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TP 4 Jeudi

V/ Dieu qui a ressuscité le Seigneur, alléluia.

R/ Nous ressuscitera aussi par sa puissance, alléluia.

Livre de l'Apocalypse (Ap 15, 5-8 ; 16, 1-21)

Les 7 coupes de la colère de Dieu

Nouvelle évocation de fléaux rappelant les plaies d'Égypte.

Le temple qui abritait le tabernacle du témoignage s'ouvrit dans le ciel, et les sept anges qui tenaient les sept fléaux sortirent du temple ; ils étaient vêtus d'un lin pur, resplendissant, la taille serrée de ceintures d'or. L'un des quatre animaux donna aux sept anges sept coupes d'or, remplies de la colère du Dieu qui vit aux siècles des siècles. Et le temple fut rempli de fumée à cause de la gloire de Dieu et de sa puissance. Et personne ne pouvait entrer dans le temple jusqu'à l'accomplissement des sept fléaux des sept anges.

Et j'entendis une grande voix qui, du temple, disait aux sept anges : Allez et répandez sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu. Et le premier partit et répandit sa coupe sur la terre. Un ulcère malin et pernicieux frappa les hommes qui portaient la marque de la bête et qui adoraient son image. Le deuxième répandit sa coupe sur la mer : elle devint comme le sang d'un mort, et tout ce qui, dans la mer, avait souffle de vie mourut. Le troisième répandit sa coupe sur les fleuves et les sources des eaux : ils devinrent du sang.

Et j'entendis l'ange des eaux qui disait : Tu es juste, toi qui es et qui étais, le Saint, car tu as ainsi exercé ta justice. Puisqu'ils ont répandu le sang des saints et des prophètes, c'est également du sang que tu leur as donné à boire. Ils le méritent ! Et j'entendis l'autel qui disait : Oui, Seigneur Dieu tout-puissant, tes jugements sont pleins de vérité et de justice.

Le quatrième répandit sa coupe sur le soleil : et il lui fut donné de brûler les hommes par son feu. Et les hommes furent brûlés par une intense chaleur ; ils blasphémèrent le nom de Dieu qui a pouvoir sur ces fléaux, mais ils ne se repentirent pas pour lui rendre gloire.

Le cinquième répandit sa coupe sur le trône de la bête : son royaume en fut plongé dans les ténèbres. Les hommes se mordaient la langue de douleur ; ils blasphémèrent le Dieu du ciel à cause de leurs souffrances et de leurs ulcères, mais ils ne se repentirent pas de leurs œuvres.

Le sixième répandit sa coupe sur le grand fleuve Euphrate : l'eau en fut asséchée pour préparer la voie aux rois qui viennent de l'orient. Alors, de la bouche du dragon, de la bouche de la bête et de la bouche du faux prophète, je vis sortir trois esprits impurs, tels des grenouilles. Ce sont, en effet, des esprits de démons. Ils accomplissent des prodiges et s'en vont trouver les rois du monde entier, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout-puissant. Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille et garde ses vêtements, pour ne pas aller nu et laisser voir sa honte. Ils les rassemblèrent au lieu qu'on appelle en hébreu Harmaguedôn.

Le septième répandit sa coupe dans les airs, et, du temple, sortit une voix forte venant du trône. Elle dit : C'en est fait ! Alors ce furent des éclairs, des voix et des tonnerres, et un tremblement de terre si violent qu'il n'en fut jamais de pareil depuis que l'homme est sur la terre. La grande cité se brisa en trois parties et les cités des nations s'écroulèrent. Alors Dieu se souvint de Babylone la grande, pour lui donner la coupe où bouillonne le vin de sa colère. Toutes les îles s'enfuirent et les montagnes disparurent. Des grêlons lourds comme des talents tombèrent du ciel sur les hommes, et les hommes blasphémèrent Dieu à cause du fléau de la grêle, car ce fléau était particulièrement redoutable.

 

R/ Christ ressuscité,

Arrache-nous à la colère qui vient !

 

Si tu retiens les fautes, Seigneur,

Qui donc subsistera ?

 

Toi qui es assis à la droite du Père,

Prends pitié de nous !

 

Car tu es le seul Saint, le seul Seigneur,

Le seul Très-Haut !

 

 

COMMENTAIRE DE SAINT AUGUSTIN SUR L'ÉVANGILE DE JEAN

Le commandement nouveau.

Le Seigneur Jésus affirme qu'il donne à ses disciples un commandement nouveau, celui de l'amour mutuel, lorsqu'il dit : Je vous donne un commandement nouveau, c'est de vous aimer les uns les autres.

Est-ce que ce commandement n'existait pas déjà dans la loi ancienne, puisqu'il y est écrit : Tu aimeras ton prochain comme toi-même ? Pourquoi donc le Seigneur appelle-t-il nouveau un commandement qui est évidemment si ancien ? Est-ce un commandement nouveau parce qu’en nous dépouillant de l'homme ancien il nous revêt de l'homme nouveau ? Certes, l'homme qui écoute ce commandement, ou plutôt qui y obéit, est renouvelé non par n'importe quel amour mais par celui que le Seigneur a précisé, en ajoutant, afin de le distinguer de l'amour charnel : Comme je vous ai aimés.

C'est cet amour-là qui nous renouvelle, pour que nous soyons des hommes nouveaux, les héritiers du testament nouveau, les chantres du cantique nouveau. Cet amour-là, frères très chers, a renouvelé même les justes d'autrefois, les patriarches et les prophètes, comme il a renouvelé plus tard les saints Apôtres ; c'est lui qui renouvelle maintenant les nations païennes et qui, de tout le genre humain, dispersé sur toute la surface de la terre, suscite et rassemble le peuple nouveau, le corps de la nouvelle épousée du Fils de Dieu, celle dont il est dit dans le Cantique des cantiques : Quelle est celle-ci qui s'élève, toute blanche ? Toute blanche, parce que renouvelée. Par quoi, sinon par le commandement nouveau ?

C'est pourquoi, en elle, ses membres doivent se soucier les uns des autres. Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est à l'honneur, tous les membres se réjouissent avec lui. Ils entendent, en effet, et observent cette parole : Je vous donne un commandement nouveau, c'est de vous aimer les uns les autres, non pas comme font les débauchés, ni les hommes qui s'aiment simplement parce qu'ils sont des hommes ; mais comme s'aiment ceux qui sont tous des dieux et les fils du Très-Haut, si bien qu'ils sont les frères de son Fils unique. Ceux-là s'aiment les uns les autres parce que lui-même les a aimés, pour les conduire à la fin qui les comblera, là où leur désir pourra se rassasier de tous les biens. En effet, aucun désir ne restera insatisfait lorsque Dieu sera tout en tous.

Celui qui nous donne cet amour est celui qui dit : Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. C'est pour cela qu'il nous a aimés : afin qu'à notre tour nous nous aimions les uns les autres. Il nous en a rendus capables en nous aimant, afin que par l'amour mutuel nous soyons liés entre nous et que, par l'union très douce qui lie ses membres, nous soyons le corps d'une telle Tête.

 

Il n'est pas de plus grand amour

Que de mourir pour celui qu'on aime.

 

R/ Qui perd sa vie la trouvera, alléluia.

 

Christ a donné sa vie pour nous ;

Donnons-la, nous aussi, pour nos frères.

 

Nous sommes passés de la mort à la vie,

Puisque nous aimons nos frères.

Oraison

Dieu qui relèves la nature humaine bien au-dessus de sa condition originelle, souviens-toi de cette œuvre de ton amour : maintiens dans ta bénédiction ceux que tu as régénérés.


TP 4 Vendredi

V/ En ta résurrection, ô Christ, alléluia,

R/ Le ciel et la terre se réjouissent, alléluia.

Livre de l'Apocalypse (Ap 17, 1-18)

La grande prostituée

Symbole d'un peuple ou d'une ville idolâtre, peut-être la Rome impériale, au pouvoir précaire.

L'un des sept anges qui tenaient les sept coupes s'avança et me parla en ces termes : Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui réside au bord des océans. Avec elle les rois de la terre se sont prostitués, et les habitants de la terre se sont enivrés du vin de sa prostitution.

Alors il me transporta en esprit au désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, couverte de noms blasphématoires, et qui avait sept têtes et dix cornes. La femme, vêtue de pourpre et d'écarlate, étincelait d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d'or pleine d'abominations : les souillures de sa prostitution. Sur son front un nom était écrit, mystérieux : Babylone la grande, mère des prostituées et des abominations de la terre. Et je vis la femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. À sa vue je restai confondu.

Alors l'ange me dit : Pourquoi cette stupeur ? Je te dirai le mystère de la femme et de la bête aux sept têtes et aux dix cornes qui la porte. La bête que tu as vue était, mais elle n'est plus. Elle va monter de l'abîme et s'en aller à la perdition. Et les habitants de la terre, dont le nom n'est pas écrit, depuis la fondation du monde, dans le livre de vie, s'étonneront en voyant la bête, car elle était, n'est plus, mais reviendra.

C'est le moment d'avoir l'intelligence que la sagesse éclaire : les sept têtes sont les sept montagnes où réside la femme. Ce sont aussi sept rois. Cinq d'entre eux sont tombés, le sixième règne, le septième n'est pas encore venu, mais quand il viendra, il ne demeurera que peu de temps. La bête qui était, et qui n'est plus, est elle-même un huitième roi. Elle est du nombre des sept et s'en va à la perdition. Les dix cornes que tu as vues sont dix rois qui n'ont pas encore reçu la royauté, mais, pour une heure, ils partageront le pouvoir royal avec la bête. Ils n'ont qu'un seul dessein : mettre au service de la bête leur puissance et leur pouvoir. Ils combattront l'agneau et l'agneau les vaincra, car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois, et avec lui les appelés, les élus et les fidèles vaincront aussi.

Puis il me dit : Les eaux que tu as vues, là où réside la prostituée, ce sont des peuples, des foules, des nations et des langues. Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée, elles la rendront solitaire et nue. Elles mangeront ses chairs et la brûleront au feu. Car Dieu leur a mis au cœur de réaliser son dessein, un même dessein : mettre leur royauté au service de la bête jusqu'à l'accomplissement des paroles de Dieu. Et la femme que tu as vue, c'est la grande cité qui règne sur les rois de la terre.

 

R/ Victoire, tu régneras, ô Christ, tu nous sauveras !

 

Les impies mèneront campagne contre l'Agneau,

Mais l'Agneau les vaincra.

 

L'Agneau est Seigneur des seigneurs

Et Roi des rois.

 

Il est vainqueur avec les siens :

Les appelés, les élus, les fidèles.

 

LETTRE DE SAINT CLÉMENT DE ROME AUX CORINTHIENS

"Je suis le chemin".

Voici quel est le chemin, mes bien-aimés, par lequel nous avons trouvé le salut : Jésus Christ, le grand prêtre qui présente nos offrandes, le protecteur et le soutien de notre faiblesse.

Par lui nous fixons nos regards sur les hauteurs des cieux ; par lui nous contemplons comme dans un miroir le visage pur et sublime du Père ; par lui se sont ouverts les yeux de notre cœur ; par lui notre intelligence bornée et ténébreuse s'épanouit à la lumière ; par lui, le Maître qui a voulu nous faire goûter la connaissance immortelle, lui qui est lumière éclatante de la gloire du Père, placé bien au-dessus des anges, car il possède par héritage un nom bien plus grand que les leurs.

Servons en soldats, mes frères, de toute notre ardeur, sous les commandements de ce chef irréprochable. Considérons les soldats qui servent sous nos chefs : avec quelle discipline, quelle docilité, quelle soumission ils exécutent les ordres qui leur sont donnés ! Tous ne sont pas commandants en chef, ni chefs de mille, de cent ou de cinquante hommes, et ainsi de suite : chacun à son poste exécute ce que lui prescrivent le roi ou les chefs. Les grands ne peuvent rien faire sans les petits, ni les petits sans les grands : en toutes choses ils sont mélangés, et c'est ainsi qu'ils sont efficaces.

Prenons l'exemple de notre corps : la tête n'est rien sans les pieds, et de même les pieds ne sont rien sans la tête. Les moindres de nos membres sont nécessaires et bienfaisants pour le corps entier ; et même, tous servent le salut du corps entier en collaborant dans une soumission qui les unifie.

Assurons donc le salut du corps entier que nous formons dans le Christ Jésus, et que chacun se soumette à son prochain, selon le charisme que celui-ci a reçu.

Que le fort se préoccupe du faible, que le faible respecte le fort ; que le riche subventionne le pauvre, que le pauvre rende grâce à Dieu qui lui a donné quelqu'un pour compenser son indigence. Que le sage montre sa sagesse non par des paroles, mais par de bonnes actions ; que l'humble ne se rende pas témoignage à lui-même, mais qu'il en laisse le soin à un autre. Que celui qui est chaste dans sa chair ne s'en vante pas, sachant que c'est un autre qui lui accorde la continence.

