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20 jeudi

 

Livre d'Isaïe (Is 11, 1-16)

Son règne n'aura pas de fin

Par contraste avec les misères présentes, Isaïe entrevoit l'avenir d'un peuple pardonné, sous la direction d'un foi davidique, sous des couleurs paradisiaques. L'excès même de ces formules, dans lesquelles s'exprime la foi du prophète en facilitera une lecture appliquée au Messie des derniers temps.

Un rameau sortira de la souche de Jessé, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l'Esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de vaillance, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur – et il lui inspirera la crainte du Seigneur.

Il ne jugera pas d'après ce que voient ses yeux, il ne se prononcera pas d'après ce qu'entendent ses oreilles. Il jugera les faibles avec justice, il se prononcera dans l'équité envers les pauvres du pays. De sa parole, comme d'un bâton, il frappera le pays, du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant. La justice sera la ceinture de ses hanches et la fidélité le baudrier de ses reins.

Le loup habitera avec l'agneau, le léopard se couchera près du chevreau. Le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira. La vache et l'ourse auront même pâture, leurs petits, même gîte. Le lion, comme le bœuf mangera du fourrage. Le nourrisson s'amusera sur le nid du cobra. Sur le trou de la vipère, le jeune enfant étendra la main. Il ne se fera ni mal, ni destruction sur toute ma montagne sainte, car le pays sera rempli de la connaissance du Seigneur, comme la mer que comblent les eaux.

Il adviendra, en ce jour-là, que la racine de Jessé sera érigée en étendard des peuples, les nations la chercheront et la gloire sera son séjour. Il adviendra en ce jour-là, que le Seigneur étendra la main une seconde fois pour racheter le reste de son peuple, ceux qui resteront en Assyrie et en Égypte, à Patros, Koush, Élam, Shinéar et Hamath et dans les îles de la mer. Il lèvera un étendard pour les nations, il rassemblera les exilés d'Israël, il réunira les dispersés de Juda des quatre coins de la terre. La jalousie d'Éphraïm cessera et les adversaires de Juda seront exterminés. Éphraïm ne jalousera plus Juda et Juda ne sera plus l'adversaire d'Éphraïm. Ils fondront sur le dos des Philistins à l'Occident, ensemble ils pilleront ceux de l'Orient : sur Édom et Moab ils étendront la main et les fils d'Ammon seront leurs sujets.

Le Seigneur domptera le golfe de la mer d'Égypte, il agitera la main sur le Fleuve – dans l'ardeur de son souffle – ; il le brisera en sept bras, et fera qu'on le passe avec des sandales. Il y aura une chaussée pour le reste de son peuple, pour ceux qui seront restés en Assyrie, comme il y en eut une pour Israël le jour où il monta du pays d'Égypte.

 

R/ Un rejeton sort de la racine de Jessé ;

Sur lui repose l'Esprit du Seigneur.

 

Je vous laisse la paix, dit Jésus,

Je vous donne ma paix,

Que votre cœur cesse de se troubler et de craindre.

 

Je vous enverrai, dit Jésus,

L'Esprit de vérité qui provient du Père,

Il me rendra témoignage et vous enseignera tout.

 

SERMON DE BAUDOUIN DE FORD "SUR LA SALUTATION À MARIE"

"Le Seigneur fera germer la justice"

À la salutation de l’ange, par laquelle nous saluons chaque jour la bienheureuse Vierge Marie avec ferveur, nous ajoutons habituellement : et béni le fruit de ton sein. Cette phrase, Élisabeth, après la salutation de Marie, l’a ajoutée, comme pour reprendre la fin de la salutation de l’ange : Tu es bénie entre les femmes, et béni le fruit de ton sein. C’est le fruit dont parle Isaïe : En ce jour-là, le germe du Seigneur s’élèvera en splendeur et en gloire comme le fruit très élevé de la terre. Quel est ce fruit, sinon le Saint d’Israël, lui-même semence d’Abraham, germe du Seigneur et fleur qui s’élève de la racine de Jessé, fruit de vie, auquel nous avons eu part ?

Oui, il est béni : béni dans sa semence et dans son germe, béni dans sa fleur et dans le fruit qu’il donne, béni enfin dans l’action de grâce et la confession de la louange. Le Christ, semence d’Abraham, est issu de la semence de David, selon la chair.

