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XII. La vraie signification de la mort du Christ.

Nous n’avons pas à exposer ici ce beau thème avec tous les développements qu’on lui donne dans les traités théologiques[2201]. Nous nous proposons seulement de mettre en regard, d’un côté, quelques-uns des principaux textes du Nouveau Testament qui démontrent jusqu’à l’évidence le caractère expiatoire et rédempteur de la mort de Jésus ; d’un autre côté, l’interprétation que reçoivent ces textes de la part des néo-critiques et d’un grand nombre de théologiens protestants[2202].

I. Quand on lit le Nouveau Testament, on est frappé, à quelque école théologique que l’on appartienne, de la part considérable qui y est faite à la passion et à la mort de notre Seigneur Jésus-Christ. Le Sauveur lui-même y revient souvent ; chacun des évangélistes lui consacre un quart environ de ses récits ; les apôtres, au livre des Actes, dans leurs épîtres et dans l’Apocalypse, en parlent à toute occasion. Les uns et les autres, ils ne pouvaient pas mieux déclarer l’importance extraordinaire qu’ils attachaient à ce fait culminant de l’Histoire du monde.

L’idée de la mort rédemptrice du Christ retentit ainsi à travers toutes les pages du Nouveau Testament, et on a souvent répété, dans le monde rationaliste, comme dans le monde protestant et dans le monde catholique, qu’elle en forme véritablement le cœur et le centre. Dés les premières pages de l’évangile, Jésus est présenté, même avant sa naissance, sous la figure d’un rédempteur, qui, selon que l’avaient annoncé les anciens prophètes, devait remettre les péchés de son peuple[2203]. Isaïe avait prédit, en effet, cette rémission, en spécifiant que le Messie l’obtiendrait au prix de ses humiliations et de ses souffrances[2204]. « En vérité, c’étaient, nos maladies qu’il portait, et nos douleurs dont il s’était chargé… Il a été transpercé à cause de nos péchés, brisé à cause de nos iniquités… Le Seigneur a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous… Il a porté la faute de beaucoup, et il intercédera pour les pécheurs ». S’il a reçu le nom de Jésus, c’est parce qu’il « sauvera son peuple de leurs péchés[2205] », à la manière décrite si éloquemment par le prophète. Dans ce même oracle. Isaïe compare « l’homme de douleurs » à un agneau qui se laisse immoler sans se plaindre[2206]. À son tour, le précurseur appliquera à Jésus cette image saisissante, lorsqu’il dira de lui, en le montrant à ses disciples : « Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlève le péché du monde[2207] ». Quant au Sauveur lui-même, il sait, dès le début, qu’il sera cette victime immolée pour le salut du monde, et que c’est là pour lui une nécessité inéluctable, d’après le plan divin. Il parle d’abord de son sacrifice expiatoire en termes imagés, lorsqu’il le présente comme une « exaltation » qui devait avoir lieu sur une croix, pour procurer le salut des hommes[2208]. Mais bientôt son langage prend toute la précision désirable, et il rappelle fréquemment à ses apôtres la nécessité de sa mort, ainsi qu’il a été dit dans cette histoire, toutes les fois que Jésus est revenu sur ce but de sa vie. Mais il a été encore plus explicite dans les deux circonstances que nous avons citées plus haut, alors qu’il montrait le Fils de l’homme donnant « sa vie comme une rançon pour un grand nombre[2209] », ou qu’il instituait l’Eucharistie, en parlant de son corps « donné » pour nous, de son sang « versé pour beaucoup, pour la rémission de leurs péchés[2210] ». Et remarquons bien que les expressions employées ici sont aussi explicites que possible ! Car qu’est-ce qu’une « rançon[2211] », sinon le prix donné pour la délivrance d’un prisonnier qui est incapable de se racheter lui-même ? Et le corps du Christ donné pour le salut des pécheurs, son sang versé dans le même but, ne sont-ils pas de vraies rançons ? C’est donc bien ici la salisfaclio vicaria, la substitution d’un innocent à un pécheur insolvable, l’expiation sanglante de Jésus pour écarter de nous la colère de son Père.

