25e DIMANCHE. ANNÉE A
55. LA VIGNE DU SEIGNEUR
— Les plans de Dieu. L’honneur de travailler dans sa vigne.
— Dans la vigne du Seigneur il y a du travail pour tous.
—C’est dans les circonstances qui entourent notre vie ordinaire que le Seigneur veut que nous nous sanctifiions.
I. Dans la vie des hommes il y a des moments particuliers où Dieu concède des grâces spéciales pour Le rencontrer. L’imminence du retour de l’exil du peuple élu suppose un de ces moments privilégiés de proximité du Seigneur.
Beaucoup d’Hébreux se contentaient de revenir et voir à nouveau la ville sainte, Jérusalem. C’était leur espérance et leur joie. Mais Dieu exige davantage, demande l’abandon du péché, la conversion du cœur. C’est pourquoi Il annonce par la bouche du Prophète Isaïe [01] : Mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins… Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, et mes pensées, au-dessus de vos pensées. Nous avons si souvent une vue courte face aux merveilles que Dieu nous a préparées !
Dans les textes de la liturgie de la Messe de ce dimanche, l’Église nous rappelle le mystère de la sagesse de Dieu, toujours uni à des désirs de rédemption : Je suis le sauveur de mon peuple, dit le Seigneur, s’il crie vers moi dans les épreuves, Je l’exauce ; Je suis son Dieu pour toujours[02]. Dans l’Évangile[03], le Seigneur veut que nous considérions comment ces plans rédempteurs sont intimement reliés au travail dans sa vigne, quels que soient l’âge ou les circonstances au cours desquelles Dieu s’est approché de nous et nous a appelés pour que nous le suivions. Le Royaume des cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit au petit jour afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur un salaire d’un denier et les envoya travailler. Mais il fallait davantage de bras, et le propriétaire sortit à plusieurs reprises, de la première heure du matin jusqu’au soir, pour embaucher des ouvriers. À la fin, tous reçurent le même salaire : un denier. Alors, ceux qui avaient travaillé plus longtemps protestèrent, voyant que les derniers appelés recevaient le même salaire qu’eux. Mais le propriétaire leur répondit : Mon ami, je ne te fais aucun tort. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?… Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ?
Le Seigneur ne veut pas ici nous donner un enseignement sur la morale professionnelle. Son intention est autre : révéler que dans le monde de la grâce tout, même ce qui semble être dû en justice pour les bonnes œuvres réalisées, est un pur don. Celui qui a été appelé à suivre de plus près le Christ au début de sa vie, n’aura pas plus de droits que celui qui l’a été à un âge avancé, ou même à la dernière heure de sa vie. Et ceux-ci ne doivent pas se décourager en pensant que c’est peut-être trop tard. Car, pour tous, le salaire provient de la miséricorde divine, et il est toujours immense, sans proportion avec ce que nous pouvons accomplir ici-bas pour le Seigneur. La grandeur de ses plans se situe bien au-dessus des jugements humains.
Et nous, appelés à cette vigne à des heures différentes, avons-nous autre chose à ressentir que l’élan de la gratitude ? L’appel en lui-même est déjà un honneur. « Il n’y a personne, affirme saint Bernard, pour peu qu’il réfléchisse, qui ne trouve en lui-même de puissants motifs qui l’obligent à montrer sa reconnaissance à Dieu. Et nous tout spécialement, parce qu’Il nous a choisis pour Lui et nous a protégés pour le servir Lui seul. [04] »
II. Allez, vous aussi, à ma vigne ! Parmi les maux qui accablent l’humanité, il y en a un qui n’est pas des moindres : le peu de personnes qui grâce à une fréquentation intime et personnelle, connaissent vraiment le Christ ; combien meurent en sachant à peine que le Christ vit et qu’Il est venu apporter le salut à tous. Que beaucoup Le cherchent et Le trouvent dépendra en bonne partie de notre effort : « le travail qui attend tout le monde dans la vigne du Seigneur est si grand. Le “maître de la maison” répète avec force son invitation : Allez, vous aussi à ma vigne. [05] » Allons-nous rester indifférents devant tous ceux qui ne connaissent pas le Christ ? « Que chacun fasse un examen de conscience sur ce qu’il a réalisé, exhorte saint Grégoire le Grand, et qu’il regarde s’il travaille déjà dans la vigne du semeur. Parce que celui qui dans cette vie cherche son propre intérêt n’est pas encore entré dans la vigne du Seigneur. Ceux qui travaillent pour Lui (…) ce sont ceux qui s’efforcent de gagner des âmes et qui sont pressés d’en mener d’autres à la vigne.[06] »
Dans le champ du Seigneur il y a vraiment de la place et du travail pour tous ! Jeunes et vieux, riches et pauvres, hommes et femmes, ceux qui se trouvent dans la plénitude de la vie et ceux qui s’approchent de leur crépuscule, ceux qui disposent de beaucoup de temps libre et ceux qui font de grands efforts et sacrifices pour être chaque soir avec leur famille… Même les enfants, affirme le Concile Vatican II, « ont une activité apostolique qui leur est propre[07] », et si souvent, quelle fécondité que celle de leur apostolat ! Que de bien peuvent faire les malades ! « À tous les chrétiens donc incombe la très belle tâche de travailler sans cesse pour faire connaître et accepter le message divin du salut par tous les hommes sur toute la terre.[08] »
Quelqu’un de ceux qui passent près de nous dans la vie peut-il dire qu’il ne s’est pas senti encouragé, par notre exemple et par notre parole, à aimer davantage le Christ ?
