Samedi de la 18e semaine
Temps ordinaire – Année paire
Livre d’Habaquc 1, 12-17 ; 2, 1-4
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Seigneur, depuis les temps anciens, n’es-tu pas mon Dieu, mon Saint, toi qui es immortel ? Seigneur, tu as établi les Chaldéens pour exécuter le jugement ; tu en as fait un roc pour exercer le châtiment. Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, tu ne peux supporter la vue de l’oppression. Alors, pourquoi regardes-tu ces perfides, pourquoi restes-tu silencieux quand le méchant engloutit l’homme juste ? Tu traites les hommes comme les poissons de la mer, et comme les reptiles que personne ne domine. Le Chaldéen les pêche tous avec son hameçon, les prend avec son filet, et les recueille dans ses nasses, ce qui le comble de joie et d’allégresse ! Alors il offre des sacrifices à son filet, il fait fumer de l’encens devant ses nasses, car il leur doit une prise abondante et une nourriture copieuse. N’arrêtera-t-il pas de vider son filet, de massacrer sans pitié des nations ?
Je vais me tenir à mon poste de garde, rester debout sur mon rempart, guetter ce que Dieu me dira, et comment il répliquera à mes plaintes.
Alors le Seigneur me répondit : « Tu vas mettre par écrit une vision, clairement, sur des tablettes, pour qu’on puisse la lire couramment. Car c’est encore une vision pour le temps fixé ; elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas. Si elle paraît tarder, attends-la : elle viendra certainement, sans retard. Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite, mais le juste vivra par sa fidélité. »
R/ Non dereliquísti quæréntes te, Dómine.
R/ Jamais tu n’abandonnes, Seigneur, ceux qui te cherchent.
Il siège, le Seigne
ur, à jamais :
pour juger, il afferm
it son trône ;
il juge le m
onde avec justice
et gouverne les pe
uples avec droiture.
Qu’il soit la forter
esse de l’opprimé,
sa forteresse aux he
ures d’angoisse :
ils s’appuieront sur toi, ceux qui conn
aissent ton nom ;
jamais tu n’abandonnes, Seigneur, ce
ux qui te cherchent.
Fêtez le Seigneur qui si
ège dans Sion,
annoncez parmi les pe
uples ses exploits !
Attentif au sang vers
é, il se rappelle,
il n’oublie pas le cr
i des malheureux.
Allelúia.
Salvátor noster Iesus Christus destrúxit mortem, et illuminávit vitam per Evangélium.
Alléluia. Alléluia. Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ; il a fait resplendir la vie par l’Évangile. Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 17, 14-20
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En ce temps-là, un homme s’approcha de Jésus, et tombant à ses genoux, il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup. Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. » Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. » Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri. Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? » Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. »