Seul parmi tous les hommes, il se trouve accompli en tout bien, car l’Esprit lui a été donné sans mesure afin qu’à lui seul il puisse accomplir toute justice. Sa justice en effet suffit à toutes les nations du monde, selon cette parole de l’Écriture : Comme une terre porte son germe et comme un jardin fait germer sa semence, ainsi le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange, devant toutes les nations. Le voici, ce germe de justice, qui a grandi dans la bénédiction et qui s’embellit d’une fleur de gloire. Mais de quelle gloire ? D’une gloire telle qu’on ne peut en imaginer de plus haute ; mieux : telle qu’on ne peut l’imaginer d’aucune manière. Une fleur en effet s’élève de la racine de Jessé. Jusqu’où s’élève-t-elle ? Jusqu’au sommet de tout, car Jésus Christ est dans la gloire de Dieu le Père. Sa splendeur est élevée au-dessus des cieux, pour que le germe du Seigneur s’élève en splendeur et en gloire, et que le fruit de la terre atteigne toute sa hauteur.

Mais quel fruit nous est destiné dans ce fruit ? Quel fruit, sinon celui de la bénédiction apporté par ce fruit béni ? En effet, de cette semence, de ce germe, puis de cette fleur est sorti un fruit de bénédiction qui parvient jusqu’à nous. Il se manifeste d’abord comme une semence par la grâce du pardon ; puis comme un germe par le développement en nous de la justice ; enfin comme une fleur, à travers l’espérance et l’acquisition de la gloire. Béni de Dieu, ce fruit est aussi béni en Dieu, autrement dit, il a pour but que Dieu soit glorifié en lui. Et pour nous aussi, il est béni. C’est qu’en effet, par la promesse qu’il a faite à Abraham, Dieu lui a donné la bénédiction pour toutes les nations.

 

R/ Notre âme attend le Seigneur,

En lui la joie de notre cœur.

 

Proche est son salut pour qui le craint,

Et sa gloire habitera notre terre.

 

Amour et vérité se rencontrent ;

Justice et paix s'embrassent.

 

Vérité germera de la terre

Et des cieux se penchera la justice.

Oraison

Sois favorable à tes fidèles, Seigneur, et multiplie les dons de ta grâce : entretiens en eux la foi, l'espérance et la charité, pour qu'ils soient toujours attentifs à garder tes commandements.


20 vendredi

 

Livre d'Isaïe (Is 30, 1-18)

Illusion, la protection de l'étranger

Israël a disparu. C'est maintenant l'alliance de l'Égypte que recherche Ezékias, successeur d'Akhaz, contre l'Assyrie. À trente ans de distance, Isaïe n'a pas varié : seule la conversion et la confiance en Dieu font la force de Juda, et l'alliance étrangère n'aboutira qu'à la déception et à la défaite.

Malheur ! Ce sont des fils rebelles – oracle du Seigneur. Ils réalisent des plans qui ne sont pas les miens, ils concluent des traités contraires à mon esprit, accumulant ainsi péché sur péché. Ils descendent en Égypte sans me consulter, ils vont se mettre en sûreté dans la forteresse du Pharaon, se réfugier à l'ombre de l'Égypte. La forteresse du Pharaon tournera à votre honte, et le refuge à l'ombre de l'Égypte à votre confusion. Déjà vos chefs sont à Tanis, les ambassadeurs ont atteint Hanès. Ils seront tous déçus par un peuple qui leur sera inutile, qui ne leur sera d'aucun secours, d'aucune utilité, sinon pour leur honte et même leur infamie.

Proclamation : les bêtes du Néguev, au pays de la détresse, de l'angoisse et de l'aridité, de la lionne et du lion, de la vipère et du dragon volant, sur le dos des ânes, sur la bosse des chameaux, ils apportent leurs richesses, ils apportent leurs trésors à un peuple qui leur sera inutile. Les secours de l'Égypte, ce sera du vent et du vide, c'est pourquoi je l'appelle Rahav l'immobile.

