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Triduum pascal
Semaine Sainte
1. L’Église célèbre solennellement dans un Triduum sacré les mystères les plus grands de notre rédemption, en faisant mémoire, par des célébrations particulières, de son Seigneur crucifié, enseveli et ressuscité.
Un jeûne sacré, de tonalité pascale, devra être partout célébré le vendredi de la Passion du Seigneur ; si c’est opportun, il sera prolongé le Samedi saint également, de telle sorte qu’on parvienne, dans la liberté spirituelle, aux joies de la résurrection du Seigneur.
2. Pour célébrer comme il convient le Triduum sacré, on fera appel à un nombre suffisant de ministres laïcs qui devront avoir été soigneusement instruits de ce qu’ils doivent faire.
Le chant du peuple, des ministres et du prêtre célébrant est particulièrement important dans les célébrations de ces jours-là, car les textes sont davantage mis en valeur quand ils sont chantés.
Que les pasteurs n’omettent donc pas d’expliquer aux fidèles, du mieux qu’ils peuvent, la signification et l’ordre des célébrations, et qu’ils les préparent à une participation active et fructueuse.
3. Que les célébrations du Triduum sacré aient lieu dans les églises cathédrales et les paroisses, et seulement dans celles où on peut le faire dignement, c’est-à-dire avec une assistance nombreuse, avec suffisamment de ministres et la possibilité de chanter au moins certaines parties.
Dès lors, il convient que les petites communautés, les associations et tous les petits groupes se réunissent dans ces églises, pour réaliser des célébrations de meilleure qualité.

 
Jeudi Saint – Cène du Seigneur
Semaine Sainte
LAT  •  FRA  •  L/F
LECT • MESSE • HEURES  CMT
 
Messe du soir en mémoire de la Cène du Seigneur
 
01. Le soir, à l’heure qui convient le mieux, on célèbre la messe en mémoire de la Cène du Seigneur, avec la pleine participation de toute la communauté locale, tous les prêtres et les ministres accomplissant leur fonction.
02. Tous les prêtres peuvent concélébrer, même s’ils ont déjà concélébré en ce jour la Messe chrismale ou si, pour le bien des fidèles, ils doivent célébrer une autre messe.
03. Là où une raison pastorale le requiert, l’Ordinaire du lieu peut permettre de célébrer, le soir, une autre messe dans les églises et les oratoires. Il peut même permettre, dans les cas de vraie nécessité, qu’une messe soit célébrée le matin, à titre exceptionnel, mais seulement pour des fidèles qui ne pourraient absolument pas participer à la messe du soir. Cependant, on prendra bien garde que de telles célébrations ne se fassent pas pour satisfaire des personnes privées ou des petits groupes particuliers, et n’aient pas lieu au détriment de la Messe du soir.
04. La communion ne peut être donnée aux fidèles que dans la messe ; mais on peut la porter aux malades et aux infirmes à n’importe quelle heure de la journée.
05. L’autel sera orné de fleurs avec la modération qui convient à la nature de ce jour. Le tabernacle sera tout à fait vide ; pour la communion du clergé et du peuple aujourd’hui et demain, une quantité suffisante de pain sera consacrée à cette messe.
 
06. ANTIENNE D’OUVERTURE
cf. Ga 6, 14
Que notre seule fierté
soit la croix de notre Seigneur Jésus Christ.
En lui, nous avons le salut, la vie et la résurrection,
par lui, nous sommes sauvés et délivrés.
07. On chante le Gloria in excelsis. Pendant le chant de l’hymne, les cloches sonnent. Elles se taisent ensuite jusqu’à la Vigile pascale, à moins que l’évêque diocésain, s’il le juge opportun, en décide autrement. De même, pendant ce temps, l’orgue et les autres instruments de musique ne peuvent être utilisés que pour soutenir le chant.
 
