12. Que celui donc qui croit être ferme prenne garde à ne pas tomber.
13. Ne vous laissez pas surprendre par la tentation, sinon humaine. Dieu est fidèle, et il ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais il vous fera tirer avantage de la tentation même, afin que vous puissiez persévérer.
Après avoir rappelé la punition des Juifs et, en second lieu, les motifs de cette punition, saint Paul conclut que leur exemple doit porter les fidèles à se garder du mal. I° Il les avertit de prendre garder de tomber ; II° il leur enseigne la manière de ne pas tomber (verset 13) : Qu’il ne vous arrive que, etc.; III° il promet un secours assuré (verset 13) : Or Dieu est fidèle, etc.
I° Dans le premier de ces points, il comprend quatre motifs qui déterminent un esprit sage : 1° la multitude de ceux qui tombent (verset 11) : Que celui donc ; 2° l’incertitude de ceux qui sont debout (verset 11) : Qui croit être ferme ; 3° la nécessité de la vigilance (verset 11) : prenne garde ; 4° la facilité de la chute (verset 11) : de tomber. Il dit donc : Que celui donc, etc., comme s’il disait : les Juifs, bien que comblés de bienfaits de Dieu, périrent cependant à cause de leurs prévarications. Ainsi donc, par la considération de leur châtiment, que celui qui croit, d’après ses conjectures, être ferme, c’est-à-dire être dans la grâce et dans la charité, prenne garde, avec une attention sérieuse, de tomber lui-même soit en péchant, soit en faisant pécher les autres ; (Isaïe XIV, 12) : "Comment es-tu tombé du ciel, Lucifer ?" et (Psaume XC, 7) : "Mille tombèrent à votre gauche, etc." Voilà pourquoi il est dit (Ephés., V, 15) : "Ayez soin, mes frères, de vous conduire avec une grande circonspection."
II° À ces paroles (verset 13) : Qu’il ne vous arrive que des tentations humaines, etc., saint Paul apprend à éviter la cause de la chute, en se gardant de la tentation. Il établit donc : 1° qu’il y a une tentation à fuir ; 2° une tentation à supporter (verset 13) : qui tienne à l’humanité. D’abord, il fait connaître que la tentation frappe pour entrer ; c’est pourquoi il dit : que la tentation ; ensuite, qu’elle attaque afin de vaincre; c’est pourquoi il ajoute : ne vous atteigne pas. Il dit donc : Que la tentation, etc. ; en d’autres termes, pour que vous ne tombiez pas, que la tentation, c’est-à-dire la tentation du péché, ne vous atteigne pas, en vous entraînant à consentir à ce péché, à moins qu’elle ne tienne à l’humanité" ; paroles qu’on peut expliquer de deux manières : premièrement, de la mauvaise tentation intérieure, et alors c’est l’indulgence ; comme s’il disait : que nulle délectation du péché ne vous surprenne, si ce n’est peut-être celle de ce mal sans lequel ne peut se passer la vie humaine, car (III Rois, VIII, 46) et (II Chroniques VI, 36) il n’y a pas d’homme qui fasse toujours le bien et ne pèche point. Secondement, on l’explique de la tentation du bien extérieur, et alors c’est une exhortation pour que la tentation ne vous atteigne pas, si ce n’est la tentation humaine, c’est-à-dire la nécessité de supporter les tribulations présentes pour Jésus-Christ ; (Augustin, Questions de l'Ancien et du Nouveau Testament, 99) : « Souffrir pour Jésus-Christ, c’est la tentation humaine » ; (Tobie, XII, 13) : "Parce que vous étiez agréable à Dieu, il a été nécessaire que la tentation vous éprouvât."
