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DEUXIÈME PARTIE — LES DERNIERS JOURS ET LA PASSION DE JÉSUS.

Mc 11–15.

I. Entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et retraite à Béthanie.

Mc 11.1-11. — Parall. Mt 21.1-11 ; Lc 19.29-44 ; Jn 12.12-19.

Triomphe d’autant plus intéressant à étudier qu’il est unique dans la vie de Notre-Seigneur. Sur son caractère spécial, voyez l’ Évangile selon saint Matthieu, Mt 21.1. Théophylacte en détermine fort bien le but : « Ut (Judæi), si velint, valeant gloriam ejus (Jesu) agnoscere, et per prophetias de eo completas scirent quod est verus Deus ; si vero noluerint, majus fieret eis judicium, quia tot claris miraculis non crediderunt ». — Le récit de saint Marc est de nouveau remarquable en cet endroit par sa vie et sa fraîcheur.

Comme ils approchaient de Jérusalem et de Béthanie, vers la montagne des Oliviers, il envoya deux de ses disciples,
Et cum appropinquarent Jerosolymæ et Bethaniæ ad montem Olivarum, mittit duos ex discipulis suis,
Καὶ ότε έγγίζουσιν είς 'Iερουσαλήμ είς Βηθφαγὴ καὶ Βηθανίαν πρὸς τὸ ̋Oρος τω̃ν 'Eλαιω̃ν άποστέλλει δύο τω̃ν μαθητω̃ν αύτου̃

11.1. — Quum appropinquarent ; dans le grec, έγγίζουσιν au présent. Notre Évangéliste, de même que saint Matthieu, abandonne ici l’ordre réel des faits, pour suivre l’ordre logique : il place, lui aussi, l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem immédiatement après le départ de Jéricho, qui avait été déjà, nous l’avons vu, une marche triomphale. Cf. Mc 10.46. Saint Jean nous dira clairement, Jn 12.1-19, qu’avant de pénétrer dans la capitale juive, le Sauveur s’arrêta pendant au moins une nuit, probablement même pendant un jour et deux nuits, chez ses amis de Béthanie ; Lazare, Marthe et Marie. C’est de leur maison, hospitalière que nous le voyons en ce moment sortir pour son triomphe. — Jerosolymæ et Bethaniæ. Ce n’est pas sans surprise qu’on lit ici le nom de Jérusalem avant celui de Béthanie ; car, le voyageur qui va de Jéricho à la Ville sainte rencontre nécessairement Béthahie sur sa route avant d’arriver au terme de son voyage. Il faudrait donc, d’après la topographie, « Bethaniæ et Jerosolymæ ». Saint Marc se serait-il rendu coupable d’une erreur géographique ? Pas le moins du monde. Mais, suivant de nouveau l’ordre des idées, il signale d’abord, comme point principal, le but vers lequel se dirigeait Notre-Seigneur ; ensuite, il mentionne la station intermédiaire, près de laquelle se firent les premiers préparatifs du triomphe. Le texte grec cite trois localités au lieu de deux : είς 'Iερουσαλήμ, είς Βηθφαγὴ καὶ Βηθανίαν. Cette leçon, qui est vraisemblement authentique, justifie ce que nous venons de dire : elle nous montre Jérusalem nettement désigné comme le but final du voyage de Jésus ; puis elle détermine, en citant les noms de Bethphagé et de Béthanie, l’endroit précis où commença l’ovation. Ces deux villages étaient situés à peu de distance l’un de l’autre, et seulement à une demi-heure de Jérusalem, du côté de l’Orient[457].

et il leur dit : « Allez au village qui est devant vous, et aussitôt que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel nul homme ne s’est encore assis ; déliez-le, et amenez-le.
et ait illis : Ite in castellum, quod contra vos est, et statim introëuntes illuc, invenietis pullum ligatum, super quem nemo adhuc hominum sedit : solvite illum, et adducite.
καὶ λέγει αύτοι̃ς 'Yπάγετε είς τὴν κώμην τὴν κατέναντι ύμω̃ν καὶ εύθὲως είσπορευόμενοι είς αύτὴν εύρήσετε πω̃λον δεδεμένον έφ’ ὸν ούδεὶς άνθρώπων κεκάθικεν λύσαντες αύτὸν άγάγετε

