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C) Prière eucharistique III
229. Dans la Prière eucharistique III, Vere Sanctus (Tu es vraiment saint) est dit par le célébrant principal seul, les mains étendues.
230. Depuis Supplices ergo te, Domine ( C’est pourquoi nous te supplions) jusqu’à Respice, quaesumus (Regarde, Seigneur), tous les concélébrants disent ensemble tous les textes, de la manière suivante :
a) Supplices ergo te, Domine (C’est pourquoi nous te supplions), les mains étendues vers les dons.
b) Ipse enim in qua nocte tradebatur (La nuit même où il fut livré), et Simili modo(De même), les mains jointes.
c) Les paroles du Seigneur en étendant la main droite, si on le juge opportun, vers le pain et le calice ; les concélébrants regardent l’hostie et le calice élevés par le célébrant principal et ensuite s’inclinent profondément.
d) Memores igitur (En faisant mémoire) et Respice, quaesumus (Regarde, Seigneur), les mains étendues.
231. Il convient de confier les intercessions : Ipse nos, Haec hostia nostrae reconciliationis (Que l’Esprit Saint fasse de nous) et Fratres nostros (Et maintenant, nous te supplions, Seigneur), à l’un ou l’autre des concélébrants, dont chacun dit ces prières seul, les mains étendues et à voix haute.
D) Prière eucharistique IV
232. Dans la Prière eucharistique IV, Confitemur tibi, Pater sancte (Père très saint, nous proclamons) jusqu’à omnem sanctificationem compleret (achève toute sanctification) est dit par le célébrant principal seul, les mains étendues.
233. Depuis Quaesumus igitur, Domine (Que ce même Esprit Saint) jusqu’à Respice, Domine(Regarde, Seigneur), tous les concélébrants disent ensemble tous les textes, de la manière suivante :
a) Quaesumus igitur, Domine (Que ce même Esprit Saint), les mains étendues vers les dons.
b) Ipse enim, cum hora venisset (Quand l’heure fut venue) et Simili modo (De même), les mains jointes.
c) Les paroles du Seigneur en étendant la main droite, si on le juge opportun, vers le pain et le calice ; les concélébrants regardent l’hostie et le calice élevés par le célébrant principal et ensuite s’inclinent profondément.
d) Unde et nos (Voilà pourquoi, Seigneur) et Respice, Domine (Regarde, Seigneur), les mains étendues.
234. Il convient de confier les intercessions Nunc ergo, Domine, omnium recordare et Nobis omnibus (à partir de : Et maintenant Seigneur) à l’un ou l’autre des concélébrants qui les dit seul, les mains étendues et à voix haute.
235. Pour les autres Prières eucharistiques approuvées par le Saint-Siège, on observera les normes établies pour chacune d’elles.
236. La doxologie finale de la Prière eucharistique est prononcée uniquement par le célébrant principal et, s’il le souhaite, avec tous les concélébrants, mais non par les fidèles.
Rites de communion
237. Ensuite le célébrant principal, les mains jointes, dit la monition qui précède l’oraison dominicale, puis les mains étendues, il dit avec les autres concélébrants qui eux aussi étendent les mains, et avec tout le peuple l’oraison dominicale elle-même.
238. Libera nos ( Délivre-nous) est dit par le célébrant principal seul, les mains étendues. Tous les concélébrants, avec le peuple, prononcent l’acclamation finale : Quia tuum est regnum (Car c’est à toi qu’appartiennent).
239. Après la monition du diacre ou, en son absence, d’un concélébrant : Offerte vobis pacem(Frères, donnez-vous la paix du Christ), tous se donnent la paix mutuellement. Ceux qui sont les plus rapprochés du célébrant principal reçoivent de lui la paix avant le diacre.
240. Pendant qu’on dit l´Agnus Dei (Agneau de Dieu), les diacres ou quelques-uns des concélébrants peuvent aider le célébrant principal à rompre les hosties pour la communion des concélébrants et celle du peuple.
241. Lorsque l’immixtion est accomplie, seul le célébrant principal, les mains jointes, dit à voix basse l’une des deux prières Domine Iesu Christe, Filii Dei vivi (Seigneur Jésus Christ, Fils du Dieu vivant) ou Perceptio Corporis et Sanguinis (Seigneur Jésus Christ, que cette communion à ton Corps et à ton Sang).
