Cependant sa mère et ses frères survinrent, et se tenant dehors, ils l’envoyèrent appeler.Or, la foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que votre mère et vos frères sont dehors, et vous demandent ».
Et veniunt mater ejus et fratres : et foris stantes miserunt ad eum vocantes eum,et sedebat circa eum turba : et dicunt ei : Ecce mater tua et fratres tui foris quærunt te.
έρχονται ου̃ν οί άδελφοὶ Καὶ ή μήτηρ αύτου̃ καὶ έξω έστω̃τες άπέστειλαν πρὸς αύτὸν φωνου̃ντες αύτόν καὶ έκάθητο όχλος περὶ αύτὸν εί̃πον δὲ αύτω̣̃ 'Iδού, ή μήτηρ σου καὶ οί άδελφοί σου έξω ζητου̃σίν σε
3.31. et 32 — Et veniunt. Dans le grec, έρχονται ού̃ν, « veniunt igitur », ce qui rattache l’incident actuel au V. 21. Marthe accompagne les proches de Jésus ; mais il est inutile de répéter qu’elle n’entrait nullement dans leurs vues. — Foris stantes. Saint Luc dit pourquoi ils restèrent ainsi en dehors de la maison où se trouvait alors Notre-Seigneur (cf. V. 20) : « Non poterant adire eum præ turba ». — Miserunt ad eum. C’est là encore un de ces détails précis qui n’existent que dans le second Évangile. Il en est de même du suivant, qui est si pittoresque : et sedebat circa eum turba. — Après fratres tui, le texte grec ajoute καὶ αί άδελφαί σου, et tes sœurs, ce qui serait une nouvelle particularité de saint Marc. Toutefois, ces mots manquent dans d’importants manuscrits, tels que B, C, G, K, Sinait.
Et il leur répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? ».Et promenant ses regards sur ceux qui étaient assis autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Et respondens eis, ait : Quæ est mater mea et fratres mei ?Et circumspiciens eos, qui in circuitu ejus sedebant, ait : Ecce mater mea et fratres mei.
καὶ άπεκριθη αύτοι̃ς λέγων, Τίς έστιν ή μήτηρ μου ή οί άδελφοί μου καὶ περιϐλεψάμενος κύκλω̣ τοὺς περὶ αύτὸν καθημένους λέγει ̋Iδε ή μήτηρ μου καὶ οί άδελφοί μου
3.33. et 34. — Quæ est mater mea… ? Par cette question, Jésus a pour but d’attirer l’attention de la foule sur la parole qu’il va prononcer. Cela fait, il jette sur tous ceux qui l’entourent un regard plein d’affection et de douceur, circumspiciens eos ; puis il s’écrie : Ecce mater mea !… Il n’y a eu que Jésus au monde pour tenir un pareil langage. — La mention du regard est spéciale à saint Marc : saint Matthieu, Mt 12.45, avait signalé un autre geste du Sauveur : « Et extendens manum in discipulos ». C’est ainsi que les Évangélistes se complètent, tout en gardant une parfaite indépendance. — Au lieu de la leçon περιϐλεψάμενος τοὺς περὶ αύτὸν κύκλω̣, qui a été suivie par la Vulgate (circumspiciens eos qui incircuitu ejus) et qu’on lit dans plusieurs manuscrits (B, C, L, Sinait. ; etc.), le grec ordinaire porte simplement περιϐλεψάμενος κύκλω̣, ayant regardé en rond.
Car quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, et ma soeur, et ma mère ».
Qui enim fecerit voluntatem Dei, hic frater meus, et soror mea, et mater est.