11.2. — Castellum quod contra vos est, τὴν κώμην τὴν κατέναντι ύμω̃ν. D’après le récit de saint Matthieu, ce hameau, qui se dressait en face de Jésus et de ses deux envoyés, ne différait vraisemblablement pas de Belhphagé. — Invenietis pullum ligatum. Le premier Synoptique faisait dire à Jésus : « Invenietis asinam alligatam et pullum cum ea » : saint Marc, saint Luc et saint Jean parlent seulement de l’ânon. Où se trouve la vérité ? des deux côtés à la fois. En effet, dit saint Augustin, « ubi utrumque factum potest intelligi, nulla repugnantia est ; nec si alius unum, alius alium commemoraret ; quanto minus moveri oportet, si alius unum, alius utrumque commemorat[458] ? » Néanmoins, la relation de saint Matthieu, étant la plus complète, est par là même la plus exacte. Dans les trois autres Évangiles, il n’est pas question de l’ânesse, parce que ce ne fut pas elle, mais l’ânon, qui servit de monture à Jésus : saint Matthieu la mentionne, en partie parce que Notre-Seigneur avait commandé qu’on l’amenât, en partie afin de rendre plus évidente la réalisation de la prophétie de Zacharie, qu’il cite un peu plus bas. — Super quem nemo… Saint Luc note aussi ce détail, qui avait bien son importance ; car, soit chez les Juifs[459], soit chez les païens[460], on employait de préférence à des usages sacrés les animaux qui n’avaient encore rendu aucun service profane. Il convenait que la pacifique monture du Christ, au jour de son triomphe, n’eut jamais porté d’autre cavalier. — Adducite mihi. La Recepta dit pareillement άγάγετε. Mais d’importants manuscrits (B, C, L, Δ, Sinait.) portent φέρετε, et telle nous semble avoir été la leçon originale. Saint Marc use volontiers du verbe φέρω dans le sens de conduire, amener[461].

Et si quelqu’un vous dit : “ Que faites-vous ? ” répondez : “ Le Seigneur en a besoin ” ; et aussitôt on le laissera amener ici ».
Et si quis vobis dixerit : Quid facitis ? dicite, quia Domino necessarius est : et continuo illum dimittet huc.
καὶ έάν τις ύμι̃ν είπη̣ Τί ποιει̃τε του̃το είπατε ότι ʻO κύριος αύτου̃ χρείαν έχει καὶ εύθὲως αύτὸν άποστελει̃ ώ̃δε

11.3. — Quid facitis ? De même saint Luc « Quare solvitis ? » Ce langage direct est beaucoup plus vivant que le « Si quis vobis aliquid dixerit » de saint Matthieu. — Domino necessarius est. En tant que Messie, Jésus était le souverain Seigneur et Maître de toutes choses : il jouissait du droit de réquisition, dont il usait ici pour la première fois. — Et continuo illum dimittet. Par ces mots, le Sauveur prédit qu’au seul nom de « Dominus » (ʻO κύριος avec l’article) le propriétaire de l’animal se prêtera aussitôt au dessein des Apôtres. Quelques auteurs, déroutés par l’adverbe εύθὲως, donnent à tort une autre signification à ce passage. Suivant eux, les mois « et continuo… » ne contiendraient pas une prédiction de Jésus, mais la suite de la communication qu’il chargeait ses envoyés d’adresser au maître supposé récalcitrant de l’ânon : « Dites que le Seigneur en a besoin, et qu’il le renverra bientôt là-bas ». Cette interprétation nous paraît manquer de grandeur, surtout dans la circonstance où se trouvait Jésus. — Μ. Reuss, bien que rationaliste à ses heures, fait ici une remarque très juste, qu’on nous permettra de citer : « Le récit de la mission des deux disciples doit faire sur le lecteur l’impression d’un double miracle, d’après l’intention même des narrateurs. Jésus sait, sans l’avoir vu, qu’un âne se trouve attaché à une porte, à l’entrée même du village ; il voit que cet âne n’a jamais encore servi de monture à qui que ce soit ; il prédit, non seulement que le propriétaire trouvera à redire à ce qu’on le détache, ce qui était bien naturel, mais que cette seule parole : Le Seigneur en a besoin, suffira pour lever toute difficulté. Si l’on voulait dire que Jésus avait pris d’avance ses mesures, et retenu l’âne de concert avec le propriétaire, cela reviendrait à l’accuser d’avoir joué la comédie devant ses disciples, qui auraient sans doute raconté le fait dans des termes très différents s’ils avaient eu connaissance d’un pareil arrangement préalable. Mais ils nous le représentent comme voyant à distance et comme exerçant une influence surnaturelle sur la volonté d’autrui[462] ». Voyez dans Stanley[463], une curieuse légende musulmane touchant l’ânon qui servit au triomphe de Jésus.

