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[1000] Voir AR1STOTE, Ethique à Nicomaque VII, c. 15 [1152 b] AL XXVI, fasc. 3, P. 291. Lieux parallèles Ethic. 7, lect. 11 (éd. Léonine, 1969, t. XLVII, vol. II, p. 425, coI. 1 [1152 b 16]); Somme Théologique 2 Q. 141, a. 2; Q. 142, a. 4.

[1001] Os 4, 11. Inversion dans la citation des mois vinum (vin) et ebrietas (ébriété), probablement citée de mémoire.

[1002] Ap 9, 21 (cité d’après le sens).

[1003] On se souviendra que, selon Platon (République IV [; texte établi et traduit par Emile Chambry, dans PLATON, Œuvres complètes, t. VII, 1° partie, La République IV, p. 36-41), l’âme humaine comporte trois éléments fondamentaux auxquels on donne les noms de concupiscible (l’âme désirante), d’irascible (l’âme affective, passionnelle, noble) et de raisonnable (l’âme intellectuelle). Cette conception, devenue classique dans toute la philosophie grecque, a été reprise dans la pensée médiévale comme un donné universellement reçu.

[1004] Glosa in Rom. XIII, 13 (GPL, col. 1335 C-D), sous le nom d’Ambroise, c’est-â-dire Ambrosiaster (Ad Romanos, XIII, 13 [CSEL 81/1, 430]). — Lieux parallèles : Somme Théologique 2a-2 Q. 38, a. 1 IIAd Tim. 2, 14, lect. 2 (éd. Marietti n° 60).

[1005] Lieu parallèle : Somme Théologique 2a-2ae, Q. 41.

[1006] Envisagée sous le rapport de l’éloignement de celui avec qui on se trouve en désaccord ou de celui avec qui on est en dispute, la dispute comme la discorde ont une affinité avec l’envie. En revanche, si l’on considère ce à quoi s’arrête celui qui se dispute, son sens propre, la dispute a une affinité avec l’orgueil et la vaine gloire. Voir Somme Théologique 2 Q. 38, a. 2, sol. 1.

[1007] Lieu parallèle Somme Théologique 3 Q. 7, a. 2.

[1008] Is 4, 1. Il faut sous-entendre ici l’interprétation traditionnelle de la Glose (GOS <Glosa marginalis et interlin. >, t. III, p. 9h) : Sept femmes", c’est-i-dire les sept vertus ou les sept dons du Saint-Esprit, " saisiront un homme, c’est-â-dire le Christ. — Lieux parallèles Super Is. 4, 1; Somme Théologique 3 Q. 7, a. 5 sed contra; Super Ioan. 1, 30, lect. 14 (éd. Marietti, n° 260).

[1009] Lieu parallèle Ad Galat. 3, 27, lect. 9 (éd. Marietti, n° 183 et 184).

[1010] Le terme parfait " n’est pas ici à prendre au sens littéral qu’il a en français et où il désigne ce qui est sans défaut. Il s’agit en réalité d’un terme technique qui s’applique à l’une des trois classes de chrétiens, évalués selon leur degré de vertu et de charité, que l’Eglise distingue traditionnellement : les commençants, les progressants et les parfaits (en ce sens la perfection n’est pas la sainteté, mais elle y prédispose). " Ce qui d’abord incombe à l’homme, c’est principa lement de s’étudier à fuir le péché et à résister à ses concupiscences qui le meuvent au rebours de la charité; et cela concerne les commençants qui doivent en retenir en eux la charité et la réchauffer afin qu’elle ne se corrompe pas. Ce qui lui incombe ensuite, c’est principalement de s’étudier à tendre vers ce qui fait avancer dans le bien; et cette application concerne les progressants qui tendent principalement à ce qu’en s’accroissant en eux la charité se fortifie. En troisième lieu, l’homme s’étudie principalement à tendre vers l’union avec Dieu et à jouir de lui; et cela concerne les parfaits qui désirent "être déliés [ la condition terrestrel pour être avec le Christ", Ph 1, 23" (Somme Théologique 2a-2 Q. 24, a. 9).

[1011] Voir chap. 3, y. 22; leçon 3, n. 6, p. 175.

