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[350] Ces distinctions sont de saint Augustin et s’originent dans le Sermon Dolbeau XIX, 2-6 (Mayence 51) récemment découvert. (Voir Vingt-six sermons au peuple d’Afrique, p. 149 et 156-160; voir aussi In Ev. Ioan. XXIX, 6 [n° 72, 608-6091; Sermon CXLIV, 11, 2 [n° 38, 788]). Elles eurent une grande influence sur la pensée du Moyen Age. Sur l’histoire de cette formule, voir Th. CAMELOT, Credere Deo, credere Deum, credere in Deum. Pour l’histoire d’une formule traditionnelle ", RSPT 1 (1941-1942), p. 149-155. Cet article ignorait encore le sermon Dobleau 19. Lieux parallèles Somme Théologique 2 Q. 2, a. 2; 3 Sentences dist. 23, Q. 2, a. 2, Q. 2; De veritate, Q. 14, a. 7, sol. 7; Super Ioan. 6, 29, lect. 3 (éd. Marietti, n° 901).

[351] Lieux parallèles Somme Théologique 1a-2ae Q. 111, a. 1, sol. 2; Q. 112, a. 2, sol. 1; Q. 114, a. 6; Super Ioan. 10, 17, Iect. 4 (éd. Marietti, n° 1422); Ad Rom. 8, 18, lect. 4 (éd. Manetti, n°655); Ad Ephes. 2, 9-10, lect. 3 (éd. Marietti, n°96.").

[352] Voir Glosa in Rom. IV, 4 (GPL, col. 1367).

[353] Ep 1, 11.

4. Voir Glosa in Rom. IV, 5 (GPL, col. 1368).

[354] Lieux parallèles : Somme Théologique 1a-2 Q. 113, a. 4; 4 Sentences dist. 17, Q. I, a. 3, q 3; De veritate, Q. 28, a. 4; Ad Ephes. 2, 9, lect. 3 (éd. Marietti, n° 96).

[355] Il s’agit en somme de comprendre l’imputation de justice au pécheur non comme une simple décision extrinsèque de la pare de Dieu, de caractère purement juridique, comme l’est la décision d’un juge quand il rend justice à un accusé innocent, mais comme une imputation réelle, c’est-à-dire que la justice est réellement conférée à l’être justifié, ce dont la foi, qui est un effet de cette justice inhé rente (le premier acte de justice que Dieu opère dans l’âme), est la preuve manifeste.

[356] Citation combinée du Ps 39, 5a pour "Beatus vir, cujus est", et du Ps 13, 6c pour "Dominus spes ejus e. — Lieux parallèles Somme Théologique Ia, Q. 62, a. 4; 1a-2ae, Q. 5, a. 7; Compend. eheol., c. 172; Super Psalmos, in Ps. 39, 5.

[357] Lieux parallèles : Somme Théologique l’—2ae, Q. 81, a. 3; Q. 82, a. 1; a. 2; 3a, Q. 27, a. 2; Q. 31, a. 8; 2 Sentences dist. 30, Q. 1, a. 2; a. 3, sol. 2; dist. 31, Q. 1, a. 2; dist. 33, Q. l, a. 1; a. 3; ; 3Sentences dist. 3, Q. 4, a. 3, Q. 1; 4 Sentences dist. 43, a. 4, Q. 1, sol. 3; 4 Contra Gentiles c. 50, 51, 52, 83; De malo, Q. 4, a. 2, sol. 4; a. 6; a. 8, soi. 1; Dequodlibet 6, Q. 5, a. 1; De veritate, Q. 27, a. 6, sol. 2; Super Psalmos, in Ps. 31; 50; Ad Rom. 5, 12, lect. 3 (éd. Marietti, n° 406-420).

[358] Lieu parallèle Super Psalmos, in Ps. 31, 2.

