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Rite de conclusion
166. Une fois achevée la prière après la communion, on fera, si c’est utile, de brèves annonces au peuple.
167. Ensuite le prêtre, étendant les mains, salue le peuple en disant : Dominus vobiscum (Le Seigneur soit avec vous), et le peuple lui répond : Et cum spiritu tuo (Et avec votre esprit). Joignant de nouveau les mains et, aussitôt, posant la main gauche sur la poitrine et élevant la main droite, le prêtre ajoute : Benedicat vos omnipotens Deus (Que Dieu tout-puissant vous bénisse) et, faisant le signe de croix sur le peuple, il continue : Pater, et Filius, et Spiritus Sanctus (Le Père, le Fils et le Saint-Esprit). Tous répondent : Amen.
Certains jours et en certaines occasions, selon les rubriques, cette bénédiction comprend une prière sur le peuple ou une autre formule plus solennelle[99].
L’évêque bénit le peuple en prenant la formule qui convient et en faisant trois fois le signe de croix sur le peuple.
168. Aussitôt après la bénédiction, le prêtre, les mains jointes, ajoute : Ite, missa est (Allez, dans la paix du Christ) : et tous répondent : Deo gratias (Nous rendons grâce à Dieu).
169. Habituellement le prêtre vénère alors l’autel par un baiser et, après l’avoir salué par une inclination profonde avec les ministres laïcs,  il se retire avec eux.
170. Si la messe est suivie d’une autre action liturgique, on omet le rite de conclusion, c’est-à-dire la salutation, la bénédiction et l’envoi.
B) La messe avec diacre
171. Quand un diacre est présent à une célébration eucharistique, il exerce son ministère revêtu des vêtements liturgiques : 
a) il assiste le prêtre et marche à son côté ;
b) à l’autel, il fait le service soit du calice, soit du livre ;
c) il proclame l’Évangile et peut, à la demande du prêtre célébrant, faire l’homélie (cf. n. 66) ;
d) il dirige le peuple fidèle par des monitions appropriées et il dit les intentions de la prière universelle ;
e) il aide le prêtre célébrant à distribuer la communion, il purifie et range les vases sacrés ;
f) en cas de nécessité, il accomplit les fonctions des autres ministres, si aucun d’eux n’est présent.
Ouverture de la célébration
172. S’il porte en procession l’Évangéliaire un peu élevé, le diacre marche devant le prêtre qui se rend à l’autel ; sinon, il s’avance à côté de lui.
173. Lorsqu’il y est parvenu, le diacre monte à l’autel en omettant l’inclination s’il porte l’Évangéliaire. Puis, comme cela est souhaitable, il dépose l’Évangéliaire sur l’autel et vénère celui-ci d’un baiser en même temps que le prêtre.
S’il ne porte pas l’Évangéliaire, il fait avec le prêtre une inclination profonde à l’autel de la manière habituelle et, avec lui, il vénère l’autel d’un baiser.
Enfin, si on emploie l’encens, il assiste le prêtre pour l’imposer et pour encenser la croix et l’autel.
174. Une fois l’autel encensé, il gagne le siège avec le prêtre, il y demeure à côté de lui, et lui rend les services nécessaires.