À la suite de leur Maître, les apôtres ne se sont pas lassés de prêcher cette doctrine consolante. Saint Pierre, s’adressant aux membres du sanhédrin, quelques jours seulement après la résurrection de Jésus, ne craignit pas de leur dire : « Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous avez fait mourir en le pendant au bois. Dieu l’a élevé par sa droite comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël le repentir et le pardon des péchés[2212] ». Dans sa première épitre, le même saint Pierre insiste sur cette idée : « Vous avez été affranchis[2213] (du péché)… par un sang précieux, celui de l’Agneau sans défaut et sans tache, le sang du Christ ». Il présente ensuite à l’imitation des fidèles « le Christ » qui « a souffert pour eux », lui qui « n’a point commis de péché », et qui pourtant « a porté nos péchés en son corps sur le bois », comme l’avait prédit Isaïe en disant : « C’est par ses meurtrissures que vous avez été guéris[2214] ».

Le disciple bien-aimé, saint Jean, dans sa Ière épître, parle à son tour du Christ comme d’une « victime de propitiation[2215] pour nos péchés, non seulement les nôtres, mais ceux du monde entier[2216] ». Plus haut, il avait dit que « le sang de Jésus… nous purifie de tout péché[2217] », et il répète un peu plus bas[2218] que Dieu « nous a envoyé son Fils comme (victime de) propitiation pour nos péchés ». Dans son Apocalypse, saint Jean fait souvent retentir la louange de l’Agneau immolé, dont le sang nous a rachetés et purifiés[2219].

Tout cela est caractéristique. Mais saint Paul démontre davantage encore cette thèse, car, dans ses écrits, la mort rédemptrice de Notre-Seigneur Jésus-Christ est presque partout la pensée dominante, qu’il reproduit sous toutes les formes. Il en fait réellement « le pivot de son enseignement[2220] ». Déjà nous l’avons entendu nous dire[2221] qu’il ne voulait prêcher que « Jésus, et Jésus crucifié ». Mais il n’omettait pas d’indiquer à ses néophytes le but suprême de la mort du Christ : « Je vous ai appris en premier lieu ce que j’ai appris moi-même : que le Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures[2222] ». Et en vertu de cette bienheureuse mort, les hommes, quoique pécheurs et séparés de Dieu, « sont justifiés gratuitement par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est lui que Dieu a montré comme victime propitiatoire par son sang[2223] ». Et encore : « Si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie… Nous nous glorifions… en Dieu, par notre Seigneur Jésus-Christ, par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation[2224] ». « C’est en lui (en Jésus) que nous avons la rédemption acquise par son sang, la rémission des péchés[2225] ». « Dieu a voulu réconcilier par lui toutes choses avec lui-même, … en faisant la paix par le sang de sa croix. Vous aussi, qui étiez autrefois loin de lui par vos pensées et vos œuvres mauvaises, il vous a maintenant réconciliés par la mort (de son Fils) en son corps charnel, pour vous faire paraître devant lui saints, sans tache et sans reproche[2226] ». Ces quelques textes, pris presque au hasard, prouvent combien était chère à saint Paul « la parole de la croix[2227] », et quel sens, quelle valeur spéciale il attachait à la mort du Christ. Dans l’épitre aux Hébreux[2228], cette riche pensée de la « rédemption éternelle » que Jésus nous a obtenue par ses souffrances et par sa mort, est développée en termes admirables. Aux victimes innombrables et inefficaces de l’ancienne Alliance, l’auteur oppose le sacrifice de Jésus, fondateur et pontife de la nouvelle Alliance : sacrifice unique, offert une fois pour toutes, mais suffisant pour expier les péchés du monde entier, parce qu’il possède une valeur infinie.

En somme, dans les écrits du Nouveau Testament, la mort de notre Seigneur Jésus-Christ est présentée sous trois aspects différents, qui n’en font qu’un en réalité : elle a été une manifestation vivante de l’amour de Dieu pour nous[2229] ; elle a été l’expression de l’amour immense du Sauveur lui-même[2230] ; elle a été surtout une rançon, une expiation, une propitiation et une rédemption.

Cette interprétation de la mort de Jésus se retrouve dans les écrits des plus anciens Pères, qui font, eux aussi, de fréquentes allusions au caractère rédempteur de la passion[2231]. Elle était universellement admise dans les Églises chrétiennes au commencement du iie siècle. Les grands théologiens des siècles subséquents la reçurent des mains de leurs devanciers, comme un dépôt sacré. Aussi est-il naturel qu’elle soit devenue un dogme formel, et l’un des plus beaux dogmes, de notre foi.