[359] En Adam, le péché originel est un péché actuel et personnel qui atteint la nature humaine et lui fait perdre la grâce de la justice ongi nelle dans laquelle Dieu l’avait établie. Cette justice originelle consistait en la juste hiérarchisation des parties de la nature humaine soumission du corps à l’âme, des puissances de l’âme à la raison, de la raison à Dieu. Dans les fils d’Adam, le péché originel n’est pas un péché personnel ni actuel aucun d’eux ne l’a commis. Mais c’est un péché de nature qui communique sa souillure et sa faute à la personne de ceux qui ont hérité cette nature et qui se trouvent donc dans un état d’injustice, c’est-à-dire de désordre : la bonté de la nature n’est pas entièrement détruite, comme le soutiendra Luther, mais sa structure est désorganisée. A son tour, la grâce de la justification en Jésus-Chnst est conférée â la personne, elle rétablit la justice dans son principe, mais non dans ses effets. Elle libère la personne du poids de la faute et rétablit le cœur de l’homme dans l’amitié de Dieu, mais elle ne guérit pas la nature blessée; le corps continue de désirer contre l’âme, l’âme contre une raison insoumise à Dieu le foyer de la " concupiscence " n’est pas éteint (voir Somme Théologique 3a, Q. 69, a. 3, sol. 3). Es 50, 7. — Lieu parallèle Super Psalmos, in Ps 50, 7.

[360] En soi le péché véniel, méme répété, ne supprime pas le sens de la fin dernière, mais il prédispose au péché mortel et le devient à partir du moment ou celui qui pèche met sa fin dans le péché véniel. Voir Somme Théologique 1a-2ae, Q. 88, a. 3 et 4; Q. 186, a. 9, sol. 1; 1 Sentences dist. 17, Q. 2, a. 5; 2 Sentences dist. 24, Q. 3, a. 6; dist. 42, Q. 1, a. 4; De malo, Q. 7, a. 1, sol. 7 et a. 3.

[361] Voir Glosa in Rom. IV, 7-8 (GEL, col. 1370 A).

[362] Lieux parallèles Super Psalmos, in Ps 31, 1; Dc veritate Q. 28, a. 2, coud.

[363] Lieu parallèle : Somme Théologique 1 Q. 87.

[364] Note du Traducteur : "la foi vivante par la charité" : Notion essentielle de la théologie catholique. Le protestantisme de Luther interprétera autrement ces textes desaint Paul. Pour lui, la foi qui justifie, c'est la simple confiance en Dieu. Le Concile de Trente réaffirmera, à la suite de saint Thomas (VI° session) : "Non c'est bien la foi entendue sous ce sens : "la foi vivante par la charité". Ce sujet est si fondamental en théologie catholique que nous rappelerons cette acception à chaque fois que saint Thomas la sous-entend.

[365] Voir Glosa in Rom. IV, 11 (GPL, col. 1371-1372). Pierre Lombard donne cinq motifs â l’institution de la circoncision, mais les deux premiers n’en font qu’un seul pour saint Thomas.

[366] Cette référence à He 4, 11 donnée par l’édition Marietti est inexacte. On ne trouve l’expression C’est par la foi qu’Abraham, etc." qu’au chapitre 11, versets 8, 9 et 17, mais sans allusion à sa circoncision.

[367] De la tradition chrétienne revue et ordonnée par saint Augustin, saint Thomas recueille la doctrine des âges du monde, laquelle d’ailleurs se décline différemment selon Its auteurs. Elle combine en effet une division d’origine hébraïque (six jours de création plus un our de repos déterminent six âges historiques et un âge de repos) avec la conception paulinienne (en particulier Rm 5, 13-14) en trois âges ou plutôt trois états avant la Loi, sous la Loi, sous la grâce (Somme Théologique 2a Q. 174, a. 6), à quoi s’ajoute un quatrième état méta historique, l’état de gloire. La périodisation pourrait ètre la suivante : 1) d’Adam à Noé; 2) de Noé à Abraham; 3) d’Abraham à Moïse; 4) de Moïse à David; 5) de David au Christ; 6) de la Pentecôte à la seconde venue. Ici, le septième âge désigne l’état posthume de ceux qui sont morts en Jésus-Christ et qui attendent la résurrection finale : c’est, si l’on veut, un état parahistorique. A l’état de gloire convient seulement le chiffre 8, qui est, numériquement, la signature christique, le chiffre du" Jour du Seigneur" (dominica die" "dimanche"), c’est-à-dire le jour de la résurrection : le Chnst, en effet, est ressuscité le lendemain du shabbat, du "septième", donc le "huitième", qui est aussi le "premier." Ainsi le monde entrera dans sa résurrection, après l’hebdomade de l’histoire universelle, tn son "huitième âge." — Lieux parallèles : Super Psalmos 6, 1 Somme Théologique 1a-2ae, Q. 102, a. 5, sol. 1; 3a, Q. 70, a. 3, sol. 3; Super Matth. 20, 3 (éd. Marietti, n° 1628).

