[600] Lieux parallèles : Somme Théologique 3 Q. 1, a. 2; 3 Sentences dist. 4, Q. 3, a. 1, sol. 3; 4 Sentences dist. 10, a. 1, sol. 3; 4 Contra Gentiles c. 54, 55; Cons. Error. Graec., c. 5; Compend. theol., c. 200, 201.
[601] Voir à propos du mot instinct" l’étude de S. PINCKAERS, "L’instinct et l’esprit au cœur de l’éthique chrétiennes, p. 2 13-223 et J-P. TORRELL, Saint Thomas d’Aquin, maître spirituel, p. 277.
[602] On se souviendra du rapport qui, en latin, unit la sagesse et le goût sapere (d’où vient sapienria, " sagesse") signifie à la fois savoir et " goûter", " sentir" (voir le français "saveur"). De même que le goût d’un fruit nous permet de juger immédiatement s’il est bon à manger alors que la vue nous renseigne seulement sur son aspect extérieur, de même la sagesse nous permet de ‘uger de ce qui est bon pour nous, donc des fins que nous pouvons chercher à atteindre et du rapport que les choses ont avec nous quant à notre bien, alors que la simple appréhension de l’intelligence nous informe seulement sur leur nature objective. Ainsi, en philosophie, la sagesse est-elle, en tant que vertu, identique à la prudence, entendue au sens ancien de "connaissance de ce qu’il faut faire ou éviter", et non au sens moderne d’une qualité du caractére. La prudence est donc une vertu éminemment intellectuelle : c’est la vertu première de la raison pratique, c’est-à-dire de la raison appliquée au domaine de l’action (praxis en grec, d’où l’adjectif praktikos, "pratique"). C’est pourquoi saint Thomas définit la prudence (n° 617) comme " la rectitude de la raison dans les actes", ce qui reprend la définition d’Aristote " La prudence est une disposition [un habitus], accompagnée de règle vraie, capable d’agir dans la sphère de ce qui est bon et mauvais pour un être humain° (Ethique à Nicomaque VI, 5, 1 140b; AL XXVI, fasc. 3, p. 257). Saint Thomas a consacré à la prudence les questions 47 à 56 de Somme Théologique 2
[603] Mt 16, 23. Le mot "homme’, est au pluriel dans la Vulgate, mais figure au singulier dans certains manuscrits de la Vetus latina. Voir DOM SABATIER, Bibi. Sacr., t. III, (Notae ad versionem antiquam), p. 98.
[604] Lieux parallèles : Somme Théologique 1a-2ae, Q. 9, a. 2; a. 5; Q. 10, a. 3; Q. 77, a. 1; De verts., Q. 5, a. 10; Q. 22, a. 9, sel. 3 et 6.
[605] Voir ARISTOTE, Ethique à Nicomaque III, 5 [ l4b]; AL XXVI, fasc. 3, p. 189. — Lieu parallèle Ethic. 3, lect. 13, éd. Léonine, 1969, t. XLVII, vol. I, p. 156, I. 18-20.
[606] Lieux parallèles Somme Théologique 1a-2 Q. 56, a. 2, sol. 3; a. 3; 2a°-2a°, Q. 47, a. 1; a. 13; Ethic. 6, lect. 4 et 10; 3 Sentences dist. 33, Q. 2, a. 4, q. 4.
[607] Voir ARISTOTE, Ethique à Nicomaque VI, 4 [ b 4 et 20). La citation n’est pas littérale. Cette définition de la prudence (est recta ratio agibilium e), que l’on rencontre maintes fois dans les œuvres de saint Thomas, figure déjà dans le commentaire de saint Albert le Grand sur l’Ethique à Nicomaque (II, lect. 4; éd. W. KUbel, t. XIV, pars. 1, fasc. 1, p. 109). Il est très probable que, ayant été son élève et son secrétaire à Cologne et ayant au moins lu son cours sur l’Ethique, il lui ait emprunté cette définition (voir "saint Thomas et l’Ethique à Nicomaque. Thomas, élève et secrétaire d’Albert â Cologne (1248-1252)", par R. -A. Gauthier, o. p., éd. Léonine, 1971, t. XLVIII, Appendix, p. xVII et xvIII). — Lieu parallèle dans le commentaire de l’Ethique, voir notamment VI, 7, éd. Léonine, 1969, t. XLVII, vol. II, p. 356, I. 27.
