Mercredi Saint
Semaine Sainte
Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble ! Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi ! Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ?
Psaume 69(68), 8-10, 21-22, 31.33-34
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CMT
R/ In multitúdine misericórdiæ tuæ, Dómine, exáudi me, in témpore benepláciti.
R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi ; c’est l’heure de ta grâce.
C’est pour toi que j’end
ure l’insulte,
que la honte me co
uvre le visage :
je suis un étrang
er pour mes frères,
un inconnu pour les f
ils de ma mère.
L’amour de ta mais
on m’a perdu ;
on t’insulte, et l’insulte ret
ombe sur moi.
L’insulte m’a broy
é le cœur,
le m
al est incurable ; *
j’espérais un seco
urs, mais en vain,
des consolateurs, je n’en ai p
as trouvé.
À mon pain, ils ont mêl
é du poison ;
quand j’avais soif, ils m’ont donn
é du vinaigre.
Mais je louerai le nom de Die
u par un cantique,
je vais le magnifi
er, lui rendre grâce.
Les pauvres l’ont v
u, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vo
us qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur éco
ute les humbles,
il n’oublie pas les si
ens emprisonnés.
Ave, Rex noster : tu solus es miserátus erróres.
Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire !
Salut, ô Christ, notre Roi : toi seul as pris en pitié nos égarements.
Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire !
ou
Ave, Rex noster, Patri obœdiens, ductus ad crucifigéndum, ut agnus mansuétus ad occisiónem.
Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire !
Salut, ô Christ, notre Roi : obéissant au Père, comme l’agneau vers l’abattoir tu te laisses conduire à la croix.
Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire !
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 26, 14-25
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En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? » Il leur dit : « Allez à la ville, chez untel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” » Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.
Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. » Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? » Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! » Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »