Oraisons jaculatoires
Ô très doux Jésus ! ne soyez point mon Juge, mais mon Sauveur.
Ô Jésus, Fils du Dieu vivant, prends pitié de moi, pécheur ! (cf. Lc 18, 38)
Ô Jésus, pour toi je vis. Ô Jésus, pour toi je meurs. Ô Jésus, soit que je vive, soit que je meure, je suis à toi.
Ô Jésus ! Sois mon Jésus, et sauve-moi.
Mon Seigneur et mon Dieu ! (Jn 20, 28)
Ô Jésus dans le Saint Sacrement, prends pitié de nous !
Je te salue, Victime du salut, offerte sur le gibet de la croix pour moi et pour tout le genre humain.
Je te salue, ô sang noble et précieux, jaillissant des plaies du Crucifié, mon Seigneur Jésus Christ, et lavant les péchés du monde entier.
Seigneur, souviens-toi de ta créature que tu as rachetée par ton sang.
Comme un cerf altéré cherche l'eau vive, ainsi mon âme te cherche toi, mon Dieu (Ps 41, 2)
La Croix est mon salut assuré.
La Croix est ce que j’adore sans cesse.
La Croix du Seigneur avec moi.
La Croix est mon refuge.
Salut, ô Croix, unique espérance
V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons. R. parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.
Cœur de Jésus, brûlant d'amour pour nous, enflamme nos cœurs d'amour pour Toi.
Ô Jésus, doux et humble de cœur, rends notre cœur semblable au tien.
Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de nous.
Ô Jésus, roi et centre de tous les cœurs, par la venue de ton règne, donne-nous la paix.
Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande !
Absolu du Christ (Saint Augustin)
Seigneur Jésus,
Me connaître, vous connaître,
Ne rien désirer d’autre que Vous ;
Me haïr et vous aimer ;
N’agir que pour l’amour de Vous,
M’abaisser pour vous grandir.
N’avoir que Vous dans ma pensée.
Mourir à moi pour vivre en Vous.
Tout recevoir de Vous.
Me renoncer pour vous suivre ;
Désirer vous suivre toujours.
Me fuir, me réfugier en Vous,
Pour être défendu par Vous.
Craindre pour moi et Vous craindre,
Pour être parmi vos élus.
Me défier de moi, ne me fier qu’à Vous.
Vouloir obéir à cause de Vous.
Ne m’attacher à rien d’autre qu’à Vous ;
Être pauvre à cause de Vous.
Regardez-moi et je vous aimerai ;
Appelez-moi pour que je vous voie
Et jouisse de Vous éternellement. Amen.
Jésus de douce souvenance
1. Jésus, de douce souvenance,
Donnant les vraies joies du cœur :
Mais plus que le miel et plus que tout,
Sa présence est douce.
2. Rien ne se chante de plus suave,
Rien ne peut s'entendre de plus agréable,
Nulle pensée n'est plus douce,
Que Jésus, Fils de Dieu.
3. Jésus, espérance des pénitents,
Combien tendre à ceux qui vous implorent !
Si bon pour ceux qui vous cherchent !
Mais, que n'êtes-vous pas pour ceux qui vous trouvent ?
4. Nulle parole ne peut dire,
Aucun mot ne saurait exprimer,
Seul comprendra qui l'a éprouvé
Ce que veut dire aimer Jésus.
5. Soyez, Jésus, notre joie
Vous, notre récompense future ;
Que notre gloire soit en Vous,
À jamais dans les siècles. Ainsi soit-il.
Ô salutaire hostie
Ô salutaire hostie,
Qui ouvrez la porte du ciel,
Des guerres violentes nous pressent,
Donnez-nous force et secours.
Au Seigneur trine et un,
Soit gloire à jamais !
Qu'il nous donne dans la patrie,
La vie sans terme.
Ainsi soit-il.