242. Lorsque la prière avant la communion est achevée, le célébrant principal fait la génuflexion et s’écarte un peu. Les concélébrants, l’un après l’autre, viennent au milieu de l’autel, font la génuflexion, prennent à l’autel le Corps du Christ avec respect, le tenant de la main droite, posée sur la main gauche et retournent à leur place. Cependant les concélébrants peuvent rester à leur place et prendre le Corps du Christ sur la patène, que tiennent le célébrant principal ou l’un ou plusieurs des concélébrants qui passent devant eux ; ou bien ils se transmettent la patène de l’un à l’autre jusqu’au dernier.
243. Ensuite le célébrant principal prend l’hostie consacrée à cette messe et, en la tenant un peu élevée au-dessus de la patène ou du calice, tourné vers le peuple, il dit : Ecce Agnus Dei (Voici l’Agneau de Dieu)et il poursuit en disant, avec les concélébrants et le peuple : Domine, non sum dignus (Seigneur, je ne suis pas digne).
244. Puis le célébrant principal, tourné vers l’autel, dit à voix basse : Corpus Christi custodiat me in vitam aeternam (Que le Corps du Christ me garde pour la vie éternelle), et il consomme avec respect le Corps du Christ. Les concélébrants font de même, en se communiant eux-mêmes. Après eux, le diacre reçoit du célébrant principal le Corps et le Sang du Seigneur.
245. On peut consommer le Sang du Christ soit en buvant directement au calice, soit par intinction, soit en employant un chalumeau, ou une cuiller.
246. Si la communion se fait en buvant directement au calice, on peut employer une des manières suivantes.
  1. Le célébrant principal, au milieu de l’autel, prend le calice et dit à voix basse : Sanguis Christi custodiat me in vitam aeternam (Que le Sang du Christ me garde pour la vie éternelle), consomme un peu du Précieux Sang, et remet le calice au diacre ou à un concélébrant. Il distribue ensuite la communion aux fidèles (cf. nn. 160-162).
  2. Les concélébrants, un par un, ou deux par deux s’il y a deux calices, s’approchent de l’autel, font la génuflexion, consomment le Précieux Sang, essuient le bord du calice et reviennent à leur siège.
  3. Le célébrant principal consomme le Sang du Seigneur en se tenant, comme d’habitude, au milieu de l’autel.
Restant à leur place, les concélébrants peuvent consommer le Sang du Seigneur en buvant au calice que leur présente le diacre ou l’un des concélébrants ; ou encore en se le transmettant de l’un à l’autre. Le calice est toujours essuyé, soit par celui qui boit, soit par celui qui présente le calice. Chacun, après avoir communié, retourne à son siège.
247. Le diacre consomme avec respect à l’autel tout ce qui reste du Sang du Christ, en se faisant aider, le cas échéant, par quelques concélébrants, puis il porte le calice à la crédence. Là, lui-même ou un acolyte institué le purifie, l’essuie et le range comme à l’ordinaire (cf. n. 183).
248. On peut encore organiser la communion des concélébrants de telle manière que chacun à l’autel communie au Corps et, aussitôt après, au Sang du Seigneur.
Dans ce cas, le célébrant principal communie sous les deux espèces comme à l’accoutumée (cf. n. 158), mais en observant pour la communion au calice le rite choisi pour la circonstance et utilisé par les autres concélébrants.
Après la communion du célébrant principal, on dépose le calice sur un autre corporal, d’un côté de l’autel. Les concélébrants viennent au milieu de l’autel l’un après l’autre, font la génuflexion et communient au Corps du Seigneur ; puis ils passent sur le côté de l’autel et consomment le Sang du Seigneur, selon le rite choisi pour la communion au calice comme on l’a dit précédemment.
La communion du diacre et la purification du calice se font comme décrit plus haut.
249. Si la communion des concélébrants se fait par intinction, le célébrant principal prend le Corps et le Sang du Seigneur de la manière habituelle, en veillant seulement à ce qu’il reste dans le calice assez de vin consacré pour la communion des concélébrants. Puis le diacre ou l’un des concélébrants dispose convenablement le calice au milieu ou sur un côté de l’autel, sur un autre corporal, avec une patène contenant des morceaux d’hostie.