[608] Lieux parallèles : Somme Théologique 1a-2ae, Q. 70, a. 3; IIAd Cor. 13, 11, lect. 3 (éd. Marietti, n° 540); Ad Hebr. 13, 20, lect. 3 (éd. Marietti, n°766).
8. Ps 118, 165.
[609] Ga 5, 22. — Lieu parallèle Ad Gal. 5, 22, lect. 6 (éd. Marietti, n°330).
[610] Lieux parallèles " Somme Théologique 1a-2ae Q. 57, a. 2, sol. 2; Q. 66, a. 5; 2a-2a, Q. 47, a. 13; Q. 55, a. 1 et 2; Ethic. 6, Iect. 6 et 10; De virtut. cardinal., a. 2, sol. 3.
[611] Voir SAINT AUGUSTIN, De Trïnitate XIV, i, 3 (BA 16, 348-349). Voir aussi Contra Academicos I, vi, 16 (BA 4, 44-45).
[612] Lieux parallèles Somme Théologique Ia, Q. 60, a. 5; 2°-2°, Q. 34, a. 1; 2 Sentences dist. 5, a. 3, sol. 2; 4 Sentences dist. 50, Q. 2, a. 1, q°. 5; De veritate, Q. 22, a. 2, sol. 3; Super Ioan. 5, 42, lect. 7 (éd. Marietti, n°828); 15, 24, lect. 5 (éd. Marietti, n 2051).
[613] Lieu parallèle Somme Théologique 1 Q. 93, a. 6, sol. 2.
[614] Voir Glosa in Rom. VIII, 7 (GPL, col. 1435 C); voir aussi sAn. rr AUGUSTIN, Expositio quarundam proposztionum ex epistula ad Romanos, prop. XLIX (PL 35, 2073; CSEL 84, 22-23).
[615] Telle quelle cette dernière phrase est incompréhensible. D’autres éditions, par exemple celle de Parme (e. XIII, p. 77), ajoutent après de carne ista" ("de cette chair"), ces mots : qua" est creatura Dei, sed de prudentia carnis." Nous les avons mis entre crochets dans notre traduction.
[616] 1 Co 15, 50. Certains manuscrits lisent possidebunt (possé deront) au lieu de "possidere non possunt" ("ne peuvent posséder"), voir DOM SABATIER, Bibi. Sacr., t. III (Nota" ad versionem antiquam), p. 720.
[617] La "chair" dont il est question dans le texte de saint Paul n’est donc pas, comme le pensent à tort les manichéens — et les cathares combattus par saint Dominique — la substance corporelle en tant que réalité naturelle voulue et créée par Dieu. La chair, ici, désigne la condition pécheresse de l’homme parce que l’homme a voulu affranchir cette réalité corporelle (et tout ce qui y ressortit) de la soumission de Dieu et en a fait le lieu de sa révolte.
[618] Lieux parallèles Somme Théologique Ia, Q. 36, a. 2 et 3; 1 Sentences dist. 11, a. 1; dist. 12, â. 3; dist. 13, a. 2; 4 Contra Gentiles c. 24, 25; De potent., Q. 10, a. 4, 5; Contra en-or. Graec., c. 9; c. 27-32; Gompend. theol., c. 49; Super Ioan. 15, 26, lect. 5; 16, 14-15, lect. 4 (éd. Marietti, n° 2109."); Ad Gal. 4, 6, lect. 3 (éd. Marietti, n° 213).
[619] Lieu parallèle Somme Théologique 1a-2 Q. 85, a. 5, sol. 2.