III. Le Pape Jean-Paul II, en commentant cette parabole[09], invite à regarder bien en face notre monde avec ses inquiétudes et ses espérances : un monde, ajoute le Souverain Pontife, dont les situations économiques, sociales, politiques et culturelles présentent des problèmes et des difficultés plus graves que celles que décrivait le Concile Vatican II dans un de ses documents[10]. « De toutes manières, concluait-il, c’est celle-là la vigne, et c’est celui-là le champ où les fidèles laïcs sont appelés à vivre leur mission. Jésus les veut, comme tous ses disciples, sel de la terre et lumière du monde (Cf. Mt 5, 13-14). »
Les plaintes stériles, indices de manque de foi ne plaisent pas au Seigneur, pas plus qu’une vision pessimiste de ce qui nous entoure, quelles que soient les circonstances de notre vie. C’est celle-là la vigne et celui-là le champ : cette société, avec ses valeurs et ses déficiences, cette famille, et pas une autre, ce travail qui nous attend chaque jour… Voilà la vigne du Seigneur où Il veut que nous travaillions, sans fausses excuses, sans nostalgies, sans exagérer les difficultés, sans attendre de meilleures occasions. Pour réaliser cet apostolat nous avons les grâces nécessaires. Et c’est en cela que se fonde notre optimisme. « Dieu m’appelle et m’envoie comme ouvrier à sa vigne ; Il m’appelle et m’envoie travailler pour la venue de son Royaume dans l’histoire. Cette vocation et cette mission personnelle définit la dignité et la responsabilité de chaque fidèle laïc et constitue le point d’appui de toute l’œuvre formative (…). En effet, Dieu a pensé à nous de toute éternité et Il nous a aimés comme des personnes uniques, en nous appelant chacun par notre nom, comme le Bon Pasteur qui appelle chacune de ses brebis par son nom (Jn 10, 3). Mais le plan éternel de Dieu ne se révèle à chacun de nous qu’à travers le déroulement historique de notre vie et de ses événements, et, par conséquent, seulement graduellement : en un certain sens, jour après jour.[11] » Chaque jour nous sommes appelés par Dieu pour mener à bien ses plans de rédemption ; dans chaque situation nous recevons des aides surnaturelles efficaces pour que les circonstances qui nous entourent nous servent de motif pour aimer Dieu davantage et pour réaliser un apostolat fécond.
Saint Paul écrit aux chrétiens de Philippes [12] : Je me sens pris entre les deux : je voudrais bien partir pour être avec le Christ, car c’est bien cela le meilleur ; mais, à cause de vous, demeurer en ce monde est encore plus nécessaire. Si grande était son espérance dans le Christ, si grand son amour de ces premiers chrétiens qu’il avait conduits à la foi ! Paul écrit prisonnier et il souffre à cause de ceux qui, par rivalité, veulent gêner son œuvre. Mais cela ne lui enlèvera ni la paix ni la sérénité, et il continuera à travailler avec les moyens dont il dispose. « N’admets pas le découragement dans ton apostolat. Tu n’as pas échoué, pas plus que le Christ n’a échoué sur la Croix. Courage ! (…) Continue d’avancer à contre-courant, protégé par le Cœur Maternel et très Pur de Notre Dame : Sancta Maria, refugium nostrum et virtus ! Tu es mon refuge et ma force.
« Sois tranquille. Sois serein… Dieu a très peu d’amis sur terre. Ne désire pas quitter ce monde. Ne fuis pas le poids des jours, même si parfois ils nous semblent interminables.[13] »
[01]. Is 55, 6-9.
[02]. Antienne d’ouverture.
[03]. Mt 20, 1-16.
[04]. Saint Bernard, Sermon 2, pour le IVe Dimanche après la Pentecôte, 1.
[05]. Jean-Paul II, Exhort. Apost. Christifideles laici, 30 décembre 1988, 3.
