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8 jeudi

 

Livre de Job (Jb 11, 1-20)

L'un des trois amis presse Job de plaider coupable

En face du mystère de la souffrance, les amis de Job ne savent que balbutier des poncifs. Parfait exemple d'une mauvaise façon d'aborder le malheureux !

Alors Cofar de Naama prit la parole et dit : Un tel flot de paroles restera-t-il sans réponse ? L'homme éloquent aura-t-il raison ? Tes hâbleries laissent les gens bouche bée, tu railles sans qu'on te fasse honte. Et tu as osé dire : "Ma doctrine est irréprochable, et je suis pur à tes yeux !" Ah ! si seulement Dieu intervenait, s'il desserrait les lèvres pour te parler, s'il t'apprenait les secrets de la sagesse – car ils déroutent l'entendement – alors tu saurais que Dieu oublie une part de tes crimes.

Prétends-tu sonder la profondeur de Dieu, sonder la perfection du Puissant ? Elle est haute comme les cieux – que feras-tu ? Plus creuse que les enfers – qu'en sauras-tu ? Plus longue que la terre elle s'étend, et plus large que la mer.  S'il fonce, emprisonne et convoque le tribunal, qui fera opposition ? Car lui connaît les faiseurs de mensonge, il discerne les méfaits sans effort d'attention ; tandis que l'homme accablé perd le jugement et que tout homme, à sa naissance, n'est qu'un ânon sauvage.

Toi, quand tu auras affermi ton jugement, quand tu étendras vers lui les paumes de tes mains, s'il y a des méfaits dans tes mains, jette-les au loin, et que la perversité n'habite pas sous ta tente. Alors tu lèveras un front sans tache ; purifié des scories, tu ne craindras plus. Car tu ne penseras plus à ta peine, tu t'en souviendras comme d'une eau écoulée. La vie se lèvera, plus radieuse que midi, l'obscurité deviendra une aurore. Tu seras sûr qu'il existe une espérance ; même si tu as perdu la face, tu dormiras en paix. Dans ton repos nul n'osera te troubler et beaucoup te caresseront le visage. Quant aux méchants, leurs yeux se consument et tout refuge leur fait défaut. Leur espérance, c'est de rendre l'âme.

 

R/ Plus haute que les cieux, la pensée du Seigneur,

Plus profond que l'abîme, son mystère.

 

Je suis fou à cause du Christ,

Vous, vous êtes sages dans le Christ.

 

Je suis faible et vous êtes forts,

Vous êtes à l'honneur et moi dans le mépris.

 

La folie de Dieu est plus sage que les hommes,

La faiblesse de Dieu, plus forte que les hommes.

 

COMMENTAIRE DE SAINT GRÉGOIRE LE GRAND SUR LE LIVRE DE JOB

"L'accomplissement de la loi, c'est l'amour".

Comment doit-on entendre ici la loi de Dieu, sinon comme étant la charité ? Car c'est toujours elle qui nous fait comprendre comment nous devons observer dans notre conduite les préceptes de vie. De cette loi, la parole de Vérité nous dit : Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres. Saint Paul dit à ce sujet : L'accomplissement parfait de la loi, c'est l'amour. Et il dit encore : Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi du Christ. En effet, rien ne traduira plus exactement la loi du Christ, sinon la charité que nous accomplissons vraiment lorsque nous portons par amour les fardeaux de nos frères.

Mais on dit aussi que cette même loi est multiple, parce que la charité, avec empressement, s'étend à tous les actes des différentes vertus. Elle commence par deux préceptes, mais elle s'étend à des préceptes innombrables.

Saint Paul expose bien cette multiplicité de la loi, lorsqu'il dit : L'amour prend patience, l'amour est serviable, il ne jalouse pas, ne se gonfle pas d'orgueil ; il ne fait rien de malhonnête ; il n'est pas ambitieux ; il ne cherche pas son intérêt, il ne s'emporte pas ; il ne pense pas au mal, il ne se réjouit pas de ce qui est mauvais, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai.