Liturgie de la Parole
175. Pendant qu’on chante l´Alléluia ou une autre acclamation, si on emploie l’encens, le diacre sert le prêtre pour l’imposition ; puis, profondément incliné devant le prêtre, il demande sa bénédiction, en disant à mi-voix : Iube, domne, benedicere (Père, bénissez-moi). Le prêtre le bénit en disant : Dominus sit in corde tuo (Que le Seigneur soit dans ton cœur). Le diacre fait sur lui-même le signe de la croix et répond : Amen. Ensuite, après une inclination à l’autel, il prend l’Évangéliaire qui y a été déposé et il se rend à l’ambon en portant le livre un peu élevé, précédé par le thuriféraire avec l’encensoir fumant et les ministres avec les cierges allumés. Là, il salue le peuple en disant les mains jointes : Dominus vobiscum (Le Seigneur soit avec vous). Puis quand il dit :Lectio sancti Evangelii (Évangile de Jésus Christ), il signe du pouce le livre, puis se signe lui-même au front, à la bouche et à la poitrine, il encense le livre et proclame l’Évangile. Celui-ci terminé, il dit : Verbum Domini (Acclamons la Parole de Dieu), et tous répondent : Laus tibi, Christe(Louange à toi, Seigneur Jésus). Il vénère alors le livre par un baiser en disant à voix basse : Per evangelica dicta (Que cet Évangile efface) et revient auprès du prêtre.
Quand le diacre assiste l’évêque, il lui porte le livre à baiser ou il baise lui-même le livre, en disant à voix basse : Per evangelica dicta (Que cet Évangile efface). Dans les célébrations solennelles, si cela est opportun, l’évêque bénit le peuple avec l’Évangéliaire.
Enfin le diacre peut porter l’Évangéliaire à la crédence ou à un autre endroit digne et convenable.
176. S’il n’y a pas d’autre lecteur idoine, le diacre fera aussi les autres lectures.
177. Après l’introduction du prêtre, le diacre dit lui-même les intentions de la prière universelle, habituellement de l’ambon.
Liturgie eucharistique
178. Après la prière universelle, tandis que le prêtre reste à son siège, le diacre prépare l’autel, aidé par l’acolyte ; cependant, c’est lui qui prend soin des vases sacrés. Il assiste aussi le prêtre pour recevoir les dons du peuple. Puis il remet au prêtre la patène avec le pain à consacrer ; il verse le vin et un peu d’eau dans le calice, en disant à voix basse : Per huius aquae (Comme cette eau), et il présente ensuite le calice au prêtre. Il peut faire cette préparation du calice à la crédence.
Si on emploie l’encens, il sert le prêtre pour encenser les dons, la croix et l’autel. Ensuite lui-même ou un acolyte encense le prêtre et le peuple.
179. Pendant la Prière eucharistique, le diacre se tient auprès du prêtre, mais un peu en arrière, pour le servir, quand il le faut, au calice ou au Missel.
De l’épiclèse jusqu’à l’ostension du calice, le diacre demeure ordinairement à genoux. S’il y a plusieurs diacres, l’un d’eux peut préparer l’encens pour la consécration et encenser à l’élévation de l’hostie et du calice.
180. À la doxologie finale de la Prière eucharistique, le diacre, se tenant à côté du prêtre, tient le calice élevé, tandis que le prêtre élève la patène avec l’hostie, jusqu’à ce que le peuple ait acclamé Amen.
181. Après que le prêtre a dit la prière pour la paix et Pax Domini sit semper vobiscum (Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous), et que le peuple a répondu : Et cum spiritu tuo (Et avec votre esprit), c’est le diacre qui, si cela est opportun, invite à la paix en disant, les mains jointes et tourné vers le peuple : Offerte vobis pacem (Frères et sœurs, dans la charité du Christ, donnez-vous la paix). Lui-même reçoit du prêtre la paix, et il peut la donner aux ministres les plus proches de lui.
182. Lorsque le prêtre a communié, le diacre reçoit du prêtre lui-même la communion sous les deux espèces puis il aide le prêtre à donner la communion au peuple. Si l’on donne la communion sous les deux espèces, c’est lui qui présente le calice aux communiants et, quand il a terminé, il consomme aussitôt à l’autel avec respect tout ce qui reste du Sang du Christ, en se faisant aider, le cas échéant, par les autres diacres et prêtres.