Songeons donc, mes frères, de quelle matière nous sommes nés ; qu'étions-nous donc, quand nous sommes entrés dans le monde ? À partir de quel tombeau, de quelle obscurité, celui qui nous a façonnés et créés nous a-t-il introduits dans ce monde qui lui appartient ? Car il avait préparé ses bienfaits avant même notre naissance.

Puisque nous tenons de lui tout cela, nous devons lui rendre grâce pour tout. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

 

Créatures nouvelles dans le Christ,

Goûtez son pardon et sa paix :

Plus heureux que l'Apôtre Thomas

Qui toucha les plaies de Jésus,

Sans le voir, vous le croyez vivant

Lorsque vous confessez dans l'Esprit Saint :

 

R/ Tu es mon Seigneur et mon Dieu !

Alléluia ! Alléluia !

 

C'est moi le Seigneur ton Dieu,

Qui t'ai fait monter de la terre d'Égypte.

 

Je t'ai nourri de la farine du froment

Et rassasié avec le miel du rocher.

Oraison

Dieu à qui nous devons le salut et la liberté, écoute le cri de notre prière ; puisque tu nous as rachetés par le sang de ton Fils, fais que nous puissions vivre de toi et trouver en toi le bonheur éternel.


TP 4 Samedi

V/ Tu nous as fait renaître, alléluia.

R/ Pour une vivante espérance, alléluia.

Livre de l'Apocalypse (Ap 18, 1-20)

La chute de Babylone

À l’opposé de la cité de Dieu, Babylone est le symbole d'une cité qui se divise elle-même ; mais la figure de ce monde passe.

Je vis ensuite un autre ange descendre du ciel. Il avait un grand pouvoir et la terre fut illuminée de sa gloire. Il s'écria d'une voix forte : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ; elle est devenue demeure de démons, repaire de tous les esprits impurs, repaire de tous les oiseaux impurs et odieux. Car elle a abreuvé toutes les nations du vin de sa fureur de prostitution : les rois de la terre se sont prostitués avec elle, et les marchands de la terre se sont enrichis de la puissance de son luxe.

Et j'entendis une autre voix qui, du ciel, disait : Sortez de cette cité, ô mon peuple, de peur de participer à ses péchés, et de partager les fléaux qui lui sont destinés. Car ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses injustices. Payez-la de sa propre monnaie, rendez-lui au double ce qu'elle a fait. Dans la coupe où elle a mêlé ses vins, mêlez-en pour elle le double. Autant elle s'est complue dans la gloire et le luxe, autant rendez-lui de tourment et de deuil. Puisqu'elle dit en son cœur : je trône en reine et ne suis point veuve, jamais je ne verrai le deuil, à cause de cela viendront sur elle, en un seul jour, les fléaux qui lui sont destinés : mort, deuil, famine, et elle sera consumée par le feu. Car puissant est le Seigneur Dieu qui l'a jugée.

Alors ils pleureront et se lamenteront sur elle, les rois de la terre qui ont partagé sa prostitution et son luxe, quand ils verront la fumée de son embrasement. Ils se tiendront à distance par crainte de son tourment, et ils diront : Malheur ! Malheur ! O grande cité, Babylone, cité puissante, il a suffi d'une heure pour que tu sois jugée !

Et les marchands de la terre pleurent et prennent son deuil, car nul n'achète plus leurs cargaisons, cargaisons d'or et d'argent, de pierres précieuses et de perles, de lin et de pourpre, de soie et d'écarlate ; bois de senteur, objets d'ivoire, de bois précieux, de bronze, de fer ou de marbre, cannelle et amome, parfums, myrrhe et encens, le vin et l'huile, la fleur de farine et le blé, les bœufs et les brebis, les chevaux et les chars, les esclaves et les captifs. Le fruit que désirait ton âme s'en est allé loin de toi. Tout ce qui est raffinement et splendeur est perdu pour toi. Jamais plus on ne le retrouvera. Les marchands, qu'elle avait enrichis de ce commerce, se tiendront à distance par crainte de son tourment. Dans les pleurs et le deuil, ils diront : Malheur ! Malheur ! La grande cité, vêtue de lin, de pourpre et d'écarlate, étincelante d'or, de pierres précieuses et de perles, il a suffi d'une heure pour dévaster tant de richesses !