ὸς γὰρ ὰν ποιήση̣ τὸ θέλημα του̃ θεου̃ ού̃τος άδελφός μου καὶ άδελφὴ μου καὶ μήτηρ έστίν
3.35. — Qui enim fecerit. Jésus explique son assertion si extraordinaire du verset précédent. Ce que l’identité du sang produit entre les proches, l’accomplissement parfait de la volonté divine l’opère entre tous les hommes sans distinction. C’est un lien qui les unit beaucoup plus étroitement les uns aux autres, et au Seigneur Jésus, que celui de la maternité, de la fraternité proprement dite. « Non negans matrem hæc dixit, sed ostendens quod non propter nativitatem solum digna fuerit hoc honore, sed propter omnes alias virtutes quibus prædita fuit ». Euthymius. De la sorte, Marie était donc deux fois la mère de Jésus ! — Ces paroles et cette conduite du Sauveur enseignent admirablement au prêtre ce qu’il doit être dans ses relations de famille. Mais, il y a là aussi pour lui un grand sujet de consolation, très bien exprimé dans les réflexions suivantes du vénérable Bède : « Mirandum valde est quomodo (is qui voluntatem Dei fecerit) etiam mater (Christi) dicatur… Sed sciendum nobis est quia qui Jesu frater et soror est credendo, mater efficitur prædicando. Quasi enim parit Dominum, quem cordi audientis infuderit. Et mater ejus efficitur si per ejus vocem amor Domini in proximi mente generatur[240] ».
Malgré la réserve extraordinaire de notre Évangéliste toutes les fois qu’il s’agit de rapporter les discours du Sauveur, il fait néanmoins deux exceptions à la règle qu’il s’était imposée d’omettre presque entièrement les paroles pour aller droit aux actes. Nous trouvons ici même la première de ces exceptions : la seconde viendra au chap. xiii. Elles s’imposaient pour ainsi dire d’elles-mêmes à l’écrivain sacré ; car il fallait bien, d’une part, qu’il signalât l’enseignement de Jésus sous la forme de paraboles, et comment le signaler sans en donner quelques exemples ? Il fallait, d’autre part, qu’il transmît à ses lecteurs les graves prophéties du Sauveur relatives à la fin du monde. Néanmoins, même dans ces deux cas, il demeure fidèle à son rôle d’« Epitomator ». Ainsi, pour ce qui regarde les Paraboles du royaume des cieux, au lieu d’en citer jusqu’à sept, comme saint Matthieu, il se contente d’en relater trois, celle du Semeur, celle du champ de blé et celle du grain de sénevé. Et pourtant, selon sa coutume, tout en donnant si peu, il a su être original, puisque la parabole du champ de blé ne se rencontre nulle part ailleurs. Du reste, sa concision ne l’empêche nullement d’être complet jusqu’à un certain point, car ces paraboles nous représentent le royaume messianique dans ses phases principales et sous ses traits essentiels, comme on le verra par le commentaire.
Il se mit de nouveau à enseigner auprès de la mer ; et une foule nombreuse se rassembla autour de lui, de sorte qu’il monta dans une barque et s’assit, sur la mer ; et toute la foule était à terre, au bord de la mer.
Et iterum cœpit docere ad mare : et congregata est ad eum turba multa, ita ut navim ascendens sederet in mari, et omnis turba circa mare super terram erat :
Καὶ πάλιν ήρξατο διδάσκειν παρὰ τὴν θάλασσαν· καὶ συνήχθη πρὸς αύτὸν όχλος πολύς, ώστε αύτὸν έμϐάντα είς τὸ πλοι̃ον καθη̃σθαι έν τη̣̃ θαλάσση̣ καὶ πα̃ς ό όχλος πρὸς τὴν θάλασσαν έπὶ τη̃ς γη̃ς η̃ν