Va maintenant, écris cela devant eux sur une tablette, en deux exemplaires, et que ce soit pour l'avenir un témoin perpétuel. C'est un peuple révolté, ce sont des fils trompeurs, qui ne veulent pas écouter l'instruction du Seigneur. Ils disent aux voyants : "Ne voyez pas", et aux prophètes : "Ne nous prophétisez pas des choses justes, dites-nous des choses agréables, prophétisez des chimères. Détournez-vous du chemin, écartez-vous de la route, supprimez-nous le Saint d'Israël."

Or voici ce que dit le Saint d'Israël : Donc, vous rejetez cette parole, vous faites confiance à l'oppression, et la fourberie est votre appui. Aussi ce péché sera-t-il pour vous comme une lézarde qui se creuse dans une haute muraille : il se produit un renflement et tout à coup, elle s'écroule. Et de même se brise la jarre du potier en petits morceaux, sans rémission, et on ne trouverait pas dans ses débris un tesson pour prendre du feu au foyer ou pour puiser de l'eau dans la mare.

Car ainsi parle le Seigneur Dieu, le Saint d'Israël : Votre salut est dans la conversion et le repos, votre force est dans le calme et la confiance, mais vous ne voulez pas. Vous dites : "Non, nous fuirons à cheval", eh bien ! Vous fuirez. "Nous prendrons des chars rapides", eh bien, vos poursuivants seront rapides. Mille et un seront sous la menace d'un seul. Sous la menace de cinq, vous prendrez la fuite, jusqu'à n'être plus qu'un signal au sommet d'une montagne, un étendard sur une colline.

Cependant le Seigneur attend le moment de vous faire grâce, il va se lever pour vous manifester sa miséricorde, car le Seigneur est un Dieu juste : heureux tous ceux qui espèrent en lui.

 

R/ Dans la conversion et le calme

Réside notre salut,

Dans une parfaite confiance, notre force.

 

Si vous rejetez cet avertissement,

En vous confiant à ce qui est tortueux,

Vous serez comme un mur qui s'effondre.

 

Le Seigneur attend l'heure de vous faire grâce,

Il se lève pour vous prendre en pitié.

Heureux ceux qui espèrent en lui.

 

SERMON DE SAINT AMBROISE SUR LE Ps 48

"Un seul médiateur, Jésus Christ"

Saint Ambroise place dans la bouche du Christ ce verset du psaume :

Un frère ne rachète pas, c'est l'homme qui rachètera, et il ne fournira pas à Dieu son expiation, ni la rançon qui rachète sa vie. Alors pourquoi craindre au jour du malheur ? Car rien ne peut me nuire, à moi qui, non seulement n'ai pas besoin de rédempteur, mais qui suis moi-même le rédempteur de tous. Je vais délivrer les autres et je tremblerais pour moi-même ? Voici que je vais faire toutes choses nouvelles, moi qui suis au-dessus d'un simple sentiment de parenté, au-delà de la tendresse familiale. Celui que le frère, né du même sein maternel, ne peut racheter, parce qu'il est emprisonné dans la faiblesse d'une nature égale, l'homme le rachètera, mais cet homme, dont il est écrit que le Seigneur enverra l'homme qui les sauvera, et qui a dit de lui-même : Vous cherchez à me faire mourir, moi l'homme qui vous ai dit la vérité.

Mais, bien qu'il soit un homme, qui pourrait le connaître ? Et pourquoi personne ne peut-il le connaître ? Parce que, comme il n'y a qu'un seul Dieu, il n'y a qu'un seul médiateur entre Dieu et les hommes, un homme : Jésus Christ. C'est lui, le seul qui rachète l'homme, dépassant ses frères par sa tendresse ; car il a versé son sang pour des étrangers, et c'est une offrande que personne ne peut présenter même pour son frère. C'est pourquoi il n'a pas refusé son propre corps, afin de nous racheter du péché ; et il s'est donné lui-même en rançon pour tous, comme l'affirmait son témoin véridique, l'Apôtre Paul : Je dis vrai, je ne mens pas.

Mais pourquoi est-il le seul qui puisse racheter ? Parce que personne ne peut l'égaler en tendresse : il donne sa vie pour ses pauvres serviteurs ; personne ne peut égaler l'intégrité de sa nature humaine, car tous les hommes sont soumis au péché, à la déchéance d'Adam. Seul est choisi pour rédempteur celui qui ne peut être accusé de l'antique péché. Comprenons donc que c'est un homme, le Seigneur Jésus Christ, qui a endossé la condition de l'homme pour crucifier dans sa chair le péché de tous et pour effacer par son sang la reconnaissance de dette qui pesait sur tous.