Je t'adore
Je t’adore, Jésus, vrai Dieu et vrai homme, toi qui es présent ici dans ta sainte Eucharistie. En union d'esprit avec tous les fidèles du monde entier, et avec tous les saints du Ciel, je me mets humblement à genoux devant toi, en action de grâce pour une telle bénédiction. Je t’aime, mon Jésus, de tout mon cœur, car c'est toi qui m'as aimé le premier. Que jamais je ne t'offense par mon manque d’amour. Que ta présence eucharistique me renouvelle entièrement, et me conduise au Ciel. Marie, Mère de notre Seigneur prie pour moi et obtiens-moi un amour plus profond pour Jésus.
Amen.
Pange lingua
Chante, ô ma langue, le mystère
De ce corps très glorieux
Et de ce sang si précieux
Que le Roi de nations
Issu d’une noble lignée
Versa pour le prix de ce monde
Fils d’une mère toujours vierge
Né pour nous, à nous donné,
Et dans ce monde ayant vécu,
Verbe en semence semé,
Il conclut son temps d’ici-bas
Par une action incomparable :
La nuit de la dernière Cène,
À table avec ses amis,
Ayant pleinement observé
La Pâque selon la loi,
De ses propres mains il s’offrit
En nourriture aux douze Apôtres.
Le Verbe fait chair, par son verbe,
Fait de sa chair le vrai pain ;
Le sang du Christ devient boisson ;
Nos sens étant limités,
C’est la foi seule qui suffit
pour affermir les cœurs sincères.
Il est si grand, ce sacrement !
Adorons-le, prosternés.
Que s’effacent les anciens rites
Devant le culte nouveau !
Que la foi vienne suppléer
Aux faiblesses de nos sens !
Au Père et au Fils qu’il engendre
Louange et joie débordante,
Salut, honneur, toute-puissance
Et toujours bénédiction !
À l’Esprit qui des deux procède
Soit rendue même louange.
Amen.
V/. Vous leur avez donné un pain descendu du ciel. (T.P. Alléluia)
R/. Un pain délicieux. (T.P. Alléluia)
Oraison
Dieu, dans cet admirable sacrement
tu nous as laissé le mémorial de ta passion ;
donne-nous de vénérer d’un si grand amour
les mystères de ton corps et de ton sang,
que nous puissions recueillir sans cesse
le fruit de la rédemption.
Toi qui vis et règnes pour les siècles des siècles.
Ô banquet sacré
Ô banquet sacré
où l'on reçoit le Christ !
On célèbre le mémorial de sa passion,
l'âme est remplie de grâce et,
de la gloire future,
le gage nous est donné.
(T.P. Alléluia)
Sion, célèbre ton Sauveur
Sion, célèbre ton Sauveur,
chante ton chef et ton pasteur
par des hymnes et des chants.
Tant que tu peux, tu dois oser,
car il dépasse tes louanges,
tu ne peux trop le louer.
Le Pain vivant, le Pain de vie,
il est aujourd’hui proposé
comme objet de tes louanges.
Au repas sacré de la Cène,
il est bien vrai qu’il fut donné
au groupe des douze frères.
Louons-le à voix pleine et forte,
que soit joyeuse et rayonnante
l’allégresse de nos cœurs !
C’est en effet la journée solennelle
où nous fêtons de ce banquet divin
la première institution.
À ce banquet du nouveau Roi,
la Pâque de la Loi nouvelle
met fin à la Pâque ancienne.
L’ordre ancien le cède au nouveau,
la réalité chasse l’ombre,
et la lumière, la nuit.
Ce que fit le Christ à la Cène,
il ordonna qu’en sa mémoire
nous le fassions après lui.
Instruits par son précepte saint,
nous consacrons le pain, le vin,
en victime de salut.
C’est un dogme pour les chrétiens
que le pain se change en son corps,
que le vin devient son sang.
Ce qu’on ne peut comprendre et voir,
notre foi ose l’affirmer,
hors des lois de la nature.
L’une et l’autre de ces espèces,
qui ne sont que de purs signes,
voilent un réel divin.
Sa chair nourrit, son sang abreuve,
mais le Christ tout entier demeure
sous chacune des espèces.