[1012] Lieux parallèles Somme Théologique 1a Q. 102, a. 6; Super Matth. 15, 11 (éd. Marietti, n° 1300-1301); I Ad Tim. 4, 4, lect. 1 (éd. Marietti, n°’ 146 et 147); Ad Tit. 1, 15, lect. 4 (éd. Marietti, n° 38 à 43).

[1013] Lieux parallèles : Somme Théologique 1a-2ae, Q. 102, a. 6, sol. 1; 3a, Q. 40, a. 4, sol. 2.

[1014] Nous dirions aujourd’hui que saint Thomas nous invite à ne pas confondre le signe et son référent, ou encore, d’une manière moins abstraite, les mots et les choses. Ce n’est pas parce qu’il désigne une chose mauvaise qu’un mot est mauvais. La "bonté " d’un mot s’apprécie en fonction de critères linguistiques " insensé " est un "bon " mot parce qu’il est construit selon les règles de la formation des adjectifs è signification négative. De même, lorsque ce ne sont plus les mots qui signifient, mais les choses elles-mêmes qui sont prises comme symboles d’autres réalités le symbolisant, considéré dans sa nature propre, c’est-à-dire en tant précisément qu’il ne symbolise pas, ne participe pas nécessairement de la qualité de ce qu’il symbolise par ailleurs : le porc n’est pas nécessairement impur sous prétexte qu’il symbolise l’impureté dans certaines cultures. Cependant on ne doit pas forcer la séparation entre la nature propre de la chose prise comme symbole et ce qu’elle symbolise, comme si l’institution culturelle qui fait de cette chose un symbole agissait d’une manière purement arbitraire. Il faut bien que la signification symbolique conférée à la chose y trouve un certain fondement. C’est le cas, par exemple, pour les éléments sensibles utilisés dans les sacrements. D’une manière générale, c’est toute la création qui, en elle-même, nous parle de Dieu parce qu’elle est porteuse de ses vestiges; mais, sans la grâce du Christ, la création, sacrée en elle-même, ne peut nous sanctifier : "les créatures sensibles signifient quelque chose de sacré, à savoir la sagesse et la bonté divines, en tant qu’elles sont sacrées en elles-mêmes mais non en tant qu’elles servent à notre sanctification" (5. Th. V, Q. 60, a. 2, sol. 1).

[1015] Voir SAINT AUGUSTIN, Contra Faustum 1V, 2 (PL 42, 217-220; CSEL 25/1, 268-271); VI, 2 (PL 42, 227-228; CSEL 25/1, 285-286); VI, 7 (PL 42, 233-234; CSEL 25/1, 294-296).

[1016] Lieu parallèle Somme Théologique 1a-2ae Q. 103, a. 4, sol. 1.

[1017] Voir SAINT AUGUSTIN, Lettre LXXXII, ii, 14-15 (PL 33, 281-282; CSEL 34/2, 363-364).

[1018] Comme on sait, et comme l’a montré Max Seckier dans son étude déjà citée (Das Heu in der Geschichte. Ceschichttheologisches Denken bei Thomas von Aquin, 1964, traduit sous le titre Le Salut et l’Histoire), saint Thomas n’est nullement celui qui aurait substitué à la conception cyclique du temps celle d’un " ordre linéaire", malgré ce que semble affirmer Etienne Gilson (L’Esprit de la philosophie médiévale, p. 369). L’ordre du créé est entraîné dans un processus " circulaire " En effet, c’est lorsqu’il fait retour à son principe qu’un effet est souverainement parfaït. Ainsi le cercle, parmi toutes les figures, et le mouvement circulaire, parmi tous les mouvements, sont souverainement parfaits parce que en eux se réalise le retour au principes (2 Contra Gentiles c. 46). Et encore "La fin des choses correspond à leur principe. C’est Dieu, en effet, qui est le principe et la fin des choses. Et donc, la sortie des choses hors du principe correspond à leur retour vers leur fin" (5. Th. P, Q. 90, a. 3, obj. 2). Mais cette histoire de l’univers n’exclut pas l’histoire du salut dont le pivot est l’avènement du Christ qui ordonne, au sein de ce processus circulaire, la succession linéaire des âges où le Fils et l’Esprit accomplissent leur œuvre de réunification du genre humain au Père, activité qui retrace et prolonge dans l’ordre du créé le mouvement éternel de la circumincession trinitaire (1 Sentences dist. 14, Q. 2, a. 2 in corpore). Quant à la succession des âges, saint Thomas reprend la doctrine paulinienne des trois ou quatre âges (Rm 5, 14). Il distingue donc trois états : l’état de nature, l’état de grâce, l’état de gloire. L’état de nature correspond au temps avant la Loi (tempus ante legem); l’état de grâce se subdivise en deux temps le temps de la Loi (tempus sué lege qui va de Moïse au Christ); le temps de la grâce (tempus sub gratia qui va du Christ du premier avènement à celui du second); enfin l’état de gloire, qui est également le temps de la grâce triomphante (Somme Théologique 2a-2ae, Q. 176, a. 6). Ici (n° 1087), la division des temps — qui ne contredit pas la précédente mais qui y introduit des subdivisions complémentaires — est faite du point de vue des observances de la Loi ancienne, selon qu’elles sont néces saires (de Moïse au Christ), inutiles mais permises (époque évangé lique), nuisibles et interdites (époque postévangélique, entrée des païens dans la foi).