Mais tu diras peut-être : Comment nier que le frère peut racheter, quand lui-même a dit : J'annoncerai ton nom à mes frères ? Non, ce n'est pas comme notre frère ; c'est comme l'homme Jésus Christ, en qui était Dieu, qu'il nous a remis nos péchés. Car il est écrit : C'est Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui, dans ce Christ Jésus, le seul dont il est dit : Le Verbe s'est fait chair et il a demeuré parmi nous. Ce n'est donc pas en qualité de frère, mais en qualité de Seigneur qu'il a demeuré parmi nous, lorsqu'il demeurait dans la chair.

 

R/ Approchons-nous de Jésus,

Médiateur de l'Alliance nouvelle !

 

Si vous entendez ma voix et gardez mon alliance,

Vous me serez un Royaume de prêtres,

Une nation sainte.

 

La Loi fut donnée par Moïse,

La grâce et la vérité,

Sont venues par Jésus Christ.

Oraison

Tu protèges, Seigneur, ceux qui comptent sur toi ; sans toi rien n'est fort et rien n'est saint : multiplie pour nous les gestes de miséricorde afin que, sous ta conduite, en faisant un bon usage des biens qui passent, nous puissions déjà nous attacher à ceux qui demeurent.


20 samedi

 

Livre d'Isaïe (Is 37, 21-35)

Oracle en faveur de Jérusalem

Tout semble perdu : les Assyriens ont envahi Juda. Jérusalem est sur le point d'être assiégée. Mais Ezékias n'a plus d'espoir qu'en Dieu et en l'intercession d'Isaïe. Celui-ci peut donc annoncer une grande délivrance : l'échec de Sennakhérib, roi d'Assyrie, va prolonger de cent trente ans l'existence de Juda.

Isaïe, fils d'Amoç, envoya dire à Ézékias : "Ainsi parle le Seigneur, Dieu d'Israël auquel tu as adressé ta prière au sujet de Sennakérib, roi d'Assyrie : Voici la parole que le Seigneur prononce contre lui :

Elle te méprise, elle se moque de toi, la vierge, fille de Sion. Elle hoche la tête derrière ton dos, la fille de Jérusalem. Qui as-tu insulté et outragé ? Contre qui as-tu élevé la voix et porté si haut tes regards ? Contre le Saint d'Israël. Par tes messagers, tu as insulté le Seigneur. Tu as dit : Avec la multitude de mes chars, je suis monté au sommet des montagnes, aux retraites inaccessibles du Liban, pour couper la futaie de ses cèdres, les plus beaux de ses cyprès, et atteindre son plus haut refuge, son parc forestier. J'ai creusé et j'ai bu des eaux, j'ai asséché, sous la plante de mes pieds, tous les canaux d'Égypte.

Ne sais-tu pas que depuis longtemps j'ai fait ce projet, que depuis les temps anciens je l'ai formé ? À présent, je le réalise : il t'appartient de réduire en tas de pierres les villes fortifiées. Leurs habitants ont la main courte, ils sont consternés, confondus, ils sont comme l'herbe des champs et la verdure du gazon, comme les plantes qui poussent sur les toits et dans la campagne, avant maturation. Quand tu t'assieds, quand tu sors, quand tu entres, je le sais, et aussi quand tu trembles de rage contre moi. Parce que tu as tremblé de rage contre moi et que ton arrogance est montée à mes oreilles, je mettrai un anneau dans ton nez et un mors à tes lèvres : je te ramènerai par le chemin par lequel tu es venu.

Ceci te servira de signe : cette année, on mangera le regain, l'année suivante, ce qui poussera tout seul, mais la troisième année, semez, moissonnez, plantez des vignes, et mangez-en les fruits. Ce qui a échappé de la maison de Juda, ce qui a été laissé, poussera de nouveau des racines en profondeur et, en haut, produira des fruits, car de Jérusalem sortira un reste, et de la montagne de Sion, des rescapés. L'ardeur du Seigneur, le tout-puissant, fera cela.