4.1. — Et iterum cœpit… La mise en scène est décrite dans ce premier verset d’une manière graphique, digne de saint Marc. « Iterum », parce qu’à plusieurs reprises déjà, Mc 2.13 ; 3.7, l’Évangéliste avait montré le divin Maître enseignant au bord du lac. « Cœpit », car à peine l’orateur avait-il pris la parole, qu’il se fit autour de lui un immense concours de peuple (congregata est ad eum turba multa) qui l’obligea d’interrompre momentanément son discours, afin de prendre quelques mesures, de manière à n’être pas trop comprimé par la foule. Au lieu de la leçon συνήχθή… όχλος πολὺς, qu’on trouve dans la Recepta et dans la plupart des anciens témoins, plusieurs manuscrits importants (B, C, L, Δ) portent συνάγεται… όχλος πλει̃στος, « congregatur… turba maxima ». Cette variante a nos préférences, soit parce qu’elle est plus conforme au style de saint Marc où l’emploi du temps présent est si fréquent, soit parce que les deux autres synoptiques parlent aussi d’un rassemblement très considérable : « turbæ multæ », Mt 13.2 ; « quam turba plurima convenirent et de civitatibus properarent ad eum », Lc 8.4. — Ita ut navim ascendens. Il n’y a dans le grec τò πλοι̃ον avec l’article, pour montrer qu’il s’agit d’un bateau bien déterminé : c’était sans doute celui que Jésus s’était réservé précédemment, Mc 3.9, pour les occurrences de ce genre. — Sederet in mari, c’est-à-dire « in navi deducta in mare ». Comme tout est gracieux et populaire dans l’enseignement de Jésus ! Comp. l’Évangile selon saint Matthieu, Mt 5.1. — Omnis turba circa mare… « Versus mare » serait une traduction plus exacte du grec πρὸς τὴν θάλασσαν. Ces mots font tableau, et nous montrent le nombreux auditoire groupé sur le rivage et tourné du côté du lac, tandis que l’Orateur élait assis dans sa barque à quelque pas de la rive.
Et il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et il leur disait dans son enseignement :
et docebat eos in parabolis multa, et dicebat illis in doctrina sua :
καὶ έδίδασκεν αύτοὺς έν παραϐολαι̃ς πολλά καὶ έλεγεν αύτοι̃ς έν τη̣̃ διδαχη̣̃ αύτου̃
4.2. — Docebat eos. D’après Mt 12.1, ce discours fut prononcé par Notre-Seigneur le même jour que son apologie contre les Pharisiens (Mc 3.22 et ss.). Quel contraste entre les deux scènes et les deux modes d’enseignement ! — In parabolis multa. Dans notre commentaire sur saint Matthieu, Mt 13.1, nous avons donné de longs détails sur les paraboles de Jésus : nous y renvoyons le lecteur. Clément d’Alexandrie définit la parabole : λόγος άπò τινος ού κύριου μὲν, έμφερου̃ς δὲ τω̣̃ κυρίω̣, έπὶ τ’ άληθὲς καὶ κύριον άγων τòν συνιέντα, « oratio ab aliquo non proprio quidem sed quod est simile proprio, ad id quod veruen et proprium deducens eum qui intelligit[241] ». — Par l’adjectif « multa », et par les deux verbes mis à l’imparfait, saint Marc indique qu’à cette époque de sa Vie publique ce fut pour Jésus une coutume à peu près régulière de présenter sa doctrine sous forme de paraboles. — In doctrina sua équivaut à « inter docendum ».
« Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer.
Audite : ecce exiit seminans ad seminandum.
Άκούετε ίδού, έξη̃λθεν ό σπείρων του̃ σπει̃ραι
4.3. — Audite. Le Sauveur commence la série de ses paraboles relatives au royaume des cieux par cette apostrophe vive et solennelle, qui n’a été conservée que par saint Marc. Écoutez ! Ce mot n’était pas de trop en pareille circonstance, puisque Jésus allait employer un discours voilé, figuré, dont l’intelligence présenterait de grandes difficultés. — Exiit seminans. Après nous avoir mis en quelque sorte sous les yeux l’auditoire et le Prédicateur, V. 1, après avoir précisé le genre d’enseignement adopté par ce dernier, V. 2, l’Évangéliste signale trois des paraboles proposées ce jour-là même par Jésus. La première, celle du Semeur, décrit les débuts pénibles du royaume de Dieu sur la terre : mille difficultés l’environnent alors, et empêchent son avènement dans un grand nombre de cœurs. La seconde parabole, celle du champ de blé, montre comment, en dépit de ces difficultés, le royaume messianique se développe et croît sûrement, quoique d’une manière lente et silencieuse. La troisième enfin, celle du sénevé, nous présente l’empire du Christ parvenu à une merveilleuse diffusion et presque à un établissement parfait. — Seminans, ό σπείρων, le Semeur par excellence !