Les concélébrants, l’un après l’autre, s’approchent de l’autel, font la génuflexion, prennent une parcelle, qu’ils trempent en partie dans le calice et, en tenant le purificatoire au-dessous de leur bouche, consomment l’hostie trempée, puis ils regagnent leur place du début de la messe.
C’est aussi par intinction que le diacre communie. Il répond Amen au concélébrant qui lui dit : Corpus et Sanguis Christi (Le Corps et le Sang du Christ). Le diacre consomme à l’autel tout le vin consacré qui reste, en se faisant aider, le cas échéant, par quelques concélébrants, et porte le calice à la crédence. Là, lui-même ou l’acolyte institué le purifie, l’essuie et le range comme à l’ordinaire.
Rite de conclusion
250. Le célébrant principal, à son siège, fait tout le reste comme d’habitude (cf. nn. 166-168) jusqu’à la fin de la messe, les concélébrants demeurant à leur siège.
251. Avant de quitter l’autel, les concélébrants font devant lui une inclination profonde. Le célébrant principal accompagné du diacre vénère, comme d’habitude, l’autel par un baiser.
III - LA MESSE AVEC PARTICIPATION D’UN SEUL MINISTRE
252. Quand un prêtre célèbre la messe et n’a qu’un seul ministre pour l’assister et lui répondre, il observera les rites de la messe avec peuple (cf. nn. 120-169) , le ministre prononçant, quand cela convient, les réponses du peuple.
253. Si pourtant le ministre est un diacre, il accomplit les fonctions qui sont les siennes (cf. nn. 171-186) et prononce aussi les réponses du peuple.
254. Le prêtre ne célébrera pas sans ministre ou sans la présence d’au moins un fidèle sauf pour une cause juste et raisonnable. En ce cas, les salutations, les monitions et la bénédiction à la fin de la messe sont omises.
255. Les vases sacrés nécessaires sont préparés avant la messe, soit sur une crédence, soit sur le côté droit de l’autel.
Rites initiaux
256. Le prêtre vient à l’autel et, après avoir fait avec le ministre une inclination profonde, le vénère par un baiser et se rend au siège ; s’il le juge bon, il peut rester à l’autel ; dans ce cas, le missel y sera préparé. Le ministre ou le prêtre lit alors l’antienne d’ouverture.
257. Ensuite le prêtre, debout et avec le ministre, fait sur lui-même le signe de la croix en disant : In nomine Patris (Au nom du Père). Puis tourné vers le ministre, il le salue par l’une des formules proposées.
258. Ensuite il accomplit l’acte pénitentiel et dit le Kyrie et le Gloria, selon les rubriques.
259. Ensuite, les mains jointes, il dit : Oremus (Prions ensemble)et, après une pause convenable, les mains étendues, il dit la prière d’ouverture (collecte). À la fin, le ministre répond : Amen.
Liturgie de la Parole
260. Autant que possible, les lectures sont faites de l’ambon ou d’un pupitre.
261. Une fois la collecte dite, le ministre lit la première lecture et le psaume et, quand on doit la dire, la deuxième lecture et le verset de l´Alléluia ou un autre chant.
262. Puis le prêtre, profondément incliné, dit Munda cor meum (Purifie mon cœur) et lit l’Évangile. À la fin, il dit : Verbum Domini (Acclamons la parole de Dieu), et le ministre répond : Laus tibi, Christe (Louange à toi, Seigneur Jésus !). Puis le prêtre vénère le livre par un baiser, en disant à voix basse : Per evangelica dicta (Que cet Évangile).
263. Le prêtre récite ensuite le Symbole, selon les rubriques, avec le ministre.
264. Vient alors la prière universelle, qui peut se dire même à cette messe ; le prêtre introduit et conclut la prière et le ministre dit les intentions.
Liturgie eucharistique
265. Pour la liturgie eucharistique, tout se fait comme dans la messe avec peuple, sauf ce qui suit.
266. Une fois achevée l’acclamation à la fin de l’embolisme qui suit l’oraison dominicale, le prêtre dit la prière Domine Iesu Christe, qui dixisti (Seigneur Jésus Christ, tu as dit) ; puis, il ajoute : Pax Domini sit semper vobiscum (Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous), à quoi le ministre répond : Et cum spiritu tuo (Et avec votre esprit). Si cela est opportun, le prêtre donne la paix au ministre.