[368] Voir Glosa in Rom. IV, 12 (GPL, col. 1371 B-1372 A).

[369] Voir I Co 10, 4. — Lieu parallèle : Somme Théologique 3a, Q. 70, a. 3, sol. 2.

[370] Il est intéressant de faire remarquer ici l’évolution de la pensée de saint Thomas sur l’efficacité de la circoncision. Dans son commentaire du livre des Sentences (4 Sentences dist. 1, Q. 2, a. 4, Q. 3), œuvre de jeunesse datant des années 1254-1256, il partage l’opinion de ceux qui disent que la circoncision, tout en conférant la grâce, ne réprime pas la concupiscence poussant à pécher. On trouve la même position, un peu plus tard (1256-1259), dans le De veritate (Q. 28, a. 2, sol. 12). Mais une dizaine d’années après (1271-1272), dans la Somme de théologie (3a, Q. 62, a. 6 et Q. 70, a. 4), il montre qu’il abandonne cette opinion " Telle était autrefois ma manière de voir, mais un examen plus attentif fait apparaître que cette opinion n’est pas vraie. Car la moindre grâce est capable de résister à n’importe quelle concupiscence." Et ici, dans son Commentaire de l’épître aux Romains (1272-1273), il reprend clairement et définitivement sa pensée. Voir aussi au chap. 2, v. 25; leçon 4, n° 238, n. 1.

[371] Voir Glosa in Rom. IV, 12 (GPL, col. 1372 B).

[372] BÉDE LE VÉNERABLE, Homélie I, XI pour la circoncision (CCL 122, 74). — Lieux parallèles : Somme Théologique 1a-2ae, Q. 103, a. 2; 3a, Q. 62, a. 5, sol. 3; a. 6; Q. 70, a. 4; 4Sentences dist. 1, Q. l, a. 5, q dist. 18, a. 3, Q. 1, sol. 1; 4 Contra Gentiles c. 57; De veritate, Q. 27, a. 3, sol. 20; Q. 28, a. 2, sol. 12; Ad Galat. 2, 16, lect. 4 (éd. Marietti, n° 94-96).

[373] Saint Thomas se réfère ici à l’enseignement de quelques maîtres, dont PIERRE LOMBARD, Sententiae, lib. IV, dist. 1, c. 9 (éd. I. Brady, t. II, p. 238-239); IV, 12 (GPL 191, col. 1372 C); son élève, PIERRE DE POITIERS, Sententianum libri quinque IV, 2 (PL 211, 1141 B); et GANDUU’HE DE BOLOGNE, Sententiarum libni quatuor IV, 10 (éd. J. de Walter, p. 393).

[374] Telle est, par exemple, l’opinion de Guillaume d’Auxerre (Summa aurea in quatuor libros sententiarum IV, tract. II, o. 5, Q. 2 éd. Jean Ribaillier, p. 39.").

[375] Lieu parallèle : Somme Théologique 1a-2ae, Q. 15, a. 2, sol. 2.

[376] Lieu parallèle : 4 Sentences dist. 1, Q. 1, a. 5.

[377] Lieu parallèle Somme Théologique 1a-2ae, Q. 103, a. 3, sol. 4.

[378] Voir au chap. 1; leçon 6, n° 110. — Lieu parallèle 3 Sentences dist. 1, Q. 1, a. 2, sol. 4.

[379] Voir au chap. 2; leçon 3, n° 212." — Chap. 3; leçon 2, n° 297.