Et tandis qu’il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin ; et les oiseaux du ciel vinrent et la mangèrent.
Et dum seminat, aliud cecidit circa viam, et venerunt volucres cæli, et comederunt illud.
καὶ έγένετο έν τω̣̃ σπείρειν ὸ μὲν έπεσεν παρὰ τὴν όδόν καὶ η̃λθεν τὰ πετεινὰ του̃ ούρανου̃ καὶ κατέφαγεν αύτό
4.4. — Et dum seminat. À partir de ce verset jusqu’à la fin du huitième, il existe une coïncidence presque verbale entre le récit de saint Marc et celui de saint Matthieu. Il n’y a guère que trois variantes principales à signaler dans notre Évangéliste : 1° il parle de la semence au singulier, aliud cecidit… illud, etc., tandis que saint Matthieu emploie constamment le pluriel, « alia ceciderunt,… ea » etc. ; 2° il ajoute, V. 7, les mots « et fructum non dedit » ; 3° les participes « ascendentem et crescentem » du V. 8 sont de même une particularité de sa narration. — Circa viam. « Non ex intentione sator jacit semen secus viam et in petrosa, sed hoc contingit ex concomitantia actus seminandi per universum agrum ». Cajetan. — Les mots του̃ oύραvoυ̃ (cœli de la Vulgate) sont regardés par de nombreux critiques comme une interpolation, attendu qu’ils manquent dans presque tous les meilleurs manuscrits.
Une autre partie tomba dans des endroits pierreux, où elle n’avait pas beaucoup de terre, et elle leva aussitôt, parce que la terre n’avait pas de profondeur ;et lorsque le soleil se fut levé, elle fut brûlée, et comme n’avait pas de racines, elle sécha.Une autre partie tomba dans les épines, et les épines montèrent et l’étouffèrent, et elle ne donna pas de fruit.
Aliud vero cecidit super petrosa, ubi non habuit terram multam : et statim exortum est, quoniam non habebat altitudinem terræ :et quando exortus est sol, exæstuavit : et eo quod non habebat radicem, exaruit.Et aliud cecidit in spinas : et ascenderunt spinæ, et suffocaverunt illud, et fructum non dedit.
άλλο δὲ έπεσεν έπὶ τὸ πετρω̃δες όπου ούκ εί̃χεν γη̃ν πολλήν καὶ εύθὲως έξανέτειλεν διὰ τὸ μὴ έχειν βάθος γη̃ς· ήλίου δὲ άνατείλαντος έκαυματίσθη καὶ διὰ τὸ μὴ έχειν ρ́ίζαν έξηράνθη καὶ άλλο έπεσεν είς τὰς άκάνθας καὶ άνέϐησαν αί άκανθαι καὶ συνέπνιξαν αύτό καὶ καρπὸν ούκ έδωκεν
4.5-7. — Voyez l’explication détaillée dans l’Évangile selon saint Matthieu, Mt 13.7. — In spinas, probablement le Nabk ou Nébek, plante épineuse qui abonde en Palestine et en Syrie. — Suffocaverunt, συνέπνιξαν. Saint Matthieu avait exprimé la même idée avec une nuance, άπέπνιξαν. Le mot de saint Marc indique mieux que la croissance des épines et le dépérissement de la bonne semence furent deux faits simultanés. — Et fructum non dedit. Jésus n’avait rien dit de semblable pour les deux premières parties de la semence, parce qu’il était bien évident qu’elles ne pouvaient rien produire, vu les conditions dans lesquelles les semailles avaient eu lieu. Mais, cette fois, on aurait pu s’attendre à des fruits nombreux, la graine ayant d’abord crû à merveille ; c’est pour cela que la stérilité est signalée en termes exprès.
Une autre partie tomba dans une bonne terre, et elle donna du fruit qui montait et croissait, de sorte qu’un grain rapporta trente, un autre soixante, et un autre cent ».