II. Dans ces conditions, l’attitude des rationalistes, qui rejettent pour la plupart le caractère expiatoire de la mort du Christ, et celle d’un grand nombre de protestants qui les suivent de plus ou moins près sur la voie de la négation, serait surprenante, si l’interprétation de l’Église, des apôtres, de Jésus lui-même, ne faisait, pas intervenir un élément surnaturel, que beaucoup s’obstinent aujourd’hui à méconnaître de la façon la plus absolue. Comment échapper, toutefois, a des textes si nombreux (nous n’en avons cité qu’une petite partie), qui se rapportent manifestement à une rançon propitiatoire, offerte par Jésus à son Père sur la croix pour les péchés des hommes, à une rédemption entendue dans le sens strict ? Nos adversaires le font en recourant à leurs moyens accoutumés : en niant, contre toutes les règles de la critique, l’authenticité de celles des paroles de Jésus qui sont le plus opposées à leur théorie ; en affirmant, malgré l’évidence historique, que saint Paul est le véritable auteur du système de la rédemption ; en interprétant les textes de manière à leur faire signifier toute autre chose que la satisfactio vicaria.

Citons quelques exemples : 1° D’après M. Loisy, et plusieurs autres rationalistes, « il n’est pas prouvé que (l’idée de la rédemption) appartienne à l’enseignement de Jésus », ni même « à la foi de la première communauté » chrétienne[2232]. Les paroles où il est question de sa vie sacrifiée en rançon pour les péchés du monde, et celles qui, à la dernière cène, font allusion à son « corps donné » et à son « sang versé » pour notre salut, lui ont été attribuées faussement. — Mais c’est là une assertion sans base, puisque ces paroles du Sauveur sont certainement authentiques.

2. M. Hollmann, dans l’ouvrage mentionné ci-dessus, composé tout exprès pour rechercher, d’après les évangiles synoptiques, quel a été le sentiment que Jésus attribuait lui-même à sa mort, arrive à la conclusion qu’il nous est impossible de connaître sa vraie pensée à ce sujet, attendu que ce qui nous est donné dans les évangiles comme son sentiment personnel n’est en réalité qu’ « une construction dogmatique », c’est-à-dire une théorie inventée par l’Église primitive. En somme, « Jésus n’a pas envisagé sa mort au point de vue d’une expiation pour les péchés des autres[2233] ». — Ici encore, nous n’avons qu’à protester purement et simplement, et à renvoyer aux textes évangé-liques, dont on n’a pas le droit de retarder la composition pour les placer sur d’autres lèvres que celles de Jésus. Prenons du moins acte de la concession que les néo-critiques sont obligés de faire ici : « pour l’ancienne chrétienté, comme le démontre le Nouveau Testament dans toutes ses parties, la signification de la mort de Jésus était manifestement celle d’une, rédemption opérée par son sang[2234] ».

3. La « construction dogmatique » dont parle M. Hollmann, est assez communément attribuée, par les néo-critiques, à une influence de la théologie personnelle de saint Paul, dont le centre est la doctrine de la mort rédemptrice[2235]. Il est vrai, nous l’avons dit aussi, que la mort de Jésus sur la croix forme réellement le centre de l’enseignement du grand apôtre ; mais cela ne prouve nullement qu’il en ait été l’inventeur. L’idée de la rédemption par le Christ existait longtemps avant Paul, puisque déjà le prophète Isaïe la développait avec une éloquence si émouvante. Saint Pierre, nous l’avons vu, la signalait aussi plusieurs années avant la conversion de Paul, et Jésus lui-même — il faut toujours en revenir là comme à l’agent principal — l’avait fait connaître à son futur vicaire.

4. Sans nier entièrement la valeur expiatoire de la mort de Notre-Seigneur, d’assez nombreux théologiens protestants, en Angleterre surtout, enlèvent au dogme de la rédemption presque toute sa portée, en la présentant sous une forme vague et générale, comme si les textes bibliques qui la mentionnent signifiaient seulement que Jésus a procuré par sa mort un grand bien à l’humanité[2236]. Ce bien, il l’avait d’ailleurs procuré aussi par sa vie entière, par sa prédication, par ses autres exemples, qui nous aident à nous éloigner du péché, et à rentrer en grâce avec Dieu, si nous l’avons commis. — Il est évident qu’une telle interprétation, bien loin de rendre justice aux textes relatifs à la rédemption, leur enlève leur sens véritable et toute leur force. Ce n’est pas de cette satisfaction édulcorée que Jésus et ses apôtres ont parlé,