Étant donc allés, ils trouvèrent l’ânon attaché dehors, devant une porte, entre deux chemins, et ils le délièrent.Quelques uns de ceux qui étaient là leur disaient : « Que faites-vous ? Pourquoi déliez-vous cet ânon ? ».Ils leur répondirent comme Jésus le leur avait ordonné ; et ils le leur laissèrent emmener.
Et abeuntes invenerunt pullum ligatum ante januam foris in bivio : et solvunt eum.Et quidam de illic stantibus dicebant illis : Quid facitis solventes pullum ?Qui dixerunt eis sicut præceperat illis Jesus, et dimiserunt eis.
άπη̃λθον δὲ καὶ εύ̃ρον τὸν πω̃λον δεδεμένον πρὸς τὴν θύραν έξω έπὶ του̃ άμφόδου καὶ λύουσιν αύτόν καί τινες τω̃ν έκει̃ έστηκότων έλεγον αύτοι̃ς Τί ποιει̃τε λύοντες τὸν πω̃λον οί δὲ εί̃πον αύτοι̃ς καθὼς ένετείλατο ό 'Iησου̃ς καὶ άφη̃καν αύτούς

11.4-6. — Description très détaillée et très précise, qui nous permet de suivre dans leur mission les deux ambassadeurs de Jésus, et d’assister à l’accomplissement intégral des prédictions que nous venons d’entendre. Les traits si minutieux et si pittoresques du V. 4, ligatum ante januam foris in bivio, appartiennent en propre à saint Marc, d’où l’on a parfois conclu que saint Pierre, la source ordinaire de notre Évangéliste, était l’un des envoyés. On discute sur le sens du mot grec άμφοδος, qui peut désigner tout aussi bien l’« ambitus » des Latins, c’est-à-dire un chemin de ronde qui tourne autour d’une maison, d’une propriété, que le « bivium », ou croisée de plusieurs chemins. L’article (έπὶ του̃ άμφόδου) paraît favoriser la première interprétation. — Quidam de illis stantibus. Autre trait propre à saint Marc. De même, au V. 6, dimiserunt eis (scil. pullum) ; la leçon du texte grec diffère légèrement, καὶ άφη̃καν αύτούς, « et dimiserunt eos », ils laissèrent aller les deux Apôtres avec l’ânon. Ces hommes aussi, qu’ils fussent ou ne fussent pas les disciples de Jésus, le regardaient donc comme un roi puissant, qui avait le droit de tout commander, de tout exiger.

Ils amenèrent à Jésus l’ânon, sur lequel ils mirent leurs vêtements, et il s’assit dessus.
Et duxerunt pullum ad Jesum : et imponunt illi vestimenta sua, et sedit super eum.
καὶ ήγαγον τὸν πω̃λον πρὸς τὸν 'Iησου̃ν καὶ έπέϐαλον αύτω̣̃ τὰ ίμάτια αύτω̃ν καὶ έκάθισεν έπ’ αύτω̣̃

11.7. — Et duxerunt. Ici, comme au V. 2, nous abandonnons la Recepta (ήγαγον), pour adopter la leçon φέρουσι de plusieurs manuscrits anciens. — Imponunt illi vestimenta sua. C’était une housse improvisée. Les amples manteaux à couleur éclatante que les Orientaux portent ordinairement par-dessus leur tunique convenaient parfaitement pour ce dessein.

