui demanda ce qu’il fallait faire pour être saints. Et presque sans s’arrêter, le saint répondit tout en marchant : le vouloir ! Demandons au Seigneur de vouloir vraiment aller chaque jour à Lui, qui nous conseille à travers la direction spirituelle.

III. L’homme à la main paralysée fut docile aux paroles de Jésus : Il se mit debout devant tout le monde, comme le lui avait demandé le Seigneur, et ensuite il obéit lorsque Jésus lui dit d’étendre cette main malade. De la même manière la direction spirituelle personnelle coopère avec l’action intime du Saint-Esprit dans l’âme. Elle aide à remporter chaque jour des petites victoires sur soi-même, ce qui rend disponible pour de nouvelles grâces. Lorsqu’un chrétien fait tout ce qu’il peut pour que les vertus se développent dans son âme (en enlevant les obstacles, en s’éloignant des occasions de pécher, en luttant dès le début de la tentation), Dieu se donne totalement à lui avec de nouvelles grâces pour fortifier les vertus naissantes et lui offre les dons du Saint-Esprit qui perfectionnent ces habitudes.

Le Seigneur désire que nous ayons un désir efficace et concret d’être saints. Dans la vie intérieure les idées généreuses et générales ne suffisent pas. « As-tu vu comment ils ont bâti cet imposant édifice ? — Une brique, puis une autre. Des milliers de briques, mais une par une. — Et des sacs de ciment, un par un. — Et des pierres, dont chacune représente peu de chose dans la masse de l’ensemble. — Et des barres de fer. — Et des ouvriers qui ont travaillé, jour après jour, un même nombre d’heures…

« As-tu vu comment ils ont élevé cet imposant édifice ? — À force de petites choses.[05] »

On croit parfois que la sainteté n’est possible qu’exceptionnellement, dans les grandes épreuves, dans les circonstances extraordinaires comme le martyre ; un peu comme si la vie chrétienne vécue avec toutes ses conséquences, consistait forcément en ces éclats, en une entreprise réservée à des minorités, à des gens exceptionnels ; le Seigneur se contenterait-il, pour la majorité des gens, d’une vie chrétienne de seconde catégorie ? Au contraire, Il les appelle tous à la sainteté : la mère de famille affairée parce qu’elle a à peine le temps de mener à bien tout le travail de la maison, l’entrepreneur, l’étudiant, la vendeuse d’un grand magasin, celle qui est à la tête d’une petite boutique de légumes… À tous le Saint-Esprit dit : la volonté de Dieu, c’est votre sanctification[06]. Et il s’agit d’une volonté efficace, parce que Dieu compte sur toutes les circonstances de notre vie et nous donne les grâces nécessaires pour agir saintement.

Pour croître en vertus, il est donc très utile d’être attentif à ce que nous dit le Seigneur, à travers des intermédiaires souvent, sans tarder à le mettre en pratique. « La Très Sainte Vierge, Marie de Nazareth, est pour nous tous un exemple sublime de cette docilité : Elle a prononcé le ‘fiat’ de sa disponibilité totale aux desseins de Dieu, de telle manière que l’Esprit put commencer en Elle la réalisation concrète du plan de salut. [07] » Demandons aujourd’hui à notre Mère de nous aider à être de plus en plus dociles au Saint-Esprit, à croître en vertus, en luttant dans les petites choses de chaque jour.

[01]. Lc 6, 6-11.
[02]. Saint Ambroise,
Commentaire à l’Evangile de Saint Luc.
[03]. Saint Josémaria Escriva,
Forge, n. 403.
[04]. Cf. R. Garrigou-Lagrange,
Les trois âges de la vie intérieure, vol.I.
[05]. Saint Josémaria Escriva,
Chemin, n. 823.
[06]. 1 Th 4, 3.
[07]. Jean-Paul II,
Allocution, 30 mai 1981.



23e SEMAINE. MARDI

41. LA PRIÈRE DU CHRIST ET NOTRE PRIÈRE

— Le Seigneur, au Ciel, continue d’intercéder pour nous.

— Le fruit de la prière.

— Les prières vocales.

I. On lit dans l’Évangile[01] d’aujourd’hui que le Christ s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu. Le lendemain, Il choisit les Douze Apôtres. C’était la prière du Christ pour son Église naissante.

Dans de nombreux passages l’Évangile montre le Christ uni à son Père Céleste dans une prière intime et pleine de confiance. Il convenait aussi que Jésus, Dieu parfait et Homme parfait, prie pour nous donner l’exemple d’une prière humble, pleine de confiance, persévérante, puisqu’Il nous ordonna de prier toujours, sans jamais nous lasser[02], sans nous laisser vaincre par la fatigue.