Et aliud cecidit in terram bonam : et dabat fructum ascendentem et crescentem, et afferebat unum triginta, unum sexaginta, et unum centum.
καὶ άλλο έπεσεν είς τὴν γη̃ν τὴν καλήν καὶ έδίδου καρπὸν άναϐαίνοντα καὶ αύξανόντα, καὶ έφερεν ὲν τριάκοντα καὶ ὲν έξήκοντα καὶ ὲν έκατόν
4.8. — Et aliud cecidit. Théophylacte décrit fort bien les quatre destinées si différentes du grain jeté par le Semeur. Une première partie ne germa pas même, ούκ άνέϐαινε ; une autre leva, mais pour périr aussitôt, άνέϐαινε μὲν άλλ’ούκ ηυ̃ξανε ; la troisième partie germa, grandit, mais demeura stérile, άνέϐαινε καὶ ηυ̃ξανεν, άλλὰ καρπὸν ούκ έδωκε ; la quatrième seule fut féconde, άνέϐαινε καὶ ηύξανε καὶ καρπὸν έδωκε… τέταρτον μόνον διάσωθέν. On obtient donc ainsi une belle gradation, où l’on voit agir trois causes de stérilité, une seule de fertilité. — Fructum ascendentem et crescentem, Cf. V. 4. Le mot « fructus » ne désigne pas les grains, dont il ne sera question qu’un peu plus bas, mais l’épi qui les contient, et dans lequel ils se formeront et mûriront peu à peu. Les classiques l’emploient également dans ce sens[242]. « Ascendentem », par opposition aux grains pour lesquels il n’y avait pas même eu de germination. « Crescentem », par opposition aux grains qui n’avaient eu qu’une croissance temporaire : on voit l’épi qui sort de sa gaine, qui s’allonge, et qui grossit. — Unum triginta… sexaginta, centum. La Vulgate a suivi la leçon έν τριάκοντα, καὶ έν έξήκοντα… On lit dans plusieurs manuscrits είς τριάκοντα, είς έξήκοντα… c’est-à-dire, jusqu’à trente, jusqu’à soixante, jusqu’à cent ; et ailleurs, έν τριάκοντα, έν έξήκοντα… « in triginta, in sexaginta… » Il est moralement impossible de dire quelle dut être la forme primitive du texte. L’emploi de έν semble plus conforme au style biblique. — Saint Matthieu, Mt 13.8, dans son énumération, était allé du plus grand nombre au plus petit: « aliud centesimum, aliud sexagesimum, aliud trigesimum » ; saint Marc suit l’ordre contraire, qui est plus naturel et plus expressif. D’après ces chiffres, la quantité totale de la semence se divise donc, relativement au produit, en deux parts très distinctes, dont l’une fut tout à fait stérile, l’autre plus ou moins féconde. Dans chacune de ces parts, on distingue ensuite trois degrés soit de stérilité soit de succès.
Et il disait : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ».
Et dicebat : Qui habet aures audiendi, audiat.
καὶ έλεγεν αύτοι̃ς, 'O έχων ώ̃τα άκούειν άκουέτω
4.9. — Et dicebat. « Clamabat », dit saint Luc, employant une expression très énergique. La parabole achevée, Jésus prononça donc à haute voix les paroles qui suivent. — Qui habet aures audiendi, ώ̃τα άκούειν, des oreilles pour entendre. Formule solennelle, que les trois synoptiques mentionnent ici de concert : Jésus la prononça en six occasions différentes : Mt 11.15 ; 13.43 ; Mc 4.9 ; 4.23 ; 7.16 ; Lc 14.35. Elle est citée huit fois dans l’Apocalypse : Ap 2.7,11,17,29 ; 3.6,13,22 ; 12.9. — Le mot « audiendi » est important : car, si tous les hommes ont des oreilles au physique, combien en sont dépourvus au moral ? « Plusieurs n’ont pas d’oreilles intérieures pour écouter les divines harmonies ».