08. PRIÈRE
Seigneur Dieu,
tu nous appelles à célébrer
la très sainte Cène où ton Fils unique,
avant de se livrer lui-même à la mort,
a remis pour toujours à son Église le sacrifice nouveau,
le repas qui est le sacrement de son amour ;
donne-nous de puiser à ce grand mystère
la charité et la vie en plénitude.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles.
Amen.
 
Lectures
 
09. Après la proclamation de l’évangile, le prêtre fait l’homélie dans laquelle il met en lumière les mystères principaux que célèbre cette messe, à savoir l’institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce, ainsi que le commandement du Seigneur sur la charité fraternelle.
 
LAVEMENT DES PIEDS LAT
 
10. Après l’homélie, on procède au lavement des pieds, là où, pastoralement, il semble bon de le faire.
11. Ceux qui ont été choisis parmi le peuple de Dieu sont conduits par des ministres aux sièges qui leur ont été préparés à l’endroit le plus approprié. Alors le prêtre (après avoir déposé la chasuble si c’est nécessaire), s’approche de chacun, verse de l’eau sur les pieds, puis les essuie, aidé en tout cela par les ministres.
12. Pendant ce temps, on chante quelques-unes des antiennes suivantes, ou d’autres chants qui conviennent.
 
ANTIENNE I
cf. Jn 13, 4.5.15
Après s’être levé de table,
le Seigneur versa de l’eau dans un bassin
et se mit à laver les pieds des disciples.
C’est l’exemple qu’il leur a donné.
 
ANTIENNE II
cf. Jn 13, 12.14.15
Le Seigneur Jésus, après avoir pris le repas avec ses disciples,
leur lava les pieds et leur dit :
« Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous,
moi, le Maître et Seigneur ?
C’est un exemple que je vous ai donné,
afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »
 
ANTIENNE III
cf. Jn 13, 6. 7. 8
Jésus arrive devant Simon-Pierre, qui lui dit :
R/. « C'est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? »
V/. Jésus lui répond :
« Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. »
R/. « C'est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? »
V/. « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ;
plus tard tu comprendras. »
R/. « C'est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? »
 
ANTIENNE IV
cf. Jn 13, 14
Si moi, votre Seigneur et votre Maître,
je vous ai lavé les pieds,
combien plus devez-vous aussi
vous laver les pieds les uns aux autres.
 
ANTIENNE V
Jn 13, 35
À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples :
si vous avez de l’amour les uns pour les autres.
 
ANTIENNE VI
Jn 13, 34
Je vous donne un commandement nouveau :
c’est de vous aimer les uns les autres,
comme je vous ai aimés, dit le Seigneur.
 
ANTIENNE VII
cf. 1 Co 13, 13
V/. Que demeurent en vous la foi, l’espérance et la charité ;
R/. Mais la plus grande des trois, c’est la charité.
V/. Aujourd’hui, ce qui demeure, c’est la foi, l’espérance et la charité.
R/. Mais la plus grande des trois, c’est la charité.
 
13. Après le lavement des pieds, le prêtre se lave les mains et les essuie, il remet sa chasuble et revient à son siège, et de là, il préside à la Prière universelle.
On ne dit pas le Credo.
 
LITURGIE EUCHARISTIQUE
 
14. Au début de la Liturgie eucharistique, on peut prévoir que les fidèles apportent en procession, avec le pain et le vin, des dons destinés à subvenir aux besoins des pauvres.
 
Pendant cette procession, on chante Ubi cáritas (Où l'amour est vrai) ou un autre chant qui convienne.
 