III° Lorsque l’Apôtre dit (verset 13) : Or Dieu est fidèle, il montre que le secours est préparé dans la tentation même ; et d’abord, il exalte Dieu, notre appui, parce qu’il nous donne le pouvoir de résister, ce qui est marqué par ces paroles (verset 13) : Il vous fera profiter de la tentation, etc. ; et la persévérance, marquée dans celles-ci (verset 13) : afin que vous puissiez persévérer. Oui, Dieu est fidèle, car il donne la puissance pour que nous ne soyons pas vaincus, la grâce pour que nous méritions, la constance pour que nous soyons victorieux. Saint Paul dit donc : Or Dieu est fidèle, etc., en d’autres termes, je vous avertis et vous exhorte à accomplir des choses qui sont en votre pouvoir ; car Dieu est fidèle dans toutes ses paroles, et il ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces, ce que pourrait certainement le démon, si Dieu lui en laissait la liberté. En effet, il n’est pas de puissance sur la terre qui puisse être comparée à la sienne (Job, XLI, 24) et (Isaïe, XL, 29) : "C’est lui qui soutient ceux qui sont las". C’est de là qu’il est dit (Jacq., I, 2) : "Considérez, mes frères, comme une extrême joie les diverses afflictions qui vous arrivent" ; (Augustin, sur le psaume 61) : "Celui qui donne au démon le pouvoir de tenter donne à ceux qui sont tentés sa miséricorde." – Il vous fera, dis-je, profiter de la tentation, pour que vous puissiez persévérer et que vous ne veniez pas à défaillir dans la route, mais que vous soyez victorieux, ce qui s’obtient par l’humilité, dit saint Augustin ; car ceux-là ne brûlent pas dans la fournaise, sur qui n’a pas prise le vent de l’orgueil. Il faut remarquer sur ce passage : Que celui qui se croit ferme, etc.., que nous sommes poussés à tomber :
1° par la faiblesse de nos forces, ainsi tombent les enfants, les vieillards, les infirmes ; (Isaïe, XL, 30) : "La vigueur de la jeunesse a ses affaiblissements" ; c’est ce qui arrive par l’inconstance et la tiédeur dans le bien. 2° par le poids de nos péchés, comme tombe les mulets sous un fardeau trop pesant ; (Psaume XXXV, 13) : "Là sont tombés ceux qui commettent l’iniquité", ce qui arrive par la négligence à se repentir, parce que le péché, qui n’est pas réparé par la pénitence, etc. 3° par la multitude des séductions, comme un arbre ou une maison cèdent sous l’effort d’un grand nombre de bras qui les tirent ; (ci-dessus) : Ne commettons pas de fornication, etc. ; ceci arrive par l’impulsion de nos ennemis. 4° par le mauvais état des chemins, comme tombent dans les endroits glissants ceux qui sont inattentifs ; (Ecclésiastique XXVIII, 30) : "Soyez attentif à ne pas pécher par la langue, de peur que vous ne tombiez en présence, etc." ; c’est ce qui arrive par le manque de vigilance sur les sens. 5° par la multiplicité des pierres d’achoppement, comme l’oiseau est arrêté au milieu des filets ; (Prov. XIX, 8) : "Les uns se confient dans la multitude de leurs chars, etc." et (Prov., XXIV, 16) : "Le juste tombera sept fois par jour" ; c’est ce qui arrive par la corruption des créatures. 6° par l’ignorance de ce qu’il faut faire, comme les aveugles se laissent choir aux premiers pas ; (Matth., XV, 14) : "Si un aveugle conduit un aveugle, ils tombent, etc." ; ce qui arrive par la négligence à apprendre ce qui est nécessaire. 7° par l’exemple de ceux qui tombent, comme les anges à l’exemple de Lucifer ; (Psaume XC, 7) : "Mille tomberont à votre gauche, etc." et (Prov., XXV, 26) : "Le juste qui tombe devant le méchant est comme une fontaine qu’on a troublée avec le pied" ; ce qui arrive par l’imitation du mal. 8° par la pesanteur du corps, car le corps qui se corrompt appesantit l’âme, comme la pierre au cou de celui qui nage ; (Job, XIV, 18) : "La montagne en s’écroulant se détruit" ; ce qui arrive par les soins superflus de la chair.
14. C’est pourquoi, mes très chers frères, fuyez l’idolatrie !
15. Je vous parle comme à des personnes sages ; jugez vous-mêmes de ce que je vous dis.
16. N'est-il pas vrai que le calice de bénédiction que nous bénissons est la communion du sang du Christ, et que le pain que nous rompons est la communion du corps du Seigneur ?
17. Car quoiqu’en grand nombre nous ne sommes qu’un seul pain et un seul corps, nous tous qui participons à un même pain.
Après avoir conclu, de l’exemple du peuple juif, que les Corinthiens aient à s’abstenir de commettre de semblables prévarications, saint Paul les avertit ici tout spécialement de s’abstenir des viandes immolées aux idoles. En premier lieu, il exprime cette recommandation ; en second lieu, il en donne le motif (verset 19) : Qu’ai-je donc prétendu, etc.?; en troisième lieu, il enseigne la manière d’observer ce qu’il a recommandé (verset 25) : Mangez de toutes les viandes que l’on vend, etc. Sur la première partie, il avertit de s’abstenir des viandes immolées, I° par crainte d’une semblable punition ; II° à cause de la communion au saint autel (verset 15) : je vous parle comme à des hommes sages, etc. ; III° par une comparaison avec le sacrifice légal (verset 18) : Voyez les Israélites selon la chair, etc.."
