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[1718] Saint Grégoire le Grand, dans son commentaire sur ce passage, relève éloquemment l’atrocité de la demande et de son exécution en de telles circonstances.

[1719] Un σπεκουλάτωρ dit le texte grec de saint Marc Ce mot, visiblement calqué sur le latin speculator, désigne d’abord un éclaireur, puis un officier servant d’aide de camp, puis (et c’est le cas ici) un soldat de la garde royale, ou prétorienne, chargé des exécutions capitales. Il est fréquemment employé par les rabbins, qui lui donnent une forme hébraïque. Les usines suivantes de Sénèque, De ira, i, 16 (ou 18), confirment la signification que lui donne saint Marc : Centurio Supplicio praepositus condere gladium speculatorem jubet. Cf. Suétone, Claud 35 ; , Geschichte des Jüdischen Volkes im Zeitalter Jesu Christi, op. cit., t. I, p. 471.

[1720] Hist., xxxix, 43. Cf. , Anacharsis, IX, x, 2.

[1721] Il y a quelque emphase dans ces mots de saint Marc (Marc., vi, 10) : « Ils lui racontèrent tout ce qu’ils avaient fait et tout ce qu’ils avaient enseigné ». Cf. Luc., ix, 10.

[1722] Marc., vi, 51.

[1723] Marc., iii, 20.

[1724] Joan., vi, 2.

[1725] Luc., iii, 1.

[1726] Josèphe, Antiquitates judaicæ, XVIII, ii, 1 ; De bello judaico, II, ix, 1 et xiii, 2 ; III, x, 7 ; Vita, 72. Voir aussi Pline, Hist. nat., v, 16, et Jérôme, Commentarium in Matthæum, xvi, 31.

[1727] <a>37</a>. Voir , Atlas de géographie biblique, pl. xi.

[1728] Matth., xiv, 13-21 ; Marc., vi, 30-44 ; Luc., ix, 10-17, Joan., vi, 1-13. Saint Jean partage ici avec saint Marc l’honneur de fournir les détails les plus complets et les plus précis.

[1729] ΊίσπλάγχνισΟη (Vulg., misertus est).

[1730] Matth., ix, 36.

[1731] Saint Luc emploie ici deux imparfaits très expressifs : « il parlait, il guérissait ».

[1732] Nous avons dit qu’il existait alors à Tarichée, au sud du lac de Tibériade, une manufacture considérable pour la salaison du poisson. Voir p. 152, note 3, et le t. I, p. 101.

[1733] Peu de jours après la Pâque de l’année 1914, nous avons vérifié de "nos propres yeux ce fait, que signalent simultanément saint Matthieu, saint Marc et saint Jean.

[1734] Saint Marc emploie ici une expression imagée, πρασιαί πρασ’. αί (imparfaitement traduit par la Vulgate : per paries), qui équivaut au latin areo-laiim, et qui sert à désigner les carrés, les plates-bandes d’un jardin. Il y avait là, en effet, comme un parterre vivant.

[1735] Plus d’un néo-critique admire les récits à ce point de vue. Cf. Weiss, Die Schriften des Neuen Testament, t. I, p. 120.

[1736] Théophylacte († vers 1107).

[1737] Voir p. 304.

[1738] Dans le grec, κόφινοι (Vulg., cophini), dont nous avons fait le mot « couffin », sorte de panier souvent représente sur les monuments égyptiens.

[1739] Sur les interprétations rationalistes de ce prodige, voir l’Appendice XX.

[1740] Avec un double article dans le texte grec : ό προφήτης ό ερχόμενος. À la lettre : « Le prophète, le venant… »

[1741] ΊΙνάγκασεν, Vul^. compulit, coegit.

[1742] Joan., xii, 21. Cf. i, 44.

[1743] Sur cette question, voir Vigouroux, Dictionnaire de la Bible, t. I, col. 1714-1717 ; Hastings, A Dictionary of Christ and the Gospels, t. I, p. 198-199 ; , The topography of the Holy Land, p. 259-261 ; Buhl, Geographie der alten Palästina, p. 241-243 ; van Kasteren, dans la Revue biblique, 1894, p. 65-70 : etc. La question est très discutée. Nous essayerons de déterminer plus loin l’emplacement exact de la Bethsaïda occidentale.