Jésus fit de multiples demandes à son Père, et sa prière fut toujours écoutée[03]. Ses disciples connaissaient bien ce pouvoir de la prière du Seigneur. Après la mort de Lazare, sa sœur Marthe dit à Jésus : Seigneur, si Tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ; mais je sais que tout ce que tu demandes à Dieu, Il Te le concède[04]. Au moment de la résurrection de Lazare, Jésus leva les yeux au ciel et dit : Père, Je Te rends grâce parce que Tu m’as écouté ; Je sais que Tu M’écoutes toujours[05]. Il priera pour Pierre avant la Passion : Simon, Simon, l’avertit-Il, Satan vous cherche pour vous secouer au crible comme du blé ; mais Moi, J’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas. Et toi, une fois remis sur la bonne voie, affermis tes frères[06]. Et Pierre se convertit après sa chute. Il avait également prié pour les Apôtres et pour tous les fidèles chrétiens : Je ne prie pas pour que Tu les retires du monde, mais pour que Tu les préserves du Malin... Consacre-les dans la vérité...[07]. Jésus sait l’abattement dans lequel vont tomber ses disciples quelques heures plus tard, mais sa prière les soutiendra ; elle leur obtiendra des forces pour être fidèles jusqu’à donner bien plus tard leur vie pour leur Maître.

Dans cette prière sacerdotale de la Dernière Cène, le Seigneur supplie son Père pour tous ceux qui croiront en Lui à travers les siècles. Le Seigneur pria pour nous, sa grâce ne nous manque pas. « Le Christ vivant continue de nous aimer encore maintenant, aujourd’hui, et Il nous présente son cœur comme la source de notre rédemption : Semper vivens ad interpellandum pro nobis (Heb 7, 25). À tout moment l’amour de ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui est si peu payé de retour par eux, nous entoure, nous et le monde entier.[08] » Essayons-nous de mieux répondre à son amour ?

Du Ciel Jésus-Christ, « assis à la droite du Père [09] », intercède pour nous qui sommes membres de l’Église, et « Il continue toujours d’être notre avocat et notre médiateur[10] ». Saint Ambroise est certain que Jésus défend toujours notre cause devant le Père et sa prière ne peut pas être rejetée[11] ; Il demande au Père que les mérites qu’Il a acquis pendant sa vie terrestre nous soient continuellement appliqués.

N’est-ce pas une grande joie que de penser que le Christ, toujours vivant, ne cesse d’intercéder pour nous [12], que nous pouvons unir nos prières et notre travail à sa prière, et que près d’elle ils atteignent une valeur infinie. Parfois l’humilité, la confiance, la persévérance nécessaires nous manquent dans la prière ; appuyons-la sur celle du Christ et demandons-lui de nous inspirer pour prier selon les intentions divines, qu’Il fasse jaillir la prière de nos cœurs et la présente à son Père, pour que nous soyons un avec Lui pour toute l’éternité[13]. Plus encore, faisons de notre vie entière une offrande intimement unie à celle de Jésus, à travers la Vierge Marie : Père Saint ! Par le Cœur Immaculé de Marie, je vous offre Jésus, votre Fils très aimé, et je m’offre moi-même en Lui, avec Lui et par Lui, à toutes ses intentions et au nom de toutes les créatures[14]. Ainsi notre prière et nos actes, unis intimement à ceux de Jésus, acquièrent une valeur infinie.

II. Le Maître a enseigné par son exemple le besoin de prier et rappelé à maintes reprises qu’il faut prier sans jamais se lasser. Se recueillir pour prier, c’est s’approcher, assoiffés, de la source des eaux vives[15], y trouver la paix et les forces nécessaires pour suivre avec joie, avec optimisme son chemin dans la vie.

Que de bien l’on peut faire à l’Église et au monde par la prière, par ces moments, comme celui-ci, où nous restons près du Seigneur ! L’on a dit que ceux qui prient sont comme « les colonnes du monde », sans lesquelles tout s’écroulerait. Écoutons saint Jean de la Croix : « un tout petit peu de cet amour pur est plus précieux pour Dieu et pour l’âme et plus profitable pour l’Église, même s’il semble peu de chose, que toutes les autres œuvres ensemble [16] ». C’est la prière qui rend fort face aux difficultés, qui aide à sanctifier le travail, à être exemplaires dans les occupations, à traiter avec cordialité ceux qui vivent ou travaillent avec nous. La prière nous découvre l’urgence de porter le Christ à ceux avec qui nous vivons, surtout s’ils se trouvent loin de Dieu.

Sainte Thérèse d’Avila se fait l’écho des paroles d’un « grand écrivain », pour qui « les âmes qui ne prient pas sont comme un corps paralysé ou infirme, qui bien qu’il ait des pieds et des mains, ne peut pas les utiliser [17] ». La prière est nécessaire pour aimer de plus en plus le Seigneur, pour ne jamais se séparer de Lui ; sans elle l’âme tombe dans la tiédeur, perd la joie et les forces pour faire le bien.