183. Lorsque la communion est achevée, le diacre revient à l’autel avec le prêtre, recueille les fragments s’il y en a, puis porte le calice et les autres vases sacrés à la crédence ; là, il les purifie et les range comme d’habitude, tandis que le prêtre retourne au siège. Il est permis cependant de laisser à la crédence, sur un corporal, les vases à purifier, convenablement recouverts, et de les purifier aussitôt après la messe, une fois le peuple renvoyé.
Rite de conclusion
184. Une fois dite la prière après la communion, le diacre fait au peuple les brèves annonces, au cas où ce serait utile, à moins que le prêtre ne veuille le faire lui-même.
185. Si l’on emploie la prière sur le peuple ou la formule de bénédiction solennelle, le diacre dit :Inclinate vos ad benedictionem (Inclinez-vous pour la bénédiction). Lorsque le prêtre a donné la bénédiction, le diacre envoie le peuple en disant, les mains jointes et tourné vers lui : Ite, missa est(Allez, dans la paix du Christ).
186. Ensuite, avec le prêtre, il baise l’autel et, après avoir fait une inclination profonde, s’en retourne en procession, comme il était venu.
C) Les fonctions de l’acolyte
187. Les fonctions que l’acolyte peut remplir sont diverses. Il arrive même que certaines d’entre elles doivent s’exercer en même temps. Il convient donc qu’elles soient réparties entre plusieurs personnes. S’il n’y a qu’un acolyte, il accomplit les fonctions les plus importantes ; les autres étant confiées à d’autres ministres.
Rites initiaux
188. Lorsqu’on se rend à l’autel, l’acolyte peut porter la croix entre deux ministres qui portent les cierges allumés. Lorsqu’il arrive à l’autel, il installe la croix près de celui-ci pour qu’elle soit la croix de l’autel ; sinon, il la met dans un endroit digne. Puis il gagne sa place dans le sanctuaire.
189. Pendant toute la célébration, l’acolyte doit pouvoir se rendre auprès du prêtre ou du diacre pour leur présenter le livre ou les assister quand il en est besoin. Autant que possible, il convient donc de prévoir pour lui une place d’où il puisse facilement remplir sa fonction soit au siège soit à l’autel.
Liturgie eucharistique 
190. Une fois achevée la prière universelle, l’acolyte, en l’absence d’un diacre, pose sur l’autel le corporal, le purificatoire, le calice, la pale et le missel, tandis que le prêtre reste au siège. Ensuite, s’il y a lieu, il assiste le prêtre pour recevoir les dons du peuple. Puis, éventuellement, il porte à l’autel le pain et le vin et les remet au prêtre. Si l’on emploie l’encens, il présente l’encensoir au prêtre et assiste celui-ci pour l’encensement des dons, de la croix et de l’autel. Ensuite il encense le prêtre et le peuple.
191. Si c’est nécessaire, l’acolyte institué, en tant que ministre extraordinaire de la communion, peut assister le prêtre pour donner la communion aux fidèles[100]. Lorsque la communion est donnée sous les deux espèces, et qu’il n’y a pas de diacre, il présente le calice aux communiants ou bien, si la communion est donnée par intinction, il tient le calice.
192. De même, après la communion, l’acolyte institué aide le prêtre ou le diacre à purifier les vases sacrés et à les remettre à leur place. En l’absence d’un diacre, il porte les vases sacrés à la crédence, où il les purifie, les essuie et les remet à leur place comme d’habitude.
193. . La célébration de la messe terminée, l’acolyte et les autres ministres, avec le diacre et le prêtre, retournent en procession à la sacristie, de la même manière et dans le même ordre qu’à l’entrée.
D) Les fonctions du lecteur
Rites initiaux 
194. En l’absence d’un diacre, lorsqu’on se rend à l’autel, le lecteur, portant un vêtement approuvé, peut porter, en l’élevant un peu, l’Évangéliaire. Dans ce cas, il marche devant le prêtre. Autrement, il se place avec les autres ministres.
