Ressources Catholiques Missel Romain
 
Feria III - Hebd IX
Tempus « per annum » - Anno primo
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Léctio libri Thobis 2, 9-14 LAT • FRA • CMT
Ego Thobi, in Pentecoste nocte, postquam mortuum sepelivi, et introivi in atrium meum et obdormivi circa parietem atrii, et facies mea nuda erat propter æstum. Cette nuit-là, lors de la fête de la Pentecôte, après avoir enterré un mort, moi, Tobith, je pris un bain, puis j’entrai dans la cour de ma maison et je m’étendis contre le mur de la cour, le visage découvert à cause de la chaleur.
Et ignorabam quoniam passeres in pariete super me erant, quorum stercora insederunt in oculos meos calida et induxerunt albugines. Je ne m’aperçus pas qu’il y avait des moineaux dans le mur, au-dessus de moi, et leur fiente me tomba toute chaude dans les yeux et provoqua des leucomes.
Et ibam ad medicos, ut curarer, et, quanto inunxerunt me medicamentis, tanto magis oculi mei excæcabantur maculis, donec perexcæcatus sum. Je me rendis chez les médecins pour être soigné, mais plus ils m’appliquaient leurs baumes, plus ce voile blanchâtre m’empêchait de voir, et je finis par devenir complètement aveugle :
Et eram inutilis meis oculis annis quattuor, et omnes fratres mei dolebant pro me. je restai privé de la vue durant quatre ans. Tous mes frères s’apitoyaient sur mon sort,
Achicarus autem pascebat me annis duobus, priusquam iret in Elymaida. et Ahikar pourvut à mes besoins pendant deux ans jusqu’à son départ pour l’Élymaïde.
In illo tempore Anna uxor mea mercede deserviebat operibus mulierum lanam faciens. Pendant ce temps-là, ma femme Anna, pour gagner sa vie, exécutait des travaux d’ouvrière,
Et remittebat dominis eorum, et dabant ei mercedem. qu’elle livrait à ses patrons, et ceux-ci lui réglaient son salaire.
Septima autem die mensis Dystri detexuit texturam et reddidit illam dominis, et dederunt ei mercedem totam et dederunt ei pro textura hædum de capris. Or, le sept du mois de Dystros, elle acheva une pièce de tissu et l’envoya à ses patrons ; ils lui réglèrent tout ce qu’ils lui devaient et, pour un repas de fête, ils lui offrirent un chevreau pris à sa mère.
Et cum introisset ad me hædus, cœpit clamare. Arrivé chez moi, le chevreau se mit à bêler.
Et vocavi eam et dixi: J’appelai ma femme et lui dis :
« Unde est hic hædus? « D’où vient ce chevreau ?
Ne forte furtivus sit, redde illum dominis suis; N’aurait-il pas été volé ? Rends-le à ses propriétaires.
nobis enim non licet manducare quidquam furtivum ». Car nous ne sommes pas autorisés à manger quoi que ce soit de volé ! »
Et illa mihi dixit: Elle me dit :
« Munere mihi datus est supra mercedem ». « Mais c’est un cadeau qu’on m’a donné en plus de mon salaire ! »
Et ego non credebam ei, sed dicebam, ut restitueret illum dominis, et erubescebam coram illa huius rei causa. Je refusai de la croire, je lui dis de rendre l’animal à ses propriétaires, et je me fâchai contre ma femme à cause de cela.
Et respondens dixit mihi: Alors elle me répliqua :
« Et ubi sunt eleemosynæ tuæ? « Qu’en est-il donc de tes aumônes ?
Ubi sunt iustitiæ tuæ? Qu’en est-il de tes bonnes œuvres ?
Ecce, omnia tibi nota sunt ». On voit bien maintenant ce qu’elles signifient ! »
Psalmus responsorius 112(111), 1-2, 7-8, 9 LAT • FRA • CMT
R/ Parátum cor iusti, sperans in Dómino. R/ Le juste est confiant : le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.
Beatus vir, qui timet Dominum, Heureux qui craint le Seigneur,
in mandatis eius cupit nimis. qui aime entièrement sa volonté !
Potens in terra erit semen eius, Sa lignée sera puissante sur la terre ;
generatio rectorum benedicetur. la race des justes est bénie.
R/ Parátum cor iusti, sperans in Dómino. R/ Le juste est confiant : le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.
Ab auditione mala non timebit. Il ne craint pas l’annonce d’un malheur :
Paratum cor eius, sperans in Domino, le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.
confirmatum est cor eius, non timebit, Son cœur est confiant, il ne craint pas :
donec despiciat inimicos suos. il verra ce que valaient ses oppresseurs.
R/ Parátum cor iusti, sperans in Dómino. R/ Le juste est confiant : le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.
Distribuit, dedit pauperibus; À pleines mains, il donne au pauvre ; +
iustitia eius manet in sæculum sæculi, à jamais se maintiendra sa justice,
cornu eius exaltabitur in gloria. sa puissance grandira, et sa gloire !
R/ Parátum cor iusti, sperans in Dómino. R/ Le juste est confiant : le cœur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.
Allelúia. Allelúia.
Pater Dómini nostri Iesu Christi illúminet óculos cordis nostri, ut sciámus quæ sit spes vocatiónis nostræ. Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ ouvre à sa lumière les yeux de notre cœur, pour que nous percevions l’espérance que donne son appel.
Allelúia.
Léctio sancti Evangélii secúndum Marcum 12, 13-17 LAT • FRA • CMT
In illo tempore: En ce temps-là,
Mittunt ad Iesum quosdam ex pharisæis et herodianis, ut eum caperent in verbo. on envoya à Jésus des pharisiens et des partisans d’Hérode pour lui tendre un piège en le faisant parler,
Qui venientes dicunt ei: et ceux-ci vinrent lui dire :
« Magister, scimus quia verax es et non curas quemquam; « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne,
nec enim vides in faciem hominum, sed in veritate viam Dei doces. car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens, mais tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité.
Licet dare tributum Cæsari an non? Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ?
Dabimus an non dabimus? ». Devons-nous payer, oui ou non ? »
Qui sciens versutiam eorum ait illis: Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit :
« Quid me tentatis? « Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?
Afferte mihi denarium, ut videam ». Faites-moi voir une pièce d’argent. »
At illi attulerunt. Ils en apportèrent une,
Et ait illis: et Jésus leur dit :
« Cuius est imago hæc et inscriptio? ». « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ?
Illi autem dixerunt ei: « Cæsaris ». – De César », répondent-ils.
Iesus autem dixit illis: Jésus leur dit :
« Quæ sunt Cæsaris, reddite Cæsari et, quæ sunt Dei, Deo ». « Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Et mirabantur super eo. Et ils étaient remplis d’étonnement à son sujet.
Ad Offertorium