L'amour prend patience, parce qu'il supporte avec calme le mal qu'on lui fait. Il est serviable, parce qu'il distribue généreusement le bien, en échange du mal. Il ne jalouse pas, parce que, ne désirant rien dans le monde présent, il ignore la jalousie à l'égard des réussites terrestres. Il ne se gonfle pas d'orgueil, parce que, désirant ardemment la récompense intérieure, il ne s'enorgueillit pas des biens extérieurs. Il ne fait rien de malhonnête, parce que, du fait qu'il s'épanouit seulement dans l'amour de Dieu et du prochain, il ignore tout ce qui s'écarte de la rectitude.

Il n'est pas ambitieux, parce que, toute sa recherche étant tournée vers l'intérieur, il ne convoite aucunement à l'extérieur les biens d'autrui. Il ne cherche pas son intérêt, parce que, tout ce qu'il possède ici-bas en passant, il le néglige comme un bien étranger, puisqu'il reconnaît que rien ne lui appartient vraiment, sinon ce qui pourra demeurer avec lui. Il ne s'emporte pas, parce que, même accablé d'injustices, il ne cède à aucun mouvement de vengeance, puisqu'il attend, pour les grandes peines qu'il subit, des récompenses bien plus grandes. Il ne pense pas au mal, parce que, en établissant fermement son âme dans l'amour de la pureté ; puisqu'il extirpe radicalement toute haine, il ne peut remuer en lui des pensées qui le salissent.

Il ne se réjouit pas de ce qui est mauvais, parce que, ne cherchant qu'à aimer tout le monde, il ne trouve aucune joie dans la perte de ses adversaires. Il trouve sa joie dans ce qui est vrai, parce que, aimant les autres comme soi-même, lorsqu'il découvre en autrui quelque chose de droit, il s'en réjouit comme contribuant à son progrès personnel. Cette loi de Dieu est donc multiple.

 

R/ Vivons dans la charité

Au service les uns des autres !

 

Toute la loi s'accomplit

En cette parole unique :

Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

 

Je vous donne un commandement nouveau :

Aimez-vous les uns les autres,

Comme je vous ai aimés.

 

Oraison

Fais-nous vivre à tout moment, Seigneur, dans l'amour et le respect de ton saint nom, toi qui ne cesses jamais de guider ceux que tu enracines solidement dans ton amour.


8 vendredi

 

Livre de Job (Jb 12, 1-25)

La nature, l'histoire s'inscrivent en faux contre les discours inefficaces

Avec une ironie cinglante, Job montre à quel point rien n'est plus aisé que les paroles, mais aussi rien n'est plus décevant et inefficace pour celui qui souffre.

Job prit la parole et dit :

Vraiment, la voix du peuple c'est vous, et avec vous mourra la sagesse. Moi aussi, j'ai une raison, tout comme vous, je ne suis pas plus déchu que vous. Qui ne dispose d'arguments semblables ? La risée de ses amis, c'est moi, moi qui m'époumone vers ce Dieu qui jadis répondait. La risée des hommes, c'est le juste, le parfait. Mépris à la guigne ! C’est la devise des chanceux, celle qu'ils destinent à ceux dont le pied glisse. Elles sont en paix, les tentes des brigands, ils sont tranquilles, ceux qui provoquent Dieu, et même celui qui capte Dieu dans sa main.

Mais interroge donc les bestiaux, ils t'instruiront, les oiseaux du ciel, ils t'enseigneront. Cause avec la terre, elle t'instruira, et les poissons de la mer te le raconteront. Car lequel ignore, parmi eux tous, que "c'est la main du Seigneur qui fit cela". Lui qui tient en son pouvoir l'âme de tout vivant et le souffle de toute chair d'homme.