5. Les rationalistes avancés ont émis parfois, en un langage démesuré, des sentiments faux et injustes contre la théorie catholique de la satisfaction et de la rédemption. C’est ainsi qu’Albert Réville n’a pas craint d’écrire à ce sujet les lignes que nous avons citées plus haut, et qui sont loin de faire honneur à sa mémoire[2237] ». D’autres ont dit, en termes plus mesurés, que l’idée de la satisfaction, telle que l’entend l’Église, comme si Jésus s’était lui-même chargé de nos péchés pour les expier sur la croix, est impossible, chacun devant satisfaire pour ses dettes personnelles[2238]. Ce genre de rédemption, bien qu’il fasse honneur au cœur de Jésus, serait du reste injuste en lui-même, un innocent ne devant pas être puni pour les coupables. — Tout en demeurant à la surface de la question, M. Harnack fait justice de cette impossibilité prétendue. « La souffrance du juste et du pur, a-t-il dit[2239], est le salut de l’histoire, c’est-à-dire que ce ne sont pas des paroles, mais des actes, qui décident les grands progrès de l’histoire. Non pas simplement des actes, mais des actes de sacrifice ; non pas simplement des actes de sacrifice, mais le don de la vie. Partout où le juste souffre, il accomplit une expiation qui confond et qui purifie ». Et si cela est vrai au point de vue purement naturel, combien cela ne l’est-il pas davantage relativement à Jésus ? Aussi, sans croire à la divinité de Notre-Seigneur, M. Harnack a-t-il raison de ne pas accepter, sur ses souffrances et sur sa mort, les appréciations des « rationalistes froids et aveugles[2240] ».

Mais ce n’est pas un sentiment de solidarité humaine qui a porté Jésus à se faire notre représentant devant Dieu et à se substituer à nous pour expier nos fautes. Ce mode de satisfaction était entré de toute éternité dans le plan divin, et il est en parfaite harmonie avec la sainteté, la justice et aussi avec la bonté de Dieu. Sa sainteté avait été grièvement offensée par les crimes des hommes ; sa justice était obligée de sévir, si une réparation adéquate ne lui était pas offerte. Mais comment de simples mortels auraient-ils pu réparer intégralement une telle offense, payer intégralement de telles dettes ? Dans son amour infini pour son Père et pour l’humanité déchue, le Verbe s’est incarné, afin de se sacrifier comme notre rançon, rançon largement suffisante pour nous racheter, de sorte que chacun de nous peut dire avec l’apôtre : « Il m’a aimé et il s’est livré pour moi[2241] » ; et encore : « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle[2242] ». De quelque côté que nous tournions et retournions les textes, ils ne désignent pas autre chose que la satisfactio vicaria, si dure, mais si honorable, pour notre Seigneur Jésus-Christ, si bienfaisante pour nous.

Nous pouvons donc dire avec un théologien protestant, qui ne croit pas non plus à la divinité de Jésus, mais qui a mieux compris que beaucoup d’autres disciples de Luther la signification de sa passion et de sa mort : « La mort de Jésus est le couronnement de sa vie. Ce n’est pas assez dire ; elle en est le but. Mieux encore : elle en est la raison d’être. La mort de Jésus est la clef de voûte do sa mission… Tel est le point de vue traditionnel. Et il nous paraît qu’ici la tradition, inspirée uniquement par le sentiment religieux, a mieux vu et plus profondément, que des auteurs trop préoccupés de passer au crible de leur raison les textes évangéliqucs. Méthode anti-scientifique et même irrationnelle[2243] ».



[2201] Voir saint Thomas d’Aquin, Summa theoL, IIIa, q. xliii, xlix, et ses grands commentateurs ; Franzelin, De Verbo incarnato, 4e éd., thés. 46-50 ; , Spicilegium dogmatico-biblicum, t. II, p. 82-151 ; Tanquerey, Synopsis theologiœ dogmaticae, 5e éd., t. I, p. 524-557 ; K. Staab, Die Lehre von der stellvertretenden Genugthuung Christi historish-kritisch dargestellt, 1908.