267. Puis, pendant qu’il dit l´Agnus Dei (Agneau de Dieu) avec le ministre, le prêtre rompt l’hostie au-dessus de la patène. Une fois achevé l´Agnus Dei (Agneau de Dieu), il fait l’immixtion en disant à voix basse : Haec commixtio (Que le Corps et le Sang).
268. Après l’immixtion, le prêtre dit à voix basse l’une des prières Domine Iesu Christe, Filii Dei vivi (Seigneur Jésus Christ, Fils du Dieu vivant) ou Perceptio (Seigneur Jésus Christ, que cette communion) ; ensuite, il fait la génuflexion, prend l’hostie et, si le ministre communie, il dit, tourné vers lui et tenant l’hostie un peu élevée au-dessus de la patène ou du calice : Ecce Agnus Dei (Voici l’Agneau de Dieu), et, avec lui, il poursuit en disant Domine, non sum dignus (Seigneur, je ne suis pas digne). Ensuite, tourné vers l’autel, il consomme le Corps du Christ. Si toutefois le ministre ne reçoit pas la communion, le prêtre, après avoir fait la génuflexion, prend l’hostie et, tourné vers l’autel, dit à voix basse : Domine, non sum dignus (Seigneur, je ne suis pas digne) et Corpus Christi custodiat (Que le Corps du Christ me garde), puis il consomme le Corps du Christ. Ensuite, il prend le calice, dit à voix basse : Sanguis Christi custodiat (Que le Sang du Christ me garde), et consomme le Sang.
269. Avant que la communion ne soit donnée au ministre, l’antienne de la communion est lue par lui ou par le prêtre.
270. Le prêtre purifie le calice à la crédence ou à l’autel. S’il purifie le calice à l’autel, le ministre le peut porter à la crédence, ou bien le prêtre le laisse sur le côté de l’autel.
271. Lorsque la purification du calice est achevée, il convient que le prêtre observe un temps de silence ; ensuite, il dit la prière après la communion.
Rite de conclusion
272. Le rite de conclusion se fait comme à la messe avec peuple, mais en omettant Ite (Allez, dans la paix du Christ), Le prêtre vénère, comme d’habitude, l’autel par un baiser et, après une inclination profonde avec le ministre, il se retire.
IV - QUELQUES RÈGLES VALABLES POUR TOUTES LES FORMES DE MESSE
Vénération de l’autel et de l’Évangéliaire
273. Selon l’usage reçu, on vénère l’autel et l’Évangéliaire par un baiser. Là pourtant où ce geste symbolique ne correspond pas bien aux traditions ou à la mentalité du pays, il appartient à la Conférence des évêques d’établir un autre geste à employer à sa place, avec l’accord du Siège Apostolique.
Génuflexion et inclination
274. La génuflexion, en fléchissant le genou droit jusqu’à terre, signifie l’adoration ; elle est donc réservée au Saint-Sacrement, et à la sainte Croix depuis l’adoration solennelle faite au cours de l’action liturgique du Vendredi saint jusqu’au début de la Veillée pascale.
Au cours de la messe, le prêtre célébrant fait trois génuflexions : après l’élévation de l’hostie,  après l’élévation du calice, et avant la communion. On a noté en leur lieu les normes particulières à observer aux messes concélébrées (cf. nn. 210-251).
Si le tabernacle avec le Saint-Sacrement est dans le sanctuaire, le prêtre, le diacre et les autres ministres font la génuflexion quand ils arrivent à l’autel et s’en retirent, mais non pendant la célébration de la messe.
Autrement, tous ceux qui passent devant le Saint-Sacrement font la génuflexion sauf s’ils s’avancent en procession.
Les ministres qui portent la croix de procession ou les cierges font une inclination de la tête à la place de la génuflexion.