L'oreille, dit-on, apprécie les paroles, comme le palais goûte les mets ; la sagesse serait chez les hommes mûrs ; l'intelligence siérait au grand âge." Or, sagesse et puissance l'accompagnent, conseil et intelligence sont à lui. Ce qu'il détruit ne se rebâtit pas, l'homme qu'il enferme ne sera pas libéré. S'il retient les eaux, c'est la sécheresse, s'il les déchaîne, elles ravagent la terre. Force et succès l'accompagnent, l'homme égaré et celui qui l'égare sont à lui. Il fait divaguer les experts et frappe les juges de démence. Il desserre l'emprise des rois et noue un pagne à leurs reins. Il fait divaguer les prêtres et renverse les inamovibles. Il ôte la parole aux orateurs et ravit le discernement aux vieillards. Il déverse le mépris sur les nobles et desserre le baudrier des tyrans.

Il dénude les abîmes de leurs ténèbres et expose à la lumière l'ombre de mort. Il grandit les nations, puis les ruine, il laisse s'étendre les nations, puis les déporte. Il ôte la raison aux chefs de la populace et les égare dans un chaos sans issue. Ceux-là tâtonnent en des ténèbres sans lumière, et Dieu les égare comme des ivrognes.

 

R/ C'est le Seigneur :

Il fait ce qui lui semble bon.

 

En lui résident sagesse et puissance,

À lui le conseil et le discernement.

 

S'il détruit, nul ne peut rebâtir,

S'il ferme, qui donc ouvrira ?

 

Lui décide, qui le fera changer ?

Il tient en son pouvoir l'âme de tout vivant.

 

COMMENTAIRE DE SAINT GRÉGOIRE LE GRAND SUR LE LIVRE DE JOB

Le témoin intérieur.

Celui qui, comme moi, est tourné en dérision par ses amis, invoquera Dieu, qui l'exaucera. Souvent, l'âme fragile, lorsqu'elle est enveloppée, pour ses bonnes actions, par la brise caressante de la faveur humaine, se laisse entraîner vers les joies extérieures, néglige ce qu'elle désirait intérieurement et demeure sans force devant les appels qui lui parviennent du dehors ; au point qu'elle se réjouit moins d'être bienheureuse que d'en avoir la réputation. En buvant les paroles qui font son éloge, elle abandonne sa première entreprise. Ainsi, elle se sépare de Dieu pour le motif même qui la faisait paraître digne d'éloge à cause de Dieu.

Mais il arrive aussi que l'âme persévère dans le bien, et pourtant subisse la dérision des hommes. Elle agit de manière admirable, et elle reçoit des injures. Alors celui que les louanges auraient pu attirer au dehors, repoussé par les affronts, rentre en lui-même. Et il s'affermit en Dieu d'autant plus solidement qu'il ne trouve à l'extérieur rien où il puisse se reposer. Il met toute son espérance dans son Créateur et, au milieu des moqueries outrageantes, il n'implore plus que le témoin intérieur. L'âme de l'homme affligé s'approche de Dieu d'autant plus qu'il est délaissé par la faveur des hommes. Il se répand aussitôt en prière, et sous l'oppression venue du dehors, il se purifie pour saisir les réalités intérieures.

C'est pourquoi notre texte dit avec raison : Celui qui, comme moi, est tourné en dérision, par ses amis, il invoquera Dieu, qui l'exaucera, parce que les hommes mauvais, en blâmant l'esprit des bons, montrent quel témoin de leurs actes ceux-ci doivent chercher. Lorsque ces malheureux trouvent des armes dans la prière, ils rejoignent intérieurement la bonté divine celle-ci les exauce parce que, extérieurement, ils sont privés de la louange des hommes.

Remarquez la portée de cette parenthèse : comme moi parce qu'il y a certains hommes que les moqueries humaines découragent, mais que Dieu n'est pas disposé à exaucer. Car, lorsque la raillerie est dirigée contre le péché, il est évident qu'elle ne produit aucun mérite vertueux.

On tourne en dérision la simplicité du juste. La sagesse de ce monde consiste à dissimuler le cœur sous des artifices, à voiler la pensée par des paroles, à montrer comme vrai ce qui est faux, à prouver la fausseté de ce qui est vrai.