[1019] Voir Glosa in Rom. XIV, 2 (GPL, col. 1512 B).

[1020] Trois conditions sont requises pour qu’un jugement soit licite la première, qu’il procède d’un sentiment de justice; la deuxième qu’il émane de l’autorité d’un supérieur; la troisième qu’il soit proféré avec prudence. Voir Somme Théologique 2 Q. 60, a. 2; 3a, Q. 59, a. 1; Contra impugn. Dci cuit. et reiig., c. 21; Ad Rom. 2, 1, lect. 1 (éd. Marietti, n° 174."); I Ad Cor. 4, 3-5, lect. 1 (éd. Marietti, n° 190.").

[1021] Lieux parallèles Somme Théologique 2a-2ae, Q. 60, a. 6; Q. 67, a. 1.

[1022] SAINT AUGUSTIN, De sermone Domini in monte II, XVIII, 61 (CCL 35, 157).

[1023] Voir Glosa in Rom. XIV, 4 (GPL, col. 1513 B).

[1024] Voir Glosa in Rom. XIV, 4 (GPL, coI. 1513 B).

[1025] Lieux parallèles Somme Théologique 2a-2a Q. 33, a. 2, sol. I; Q. 60, a. 4.

[1026] Voir Glosa in Rom. XIV, 4 (GPL, col. 1513 C).

[1027] La néoménie est le premier jour du mois, marqué par l’appa rition du premier croissant lunaire et célébré par des sacrifices et des oblations. On s’abstenait ce jour-là de tout travail (voir André-Marie GERARD, Dictionnaire de la Bible, p. 992-993).

[1028] Lieux paralléles : Somme Théologique 2 Q. 147, a. 4; 4 Sentences dist. 15, Q. 3, a. 2.

[1029] SAINT AUGUSTIN, Lettre XXXVI, iI, 2 (PL 33, 136 CSEL 34/2, 32).

[1030] GRATIEN, Décrets, première partie, dist. xxx, can. XVII, col. 110.

[1031] Voir Glosa in Rom. XIV, 6 (GPL, 1514 A).

[1032] He 2, 4. Sur la variante vivi, au lieu de vivet, voir DOM SABATIER, Bibl. sacr., t. II (Notae ad versionem antiquam), p. 964.

[1033] Ps 113, 9 (numérotation de la Vulgate).

[1034] Voir Glosa in Rom. XIV, 7 (GPL, col. 1514 G).

[1035] Ph 1, 20. Pour la version citée ici, voir la Vetus latina, Epistula ad Philippenses, éd. H. J. Frede, vol. XXIV/2, I fasc. 1, p. 71

[1036] Lieu parallèle Somme Théologique 3 Q. 59.

[1037] 2 Corinthiens 5, 10. — Lieu parallèle " II Ad Cor. 5, 10, lect. 2 (éd. Marietti, n° 170-172).