[1744] L’épisode qui suit est raconté par saint Matthieu (Matth., xiv, 22-33), saint Marc (Marc., vi, 45-52) et saint Jean (Joan., vi, 14-21).

[1745] Voir à leur sujet, le t. I, p. 420.

[1746] p. 385.

[1747] , The land of the Book, p. 374.

[1748] À l’époque de Notre-Seigneur, les Juifs divisaient la nuit, d’après le système romain, en quatre « veilles », ou parties, de trois heures chacune. Elles commençaient à 6 h du soir, à 9 h, à minuit et à 3 h du matin.

[1749] Le stade grec était une mesure de longueur équivalant à 185 mètres. La distance marquée par saint Jean était donc de 4, 625 m à 5, 550 m.

[1750] Cf. , System der altsynagogalen palästinischen Theologie, p. 242-250 ; Edersheim, Life and Times of Jesus, t. II, p. 759-760 ; , Die Religion des Judentums…, 2e éd., p. 387-394 ; Stauben, Récits de la vie juive en Alsace, p. 147.

[1751] Matth., xiv, 28-31.

[1752] Cf. Joan., xxi, 7.

[1753] Fillion, Saint Pierre, p. 182-183.

[1754] Dans le grec : καΐ λίαν εκ περισσού εν έαΌτοΐς έξίσταντο, Vulg., et plus magis intra se stupebant.

[1755] On n’a aucune raison de supposer qu’il y eut en cela un quatrième miracle. On ne doit donc pas trop presser, en ce sens, la phrase par laquelle saint Jean achève le récit de la marche de Jésus sur les flots : « Et aussitôt la barque se trouva au lieu où ils allaient ».

[1756] La première de ces deux formes du nom paraît avoir été la plus usitée. C’est celle qu’emploient le Talmud (, La Géographie du Talmud, p. 15), Josèphe et aussi plusieurs manuscrits grecs et latins.

[1757] De bello judaico, III, x, 8.

[1758] Voir , Sinai and Palestine…, p. 374-382 ; , Syrie, Palestine…, p. 460-463.

[1759] Matth., xiv, 34-36 ; Marc., vi, 53-56.

[1760] Joan., vi, 22-72.

[1761] Joan., vi, 60.

[1762] Joan., vi, 25-47.

[1763] Joan., vi, 48-72.

[1764] Joan., vi, 25-40, 41-52, 53-60, 61-72 (dans le texte grec : vi, 25-40, 41-51, 52-59, 60-71).

[1765] Joan., vi, 41, 53, 61 (dans le grec : 41, 52, 60).

[1766] Joan., vi, 25-27, 28-29, 30-33, 34-40.

[1767] Ps., lxxvii, 24. Sur le miracle de la manne, voir Ex., xvi, 11-36 ; Num., xi, 7-9 ; Sap., xvi, 20-21.

[1768] Midraxch Koheleth, fol. 73, c. Cf. , Neue Beiträge zur Erläuterung der Evangelien aus Talmud und Midrasch, p. 521.

[1769] Dans le grec, avec deux articles qui soulignent la pensée : τον αρτον… τον αληθινών, « le pain (venu) du ciel, le véritable ».

[1770] Joan., iv, 15.

[1771] Joan., viii, 12 ; x, 7, 11 ; xiv, 6 ; xv, 1.

[1772] Comparez les expressions analogues : l’arbre de vie (Gen., ii, 19 ; Prov., iii, 8, etc.), la fontaine de vie (Prov., xvi, 22) ; l’eau de vie (Apoc., xxi, 6, etc.), les paroles de vie (Joan., vi, 69 ; I Joan., i, 1).

[1773] Joan., vi, 37-40.

[1774] Cf. Num., xi, 1 ; xiv, 1 ; II Cor., x, 10 ; etc.

[1775] Pronom dédaigneux, comme en d’autres circonstances.