Au contraire, la sagesse des justes consiste à ne rien inventer pour se faire valoir, à livrer sa pensée dans ses paroles, à aimer la vérité comme elle est, à fuir la fausseté, à faire le bien gratuitement, à préférer supporter le mal plutôt que de le faire, à ne jamais chercher à se venger d'une offense, à considérer comme un bénéfice l'insulte qu'on reçoit pour la vérité. Mais c'est précisément cette simplicité des justes qui est tournée en dérision, car les sages de ce monde croient que la pureté est une sottise. Tout ce qui se fait avec intégrité, ils le considèrent évidemment comme absurde ; tout ce que la Vérité approuve dans la conduite des hommes apparaît une sottise à la sagesse charnelle.

 

R/ Lumière sur nos pas, Jésus Christ,

Dans les chemins de vérité !

 

Celui qui fait la vérité

Vient à la lumière.

 

Celui qui aime est né de Dieu

Et connaît Dieu.

Oraison

Tu as voulu, Seigneur, qu'en recevant ta grâce nous devenions des fils de lumière ; ne permets pas que l'erreur nous plonge dans la nuit, mais accorde-nous d'être toujours rayonnants de ta vérité.


8 samedi

 

Livre de Job (Jb 13, 13-28 ; 14, 1-6)

Protestation d'innocence

Avec une hardiesse que seul son état explique, Job ose entrer en jugement avec Dieu. Il condamnera plus tard lui-même son attitude.

Moi, c'est au Puissant que je vais parler, c'est contre Dieu que je veux me défendre. Quant à vous, plâtriers de mensonge, vous n'êtes tous que des guérisseurs de néant. Qui vous réduira une bonne fois au silence ? Cela vous servirait de sagesse.

Écoutez donc ma défense, au plaidoyer de mes lèvres, prêtez l'oreille. Est-ce au nom de Dieu que vous parlez en fourbes, en sa faveur que vous débitez des tromperies ? Est-ce son parti que vous prenez, est-ce pour Dieu que vous plaidez ? Serait-il bon qu'il vous scrutât ? Vous joueriez-vous de lui comme on se joue d'un homme ? Il vous reprocherait sûrement d'avoir pris parti en secret ! Sa majesté ne vous épouvante-t-elle pas, sa terreur ne s'abat-elle pas sur vous ? Vos rabâchements sont des sentences de cendre, vos retranchements sont devenus d'argile.

Taisez-vous ! Laissez-moi ! C'est moi qui vais parler, quoi qu'il m'advienne. Aussi saisirai-je ma chair entre mes dents et risquerai-je mon va-tout. Certes, il me tuera. Je n'ai pas d'espoir. Pourtant, je défendrai ma conduite devant lui. Et cela même sera mon salut, car nul hypocrite n'accède en sa présence. Écoutez, écoutez ma parole, que mon explication entre en vos oreilles. Voici donc : j'ai introduit une instance, je sais que c'est moi qui serai justifié ! Qui donc veut plaider contre moi ? Car déjà j'en suis à me taire et à expirer.

Épargne-moi seulement deux choses et je cesserai de me cacher devant toi. Éloigne ta griffe de dessus moi. Ne m'épouvante plus par ta terreur. Puis appelle, et moi je répliquerai, ou bien si je parle, réponds-moi. Combien ai-je de crimes et de fautes ? Ma révolte et ma faute, fais-les-moi connaître. Pourquoi dérobes-tu ta face et me prends-tu pour ton ennemi ? Veux-tu traquer une feuille qui s'envole, pourchasser une paille sèche, pour que tu rédiges contre moi d'amers verdicts en m'imputant les crimes de ma jeunesse, pour que tu mettes mes pieds dans les fers et que tu épies toutes mes démarches en scrutant les empreintes de mes pas ? – Et pourtant l'homme s'effrite comme un bois vermoulu, comme un vêtement mangé des mites.