[620] Ps 40, 11. — Lieu parallèle : Super Psalmos, in Ps. 40, 11 "I.. e Christ ne serait-il pas ressuscité par sa propre puissance, puisqu’il dit "Ressuscite-moi" ? Il semble au contraire que si, car le psal miste dst au nom du Christ t "J’ai dormi et je me suis relevé." Il lout dire que le Christ en tant qu’homme n’a pas le pouvoir de ressus citer, mais bien selon la puissance de sa divinité, qui est la même dans le Père et dans le Fils. Et c’est pourquoi s’il ressuscita par le pouvoir du Père, il ressuscita par son propre pouvoir. Et il demande au Père en tant qu’homme, puisqu’il avait ce pouvoir en tant que Dieu, afin de montrer que sa résurrection se fit par la puissance de sa divinité" (trad. par Jean-Eric Stroobsnt de Saint-Eloy, p. 529). Voir aussi Super Ioan. 2, 19, lect. 3 (éd. Marietti, n°403).
[621] Voir Glosa in Rom. VIII, 11 (GPL, 1437 A). — Lieu parallèle 5. Th. Ia, Q. 76, a. 5, sol. 1.
[622] Il s’agit du corps des damnés. Ils ressusciteront au demier jour et seront donc incorruptibles, mais non pas impassibles incorrup tibles en ce sens que le feu de l’enfer ne saurait les consumer puisque la peine est étemelle; mais passibles puisqu’ils subiront les souf frances que ce feu inextinguible leur infligera. Voir S. Th., suppl., Q. 86, a. 3.
[623] Ga 5, 25. Lieu parallèle " Ad Gal. 5, 25, lec>. 7 (éd. Marietti, n 340).
[624] Rappelons (voir n 472, n. 4, p. 244) que la majeure est la proposition qui renferme le grand terme, et la mineure celle qui renferme le petit terme. Le grand terme est celui qui contient le moyen terme (parmi les mortels, il y a les hommes); It petit terme est celui qui est contenu dans le moyen terme (parmi les hommes, il y a 5ocrate). En général, on doit énoncer la majeure avant la mineure; et c’est ce que fait saint Thomas en I) lorsqu’il formule explicitement le syllogisme paulinien : à tout fila de Dieu (moyen terme) est attribuée la vie glorieuse (grand terme) — c’est la majeure; or les dirigés par l’Esprit (petit terme) sont fils de Dieu (moyen terme) — c’est la mineure; donc aux dirigés par l’Esprit est attnbuée la vie glorieuse. Mais ce n’est pas ce que fait saint Paul qui commence par exposer la mineure les dirigés par l’Esprit sont fils de Dieu. Saint Thomas le signale bien (voir A et B), mais sans dire que l’ordre suivi par saint Paul est différent de celui qu’il vient lui-même de suivre en formulant le syllogisme. On peut supposer que, si saint Paul énonce la mineure en premier lieu (ce qui n’est pas interdit en logique), c’est à cause de son extrême importance en théologie spirituelle puisqu’il ne s’agit de rien de moins que de notre déification et du rôle que joue le Saint-Esprit dans notre accession â la filiation divine. On le voit, sous la froide technicité de l’expression, saint Thomas touche aux questions les plus profondes de la vie mystique.
[625] Lieux parallèles Somme Théologique 1a-2a, Q. 93, a. 6, sol. I; Q. 68, a. 1." 2a-2ae, Q. 52, a. 1, sol. 3.
[626] Lieux parallèles Somme Théologique 2 Q. 19, a. 2 à 6; 3 Sentences dist. 34, Q. 2, a. 1, Q. 2 et 3; a. 2, Q. 1 et 3; a. 3; De veritate, Q. 14, a. 7, sol. 2; Q. 28, a. 4, sol. 3.
[627] Ps 18, 10. Lieux parallèles : Super Psalmos, in Ps. 18, 10; 21, 24; 34, 26.
[628] Lieux parallèles : 5. Th. Ia-2 Q. 91, a. 5; Q. 99, a. 6; Q. 107, a. 1, sol. 2; 3 Sentences dist. 40, Q. 1, a. 2; a. 4, Q. 1.
[629] Lieu parallèle : Somme Théologique 3a, Q. 3, a. 5, sol. 2.