[06]. Saint Grégoire le Grand, Homélies sur l’Évangile, 19, 2.
[07]. Concile Vatican II, Decr. Apostolicam actuositatem, 12.
[08]. Idem, 3.
[09]. Cf. Jean-Paul II, loc. cit., 3.
[10]. Cf. Concile Vatican II, Const. Gaudium et spes.
[11]. Jean-Paul II, loc. cit., 58.
[12]. Ph 1, 20-24 ; 27.
[13]. Saint Josémaria Escriva, Chemin de Croix, XIII, n. 3.
25e DIMANCHE. ANNÉE B
56. LA MEILLEURE PART
— Commander, c’est servir.
— L’autorité et l’obéissance dans l’Église procèdent de la même source : l’amour du Christ.
— L’exemple de l’obéissance du Christ.
I. La première lecture de la Messe[01] nous présente les souffrances d’enfants de Dieu injustement persécutés à cause de leur honnêteté et de leur sainteté. Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à notre conduite, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’abandonner nos traditions… Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience. Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un veillera sur lui. Ces mots écrits plusieurs siècles avant la venue du Christ, la liturgie les applique aujourd’hui au juste par excellence, à Jésus, Fils unique de Dieu, condamné à une mort infâme après avoir souffert tous les outrages possibles.
Dans l’Évangile de la Messe[02], saint Marc nous raconte que Jésus traversait la Galilée avec les siens, et qu’Il les enseignait en chemin au sujet de sa mort et sa résurrection : Le Fils de l’Homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. Or les disciples, qui s’étaient fait une autre idée du futur royaume du Messie, ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger.
N’est-il pas surprenant de voir que, tandis que le Maître leur communiquait les souffrances et la mort qu’Il allait endurer, les disciples discutaient derrière son dos pour savoir qui était le plus grand ? C’est pourquoi, en arrivant à Capharnaüm, une fois à la maison, Jésus leur demanda de quoi ils discutaient en chemin. Eux, sans doute, honteux, se taisaient. S’étant assis, Il appela les Douze et leur dit : Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. Et pour rendre l’enseignement plus vivant Il prit un enfant, le mit au milieu d’eux, l’embrassa et leur dit : Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ne m’accueille pas moi, mais Celui qui m’a envoyé.
Le Seigneur veut manifestement enseigner à ceux qui exercent l’autorité dans l’Église, dans la famille, dans la société, que tout pouvoir est un service d’humilité et d’abnégation pour savoir accueillir le Christ Lui-même chez les plus faibles. « Dans cet enfant que Jésus embrasse sont représentés tous les enfants du monde, et aussi tous les hommes dans le besoin, les délaissés, les pauvres, les malades, dans lesquels on ne peut rien admirer de brillant et de remarquable.[03] »
II. Le Seigneur, dans ce passage de l’Évangile, enseigne aux Douze comment ils doivent gouverner car dans l’Église, exercer l’autorité, c’est servir. Ce mot autorité provient du mot latin auctor, c’est-à-dire “auteur”, “promoteur” ou “source de quelque chose”[04] : il suggère la fonction de celui qui veille sur les intérêts et le développement d’un groupe ou d’une société. Gouverner et obéir ne sont pas des situations opposées : dans l’Église elles naissent d’un même amour du Christ. On commande par amour du Christ, on obéit par amour du Christ.
L’autorité est nécessaire dans toute société, et dans l’Église elle a été voulue directement par le Seigneur. Quand, dans une société on ne l’exerce pas, ou que l’on commande indûment, on fait du tort à ses membres, tort qui peut être grave, surtout si le but de cette collectivité, de ce groupe social est essentiel pour les individus qui le composent. « Une grande facilité — et parfois un grand manque de responsabilité — se cache chez les tenants d’une autorité, quand ils reculent devant la douleur inhérente à la réprimande, sous le prétexte de ne pas faire souffrir les autres.
« Peut-être évitent-ils des contrariétés dans cette vie…, mais ils mettent en jeu leur bonheur éternel et celui des autres par leurs omissions, qui constituent de véritables péchés.[05] »
Dans l’Église, l’autorité s’exerce suivant l’exemple du Christ, qui n’est pas venu pour être servi mais pour servir : non veni ministrari sed ministrare[06]. Son service à l’humanité vise le salut, car Il est venu donner sa vie en rançon pour beaucoup[07], pour tous. Peu avant ces paroles, et devant une situation semblable à celle qu’on lit dans l’Évangile de la Messe d’aujourd’hui, le Seigneur l’avait manifesté aux Douze : Vous le savez : dans les nations, les chefs leur commandent en maîtres et les plus grands exercent sur elles le pouvoir. Il n’en sera pas de même parmi vous. Au contraire, celui qui, parmi vous, voudra devenir grand, devra se faire votre serviteur ; et celui qui, parmi vous, voudra être le premier, devra se faire votre esclave[08]. Les Apôtres ont peu à peu compris ces enseignements, et ils les comprendront dans leur plénitude après la venue du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte. Des années après, saint Pierre écrira[09] aux prêtres qu’ils devaient faire paître le troupeau de Dieu qui leur était confié, non pas en maîtres de l’héritage, mais par l’exemple. Et saint Paul affirmera que, n’étant soumis à personne, il se fait le serviteur de tous pour les gagner tous[10]. Plus « haut » on se trouve dans la hiérarchie, plus on a l’obligation de servir. Une profonde conscience de cette vérité se reflète dans le titre adopté depuis l’antiquité par les Papes : Servus servorum Dei, “le serviteur des serviteurs de Dieu”[11].