Chap. 3; leçon 4, n° 316 à 321.

[380] Voir Glosa in Rom. IV, 15 (GPL, col. 1374). —Lieu parallèle Somme Théologique 2a-2 Q. 68, a. 3.

[381] Note du Traducteur : "la foi vivante par la charité" : Notion essentielle de la théologie catholique. Le protestantisme de Luther interprétera autrement ces textes desaint Paul. Pour lui, la foi qui justifie, c'est la simple confiance en Dieu. Le Concile de Trente réaffirmera, à la suite de saint Thomas (VI° session) : "Non c'est bien la foi entendue sous ce sens : "la foi vivante par la charité". Ce sujet est si fondamental en théologie catholique que nous rappelerons cette acception à chaque fois que saint Thomas la sous-entend.

[382] Voir le texte de la Vulgate pour Gn 17, 5.

[383] Voir ici chap. 1; leçon 6, n° 110. Lieux parallèles Somme Théologique P, Q. 22, a. 1; 1 Sentences dist. 39, Q. 2, a. 1; De veritate, Q. 5, a. 1 et 2.

[384] "Ante Deum credidisti (devant Dieu à qui tu as cru)" au lieu de "Ante Deum credidit (devant Dieu à qui il a cru)." Cette version figure dans la Glosa in Rom. IV, 17 (GPL, col. 1375, sous le nom d’Haymon; HAYMON D’AUXERRE, Super epistolam ad Romanos Iv, 17, PL 117, 399). Voir aussi dans DOM SABATIER, Bibi. sacr., t. III (notae ad versionem antiquam, sous le nom PsEUD0-VIGILE DE THAPSE, Opus contra Varimadum, lib. III, c. XLV, CCL 90, 116), p. 608.

[385] Lieux parallèles S. TIs. P, Q. 14, a. 9; 1 Sentences dist. 38, Q. 1, a. 4; De veritate, Q. 2, a. 8; 1 Contra Gentiles c. 66.

[386] Lieu parallèle I Sentences dist. 41, Q. 1, a. 2, sol. 3.

[387] voir Glosa in Rom. IV, 17 (GPL, col. 1375 D). Lieux parallèles : Somme Théologique 1a Q. 14, a. 13; Q. 86, a. 3 et 4; 1 Sentences dist. 38, a. 5; 1 Contra Gentiles c. 67; De veritate, Q. 2, a. 12; De quodlibet 12, Q. 3, a. 1.

[388] Dans les Bibles actuelles, ce verset de saint Paul (ta mê enta ôs onta) est traduit ainsi "Les choses qui ne sont pas comme si elles étaient", c’est-â-dire Dieu appelle â l’existence ce qui n’est pas. Mais la Vulgate — qui décalque littéralement le grec — autorise à comprendre que Dieu appelle aussi bien ce qui n’est pas que ce qui est. D’où la triple interprétation qu’en donne ici saint Thomas : ou bien il s’agit de la vocation des non-Juifs à la grâce; ou bien de la prédestination comprise comme un appel; ou bien de la connais sance qu’a Dieu des réalités futures. Dans la Somme Théologique P, Q. 14, a. 9 ou De veritate, Q. 2, a. 8, les "non étants " (mè onta) sont aussi inter prétés comme désignant les "purs possibles", "qui ne sont pas, n’ont pas été et ne seront pas", et dont Dieu a une science "de simple intelligence" et non "de vision " (voir également De veritate, Q. 4, a. 7).

[389] Lieux parallèles 3 Sentences dist. 26, Q. 2, a. 4; Somme Théologique 2 Q. 18, a. 4; De virtut., Q. 4, a. 2, sol. 4; II Ad Tim. 1, 12, lect. 4 (éd. Marietti, n 27)

[390] Gn 22, 17. Cette citation est formée en réalité de deux citations juxtaposées : de Gn 15, 5 pour la première partie de la citation : "Sic erit semen tuum (ainsi ta postérité sera-t-elle)", et de Gn 22, 17 pour la seconde partie de la citation : "sicut stellae caelz et sicut arena manzs (comme les étoiles du ciel et comme le sable de la mer)." On retrouve le même texte dans Glosa in Rom. IV, 18 (GPL, col. 1376 C).