[2202] Depuis un demi-siècle, cette question a été très débattue en Allemagne et davantage encore en Angleterre. Elle a donné naissance à de nombreux ouvrages et articles de revues. Hastings, A Dictionary of Christ and the Gospels, aux mots « Atonement, Expiation, Propitiation, Rançom, Sacrifice », indique toute une bibliographie. Voir aussi Denney, The death 0f Christ, its place and interprétation in the N. T., 1911 ; Campbell, The Atonement, the heart of the Gospel, 1907 ; Th. Bachmann, Die Bedeutung des Sühnetodes Christi für das christliche Gewissen, 1907 ; Seeberg, Der Tod Christi in seiner Bedeutung für die Erlösung, 1900. Dans un sens franchement rationaliste, A. Sabatier, La Doctrine del’expiation et son évolution historique, 1903 ; , Die Bedeutung des Todes Jesu nach seiner eigenen Aussagen auf Grund der synoptischen Evangelien, 1901 ; P. Fiebig, Jesu Blut, ein Geheimnis, 1906.

[2203] Luc., i, 77.

[2204] Is., liii, 4, 5, 6, 12. Le chapitre entier serait à citer.

[2205] Matth., i, 21.

[2206] Is., liii, 7.

[2207] Joan., i, 29, 36.

[2208] Joan., iii, 14-16.

[2209] Matth., xx, 28 ; Marc., x, 45.

[2210] Matth., xxvi, 28 ; Marc., xiv, 22 ; Luc., xxii, 19. Cf. I Cor., xi, 24.

[2211] Dans le grec, λύτρον (Vulgate, redemptionem).

[2212] Act., vi, 30-31.

[2213] I Petr., i, 18. Dans le grec : έλυτρώΟητε (Vulgate, redempti estis).

[2214] I Petr., ii, 21-24. Cf. Is., liii, 11.

[2215] Ίλατμ. ός (Vulgatze, propitiatio).

[2216] I Joan., ii, 2.

[2217] I Joan., i, 7.

[2218] I Joan., iv, 10.

[2219] Apoc., v, 4-6, 12-13 ; vii, 10, 14-17 ; xii, 11 ; xiv, 1-5 ; xix, 6-9.

[2220] Simpson, dans Hastings, Diction, of Christ, t. I, p. 133.

[2221] I Cor., i, 23.

[2222] I Cor., xv, 40.

[2223] Rom., ii, 23-25. Dans le grec, les mots qui correspondent a « rédemption » (άπολυτρώσεωε) et à « victime expiatoire » ( : ), αστήρ (ον) sont très expressifs.

[2224] Rom., v, 10-11. Cf. viii, 1-2 ; Gal., iii, 13 ; vi, 14.

[2225] Eph., i, 7. Cf. iv, 32.

[2226] Col., i, 20-22.

[2227] I Cor., i, 18, 23.

[2228] Surtout aux chapitres ix et x.

[2229] Rom., v, 8 ; I Petr., i, 3 ; I Joan., iv, 10 ; etc.

[2230] Rom., viii, 34 ; II Cor., v, 14-15 ; etc.

[2231] Saint Clément, Epist. ad Cor., xii, 7 ; xxxi, 6 ; xlix, 6 ; , Adversus hæreses, V, vii, 3 ; saint Polycarpe, Epist. ad Philipp., ii, 1 ; saint Ignace, Epist. ad Polycarp., iii, 2.

[2232] LoisyLoisy, L’évangile et l’Église, p. 71.

[2233] op. cit., p. 158-159. , Was wissen wir von Jesus, p. 58 : « Jésus est loin de penser que… la réconciliation des hommes avec Dieu peut être garantie seulement par sa mort ». Voir, du même auteur, Jesus, p. 100-101.

[2234] Fiebig, Jesu Blut, p. 10.

[2235] Guignebert, Manuel d’histoire ancienne du christianisme, p. 224. Cf. LoisyLoisy, loc. cit., etc.

[2236] Fiebig, op. cit., p. 48.

[2237] Réville, Jésus de Nazareth, t. II, p. 372. Cf. Reuss, Histoire évangélique…, p. 655.

[2238] « Il s’agit ici de l’affaire la plus intime, la plus personnelle de chaque individu ; comment un autre pourrait-il le remplacer ? » Fiebig, op. cit., p. 57.

[2239] Das Wesen des Christentums, 1902, p. 100.

[2240] Ibid., p. 99.

[2241] Gal., ii, 20.

[2242] Joan., iii, 16.

[2243] H. Monnier, La mission historique de Jésus, p. 247-248.