Lundi de la 15e semaine
Temps ordinaire – Année paire
Écoutez la parole du Seigneur, vous qui êtes pareils aux chefs de Sodome ! Prêtez l’oreille à l’enseignement de notre Dieu, vous, peuple de Gomorrhe ! Que m’importe le nombre de vos sacrifices ? – dit le Seigneur. Les holocaustes de béliers, la graisse des veaux, j’en suis rassasié. Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je n’y prends pas plaisir. Quand vous venez vous présenter devant ma face, qui vous demande de fouler mes parvis ? Cessez d’apporter de vaines offrandes ; j’ai horreur de votre encens. Les nouvelles lunes, les sabbats, les assemblées, je n’en peux plus de ces crimes et de ces fêtes. Vos nouvelles lunes et vos solennités, moi, je les déteste : elles me sont un fardeau, je suis fatigué de le porter. Quand vous étendez les mains, je détourne les yeux. Vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien : recherchez le droit, mettez au pas l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve.
Psaume 50(49), 8-9, 16bc-17, 21, 23
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R/ Qui immaculátus est in via, osténdam illi salutáre Dei.
R/ À celui qui veille sur sa conduite, je ferai voir le salut de Dieu.
« Je ne t’accuse p
as pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujo
urs devant moi.
Je ne prendrai pas un seul taurea
u de ton domaine,
pas un béli
er de tes enclos.
« Qu’as-tu à récit
er mes lois, *
à garder mon alli
ance à la bouche,
toi qui n’aimes p
as les reproches
et rejettes loin de t
oi mes paroles ?
« Voil
à ce que tu fais ;
garder
ai-je le silence ?
Penses-tu que je su
is comme toi ?
Je mets cela sous tes ye
ux, et je t’accuse.
« Qui offre le sacrif
ice d’action de grâce,
celui-l
à me rend gloire :
sur le chem
in qu’il aura pris,
je lui ferai voir le sal
ut de Dieu. »
Allelúia.
Beáti qui persecutiónem patiúntur propter iustítiam, quóniam ipsórum est regnum cælórum.
Alléluia. Alléluia. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux ! Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10, 34-42 ; 11, 1
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En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la trouvera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. » Lorsque Jésus eut terminé les instructions qu’il donnait à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole dans les villes du pays.