R/. Ubi cáritas est vera, Deus ibi est. R/. Où l'amour est vrai, Dieu est présent.
Congregávit nos in unum Christi amor. L’amour du Christ rassemble en l'unité.
Exsultémus et in ipso iucundémur. En lui, n’ayons que joie et allégresse !
Timeámus et amémus Deum vivum. Ayons crainte et amour du Dieu vivant.
Et ex corde diligámus nos sincéro. Dans la sincérité, aimons-nous de tout cœur.
R/. Ubi cáritas est vera, Deus ibi est. R/. Où l'amour est vrai, Dieu est présent.
Simul ergo cum in unum congregámur: Et puisque nous vivons dans l'unité,
Ne nos mente dividámur, caveámus. veillons à ne pas être divisés.
Cessent iúrgia malígna, cessent lites. Que cessent les querelles et les conflits.
Et in médio nostri sit Christus Deus. Que le Christ notre Dieu soit au milieu de nous !
R/. Ubi cáritas est vera, Deus ibi est. R/. Où l'amour est vrai, Dieu est présent.
Simul quoque cum beátis videámus Avec les bienheureux puissions-nous voir
Gloriánter vultum tuum, Christe Deus: ta face de gloire, ô Christ notre Dieu !
Gáudium, quod est imménsum, atque probum, Immense et pure sera notre joie
Sæcula per infiníta sæculórum. à jamais, dans les siècles et des siècles sans fin !
 
PRIÈRE SUR LES OFFRANDES LAT
Accorde-nous, Seigneur, nous t’en prions,
de participer dignement à ces mystères,
car chaque fois qu’est célébré ce sacrifice en mémorial,
c’est l’œuvre de notre Rédemption qui s’accomplit.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
PRÉFACE LAT
Le sacrifice et le sacrement du Christ
 
V. Le Seigneur soit avec vous.
R. Et avec votre esprit.
V. Élevons notre cœur.
R. Nous le tournons vers le Seigneur.
V. Rendons grâce au Seigneur notre Dieu.
R. Cela est juste et bon.
Vraiment, il est juste et bon,
pour ta gloire et notre salut,
de t’offrir notre action de grâce,
toujours et en tout lieu,
Seigneur, Père très saint,
Dieu éternel et tout-puissant,
par le Christ, notre Seigneur.
Il est le Prêtre éternel et véritable,
qui institua le sacrement destiné à perpétuer son sacrifice ;
il s’est d’abord offert à toi en victime pour notre salut
et nous a prescrit de faire cette offrande
en mémoire de lui.
Quand nous recevons sa chair immolée pour nous,
nous sommes fortifiés ;
quand nous buvons le sang qu’il a versé pour nous,
nous sommes purifiés.
C’est pourquoi, avec les anges et les archanges,
avec les puissances d’en haut et tous les esprits bienheureux,
nous chantons l’hymne de ta gloire
et sans fin nous proclamons :
Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers !
Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
Hosanna au plus haut des cieux.
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux.
 
17. Quand on prend le Canon romain, on le dit avec les parties propres au Jeudi saint. Il en va de même pour les Prières eucharistiques II et III. On en trouvera le texte ci-dessous.
 
PRIÈRE EUCHARISTIQUE : PE IPE IIPE III
 
PRIÈRE EUCHARISTIQUE I
18. Le prêtre dit, les mains étendues :
Toi, Père très aimant,
nous te prions et te supplions
par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,
Il joint les mains et dit :
d’accepter
Puis il fait un signe de croix sur le pain et le calice, et dit :
et de bénir ces dons, ces offrandes,
sacrifice pur et saint,
Il étend les mains et continue :
que nous te présentons
avant tout pour ta sainte Église catholique :
accorde-lui la paix et protège-la,
daigne la rassembler dans l’unité
et la gouverner par toute la terre ;
nous les présentons
en union avec ton serviteur notre Pape N.,
notre Évêque N.
et tous ceux qui gardent fidèlement
la foi catholique reçue des Apôtres.
 
19. COMMÉMORATION DES VIVANTS
Souviens-toi, Seigneur,
de tes serviteurs et de tes servantes (de N. et N.),
Il joint les mains, prie en silence. Puis il reprend, les mains étendues :
et de tous ceux qui sont ici réunis,
dont tu connais la foi et l’attachement.
Nous t’offrons pour eux,
ou ils t’offrent pour eux-mêmes et tous les leurs
ce sacrifice de louange,
pour leur propre rédemption,
pour la paix et le salut qu’ils espèrent ;
ils te rendent cet hommage,
à toi, Dieu éternel, vivant et vrai.
 