On le reçoit sans le briser,
le rompre ni le diviser ;
il est reçu tout entier.
Qu’un seul ou mille communient,
il se donne à l’un comme aux autres,
il nourrit sans disparaître.
Bons et mauvais le consomment,
mais pour un sort bien différent,
pour la vie ou pour la mort.
Mort des pécheurs, vie pour les justes ;
vois : ils prennent pareillement ;
quel résultat différent !
Si l’on divise les espèces,
n’hésite pas, mais souviens-toi
qu’il est présent dans un fragment
aussi bien que dans le tout.
Le signe seul est partagé,
le Christ n’est en rien divisé,
ni sa taille ni son état
n’ont en rien diminué.
* Le voici, le pain des anges,
il est le pain de l’homme en route,
le vrai pain des enfants de Dieu,
qu’on ne peut jeter aux chiens.
D’avance il fut annoncé
par Isaac en sacrifice,
par l’agneau pascal immolé,
par la manne de nos pères.
Ô bon Pasteur, notre vrai pain,
ô Jésus, aie pitié de nous,
nourris-nous et protège-nous,
fais-nous voir les biens éternels
dans la terre des vivants.
Toi qui sais tout et qui peux tout,
toi qui sur terre nous nourris,
conduis-nous au banquet du ciel
et donne-nous ton héritage,
en compagnie de tes saints.
Amen.
Salut ô Vrai corps
Salut ô Vrai corps né de la Vierge Marie
Qui avez véritablement souffert et avez été immolé sur la croix pour les hommes.
Vous dont le côté transpercé laissa couler l'eau et le sang
Puissions-nous dans l'heure de la mort, vous recevoir par la communion avant le jugement.
Ô doux Jésus, Ô bon Jésus, Ô Jésus Fils de Marie.
Ayez pitié de moi. Ainsi soit-il.
Prière de saint André
Ô bonne Croix qui as tiré ta gloire des membres du Seigneur, Croix longtemps désirée, ardemment aimée, cherchée sans relâche, et enfin préparée à mes ardents désirs, retire-moi d'entre les hommes, et rends-moi à mon maître, afin que par toi me reçoive Celui qui m'a racheté par toi.
Ô Croix
1 et 2 Antienne Ô Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.
* Ô doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !
1 Hymne Chante, chante, ma langue, les lauriers d’un glorieux combat ! Sur le trophée de la Croix chante le grand triomphe ; Raconte comment le Rédempteur du monde triomphe en s’immolant.
2 Ô Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.
1 Dieu compatit au malheur du premier homme sorti de ses mains. Dès qu’il mordit à la pomme funeste, Adam se précipita dans la mort. Dieu lui-même désigna l’arbre nouveau pour réparer les malheurs causés par le premier.
2 Ô doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !
1 Cette œuvre réparatrice, l’économie de notre salut la réclamait ; Dieu voulait que l’artifice du serpent fût déjoué par un autre artifice ; il voulait porter le remède là où l’ennemi avait causé le tort.
2 Ô Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.
1 Quand donc fut arrivée la plénitude des temps annoncés, du haut du trône de son Père, le Fils, créateur du monde, fut envoyé dans le sein d’une Vierge, il se revêtit de chair et il naquit.
2 Ô doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !
1 Il vagit, le petit enfant, couché dans l’étroite crèche ; la Vierge, sa mère, enveloppe de langes ses membres emprisonnés, et des bandelettes étroites enserrent les pieds et les mains d’un Dieu.
2 Ô Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.
1 Le temps de six lustres est écoulé, la durée de sa vie mortelle est accomplie : le Rédempteur, de lui-même, se livre aux tourments de sa Passion ; Agneau divin, il est cloué à la croix, bois très saint sur lequel il s’immole.
2 Ô doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !
1 On l’abreuve de fiel ; il languit ; les épines, les clous et la lance transpercent le doux corps ! De l’eau jaillit ; avec elle, du sang. Terre, océan, astres, monde, que le fleuve vous purifie !