L'homme enfanté par la femme est bref de jours et gorgé de tracas. Comme fleur cela éclot puis c'est coupé, cela fuit comme l'ombre et ne dure pas. Et c'est là-dessus que tu ouvres l'œil, et c'est moi que tu cites avec toi en procès ! Qui tirera le pur de l'impur ? Personne. Puisque sa durée est fixée, que tu as établi le compte de ses mois et posé un terme qu'il ne peut franchir, regarde ailleurs : qu'il ait du répit et jouisse comme un saisonnier de son congé.

 

R/ Si tu retiens les fautes, Maître,

Qui donc subsistera ?

 

Pourquoi cacher loin de moi ta face,

Me traiter comme ton ennemi ?

 

Dis-moi, en quoi ai-je péché,

Quelle a été ma transgression, mon offense ?

 

Éloigne de moi tes coups,

Sous les assauts de ta main je me consume.

 

HOMÉLIE DE SAINT ZÉNON DE VÉRONE SUR JOB

Job et le Christ.

Autant qu'il nous est donné de le comprendre, frères très chers, Job offrait une préfiguration du Christ. Comparons-les pour saisir cette vérité. Job est appelé par Dieu un homme juste. Le Christ est la justice, et tous les bienheureux se désaltèrent à sa source ; car c'est de lui qu'il est dit : Pour vous se lèvera le soleil de justice. Job est appelé un homme vrai. Mais la vraie vérité, c'est le Seigneur, qui dit dans l'Évangile : Moi, je suis le Chemin et la Vérité.

Job fut riche. Et y a-t-il plus riche que le Seigneur, lui dont tous les riches sont les serviteurs, lui qui possède le monde entier et toute la nature, comme dit saint David : Au Seigneur, le monde et sa richesse, la terre et tous ses habitants. Le diable tenta Job par trois fois. De même, d'après l'Évangile, il a essayé par trois fois de tenter le Seigneur. Job a perdu toutes les richesses qu'il avait. Et le Seigneur a délaissé par amour pour nous tous les biens au ciel ; il s'est fait pauvre pour nous rendre riches. Le diable, dans sa fureur, a fait mourir les fils de Job. Et le peuple pharisien, dans sa folie, a tué les fils du Seigneur, les prophètes. Job fut couvert d'ulcères. Et le Seigneur, en s'incarnant, a été souillé par les péchés de tout le genre humain.

La femme de Job l'exhorte à pécher. Et la Synagogue pousse le Seigneur à imiter la conduite corrompue des anciens. On nous rapporte que les amis de Job l'insultèrent. Et le Seigneur a été insulté par ses prêtres, par ses adorateurs. Job est assis sur un fumier plein de vermine. Le Seigneur lui aussi gisait sur un véritable fumier, c'est-à-dire sur la boue de ce monde, parmi des hommes qui sont une véritable vermine, tout bouillants de crimes et de convoitises diverses.

Job a retrouvé la santé et la richesse. Le Seigneur, en ressuscitant, a donné à ceux qui croient en lui non pas seulement la santé, mais l'immortalité, et il a retrouvé sa domination sur toute la nature, comme il l'a lui-même affirmé : Tout m'a été confié par mon Père. Job a engendré des fils pour le remplacer. Le Seigneur aussi, après les prophètes, a engendré ses fils, les saints Apôtres. Job, ayant retrouvé le bonheur, s'est endormi dans la paix. Et le Seigneur demeure béni éternellement, avant les siècles, et à partir des siècles, et pour tous les siècles des siècles.

 

R/ Marchons dans la fidélité à Dieu, notre Père.

 

Le Seigneur est tendresse et pitié,

Lent à la colère et plein d'amour.

 

Il sait bien de quoi nous sommes pétris,

Il n'oublie pas que nous sommes poussière.

Oraison

Dieu qui as relevé le monde par les abaissements de ton Fils, donne à tes fidèles une joie sainte : tu les as tirés de l'esclavage du péché ; fais-leur connaître le bonheur impérissable.


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