C'est pourquoi ainsi parle le Seigneur au sujet du roi d'Assyrie : Il n'entrera pas dans cette ville, il n'y lancera pas de flèches, il ne l'attaquera pas avec des boucliers, il n'élèvera pas de remblais contre elle. Le chemin qu'il a pris, il le reprendra, dans cette ville il n'entrera pas – oracle du Seigneur. Je protégerai cette ville et je la sauverai à cause de moi et à cause de mon serviteur David."

 

R/ Dieu s'est rappelé son amour et sa fidélité

En faveur de la maison d'Israël.

 

De Jérusalem un reste sortira,

Du mont Sion, des rescapés :

L'amour jaloux du Seigneur accomplira cela.

 

Je protégerai cette ville

Et je la sauverai, dit le Seigneur,

À cause de moi et de mon serviteur David.

 

Semez et moissonnez, plantez des vignes :

Dans la maison de Juda

Les survivants produiront du fruit.

 

SERMON DE SAINT AMBROISE SUR LE Ps 48

Le Rédempteur de tous

Puisque le Christ a réconcilié le monde avec Dieu, lui-même, évidemment, n'a pas eu besoin de réconciliation. Pour quel péché aurait-il expié, en effet, lui qui n'a commis aucun péché ? Lorsque les Juifs réclamaient le didrachme qu'on versait à cause du péché, selon la loi, il avait dit à Pierre : Simon, les rois de la terre, de qui reçoivent-ils taxe et impôt : de leurs enfants ou des étrangers ? Pierre répondit : Des étrangers. Le Seigneur lui dit alors : Donc, les enfants n'y sont pas soumis. Mais pour ne pas les heurter, jette l'hameçon, saisis le premier poisson ; et, en lui ouvrant la bouche, tu trouveras un statère : prends-le et donne-le pour moi et pour toi.

Il montre ainsi qu'il ne doit pas expier les péchés pour lui-même, parce qu'il n'était pas esclave du péché ; comme Fils de Dieu, il était libre de toute erreur. En effet, le fils libère, tandis que l'esclave est assujetti au péché. Donc celui qui est entièrement libre n'a pas à payer rançon pour sa vie, et son sang pouvait être une rançon surabondante pour racheter tous les péchés de l'univers. Il est normal qu'il libère les autres, celui qui ne doit rien pour lui-même.

J'irai plus loin. Non seulement le Christ ne doit pas verser la rançon de sa propre rédemption ni expier pour son propre péché, mais encore, si tu considères n'importe quel homme, il est compréhensible que chacun d'eux ne doit pas expier pour lui-même. Car le Christ est l'expiation de tous, la rédemption de tous.

Quel homme pourra se racheter par son propre sang, alors que le Christ a versé son sang pour le rachat de tous ? Y a-t-il un seul homme dont le sang puisse être comparé à celui du Christ ? Ou y a-t-il un homme assez puissant pour fournir son expiation en surplus de celle qui a été offerte en sa propre personne par le Christ qui, à lui seul, a réconcilié le monde avec Dieu par son sang ? Y a-t-il une victime plus noble, un sacrifice plus éminent, un avocat meilleur que celui qui s'est fait supplication pour les péchés de tous et qui a donné sa vie en rédemption pour nous ?

Il n'y a donc pas à chercher une expiation ou une rédemption individuelle, parce que le sang versé en rançon pour tous est celui du Christ. C'est par ce sang que le Seigneur Jésus nous a rachetés, lui qui, seul, nous a réconciliés avec le Père. Et il a accompli son labeur jusqu'au bout, car il a pris sur lui notre labeur, lui qui dit : Venez à moi, vous tous qui êtes accablés par le labeur, et je vous relèverai.

 

R/ Un seul Dieu :

Un seul médiateur entre Dieu et les hommes :

Jésus, le Christ !

 

Il est médiateur de l'Alliance nouvelle.

L'ancienne alliance a disparu.

 

Par son propre sang, il nous a sanctifiés

Et réconciliés avec Dieu.

 

Oraison

Assiste tes enfants, Seigneur, et montre à ceux qui t'implorent ton inépuisable bonté ; c'est leur fierté de t'avoir pour Créateur et Providence : restaure pour eux ta création, et l'ayant renouvelée, protège-la.


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