2 Ô Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.
1 Ploie tes rameaux, arbre sublime, relâche tes fibres tendues, fléchis cette rigidité rugueuse que t’a donnée la nature. Offre un soutien plus doux aux membres sacrés du Roi du ciel.
2 Ô doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !
1 Ô Croix, seul arbre digne entre tous de porter la victime du monde, seul digne de façonner l’arche qui guide au port le monde naufragé, car tu fus empourprée du sang divin qui s’échappe du corps de l’Agneau.
2 Ô Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.
Conclusion à ne jamais omettre :
1 Gloire soit éternellement à la bienheureuse Trinité. Honneur égal au Père et au Fils, comme aussi au Paraclet. Que le nom de l'Unique Trinité soit loué dans tout l’univers. Ainsi soit-il.
2 Ô doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !
Acte de réparation au Sacré-Cœur de Jésus
Cette prière de consécration a été instituée par Pie XI en 1928. Elle est centrée sur la Réparation doit être récitée le jour de la fête du Sacré-Cœur, ainsi que les premiers vendredis du mois. Elle était jointe à l'Encyclique « Miserentissimus Redemptor » du 8 mai 1928.
Très doux Jésus, Vous avez répandu sur les hommes les bienfaits de votre charité, et leur ingratitude n'y répond que par l'oubli, le délaissement, le mépris. Nous voici donc prosternés devant votre autel, animés du désir de réparer, par un hommage spécial, leur coupable indifférence et les outrages dont, de toutes parts, ils accablent votre Cœur très aimant. Cependant, nous souvenant que nous-mêmes, nous nous sommes dans le passé rendus coupables d'une si indigne conduite, et pénétrés d'une profonde douleur, nous implorons d'abord pour nous-mêmes votre miséricorde. Nous sommes prêts à réparer, par une expiation volontaire, les fautes que nous avons commises, tout prêts aussi à expier pour ceux qui, égarés hors de la voie du salut, s'obstinent dans leur infidélité, refusant de Vous suivre, Vous, leur Pasteur et leur Chef, ou, secouant le joug si doux de votre loi, foulent aux pieds les promesses de leur baptême. Nous voudrions expier pour tant de fautes lamentables, réparer pour chacune d'elles : désordres de la conduite, indécence des modes, scandales corrupteurs des âmes innocentes, profanation des dimanches et des fêtes, blasphèmes exécrables contre Vous et contre vos Saints, insultes à votre Vicaire et à vos prêtres, abandon et violations odieusement sacrilèges du divin sacrement de votre amour, péchés publics enfin des nations qui se révoltent contre les droits et l'autorité de votre Église. Que ne pouvons-nous effacer de notre propre sang tant d'offenses !
Du moins, pour réparer votre honneur outragé, nous Vous présentons cette même satisfaction que Vous avez offerte à votre Père sur la Croix et dont Vous renouvelez l'offrande, chaque jour, sur l'autel ; nous Vous la présentons, accompagnée de toutes les satisfactions de la Très Sainte Vierge votre Mère, des Saints, des chrétiens fidèles. Nous Vous promettons, de tout notre cœur, autant qu'il dépend de nous et avec le secours de votre grâce, de réparer nos fautes passées, celles de notre prochain, l'indifférence à l'égard d'un si grand amour, par la fermeté de notre foi, la pureté de notre vie, la docilité parfaite aux préceptes de l'Évangile, à celui surtout de la charité. Nous Vous promettons aussi de faire tous nos efforts pour Vous épargner de nouvelles offenses et pour entraîner à votre suite le plus d'âmes possible.
Agréez, nous Vous en supplions, ô très bon Jésus, par l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie Séparatrice, cet hommage spontané d'expiation ; gardez-nous, jusqu'à la mort, inébranlablement fidèles à notre devoir et à votre service, accordez-nous ce don précieux de la persévérance qui nous conduise tous enfin à la patrie où, avec le Père et le Saint-Esprit, Vous régnez, Dieu, dans les siècles des siècles. Ainsi-soit-il.