20. DURANT L'ACTION
Unis dans une même communion,
nous célébrons le jour très saint
où notre Seigneur Jésus Christ
fut livré pour nous ;
et vénérant d'abord la mémoire
de la bienheureuse Marie toujours vierge,
Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus Christ,
et celle de saint Joseph, son époux,
des bienheureux Apôtres et martyrs
Pierre et Paul, André,
(Jacques et Jean, Thomas, Jacques et Philippe,
Barthélemy et Matthieu, Simon et Jude,
Lin, Clet, Clément, Sixte, Corneille et Cyprien,
Laurent, Chrysogone, Jean et Paul, Côme et Damien,)
et de tous les saints,
nous t'en supplions :
accorde-nous, par leur prière et leurs mérites,
d’être toujours et partout,
forts de ton secours et de ta protection.
(Par le Christ, notre Seigneur. Amen.)
21. Les mains étendues, il continue :
Voici donc l’offrande que nous présentons devant toi,
nous, tes serviteurs, et ta famille entière :
le jour même où notre Seigneur Jésus Christ
a livré à ses disciples, pour qu'ils les célèbrent,
les mystères de son corps et de son sang,
Nous t'en prions, Seigneur,
dans ta bienveillance, accepte cette offrande.
Assure toi-même la paix de notre vie,
arrache-nous à la damnation éternelle
et veuille nous admettre au nombre de tes élus.
Il joint les mains.
(Par le Christ, notre Seigneur. Amen.)
22. Tenant les mains étendues sur les offrandes, il dit :
Seigneur Dieu, nous t'en prions,
daigne bénir et accueillir cette offrande,
accepte-la pleinement,
rends-la parfaite et digne de toi :
qu’elle devienne pour nous
le Corps et le Sang de ton Fils bien-aimé,
Jésus, le Christ, notre Seigneur.
Il joint les mains.
 
23. Dans les formules qui suivent, les paroles du Seigneur seront prononcées ou chantées de façon distincte et claire, comme le requiert la nature de ces paroles.
La veille du jour où il devait souffrir,
pour notre salut et celui de tous les hommes,
c'est-à-dire aujourd'hui,
Il prend le pain et, le tenant un peu au-dessus de l'autel, il continue.
il prit le pain dans ses mains très saintes
Il élève les yeux.
et, les yeux levés au ciel,
vers toi, Dieu, son Père tout-puissant,
en te rendant grâce il dit la bénédiction,
il rompit le pain,
et le donna à ses disciples, en disant :
Il s’incline un peu.
« PRENEZ, ET MANGEZ-EN TOUS :
CECI EST MON CORPS
LIVRÉ POUR VOUS. »
Il montre au peuple l’hostie consacrée, la repose sur la patène, et adore en faisant la génuflexion.
24. Ensuite il continue :
De même, après le repas,
Il prend le calice et, le tenant un peu au-dessus de l'autel, il continue :
il prit cette coupe incomparable
dans ses mains très saintes ;
et, te rendant grâce à nouveau, il dit la bénédiction,
et donna la coupe à ses disciples, en disant :
Il s’incline un peu.
« PRENEZ, ET BUVEZ-EN TOUS,
CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG,
LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE,
QUI SERA VERSÉ
POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE
EN RÉMISSION DES PÉCHÉS.
VOUS FEREZ CELA EN MÉMOIRE DE MOI. »
Il montre le calice au peuple, le dépose sur le corporal, et adore en faisant la génuflexion.
 