I° Pour que les fidèles obtempèrent à ses avis, 1° il argumente par induction (verset 14) : C’est pourquoi ; 2° il insinue par des paroles bienveillantes (verset 14) : Mes très chers frères ; 3° il instruit en exhortant (verset 14) : Fuyez l’idolâtrie. Il dit donc (verset 14) : C’est pourquoi, etc. ; comme s’il disait : puisque les sacrements seuls ne sauvent pas, que celui qui tombe est puni, et que le secours de Dieu ne manque jamais, (verset 14) : C’est pourquoi, mes très chers frères, fuyez l’idolâtrie, c’est-à-dire toute marque de respect donnée aux idoles. « L’Apôtre, dit la Glose, avertit les fidèles de fuir toute superstition entachée d’idolâtrie ; il détourne les sages de manger des viandes immolées aux idoles, en scandalisant leurs frères faibles dans la foi, aux yeux desquels ils paraîtraient honorer les idoles ; ou afin que ces frères faibles ne se laissent pas aller eux-mêmes à l’idolâtrie, en faisant usage de ces viandes, comme pour honorer l’idole » ; (verset 14) : Fuyez donc le culte des idoles, soit supposé, quant à l’usage de ces viandes par les sages, soit réel, quant à cet usage par les faibles.
II° Lorsqu’il dit (verset 15) : Je vous parle comme à des hommes sages, etc., saint Paul avertit de ne pas faire usage de ces viandes pour le motif de la communion au saint autel. I. Il soumet à leur jugement ce qu’il va dire ; II. il l’énonce, à savoir que, par la communion à la sainte Eucharistie, nous devenons un avec Jésus-Christ (verset 16) : N’est-il pas vrai que la coupe de bénédiction, etc. ? III. il prouve qu’il en est ainsi, et que tous, tant que nous sommes, nous ne faisons qu’un dans son corps mystique (verset 17) : car nous ne sommes tous qu’un seul pain, etc.
I. Il dit donc : [Pour que vous fuyiez l’idolâtrie], je vous parle comme à des hommes sages, etc. ; ou encore : je vous parle, en vous proposant les hautes vérités qui vont suivre, comme à des sages ; ou bien : je vous parle, à savoir à ceux d’entre vous qui sont faibles, comme j’ai parlé plus haut aux sages. Par conséquent, Vous-mêmes, qui êtes les premiers, jugez de ce que je dis ; (Job, XXXI, 13) : "Si j’ai dédaigné d’entrer en jugement avec mon serviteur" - jugez vous-mêmes, dis-je, ce qui suit.
II. (verset 16) : la coupe de bénédiction, c’est-à-dire ce qu’on boit dans le calice, ce qui est une bénédiction pour ceux qui y participent ; (Luc, XXII, 20) : "Il prit de même la coupe, après qu’il eut soupé, disant : ‘C’est ici le calice, etc.’" (verset 16) : cette coupe, que nous bénissons, c'est-à-dire que nous, fidèles, nous exaltons par la foi et l’action de grâces ; ou encore : que nous bénissons, c’est-à-dire que nous, prêtres, nous consacrons, (verset 16) : n’est-elle pas la communion au sang de Jésus-Christ ? communion qui fait que nous ne sommes qu’un avec lui, selon cette parole de saint Augustin : « Vous ne me changerez pas en vous, comme la nourriture de votre chair, mais vous serez changé en moi ». Voici le raisonnement de saint Paul : De même que celui qui participe au calice du Seigneur ne fait qu’un avec lui, ainsi celui qui participe au calice des démons ne fait qu’un avec eux ; or il faut particulièrement fuir l’union avec les démons : donc il faut fuir la participation aux viandes immolées aux idoles en signe de vénération pour elles ; par conséquent : Fuyez le culte des idoles. (verset 16) : et le pain que nous rompons, c’est-à-dire la manducation du pain rompu à l’autel, n’est-ce pas la communion au corps de Notre Seigneur ?, communion qui nous fait un avec Jésus-Christ, puisque sous l’espèce du pain on reçoit le corps de Jésus-Christ.
III. En disant (verset 17) : Car nous ne sommes tous qu’un seul pain, etc., saint Paul prouve que tous, tant que nous sommes, nous ne sommes qu’un dans son corps mystique. 1° Il exprime cette unité ; 2° il en donne la raison (verset 17) : Nous tous qui participons à un même pain, etc. A l’égard de l’unité, il en indique deux sortes : celle d’incorporation, par laquelle nous sommes transformés en Jésus-Christ (verset 17) : car nous ne sommes tous qu’un seul pain, etc. ; celle de vie et de sentiment, que nous recevons de Jésus-Christ notre chef (verset 17) : et un seul corps, etc. Il dit donc : car nous ne sommes tous qu’un, etc. ; en d’autres termes, il est manifeste que nous ne faisons qu’un avec Jésus-Christ, en ce que nous sommes un seul pain par l’union de la foi, de l’espérance et de la charité, et que, quoique plusieurs, nous ne formons qu’un seul corps par l’accomplissement des oeuvres de charité. Un corps, à savoir dont le chef est Jésus-Christ ; plusieurs, dis-je, c’est-à-dire tous, nous qui participons à un même pain, à savoir au corps de Jésus-Christ, et à un même calice, c’est-à-dire à son sang, par une participation digne, c’est-à-dire spirituelle, et non pas seulement sacramentelle. (Augustin, Traité, XXV) : « Comprenez que l’Eglise de Jésus-Christ est appelée un même pain et un seul corps parce que, de même que le pain unique se compose d’un grand nombre de grains, et un corps unique de plusieurs membres, ainsi l'Eglise de Jésus-Christ est formée d’un grand nombre de fidèles, unis par la charité ». L’Apôtre traite de cette unité au chapitre XII, 7, de cette épître.