195. Lorsqu’il arrive à l’autel, il fait avec les autres une inclination profonde. S’il porte l’Évangéliaire, il monte à l’autel pour y déposer le livre ; puis il gagne sa place avec les autres ministres dans le sanctuaire.
Liturgie de la Parole 
196. Il lit, de l’ambon, les lectures qui précèdent l’Évangile. À défaut de psalmiste, il peut dire le psaume responsorial après la première lecture.
197. Pour la prière universelle, en l’absence du diacre, le lecteur peut, de l’ambon, dire les intentions après que le prêtre a introduit la prière.
198. S’il n’est pas prévu de chanter à l’entrée ou à la communion, et que les antiennes proposées au missel ne sont pas dites par les fidèles, il peut les lire au moment opportun (cf. nn. 48, 87).
II - LA MESSE CONCÉLÉBRÉE
199. La concélébration, qui manifeste heureusement l’unité du sacerdoce et du sacrifice, ainsi que l’unité du peuple de Dieu tout entier, est prescrite par le rite lui-même : à l’ordination d’un évêque ou à celle de prêtres, à la messe pour la bénédiction d’un abbé, et à la messe chrismale.
Elle est recommandée, à moins que l’utilité des fidèles ne requière ou ne suggère de faire autrement :
a. le Jeudi saint, à la messe du soir en mémoire de la Cène du Seigneur ;
b. à la messe dans les conciles, les assemblées d’évêques et les synodes ;
c. à la messe conventuelle et à la messe principale, dans les églises et oratoires ;
d. à la messe lors de réunions de prêtres, tant séculiers que religieux[101].
Cependant, il est reconnu à tout prêtre la liberté de célébrer l’Eucharistie individuellement, pourvu qu’il n’y ait pas une concélébration au même moment dans la même église ou le même oratoire. Toutefois il n’est pas permis de célébrer la messe individuellement le Jeudi saint et à la Veillée pascale.
200. On accueillera volontiers à la concélébration eucharistique les prêtres de passage, pourvu que l’on connaisse leur identité sacerdotale.
201. Là où il y a un grand nombre de prêtres, la concélébration peut avoir lieu plusieurs fois le même jour, si la nécessité ou l’utilité pastorale le demande ; cela doit cependant se faire à des moments successifs, ou bien en différents lieux sacrés[102].
202. Il appartient à l’évêque, conformément au droit, de régler la discipline de la concélébration dans toutes les églises et oratoires de son diocèse.
203. On doit particulièrement estimer la concélébration où les prêtres d’un diocèse concélèbrent avec leur propre évêque, à la messe “stationale” surtout aux jours de grande solennité de l’année liturgique, à la messe d’ordination du nouvel évêque du diocèse, de son coadjuteur, ou de son auxiliaire, à la messe chrismale, à la messe du Jeudi saint au soir en mémoire de la Cène du Seigneur, aux célébrations du saint fondateur de l’Église locale ou du patron du diocèse, aux anniversaires de l’évêque, enfin à l’occasion du synode ou de la visite pastorale[103].
Pour la même raison, la concélébration est recommandée chaque fois que les prêtres se réunissent avec leur évêque, à l’occasion des exercices spirituels ou d’une autre réunion. Le signe de l’unité du sacerdoce et de l’Église, qui caractérise toute concélébration, se manifeste alors de façon plus évidente.
204. Pour un motif particulier, à cause de la signification du rite ou de l’importance de la fête, il est permis de célébrer ou de concélébrer plusieurs fois le même jour, dans les cas suivants :
  1. Celui qui, le Jeudi saint, a célébré ou concélébré la messe chrismale peut encore célébrer ou concélébrer la messe du soir.
  2. Celui qui a célébré ou concélébré la messe lors de la Veillée pascale peut célébrer ou concélébrer le jour de Pâques.
  3. À Noël, tous les prêtres peuvent célébrer ou concélébrer trois messes, du moment que c’est à l’heure voulue.