Suite de la prière eucharistique

 
PRIÈRE EUCHARISTIQUE II
Le célébrant (principal) dit, les mains étendues :
Toi qui es vraiment Saint,
toi qui es la source de toute sainteté, Dieu notre Père,
nous voici rassemblés devant toi,
et, dans la communion de toute l’Église,
nous célébrons le jour très saint
où notre Seigneur Jésus Christ fut livré pour nous.
Par lui, notre Rédempteur et Sauveur, que tu as glorifié,
nous te prions :
Tous les concélébrants disent, les mains étendues sur les offrandes :
Sanctifie ces offrandes
en répandant sur elles ton Esprit ;
Le célébrant principal joint les mains, puis il fait un signe de croix sur le pain et le calice, en disant :
qu’elles deviennent pour nous
le Corps et le Sang
de Jésus, le Christ, notre Seigneur.
Il joint les mains.
Dans les formules qui suivent, les paroles du Seigneur seront prononcées distinctement et clairement, comme le requiert la nature de ces paroles.
Au moment d’être livré
et d’entrer librement dans sa passion,
c'est-à-dire aujourd'hui,
Il prend le pain et le tient un peu au-dessus de l'autel.
il prit le pain, il rendit grâce, il le rompit
et le donna à ses disciples, en disant :
Il s’incline un peu.
« PRENEZ, ET MANGEZ-EN TOUS :
CECI EST MON CORPS
LIVRÉ POUR VOUS. »
Il montre au peuple l’hostie consacrée, la repose sur la patène, et adore en faisant la génuflexion.
Ensuite il continue :
De même, après le repas,
Il prend le calice et, le tenant un peu au-dessus de l'autel, il dit :
il prit la coupe ;
de nouveau il rendit grâce,
et la donna à ses disciples, en disant :
Il s’incline un peu.
« PRENEZ, ET BUVEZ-EN TOUS,
CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG,
LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE,
QUI SERA VERSÉ
POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE
EN RÉMISSION DES PÉCHÉS.
VOUS FEREZ CELA EN MÉMOIRE DE MOI. »
Il montre le calice au peuple, le dépose sur le corporal, et adore en faisant la génuflexion.
 
Suite de la prière eucharistique

 
PRIÈRE EUCHARISTIQUE III
Le célébrant (principal) dit, les mains étendues :
Tu es vraiment Saint, Dieu de l’univers,
et il est juste que toute la création proclame ta louange,
car c’est toi qui donnes la vie,
c’est toi qui sanctifies toutes choses,
par ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur,
avec la puissance de l’Esprit Saint ;
et tu ne cesses de rassembler ton peuple,
afin que, du levant au couchant du soleil,
une offrande pure soit présentée à ton nom.
C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi, Dieu notre Père,
et, dans la communion de toute l’Église,
nous célébrons le jour très saint
où notre Seigneur Jésus Christ fut livré pour nous.
Par lui notre Rédempteur et Sauveur, que tu as glorifié,
nous te supplions de consacrer toi-même
les offrandes que nous apportons :
Il joint les mains puis, les tenant étendues sur les offrandes, il dit :
Sanctifie-les par ton Esprit
pour qu’elles deviennent
Il joint les mains, puis il fait un signe de croix sur le pain et le calice, en disant :
le Corps et le Sang de ton Fils,
Jésus Christ, notre Seigneur,
Il joint les mains.
qui nous a dit de célébrer ce mystère.
Dans les formules qui suivent, les paroles du Seigneur seront prononcées distinctement et clairement, comme le requiert la nature de ces paroles.
La nuit même où il fut livré,
c'est-à-dire aujourd'hui,
Il prend le pain et, le tenant un peu au-dessus de l'autel, il continue :
il prit le pain,
en te rendant grâce il dit la bénédiction,
il rompit le pain,
et le donna à ses disciples, en disant :
Il s’incline un peu.
« PRENEZ, ET MANGEZ-EN TOUS :
CECI EST MON CORPS
LIVRÉ POUR VOUS. »
Il montre au peuple l’hostie consacrée, la repose sur la patène, et adore en faisant la génuflexion.
Ensuite il continue :
De même, après le repas,
Il prend le calice et, le tenant un peu au-dessus de l'autel, il continue :
il prit la coupe ;
en te rendant grâce il dit la bénédiction,
et donna la coupe à ses disciples, en disant :
Il s’incline un peu
« PRENEZ, ET BUVEZ-EN TOUS,
CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG,
LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE,
QUI SERA VERSÉ
POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE
EN RÉMISSION DES PÉCHÉS.
VOUS FEREZ CELA EN MÉMOIRE DE MOI. »
Il montre le calice au peuple, le dépose sur le corporal, et adore en faisant la génuflexion.
 