275. L’inclination signifie le respect et l’honneur que l’on doit aux personnes elles-mêmes ou à leurs représentations. Il y a deux espèces d’inclination : celle de la tête et celle du corps.
a) On incline la tête lorsque les trois Personnes divines sont nommées ensemble, aux noms de Jésus, de la bienheureuse Vierge Marie, et du Saint en l’honneur de qui on dit la messe.
b) On incline le corps, par ce qu’on appelle l’inclination profonde : devant l’autel, aux prières Munda cor meum (Purifie mon cœur) et In spiritu humilitatis (Humbles et pauvres) ; dans la récitation du Symbole, aux mots Et incarnatus est (Par l’Esprit Saint, il a pris chair) ; et dans le Canon romain, aux mots Supplices te rogamus (Nous t’en supplions). La même inclination est faite par le diacre quand il demande la bénédiction avant de proclamer l’Évangile. En outre, le prêtre s’incline un peu, à la consécration, quand il dit les paroles du Seigneur.
Encensement
276. L’encensement exprime le respect et la prière comme l’indique la sainte Écriture (cf. Ps 140,2 ; Ap 8,3).
On peut, à son gré, employer l’encens, quelle que soit la forme de la messe :
a) pendant la procession d’entrée ;
b) au début de la messe, pour encenser la croix et l’autel ;
c) pour la procession d’Évangile et sa proclamation ;
d) quand le pain et le calice ont été déposés sur l’autel, pour encenser les dons, la croix et l’autel ainsi que le prêtre et le peuple ;
e) à l’élévation de l’hostie et du calice après la consécration.
277. Le prêtre met l’encens dans l’encensoir et le bénit d’un signe de croix, sans rien dire.
Avant et après l’encensement, on fait une inclination profonde devant la personne ou l’objet que l’on encense, excepté l’autel et les offrandes pour le sacrifice de la messe.
On encense par trois coups d’encensoir : le Saint-Sacrement, les reliques de la sainte Croix et les images du Seigneur exposées à la vénération publique, les offrandes pour le sacrifice de la messe, la croix de l’autel, l’Évangéliaire, le cierge pascal, le prêtre et le peuple.
On encense de deux coups d’encensoir les reliques et les images des saints exposées à la vénération publique, mais seulement au début de la célébration, quand on encense l’autel.
On encense l’autel par des coups d’encensoir successifs de la façon suivante :
a) Si l’autel est séparé du mur, le prêtre l’encense en en faisant le tour.
b) Si l’autel est placé contre le mur, le prêtre encense en passant d’abord le long du côté droit, puis du côté gauche.
Si la croix est sur l’autel ou près de lui, le prêtre l’encense avant l’autel ; sinon il l’encense lorsqu’il passe devant elle.
Le prêtre encense les offrandes, avant l’encensement de la croix et de l’autel, par trois coups d’encensoir ou bien en traçant un signe de croix sur elles avec l’encensoir.
Purification
278. Chaque fois qu’une parcelle d’hostie s’est attachée aux doigts, ce qui arrive surtout après la fraction ou après la communion des fidèles, le prêtre la détachera de ses doigts au-dessus de la patène, ou si cela est nécessaire, il se les lavera. De même, il recueillera les parcelles qui seraient en dehors de la patène.
279. Les vases liturgiques sont purifiés par le prêtre, par le diacre ou par l’acolyte institué, après la communion ou après la messe, autant que possible à la crédence. On fait la purification du calice avec de l’eau ou bien avec de l’eau et du vin, et l’ablution est consommée par celui qui purifie. Ordinairement on essuiera la patène avec le purificatoire.
Il faut veiller à consommer à l’autel aussitôt et complètement le Sang du Christ qui resterait après la distribution de la communion.
280. Si une hostie ou une parcelle tombait, on les ramasserait avec respect ; si du vin consacré se répandait, on laverait l’endroit avec de l’eau, et cette eau serait ensuite jetée dans la piscine de la sacristie.
Communion sous les deux espèces
281. La sainte communion réalise plus pleinement sa forme de signe lorsqu’elle se fait sous les deux espèces. Car, sous cette forme, le signe du banquet eucharistique est mis plus pleinement en lumière, et on exprime plus clairement la volonté divine d’accomplir la nouvelle et éternelle Alliance dans le Sang du Seigneur ; on montre aussi plus clairement la relation entre le banquet eucharistique et le banquet eschatologique dans le royaume du Père[105].