  4. Le jour de la Commémoration de tous les fidèles défunts, tous les prêtres peuvent célébrer ou concélébrer trois messes pourvu que les célébrations aient lieu à des moments différents et qu’on observe ce qui est prescrit pour l’application de la seconde et de la troisième messe[104].
  5. Si un prêtre concélèbre avec l’évêque ou son délégué, au synode, lors d’une visite pastorale ou de quelque réunion de prêtres, il peut célébrer de nouveau la messe pour l’utilité des fidèles. Cela vaut, toutes proportions gardées, pour les réunions de religieux.
205. La messe concélébrée, quelle qu’en soit la forme, suit les règles à observer communément (cf. nn. 112-198), en les conservant ou en les changeant sur les points indiqués ci-dessous.
206. Personne ne sera jamais admis à concélébrer une fois la messe commencée.
207. . On préparera dans le sanctuaire :
a) des sièges et des livrets pour les prêtres qui concélèbrent ;
b) à la crédence, un calice suffisamment grand, ou plusieurs calices.
208. S’il n’y a pas de diacre, quelques-uns des concélébrants accompliront les fonctions qui lui reviennent.
S’il n’y a pas non plus d’autres ministres, des fidèles capables peuvent être chargés de leurs fonctions ; sinon, quelques-uns des concélébrants les rempliront.
209. Les concélébrants revêtent à la sacristie ou dans un autre local approprié les vêtements liturgiques qu’ils ont l’habitude de prendre lorsqu’ils célèbrent la messe individuellement. Toutefois, pour une juste cause, par exemple un nombre très élevé de concélébrants, qui fait qu’on manque d’ornements, les concélébrants, excepté toujours le célébrant principal, pourront se passer de chasuble, et porter l’étole sur l’aube.
Rites initiaux  
210. Lorsque tout est bien préparé, on se rend comme ordinairement à l’autel en procession dans l’église. Les prêtres concélébrants précèdent le célébrant principal.
211. Lorsqu’ils sont parvenus à l’autel, les concélébrants et le célébrant principal, après avoir fait une inclination profonde, vénèrent l’autel d’un baiser, puis gagnent les sièges qui leur ont été attribués. Le célébrant principal, si cela est opportun, encense la croix et l’autel, après quoi il rejoint son siège.
Liturgie de la Parole  
212. Pendant la liturgie de la Parole, les concélébrants se tiennent à leur place. Ils s’assoient et se lèvent comme le célébrant principal.
Au début du chant de l’Alléluia, tous se lèvent, sauf l’évêque qui met de l’encens sans rien dire et qui bénit le diacre ou, en son absence, le prêtre concélébrant qui va proclamer l’Évangile. Cependant, lors d’une concélébration présidée par un prêtre, le concélébrant qui, en l’absence de diacre, proclame l’Évangile ne demande ni ne reçoit la bénédiction du célébrant principal.
213. Ordinairement, c’est le célébrant principal qui prononce l’homélie, ou bien l’un des concélébrants.
Liturgie eucharistique  
214. Le célébrant principal fait la préparation des dons (cf. nn. 139-146), les autres concélébrants restant à leur place.
215. Une fois la prière sur les offrandes dite par le célébrant principal, les concélébrants s’approchent de l’autel et se placent tout autour, mais de façon à ne pas gêner l’accomplissement des rites et à permettre aux fidèles de bien voir l’action sacrée ; ils ne doivent pas non plus gêner le diacre lorsque celui-ci, en raison de son ministère, doit s’approcher de l’autel.
Le diacre s’acquittera de son ministère à l’autel, en faisant le service du calice et du missel. Cependant, il se tiendra, autant que possible, un peu en retrait, derrière les concélébrants qui se tiennent autour du célébrant principal.
Manière de dire la Prière eucharistique
216. La préface est chantée ou dite uniquement par le prêtre célébrant principal. Mais le Sanctus est chanté ou récité par tous les concélébrants avec le peuple et la chorale.