[631] Ps 15, 2. — Lieu parallèle Super Psalmos, in Ps. 15, 2 — Le propre de Dieu, c’est qu’il est d’une bonté infinie, et que rien ne peut lui être ajouté, car il est le bien substantiel étendant sa bonté â toutes choses" (trad. par Jean-Eric Stroobant de Saint-Eloy, p. 168).
[632] Voir Glosa in Rom. VIII, 17 (GPL, col. 1441 B-C).
[633] Saint Thomas veut dire, semble-t-il, que la connaissance de Ibi, par son obscurité, constitue pour Dieu, ainsi présent en nous, une sorte de mort.
[634] Lieu parallèle : Somme Théologique 1a-2ae Q. 85, a. 5, sol. 2.
[635] L’action méritoire est celle qui est digne de récompense. Or on distingue deux sortes de mérites. Le mérite proprement di qu’on appelle mérite de condignité, de condigno et le mérite improprement dit, autrement le mérite de convenance, de congruo. Pour le premier genre de mérite, de la part de Dieu la récompense est comme un acte de justice, Dieu s’étant rendu notre débiteur par sa promesse; pour le second, la récompense, si on peut lui donner ce nom, n’est qu’un acte de bonté, de miséricorde, un don gratuit à tout égard"
[636] Lieux parallèles : Somme Théologique Ia-2 Q. 2, a. 3, sol. 1; Q. 114, a. 3; 2 Sentences dist. 27, a. 3; 3 Sentences dist. 18, a. 2; AdRom. 4, 4, lect. 1 (éd. Marietti, n° 329); 6, 23, Iect. 4 (éd. Marietti, n° 517).
[637] Le verset 18 du chapitre 8, que saint Thomas paraphrase au début de ce paragraphe 655 (les souffrances de ce temps présent, considérées en elles-mêmes, sont sans proportion au regard de la grandeur de cette gloire), contient, en latin, l’adjectif condignae (epassiones hujus temporis non sunt condignae"); mot â mot : les souf frances de ce temps ne sont pas " condignes " en comparaison de la gloire future. Autrement dit, il n’y a pas condignité entre la gloire future et les souffrances présentes, si on les envisage en elles-mêmes, dans leur nature propre. Mais si on les envisage dans la personne de celui qui les endure pour l’amour de Dieu, alors il y a condignité, car cet amour est lui-même l’œuvre du Saint-Esprit. D’où l’idée de mérite " en stricte justice (ex condigno).
[638] Voir Glosa in Rom. VIII, 19 (GPL, col. 1442 C).
[639] Voir Glosa in Rom. VIII, 19 (GPL, col. 1442 D).
[640] Voir Glosa in Rom. VIII, 19 (GPL, 1442 D).
[641] Pour la physique galiléenne tous les corps sont soumis à la même loi de la pesanteur si le feu monte, c’est parce que les gaz qui brûlent sont plus légers que l’air qui exerce sur eux sa pression. Pour la physique aristotélicienne, les corps sont légers ou lourds (les graves) par nature. Tout mouvement naturel est l’effet d’un principe inhérent au corps par lequel il tend vers son lieu naturel (le bas ou le haut) et réalise ainsi sa fin naturelle (quant à sa position dans l’espace). Une telle cosmologie est parfaitement compatible avec la vision paulinienne d’un univers en attente de sa pleine réalisation.
[642] Mt 22, 30. La citation suit ici la Vews iatina qui omet le mot Dei (de Dieu). Voir DOM S Bibi. sacr., t. III, p. 135. Le manuscrit de Saint-Germain n 2 lit cette variante à propos de Mc 12, 25; voir DOM SABATIER, Bibi. sacr., t. III (Noto. e ad versionem antiquam), p. 232.
[643] 1 Corinthiens 15, 54. — Lieu parallèle 1 Ad Cor. 15, 54, lect. 9 (éd. Marietti, n 1017).
[644] Lieux parallèles S. Th., SuppL, Q. 91, a. 3 et 4; Responsio ad magistrum loannem de Vercellis de 43 articulis, a. 36; Responsiones ad lectorem Venetum de 30 et 36 articulis, a. 27.