Difficultés :
Sur ce passage : Tous, sous la conduite de Moïse, ont été baptisés, la Glose dit : « A la vue de tous ces prodiges faits pour la Loi, ils ont été purifiés ». Objection : Ce qui tenait à la Loi ne conférait pas la justification. Réponse : Ce qui appartenait à la Loi justifiait par forme de disposition et d’une manière éloignée, et non en tant que cause, parce que les observances légales étaient données comme signe et non comme cause.
Sur cet autre : La pierre était Jésus-Christ, la Glose dit : « Ce n’est pas la pierre qui a donné l’eau, c’est le Christ ». Objection (Nomb., XX, 8) : "Parlez à la pierre, et elle vous donnera de l’eau". Réponse : La pierre donnait l’eau parce qu’elle en était à l’origine ; l’effet ne dépendait pas d’elle. Sur cette parole : Tous ils ont mangé la même viande spirituelle, la Glose dit : « Si quelqu’un mange de ce pain, il ne mourra jamais, c’est-à-dire celui qui le mange de coeur, non celui qui le broie sous la dent ». Objection : Donc il ne faut pas le manger sacramentellement. Réponse : Non celui qui le mange matériellement seulement. Sur cette autre : et le même breuvage spirituel, la Glose dit : « Les sacrements de ce peuple produisent le même effet, mais moins grand que ne le produisent nos sacrements ». Objection : Les sacrements anciens ne produisaient pas ce qu’ils figuraient. Réponse : C’est le même effet, mais produit diversement ; car leurs sacrements le produisaient comme signes, et les nôtres le produisent comme causes. Sur ces paroles : Toutes les choses ont été des figures, la Glose dit : « Tous les châtiments sont moindres que l’enfer ». Objection : La privation de la vision de Dieu est plus grande que la peine de l’enfer, selon saint Jean Chrysostome. Réponse : La Glose parle des châtiments temporels. Sur ce passage : Que celui qui se croit ferme prenne garde de tomber, la Glose dit : « Ce n’est pas qu’on puisse vivre sans faire quelque chute ». Objection : Plusieurs n’ont aucun péché mortel. Réponse : Il y a deux sortes de chute, l’une qui sépare du Seigneur par le péché mortel, l’autre qui laisse uni au Seigneur par le péché véniel. Sur celui ci : Dieu est fidèle, la Glose dit : « Celui qui donne au démon la faculté de tenter donne sa miséricorde à. ceux qui doivent être tentés ». Objection : Ce qui se fait par faculté se fait licitement. Donc il est permis au Diable de tenter. Réponse : Le terme faculté est pris ici dans le sens de permission, et non pour concession. Sur cette parole : Jugez vous-mêmes. Objection : Ce n’est pas aux inférieurs de juger ce que font les supérieurs. Réponse : Ils ne doivent pas juger d’un jugement de supériorité; ils peuvent le faire d’un jugement d’appréciation. Sur cette parole : que nous bénissons, la Glose dit : « nous, prêtres ». Objection : Ce qui est moindre est béni par ce qui est plus élevé. Réponse : Dans le sacrement de l’autel, la bénédiction du prêtre tombe sur le terme « a quo », c’est-à-dire sur le pain, et non sur le terme « ad quem », c’est-à-dire sur le corps de Jésus-Christ. Sur cette parole : Le pain que nous rompons, etc. Objection : A ce moment il n’y a déjà plus de pain. Réponse : On met la chose signifiée au lieu du signe, le pain pour l’espèce du pain. Sur cette autre : N’est-ce pas la participation, etc.. ? la Glose dit : « Il est reçu par parties dans le sacrement, il est tout entier et sans division dans les cieux ». Objection : Jésus-Christ, dans le sacrement, ne peut être reçu par parties. Réponse : On le reçoit par parties du sacrement, et non pas par parties de lui-même. La Glose dit sur ce même passage : « Dans ce sacrement, il nous a donné son corps et son sang, c’est-à-dire il nous a faits nous-mêmes ». Objection : Il ne nous a pas faits le corps véritable de Jésus-Christ. Réponse : Il s’agit de ce qui est signifié : la relation est donc simple.