217. Le Sanctus achevé, les prêtres concélébrants poursuivent la Prière eucharistique de la manière décrite ci-dessous. Seul, le célébrant principal fait les gestes, à moins d’indication différente.
218. Les parties prononcées par tous les concélébrants ensemble, et surtout les paroles de la consécration, que tous sont tenus de prononcer, doivent être récitées à mi-voix, si bien que l’on entende clairement la voix du célébrant principal. De cette manière les mots seront mieux saisis par le peuple.
Il est bien de chanter les parties qui doivent être dites ensemble par tous les concélébrants et qui sont mises en musique dans le Missel.
A) Prière eucharistique I, ou Canon romain
219. Dans la Prière eucharistique I, ou Canon romain, le célébrant principal seul, les mains étendues, dit : Te igitur (Père infiniment bon).
220. Il convient de confier à un ou à deux concélébrants le Memento des vivants (Souviens-toi), et le Communicantes (Dans la communion) ; chacun dit ces prières seul, les mains étendues et à haute voix.
221. Hanc igitur (Voici l’offrande) est dit de nouveau par le célébrant principal seul, les mains étendues.
222. De Quam oblationem (Sanctifie pleinement) à Supplices (Nous t’en supplions), le célébrant principal fait seul les gestes, mais tous les concélébrants prononcent ensemble tous les textes de la façon suivante :
a) Quam oblationem (Sanctifie pleinement), les mains étendues vers les dons.
b) Qui pridie (La veille de sa passion) et Simili modo (de même), les mains jointes.
c) Les paroles du Seigneur, en étendant la main droite, si on le juge opportun, vers le pain et le calice ; les concélébrants regardent l’hostie et le calice élevés par le célébrant principal et ensuite s’inclinent profondément.
d) Unde et memores (C’est pourquoi) et Supra quae (Et comme il t’a plu), les mains étendues.
e) Supplices (Nous t’en supplions), inclinés et les mains jointes jusqu’aux mots ex hac altaris participatione (afin qu’en recevant ici), et ensuite ils se relèvent et se signent aux paroles omni benedictione caelesti et gratia repleamur (nous soyons comblés de ta grâce et de tes bénédictions).
223. Il convient de confier le Memento des défunts (Souviens-toi), et le Nobis quoque peccatoribus (Et nous, pécheurs) à l’un ou l’autre des concélébrants ; chacun dit ces prières seul, les mains étendues et à haute voix.
224. Aux mots Nobis quoque peccatoribus (Et nous, pécheurs) tous les concélébrants se frappent la poitrine.
225. Per quem haec omnia (C’est par lui) est dit par le célébrant principal seul.
B) Prière eucharistique II
226. Dans la Prière eucharistique II, Vere Sanctus (Toi qui es vraiment saint) est dit par le célébrant principal seul, les mains étendues.
227. Depuis Haec ergo dona (Sanctifie ces offrandes) jusqu’à Et supplices (Humblement, nous te demandons), tous les concélébrants disent ensemble tous les textes, de la manière suivante :
a) Haec ergo dona (Sanctifie ces offrandes), en étendant les mains vers les dons.
b) Qui cum passioni (Au moment d’être livré) et Simili modo (De même), les mains jointes.
c) Les paroles du Seigneur, en étendant la main droite, si on le juge opportun, vers le pain et le calice ; les concélébrants regardent l’hostie et le calice élevés par le célébrant principal et ensuite s’inclinent profondément.
d) Memores igitur (Faisant ici mémoire) et Et supplices (Humblement, nous te demandons), les mains étendues.
228. Il convient de confier les intercessions pour les vivants : Recordare, Domine (Souviens-toi, Seigneur) et pour les défunts : Memento etiam fratrum nostrorum (Souviens-toi aussi) à l’un ou l’autre des concélébrants dont chacun dit ces prières seul, les mains étendues et à voix haute.
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