Et tous les pilotes, tous ceux qui naviguent dans les parages, les marins et tous ceux qui vivent de la mer se tenaient à distance, et s'écriaient en voyant la fumée de son embrasement : Quelle cité était comparable à la grande cité ? Ils se jetaient de la poussière sur la tête, poussaient des cris de larmes et de deuil en disant : Malheur ! Malheur ! La grande cité dont l'opulence a enrichi tous ceux qui ont des vaisseaux sur la mer, il a suffi d'une heure pour qu'elle soit dévastée ! Réjouis-toi de sa ruine, ciel ! Et vous aussi, les saints, les apôtres et les prophètes, car Dieu, en la jugeant, vous a fait justice.

 

R/ Venez, allons à la maison du Seigneur, alléluia !

 

Sortez de Babylone, ô mon peuple,

Sinon vous serez solidaires de ses fautes,

Et vous aurez votre part de ses plaies.

 

Vous ne sortirez pas en fuyards :

À votre tête marchera le Seigneur.

 

Il vous mènera au sommet des montagnes,

Vers le sanctuaire préparé par ses mains.

 

COMMENTAIRE DE SAINT CYRILLE D'ALEXANDRIE

SUR LA LETTRE AUX ROMAINS

"C'est le Christ qui est notre paix : des deux, il a fait un seul peuple..."

Il est écrit : Tous, tant que nous sommes, nous formons un seul corps et nous sommes membres les uns des autres, car le Christ nous rassemble dans l'unité par les liens de l'amour : C'est lui qui, des deux, a fait un seul peuple ; il a fait tomber le mur qui les séparait, la haine, en supprimant les prescriptions juridiques de la Loi. Il faut donc que nous ayons les mêmes sentiments réciproques ; si un membre souffre, que tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l'honneur, que tous partagent sa joie.

C'est pourquoi, dit encore saint Paul, accueillez-vous les uns les autres comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu. Accueillons-nous les uns les autres, si nous voulons avoir les mêmes sentiments. Portons les fardeaux les uns des autres ; rassemblés dans la paix, gardons l'unité dans un même Esprit. C'est ainsi que Dieu nous a accueillis dans le Christ. Car celui-ci a dit vrai : Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils pour nous. En effet, le Fils a été donné en rançon de notre vie à tous, nous avons été affranchis de la mort, rachetés de la mort et du péché.

Saint Paul éclaire les perspectives de ce plan de salut lorsqu'il dit que le Christ s'est fait le serviteur de la circoncision en raison de la fidélité de Dieu. Car Dieu avait promis aux patriarches, pères des Juifs, qu'il bénirait leur descendance qui deviendrait aussi nombreuse que les astres du ciel. C'est pour cela que le Verbe, qui est Dieu, s'est manifesté dans la chair et s'est fait homme. Il maintient dans l'existence toute la création et il assure le bien-être de tout ce qui existe, puisqu'il est Dieu. Mais il est venu en ce monde en s'incarnant non pour être servi, mais, comme il le dit lui-même, pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude.

Il le reconnaissait bien : il est venu évidemment pour accomplir les promesses faites à Israël, puisqu'il disait : Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. C'est pourquoi saint Paul ne ment pas lorsqu'il dit que le Christ s'est fait le serviteur des Juifs pour garantir les promesses faites à leurs pères. Mais il dit aussi que le Christ a été chargé par Dieu le Père de faire obtenir miséricorde aux païens, afin qu'eux aussi le glorifient comme le Créateur et l'Artisan de toutes choses, le Sauveur et le Rédempteur.

Ainsi, la clémence divine s'est étendue à tous, les païens ont été accueillis, et le mystère de la sagesse accompli dans le Christ n'a pas dévié de son but de miséricorde. Pour remplacer ceux qui sont tombés, c'est le monde entier qui a été sauvé par la compassion de Dieu.

 

R/ Dieu a tant aimé le monde, alléluia,

Qu'il a donné son Fils unique, alléluia.

 

Ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu :

Lui, le premier, nous a aimés.

 

Son Fils, son unique, il l'a offert

Pour les péchés du monde entier.

 

À tous ceux qui croient au Christ,

Il donne la vie éternelle.

Oraison

Dieu qui nous as recréés par le baptême, fais-nous vivre toujours davantage du mystère pascal : que ta grâce nous accorde de porter beaucoup de fruit et de parvenir aux joies de la vie éternelle.


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