Ce dialogue intime de Jésus avec Dieu son Père était continu pour demander, louer, rendre grâces ; en toute circonstance, le Seigneur s’adresse au Père. Aspirons-nous à toujours fréquenter Dieu, et spécialement dans les moments que nous consacrons à parler avec Lui, comme la Sainte Messe ou comme dans ce moment de prière ? Tout au long de la journée aussi, à tout moment : en commençant ou en terminant son travail ou son étude, en attendant l’ascenseur, lorsque nous rencontrons dans la rue une personne connue. Une invocation pleine de tendresse — Abba, Père ! — était constamment sur les lèvres du Seigneur ; c’est avec elle qu’Il commençait souvent ses actions de grâces, ses demandes ou ses louanges. Prenons l’habitude d’appeler Dieu ainsi : Père !, avec tendresse et confiance !

Tous les moments solennels de la vie du Seigneur sont précédés par la prière. « L’Évangéliste indique que ce fut précisément pendant la prière de Jésus qu’Il manifesta le mystère de l’amour du Père et que se révéla la communion des Trois Personnes Divines. C’est dans la prière que nous apprenons le mystère du Christ et la sagesse de la Croix. Dans la prière nous percevons, dans toutes leurs dimensions, les besoins réels de nos frères et de nos sœurs du monde entier ; dans la prière nous nous fortifions face aux possibilités que nous avons devant nous ; dans la prière nous prenons des forces pour la mission que le Christ partage avec nous.[18] »

Le Saint Curé d’Ars avait l’habitude de dire que la plupart des maux qui si souvent nous angoissent sur la terre viennent précisément de ce que nous ne prions pas ou que nous le faisons mal[19]. Prenons la résolution de nous adresser avec amour et confiance à Dieu par la prière mentale, les prières vocales et ces brèves formules, les oraisons jaculatoires, et nous aurons la joie de vivre notre vie près de Dieu notre Père, le seul lieu où il vaille vraiment la peine de vivre.

III. C’est le Saint-Esprit qui incite le plus à fréquenter Jésus dans la prière mentale et dans la prière vocale, avec les prières aussi apprises peut-être de nos parents quand nous étions tout petits. Omniscient en tant que Dieu, le Seigneur apprit cependant en tant qu’homme des lèvres de sa Mère de nombreuses prières transmises de génération en génération dans le peuple hébreu. Et il nous donna l’exemple de l’estime pour la prière vocale. Dans sa dernière prière au Père, Il utilisera les paroles d’un Psaume ; Il enseigna la prière par excellence, le Notre Père, où est contenu tout ce que nous devons demander. La prière vocale est une manifestation de la piété du cœur qui nous aide à maintenir vive la présence de Dieu pendant la journée et même dans les moments de prière mentale si nous n’arrivons pas à prier parce que rien ne nous vient à l’esprit.

Ces prières vocales, beaucoup ont des racines bibliques et liturgiques, d’autres ont été composées par des saints, et elles ont servi à tant de chrétiens pour louer, rendre grâces, demander de l’aide, et pour réparer ! En ayant recours à ces prières nous vivons la Communion des Saints et appuyons ainsi notre foi sur la foi de l’Église[20].

Pour mieux prier, pour éviter la routine « efforce-toi de les réciter avec l’amour que met la première fois dans ses paroles celui qui aime..., et aussi comme si c’était la dernière occasion que tu avais de t’adresser à Notre-Seigneur.[21] »

[01]. Lc 6, 12-19.
[02]. Cf. Lc 18, 1.
[03]. Cf. Saint Thomas,
Summa Theologiæ, III, q. 21, a. 4.
[04]. Jn 11, 21.
[05]. Jn 11, 42.
[06]. Lc 22, 32.
[07]. Cf. Jn 17, 15 et s.
[08]. Jean-Paul II,
Homélie dans la Basilique du Sacré Cœur de Montmartre, Paris, 1 juin 1980.
[09]. Missel Romain,
Symbole niceno-constantinopolitain.
[10]. Saint Grégoire le Grand,
Commentaire au Psaume 5.
[11]. Cf. Saint Ambroise,
Commentaire à l’Epître aux Romains, 8, 34.
[12]. Heb 7, 25.
[13]. Cf. R. Garrigou-Lagrange,
Le Sauveur, p. 351.
[14]. P. M. Sulamitis,
Offrande à l’Amour miséricordieux.
[15]. Cf. Ps 41, 2.
[16]. Saint Jean de la Croix,
Cantique spirituel, 29, 2 b.
[17]. Sainte Thérèse d’Avila,
Château intérieur, premières Demeures, I, 6.
[18]. Jean-Paul II,
Homélie, 13 janvier 1981.
[19]. Saint Curé d’Ars,
Sermon sur la prière.
[20]. Cf. G. Chevrot,
Dans le secret.
[21]. Saint Josémaria Escriva,
Forge, n. 432.


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