Les pasteurs dans l’Église doivent savoir « harmoniser parfaitement l’énergie que dans le sein de la famille nous découvrons chez le père avec l’intuition amoureuse de la mère, qui traite ses enfants inégaux d’une façon inégale[12] ».
Demandons qu’il ne manque jamais de bons pasteurs dans l’Église, qui sachent servir tout le monde avec abnégation et spécialement ceux qui ont le plus besoin d’aide. Notre prière quotidienne pour le Souverain Pontife, pour les évêques, pour ceux qui d’une certaine façon ont été constitués en autorité, pour les prêtres et pour ceux que le Seigneur a placés pour nous aider sur le chemin de la sainteté, montera jusqu’au Seigneur et Lui sera tout particulièrement agréable.
III. On sert en exerçant l’autorité, comme le Christ a servi ; et on sert en obéissant, comme le Seigneur qui s’est fait obéissant jusqu’à la mort et à la mort sur une croix[13]. Et pour obéir nous devons comprendre que l’autorité est un bien, un grand bien, sans lequel l’Église telle que le Christ l’a fondée ne serait pas possible.
Toute communauté qui veut subsister tend naturellement à chercher quelqu’un qui la dirige, sans quoi elle finirait par cesser d’exister. « La vie ordinaire offre une foule d’exemples de cette tendance de l’esprit communautaire à chercher l’autorité : depuis les clubs, les syndicats du travail, les associations professionnelles (…). Dans une vraie communauté, dont les membres sont unis par des buts et des idéaux communs, l’autorité n’est pas un objet de crainte, mais de respect et d’obéissance de la part de ceux qui sont sous ses ordres. La conscience individuelle, chez une personne normalement constituée, n’a pas de propension naturelle à manquer de confiance en l’autorité ou à se rebeller contre elle ; sa disposition est plutôt de l’accepter, d’avoir recours à elle, de l’appuyer.[14] » Dans l’Église, le sens surnaturel, la vie de foi, font voir le Christ Lui-même dans ses commandements et ses conseils.
Pour obéir, être humbles : dans chacun de nous existe un principe de désagrégation, un fruit amer de l’amour-propre, héritage du péché originel, qui essaye parfois de trouver une bonne excuse pour ne pas soumettre sa volonté à un ordre de celui que Dieu a choisi pour nous conduire à Lui. « Aujourd’hui, alors que le monde baigne dans la désobéissance, la médisance, la chicanerie, les ruses, nous devons aimer plus que jamais l’obéissance, la sincérité, la loyauté, la simplicité : et tout cela dans un esprit surnaturel qui nous rendra d’autant plus humains.[15] » Pour que la vertu de l’obéissance ait ces caractéristiques, ayons recours, à la fin de cette méditation à la protection de Notre Mère Sainte Marie, qui voulut être Ancilla Domini, la Servante du Seigneur[16]. Elle nous enseignera que servir, aussi bien en exerçant l’autorité qu’en obéissant, c’est régner[17].
[01]. Sag 2, 17-20.
[02]. Mc 9, 29-36.
[03]. Bible de Navarre, Saints Évangiles, note à Mc 9, 36-37.
[04]. Cf. J. Corominas, Dictionnaire critique étymologique.
[05]. Saint Josémaria Escriva, Forge, n. 577.
[06]. Mt 20, 28.
[07]. Idem.
[08]. Mt 20, 24-27.
[09]. Cf. 1 P 5, 1-3.
[10]. Cf. 1 Cor 9, 19 et s.; 2 Cor 4, 5.
[11]. Cf. C. Burke, Autorité et liberté dans l’Église.
[12]. A. Del Portillo, Vocation et mission du prêtre.
[13]. Ph 2, 8.
[14]. C. Burke, o. c., pp. 183-184.
[15]. Saint Josémaria Escriva, o. c., n. 530.
[16]. Lc 1, 38.
[17]. Cf. Concile Vatican II, Const. Lumen gentium, 36.