[391] Voir SAINT AUGUSTIN, Queszwns sur l’Heptateu que I, Q. XXXV (CCL 33, 14).

[392] Lieu parallèle : Super Psalmos, in Ps. 40, 11 le Christ en tant qu’homme n’a pas le pouvoir de ressusciter, mais bien selon la puissance de sa divinité, qui est la même dans le Père et dans le Fils. Et c’est pourquoi s’il ressuscita par le pouvoir du Père, il ressuscita par son propre pouvoir. Et il demande au Père en tant qu’homme, puisqu’il avait <ce pouvoir> en tant que Dieu, afin de montrer que <sa résurrection> se fit par la puissance de sa divinité." (trad. Par J-E. Stroobant de Saint-Eloy, p. 529).

[393] Lieux parallèles Somme Théologique 3a, Q. 49, a. 1; Q. 69, a. 1, sol. 2, 3

[394] Dans le langage médiéval, viator (voyageur ou pèlerin) s’oppose à comprehensor (compréhenseur ou bienheureux), c’est-à-dire celui qui saisit Dieu. Ce mot comprehensor est d’origine pauli nienne, voir en particulier dans dans Ph 3, 12-13a :, que j’aie atteint le but ou que je sois déjà parvenu à la perfection; mais je poursuis ma course pour tâcher de le saisir (comprehendam) puisque j’ai été moi-même saisi (comprehensus sum) par le Christ Jésus. Frères, je ne compte pas encore l’avoir saisi (comprehendisse)." Le Christ était " simul viator et comprehensor (à la fois voyageur et compréhenseur), en d’autres termes, il jouissait de la vision béati fique à la cime de son âme et cette vision ne rejaillissait pas sur l’ensemble de son être qui se voulait effectivement solidaire de notre nature humaine. —Lieux parallèles Somme Théologique 3a, Q. 15, a. 10; 3 Sentences dist. 15, Q. 2, a. 1, Q. 3; dist. 18, a. 2; De veritate, Q. 10, a. 11 sol. 3; Q. 26, a. 10, sol. 14, 15; Q. 29, a. 6; Compend. theol., c. 231.

[395] Lieux parallèles Somme Théologique 3a, Q. 48, a. 1; a. 6, sol. 3; De veritate, Q. 26, a. 6, sol. 4.

[396] Lieux parallèles Somme Théologique 3a, Q. 48, a. 6; Q. 49, a. 1.

[397] SAINT JEAN DAMASCÈNE, Defide orthodoxa III, c. 15 (PG 94, 1059 A-1060 A; éd. E. M. Buytaert, p. 239).

[398] Si le Christ nous avait rachetés par le seul mérite de ses souf frances, il n’aurait pas opéré par lui-même notre salut, mais il eût été seulement le motif pour lequel le Père aurait effectué notre rédemption. Le Christ a été cause méritoire en tant qu’homme et cause rédemptrice efficiente en tant que Dieu. D’où aussi l’efficacité universelle de cette cause dont la puissance est infinie comme la nature divine elle-même.

[399] Sur la résurrection du Christ comme cause de notre justifi cation, voir l’article de J-P. TORRELL, " La causalité salvifique de la résurrection du Christ selon saint Thomas", p. 179-208. — Lieux parallèles Somme Théologique 3a, Q. 56, a. 1 et 2; 3 Sen dist. 21, Q. 2, a. 2, sol. 1; 4 Sentences dist. 43, Q. I, a. 2, Q. 1; 4 Contra Gentiles c. 79; De veritate, Q. 29, a. 4, sol. 1; Compend. theol., c. 239; Super Job 19, 25; Ad Rom. 6, 11, lect. 2 (éd. Marietti, n° 491); l Ad Cor. 15, 12, lect. 2 (éd. Marietti, n° 913-915); I Ad Thess. 4, 13 et 15, lect. 2 (éd. Marietti, n° 95 et 98).

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