Suite de la prière eucharistique
 
32. Il prend la patène avec l'hostie, ainsi que le calice et, en les élevant ensemble, il dit :
Par lui, avec lui et en lui,
à toi, Dieu le Père tout-puissant,
dans l’unité du Saint-Esprit,
tout honneur et toute gloire,
pour les siècles des siècles.
Le peuple acclame :
R/. Amen.
Vient ensuite le rite de la communion.
 
33. Au moment de la communion, il est bon que le prêtre confie l’eucharistie qui se trouve sur la table de l’autel au diacre, à l’acolyte ou aux autres ministres extraordinaires, pour qu’ensuite ils l’apportent aux malades qui communient chez eux.
 
ANTIENNE DE LA COMMUNION LAT
1 Co 1l, 24. 25
« Ceci est mon corps, livré pour vous, dit le Seigneur.
Faites cela en mémoire de moi.
Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang.
Chaque fois que vous en boirez,
faites cela en mémoire de moi. »
 
35. La distribution de la communion étant achevée, le ciboire avec les hosties pour la communion du lendemain, reste sur l’autel. Le prêtre, se tenant debout au siège, dit la prière après la communion.
 
36. PRIÈRE APRÈS LA COMMUNION
Nous avons repris des forces, Dieu tout-puissant,
en célébrant aujourd’hui la Cène de ton Fils ;
accorde-nous d’être rassasiés
au banquet de l’éternité.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
TRANSFERT DU SAINT-SACREMENT
 
37. Après cette prière, le prêtre vient devant l’autel, il met l’encens dans l’encensoir, il le bénit et, à genoux, il encense trois fois le Saint-Sacrement. Ensuite, ayant reçu le voile huméral de couleur blanche, il se relève et prend le ciboire, qu’il recouvre avec les extrémités du voile.
38. La procession s’organise pour porter le Saint-Sacrement, accompagné de cierges et d’encens, à travers l’église, vers le lieu du reposoir, préparé dans un endroit de l’église ou dans une chapelle convenablement ornée. Un ministre laïc précède avec la croix, entouré de deux autres portant des cierges allumés. Suivent d’autres ministres portant des cierges allumés. Devant le prêtre qui porte le Saint-Sacrement, avance le thuriféraire avec l’encensoir fumant. On chante pendant ce temps l’hymne Pange lingua (sauf les deux dernières strophes) ou un autre chant eucharistique.
39. Lorsque la procession est parvenue au reposoir, le prêtre, avec l’aide d’un diacre si besoin est, dépose le ciboire dans le tabernacle dont la porte demeure ouverte. Puis, ayant mis l’encens dans l’encensoir, il encense, à genoux, le Saint-Sacrement, tandis qu’on chante le Tantum ergo sacramentum ou un autre chant eucharistique. Ensuite le diacre ou le prêtre lui-même referme la porte du tabernacle.
40. Après un temps d’adoration en silence, le prêtre et les ministres font la génuflexion et retournent à la sacristie.
41. Au moment qui convient, on dépouille l’autel, et, si possible, on enlève les croix de l’église. Il convient de voiler celles que l’on ne peut enlever.
42. Ceux qui ont participé à la Messe du soir ne disent pas les Vêpres.
43. Les fidèles sont invités, selon les circonstances des lieux (et des choses), à poursuivre l’adoration devant le Saint-Sacrement pendant une partie convenable de la nuit. Toutefois, après minuit, cette adoration se fait sans solennité.
44. Si la célébration de la Passion du Seigneur n’a pas lieu le lendemain vendredi dans la même église, la messe se conclut comme d’habitude et le Saint-Sacrement est déposé dans le tabernacle.