Beaucoup étendirent leurs vêtements sur le chemin ; d’autres coupaient des branches d’arbres, et les jetaient sur le chemin.
Multi autem vestimenta sua straverunt in via : alii autem frondes cædebant de arboribus, et sternebant in via.
πολλοὶ δὲ τὰ ίμάτια αύτω̃ν έστρωσαν είς τὴν όδόν άλλοι δὲ στοιϐάδας έκοπτον έκ τω̃ν δένδρων, καὶ έστρώννυον είς τὴν όδόν·

11.8. — Multi autem vestimenta… L’exemple des deux disciples est bientôt imité par la foule. De même que les disciples, par honneur pour Jésus, s’étaient servi de leurs vêtements pour orner la monture de son triomphe, de même la foule emploie les siens pour tapisser le chemin par lequel il devait passer. Ainsi avaient fait antérieurement les Juifs de Suze pour le célèbre Mardochée[464] ; ainsi avaient fait les soldats persans pour Xerxès au moment où ce prince allait franchir l’Hellespont[465]. Voyez d’autres traits analogues dans l’explication de l’Évangile selon saint Matthieu, Mt 21.8.— Alii autem frondes cædebant. Il est à remarquer qu’au lieu du mot κλάδοι, employé dans le passage parallèle de Mt 21.8, nous trouvons ici une expression spéciale, στοιϐάδες, qui ne désigne pas simplement des branches, mais les parties les plus feuillues et les plus tendres des rameaux, par conséquent les parties les plus en rapport avec la destination qu’on avait en vue. Hésychius en donne la définition suivante : στιϐὰς (ou στοιϐάς) άπò ρ́άϐδων ή χλωρω̃ν χόρτων στρω̃σις καί φύλλων[466]. — De arboribus. Quelques manuscrits portent έκ τω̃ν άγρω̃ν, « de agris » ; de même les versions copte et syriaque. Les champs qui environnaient Jérusalem étaient remplis d’oliviers, de palmiers, de dattiers et autres arbres semblables. C’est donc au fond la même idée. — « Multitudo, donec corrupta non fuit, cognovit quod congruum erat : propter quod honoravit Jesum unusquisque secundum propriam virtutem[467] ».

Et ceux qui marchaient devant, et ceux qui suivaient criaient, en disant : « Hosanna !
Et qui præibant, et qui sequebantur, clamabant, dicentes : Hosanna : benedictus qui venit in nomine Domini :
καὶ οί προάγοντες καὶ οί άκολουθου̃ντες έκραζον λέγοντες, ̔Ωσαννά· Εύλογημένος ό έρχόμενος έν όνόματι κυρίου·

11.9. — Qui præibant et qui sequebantur. Le cortège entoure Jésus de toutes parts. Comme un triomphateur, le divin Maître s’avance au milieu de cette procession glorieuse, — Clamabant, Hosanna. Sur ce mot hébreu, voyez l’Évangile selon saint Matthieu, Mt 21.9. Contre sa coutume, saint Marc n’en donne pas la traduction ; mais les chrétiens de Rome en devaienl connaître la signification, car Hosanna, de même que les expressions analogues Amen, Alleluia, s’était introduit de bonne heure dans la liturgie de l’Église du Christ.

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le règne de notre père David, qui arrive ! Hosanna au plus haut des Cieux ! ».
benedictum quod venit regnum patris nostri David : hosanna in excelsis.
Εύλογημένη ή έρχομένη βασιλεία έν όνόματι Κυρίου, του̃ πατρὸς ήμω̃ν Δαϐίδ· ̔Ωσαννὰ έν τοι̃ς ύψίστοις

11.10. — Benedictus qui venit… Souhait d’heureuse bienvenue, adressé à Jésus au moyen de paroles inspirées. Cf. Ps 118.26. — À ce souhait qui concernait la personne du Messie, saint Marc en ajoute un autre, qu’on trouve seulement dans sa rédaction, et qui était relatif au royaume du Christ : Benedictum quod venit regnum… ! La manière dont le peuple caractérisait ce royaume est significative. Patris nostri David : c’était le royaume de David continué, restauré, transfiguré par le plus illustre de ses descendants. Voilà le pendant de la parole de l’Ange : « Dabit illi Dominus sedem David patris ejus, et regnabit iri domo Jacob in æternum ». Lc 1.32. Voilà Jésus ouvertement acclamé par la multitude comme le Roi-Messie ! — Hosanna in excelsis. Gloire à Dieu qui trône au plus haut des deux ! Du Messie, la foule remonte à celui qui l’envoie, pour le remercier de ce que les temps si ardemment désirés sont enfin accomplis.