[645] Voir SAINT AUGUSTIN, Contra Maximinum II, XII, 2 (PL 42, 768) " En toute nature sujette au changement, le changement lui-même est une certaine mort."
[646] Voir AItISTOTE, Physique VIII, 1 [ a]; AL VII, fasc. 1. 2, p. 281-282).
[647] Glosa in Rom. VIII, 22 (GPL, col. 1445 C), sous le nom d’Ambroise, c’est-à-dire Ambrosiaster (PL 17, 125 B; CSEL 81/1, 281-282). — Lieux parallèles : S. Th., Suppl., Q. 91, a. 2; 4 Sentences dist. 48, Q. 2, a. 2, sol. 6.
[648] Cette difficulté est inhérente à la cosmologie aristotélicienne. Pour bien la comprendre, il faut savoir que cette cosmologie divise le monde (sphérique) en deux régions concentriques de nature diffé rente la région sublunaire qui va de la terre à la lune, et la région supralunaire qui va de la lune au ciel empyrée. Le monde étant sphérique, son centre est le point le plus bas. La terre pesante ne peut pas tomber plus bas et occupe ce centre elle est, dit saint Thomas, o le plus ignoble de tous les corps" (commentaire du De caelo es munclo d’Aristote, 11, lect. 20, éd. Léonine, 1886, t. 111, p. 202, col. 2, in fine). La sphère sublunaire et la sphère supralunaire ne sont pas de meme matiere. Dsns la première les corps sont constitués des quatre élements (terre, eau, air, feu) qui ne cessent de se corrompre et de se transformer les uns dans les autres. C’est te monde du devenir (pltusit, nature, en grec, vient de phuô qui signifie devenir", de nième que nattera en latin vient de nascor, "naître", et signifie ce qui est en train dc naître", d’où l’idée d’enfantement dont parle saint Paul). Ce devenir — dont les diverses sortes de mouvemenr sont la manifestation — atteste l’imperfection du sublu flaire : étant imparfaira (inachevés), les êtres sublunaires tendent vers la réalisation de leur nature. Même le mouvement local est un effet de cette imperfection : les corps sublunaires se déplacent naturellement (vers le haut ou vers le bas) parce qu’ils n’occupent pas le lieu de leur repos naturel. La sphère supralunaire qui englobe les sphères concentriques de tous les astres mobiles (les planètes et le soleil) et la sphère des fixes (les étoiles sont toutes fixées sur cette sphère), n’est pas constituée des quatre éléments, mais d’un cinquième élément (la quinte essence) appelé l’éther : matière pure, cristalline, parfaite, c’est-à-dire entièrement actuée par la forme reçue et qui donc ne peut devenir autre chose : elle est incorruptible (Galilée scandalise parce qu’il affirme que la matière de la lune, des planètes et des astres est la même que celle de la terre). Mais si la matière éthérique des corps supralunaires est incorruptible, comment lui appliquer le verset de saint Paul sur la création gémissant dans les douleurs de l’enfantement ? Saint Thomas répond : en voyant dans le mouvement local (le seul dont les corps supralunaires soient affectés) une sorte d’imperfection; bien que ce mouvement soit circulaire et donc se rapproche le plus de l’immu tabilité du Moteur premier et par là soit le plus parfait des mouvements, il implique cependant cette imperfection minimale qu’est le changement de lieu. (Sur la cosmologie anstotélico thomiste et les problèmes qu’elle pose, voir Jean 8oitEU La Crise du symbolisme religieux, p. 25-132.) —Quant à l’enfantement, il faut y voir l’attente des " cieux nouveaux " dont parlent Isate (65, 17; 66, 22), la seconde épître de saint Pierre (3, 13) et l’Apocalypse (21, 1).
[649] Il s’agit du thème déjà rencontré (voir chap. 1, y. 20a, leçon 6, n° 120, n. 7, p. 109) de l’homme-microcosme, OU miroir de l’univers, qui résume en lui tous les règnes de la création.