282. Les pasteurs veilleront, de la façon la plus appropriée possible, à rappeler aux fidèles qui participent à ce rite ou à ceux qui y assistent la doctrine catholique sur la forme de la sainte communion, selon le concile de Trente. Avant tout, on redira aux fidèles l’enseignement de la foi catholique : même sous une seule des deux espèces, on reçoit le Christ tout entier, sans aucun manque, et le Sacrement dans toute sa vérité ; par suite, en ce qui regarde les fruits de la communion, ceux qui la reçoivent sous une seule espèce ne sont privés d’aucune grâce nécessaire au salut[106].
Ils enseigneront en outre que l’Église a autorité sur la manière de donner les sacrements : du moment que l’essentiel est sauvegardé, elle peut décider ou modifier ce qu’elle juge plus avantageux pour la vénération qu’on leur doit ou pour l’utilité de ceux qui les reçoivent, en raison de la diversité des circonstances, des époques et des lieux[107]. Mais en même temps, on invitera les fidèles à vouloir participer plus intensément au rite sacré, de sorte que le signe du banquet eucharistique soit mis davantage en lumière.
283. En plus des cas prévus dans les livres liturgiques, la communion sous les deux espèces est permise :
a) aux prêtres qui ne peuvent célébrer ou concélébrer ; 
b) au diacre et à tous ceux qui exercent une fonction au cours de la messe ;
c) aux membres des communautés à la messe conventuelle ou à la messe dite de communauté, aux séminaristes, à tous ceux qui font les exercices spirituels ou participent à une réunion spirituelle ou pastorale.
Au sujet de la communion sous les deux espèces, l’évêque diocésain peut déterminer pour son diocèse des normes qui doivent être observées même dans les églises des religieux et dans les petits groupes. Il a aussi la faculté de permettre de donner la communion sous les deux espèces, chaque fois que le prêtre à qui la communauté est confiée en tant que son pasteur propre l’estime opportun, pourvu que les fidèles soient bien instruits et que soit évité tout danger de profaner le Sacrement, ou que le nombre des participants ou une autre raison n’en rende l’exécution trop difficile.
Sur la manière de donner aux fidèles la communion sous les deux espèces, et l’extension de la faculté de la donner, les Conférences des évêques peuvent publier des normes, après approbation des actes par le Siège Apostolique.
284. . Quand on communie sous les deux espèces :
  1. d’ordinaire, le diacre présente le calice, ou, en son absence, un prêtre ; ou encore un acolyte institué ou un autre ministre extraordinaire de la communion ; ou un fidèle à qui, en cas de nécessité, on confie cette fonction pour une fois ;
  2. s’il reste du Sang du Christ, le prêtre le consomme à l’autel, ou le diacre, ou l’acolyte institué qui a présenté le calice : il purifie les vases liturgiques, les essuie et les remet à leur place comme d’habitude.
  3. Aux fidèles qui voudraient éventuellement communier sous la seule espèce du pain, la communion sera donnée sous cette forme.
285. Pour distribuer la communion sous les deux espèces, on prépare :
a) si la communion se fait en buvant directement au calice, soit un calice suffisamment grand, soit plusieurs calices, en prenant toujours soin de prévoir qu’il ne reste pas trop de Sang du Christ à consommer à la fin de la célébration ;
b) si la communion se fait par intinction, on doit veiller à ce que les hosties ne soient ni trop minces ni trop petites, mais un peu plus épaisses que d’habitude, pour qu’on puisse commodément les distribuer après les avoir trempées en partie dans le Sang du Christ.
286. Si la communion au Sang du Christ se fait en buvant directement au calice, le communiant, après avoir reçu le Corps du Christ, se dirige vers le ministre chargé du calice et se tient devant lui. Le ministre dit : Sanguis Christi (Le Sang du Christ), le communiant répond : Amen. Le ministre lui tend le calice, que le communiant prend lui-même de ses mains pour l’approcher de sa bouche. Le communiant boit un peu au calice, le rend au ministre et se retire ; le ministre essuie le bord du calice avec le purificatoire.
287. Si la communion au calice se fait par intinction, le communiant, tenant le plateau de communion au dessous de sa bouche, s’approche du prêtre qui tient le vase  contenant les saintes espèces, alors qu’à son côté se tient le ministre qui porte le calice. Le prêtre prend une hostie, la trempe en partie dans le calice, et, en la lui montrant, dit : Corpus et Sanguis Christi (Le Corps et le Sang du Christ). Le communiant répond Amen, reçoit du prêtre le Sacrement dans la bouche, puis il se retire.
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