Jésus entra à Jérusalem dans le temple ; et, après avoir regardé toutes choses, comme il était déjà tard, il s’en alla à Béthanie avec les douze.
Et introivit Jerosolymam in templum : et circumspectis omnibus, cum jam vespera esset hora, exiit in Bethaniam cum duodecim.
Καὶ είση̃λθεν είς ̔Iεροσόλυμα ό 'Iησου̃ς, καὶ είς τὸ ίερόν καὶ περιϐλεψάμενος πάντα όψίας ήδη ούσης τη̃ς ώρας έξη̃λθεν είς Βηθανίαν μετὰ τω̃ν δώδεκα

11.11. — Et introivit Jerosolymam. Saint Marc ne dit rien d’une scène touchante que nous trouverons dans Lc 19.41-44 ; il ne dit rien non plus de l’émoi que l’entrée solennelle de Jésus suscita dans Jérusalem, Mt 21.10,11. Il préfère, et ce trait a une signification profonde, conduire immédiatement la procession triomphale à son terme, in templum. C’est donc droit au temple que Jésus se fit escorter par le peuple. On ne le mène pas sur une place publique comme un tribun vulgaire, ni à un palais comme μη roi ordinaire ; on le mène au temple de Jéhova. C’est là en effet sa résidence en tant que Messie. Comme ce détail nous fait bien voir la nature toute religieuse de l’ovation qu’on venait de lui décerner ! Saint Marc nous l’a seul conservé. — Circumspectis omnibus. Autre trait caractéristique et spécial. On en a parfois mécompris la portée, par exemple le Vén. Bède, qui suppose que le Sauveur, en jetant ainsi les yeux de tous côtés, voulait voir « si quis eum hospitio susciperet ! » Non, le véritable sens est à la fois et plus simple et plus noble. Ce regard provient de l’œil du Maître ! Arrivé à son palais messianique, Jésus inspecte toutes choses à la façon d’un roi : il contemple les désordres qu’il reviendra châtier le lendemain. — Cum jam vespera esset… La marche triomphale et l’inspection du Sauveur avaient rempli une grande partie de la journée. — Exiit in Bethaniam. Pourquoi Jésus ne passa-t-il point la nuit à Jérusalcm, au milieu de ce bon peuple ? On le conçoit sans peine. Il n’avait pas que des amis dans la capitale juive ; il y avait aussi des ennemis nombreux, puissants, acharnés à sa perle. Le séjour de la ville sainte n’eut donc pas été sûr pour lui. C’est pourquoi nous le verrons chaque soir chercher un refuge à Béthanie, jusqu’à la nuit du Jeudi saint.



[457] Voyez Victor Ancessi, Atlas Géographique Et Archéologique Pour L'étude De L'ancien Et Du Nouveau Testament, pl. xviii ; Richard von Riess, Bibel-Atlas, pl. iv.

[458] Saint Augustin d’Hippone, De Consensu Evangelistarum, l. II, c. lxvi.

[459] Cf. Nb 19.2 ; Dt 21.3 ; 1Ro 6.7.

[460] voyez Ovide, Métamorphoses, iii, 12.

[461] Cf. Mc 1.32 ; 7.22 ; 9.17, etc.

[462] Édouard Reuss, Histoire évangélique, p. 549.

[463] Arthur Penrhyn Stanley, Sinai and Palestine, 2e éd., p. 190.

[464] Cf. Targum Esther, viii, 15.

[465] Herodotus, vii, 54.

[466] Voyez Carl Ludwig Wilibald Grimm, A Greek-English Lexicon of the New Testament, s. v. στοιϐὰς.

[467] Saint Jérôme de Stridon, in Matth., xxi.