[1038] Le jugement de discussion désigne, dans le Jugement final, le moment où sont discutés les mérites ou les démérites de tous ceux qui ne sont pas morts parfaitement purifiés. Si donc tous tes hommes seront soumis au jugement "de sanction" par la sentence duquel ils seront ou élus ou réprouvés, tous ne seront pas soumis au jugement de discussion. Seuls le seront les élus non parfaitement purifiés et les damnés, afin que, dans l’un et l’autre cas, soit mani festée la justice divine. — Lieux parallèles " 5. Th., Suppi., Q. 89, a. 6 et 7; Compend. theol., c. 243; Super Psalmos, in Ps. 1, 5; 5, 1 lb; 42, 49, 7-16; Super Ioan. 3, 17 et l8b, lect. 3 (éd. Marietti, n° 483 et 488); 5, 24, lect. 4 (éd. Marietti, n° 776); Super Matth. 25, 32 (éd. Marietti, n° 2084); I Ad Cor. 5, 13, lect. 3 (éd. Marietti, n° 261); II ‘ Cor. 5, 10, lect. 2 (éd. Marietti, n° 171); Ad Hebr. 10, 30, lect. 3 (éd. Marietti, n° 533).

[1039] Lieux parallèles S. Th., Suppi., Q. 89, a. 1; 4 Sentences dist. 47, Q. 1, a. 2, q 1." ; Compend. theol., c. 245; Super Psalmos, in Pc. 49; 1 Ad Cor. 6, 1-6, lect. 1 (éd. Marietti, n° 264-276).

[1040] Is 45, 24. Pour la version citée ici, voir la Vetus latzna, Esaias; éd. Roger Gryson, vol. XII/2, fasc. 4, p. 1105.

[1041] Is 45, 23-24 (selon la vulgate).

[1042] Lieu parallèle : Ad Hebr. 3, 11, lect. 2 (éd. Marietti, n° 184).

[1043] Lieux parallèles : Somme Théologique 1a Q. 19, a. 7, sol. 2; 2a-2 Q. 174, a. 1; 4 Sentences dist. 46, Q. 2, a. 3; 3 Contr. Gentiles c. 154; De veritate, Q. 12, a. 10; Ad Rom. 3, 4, lect. 1 (éd. Marietti, n°258); Ad Hebr. 6, 17, lect. 4 (éd. Marietti, n°322).

[1044] Ps 35, 10. — Lieu parallèle Super Psalmos, in Ps. 35, løa.

[1045] Ph 2, 11. L’addition du mot notre (noster) figure dans le Vetus latina, voir Epistula ad Philippenses, éd. H. J. Frede, vol. XXIV/2, fasc. 2, p. 151.

[1046] Lieux parallèles Somme Théologique 2a-2ae, Q. 43, a. 1; 4 Sentences dist. 38, Q. 2, a. 1; Ad Rom. 7, 8 lect. 2 (éd. Marietti, n° 543) Super Matth. 15, 12 (éd. Marietti, n° 1305).

[1047] Voir SAINT JÉRÔME, Commentaire sur saint Matthieu 15, 12 (SC 242, 324-325).

[1048] Littéralement "commun", en latin : communis. La Vulgate donne ici l’équivalent exact du mot grec koinos de la basse grécité, lequel signifie en effet " commun * (Ac 2, 44; 4, 32). Dans un sens un peu différent, il s’oppose " saint" (voir I M 1, 47). Ainsi, en Mc 7, 2. 5, les pharisiens se scandalisent de voir certains disciples du Christ "manger les pains avec des mains souillées" (koinais, littéra lement : "communes", "profanes"). La raison en est que "les pharisiens traitent de souillé tout ce qui est commun " (Sœur Js D’ARC, Evangile selon Marc, p. 45, n. 2h). Le problème de traduction qui se pose ici vient de ce que l’adjectif français " commun" a plutôt une nuance péjorative, celle de vulgarité, et ne va pas jusqu’à celle de souillure. On pourrait ici le rendre également par " profane." Saint Thomas va expliquer (n° 1117) qu’il signifie " impur " (immundus).

[1049] Mt 18, 7 Lieu parallèle Super Matrh. 18, 6-9 (éd. Marietti, n° 1497-1502).

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