[1776] Cf. Luc., iv, 22 ; Matth., xiii, 55-56 (Marc., vi, 3).

[1777] Dans le quatrième évangile, le mot « Juifs » désigne très habituellement certaines catégories de la nation théocratique, en tant qu’elles étaient mal disposées à l’égard de Notre-Seigneur.

[1778] Augustin, In Joannis evangelium tractatus xxvi, 4.

[1779] Is., liv, 13. Cf. Jer., xxxi, 34. L’expression « dans les Prophètes » représente la section de la Bible hébraïque qui porte le nom de Nebl’im, « Prophètes ».

[1780] Dans le grec : ό ών παρά τοϋ θεοϋ, « qui est auprès de Dieu ». Ici la préposition παρά équivaut à προς de Joan., i, 1.

[1781] Voir les commentaires de l’évangile selon saint Jean (parmi les plus récents , Commenlarius in Evangelium S. Joannis, 2e éd., p. 57-62 ; , Evangelium secundum Joannem…, p. 230-245 ; , Kommentar über das Evangelium des heiligen Johannes, t. I, p. 284-295 ; Fillion, Évangile selon saint Jean, p. 133-143), et surtout les savantes conférences du card. , intitulées : La transsubstantiation et la présence réelle du corps et du sang de notre Seigneur Jésus-Christ dans la divine Eucharistie, prouvées par l’Écriture (Migne, Démonstration évangélique, t. XV, col. 1073-1120). Voir aussi les grands théologiens, et Patriz, Commentatio de Christo pane vitae, Rome, 1851. L’appendice XXI répond a quelques objections des protestants et des néo-critiques.

[1782] Cf. Matth., xxvi, 26-29 ; Marc., xiv, 22-25 ; Luc., xxii, 15 20.

[1783] En particulier saint Ignace d’Antioche, Episf. ad Rom., vii, 3 Epist. ad Philad., iv, 1 et xii, 2 ; Epist. ad Eph., v, 2 ; Epist. ad Smyrn., vii, 1.

[1784] Tels sont Origène, Hom. in Levit., vii, § 5 et ailleurs ; Eusèbe, De theol. eccl., ii, 12 ; Augustin, De doctrina Christiana, iii, 16.

[1785] Augustin, In Joannis evangelium tractatus, xxvi, 15 ; De civitate Dei, xx, 25.

[1786] Cette preuve est développée dans les ouvrages suivants : , Die Verheissung der Eucharistie bei den Vätern, Wurzbourg, 1900 ; Id., Die Verheissung der Eucharistie bei Cyrill von Jerusalem und Joannes Chrysost., Wurzbourg, 1903 ; , Die Eucharistielehre des heil. Augustinus, Paderborn, 1908. Voir aussi , op. cit.

[1787] Bérenger au moyen âge ; dans les temps modernes, Cajetan et Jansenius.

[1788] Notamment, , Commentar über das Evangelium des Johannes, p. 270-274 ; Zahn, Das Evangelium des Johannes ausgelegt, p. 348-356.

[1789] Cf. Strauss, Das Leben Jesu, kritisch bearbeitet, 1835, t. I, p. 649-652 ; récemment, , Das Johannes evangelium, p. 110-111 ; Bauer, Das Johannes evangelium, p. 71-72.

[1790] Dans le grec έμάχαντο, Vulg., litiflabunl.

[1791] Πολλοί, VxilK., mtiltl.

[1792] L’adjectif grec σκληρός signifie. en effet, dur moralement, « intolérable », comme le traduit Tertullien.

[1793] Non pas, comme on l’a dit parfois, son crucifiement.

[1794] La foule s’était sans doute dispersée, et Jésus avait quitté la synagogue avec les siens.

[1795] Telle est ici la leçon la plus autorisée. Les mots correspondants, « le Christ, le Fils de Dieu », qu’on trouve dans plusieurs manuscrits grecs, la Vulgate, etc., semblent avoir été empruntés à Matth., xvi, 16,

[1796] Marc., i, 24 ; Luc., iv, 34.

[1797] Voir l’Appendice XXII.