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[1608] Les Juifs ne l’ont jamais adopté comme châtiment légal. Le cruel Hérode le Grand lui-même n’en a pas fait usage, malgré l’épouvantable exemple qu’avait donné précédemment le roi asmonéen Alexandre Jannée, qui, en un seul jour, avait fait crucifier à Jérusalem huit cents de ses sujets. Cf. Josèphe, Antiquitates judaicæ, XIII, xiv ; Bell, jud., I, iv, 6.

[1609] , Atlas archéologique de la Bible, pl. lxxii, fig. 3, 12.

[1610] Fillion, Atlas archéologique de la Bible, pl. lxxii, fig. 21.

[1611] Cf. Bauer, Das Leben Jesu im Zeitalter der neutestamentlichen Apokryphen, p. 212-213.

[1612] Justin, Dialogus cum Tryphone, 90. CI. Minulius Félix, Oct., xxix. Nous citerons plus bas un texte de saint Justin qui dirime la question.

[1613] Tertullien, Apologia, xvi.

[1614] Saint Maxime de Turin, De cruce Domini, homil. iii.

[1615] Jérôme, Commentarium in Marcum, xi.

[1616] Vigouroux, Dictionnaire de la Bible, t. II, col. 1132 ; , Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, t. I, 2e partie, col. 1575. Sur la laineuse caricature du crucifix, datant du iiie siècle, et découverte à Rome, au Palatin, la croix est surmontée de l’écriteau accoutumé, qui lui donne toute l’apparence d’une crux immissa. Voir Vigouroux, Les Livres saints et la critique rationaliste, 5e éd., t. I, p. 99.

[1617] Sénèque, De ira, i, 16. Cf. Tacite, Ann., iii, 14.

[1618] Cette coutume barbare est mentionnée par Artémidore, Oneirocrit., ii, 56, et par Plutarque, De sera numinis vindicta, 9. Pendant longtemps, on a émis les opinions les plus diverses sur la nature du bois dont la croix était formée. De l’examen scientifique de plusieurs reliques, il résulte que ce bois provenait d’un conifère, et que ce conifère était un pin. Vigouroux, le. V. T. et les découvertes archéologiques, 2e éd., p. 180 ; R ohault de Fleury, Mémoire sur les instruments de la Passion, p. 63.

[1619] Act., xii, 4.

[1620] Méliton de Sardes, Fragm., ix ; Tertullien, Adversus Marcionem, iii, 18-19 ; Adversus Judæos, 10 et 13, etc.

[1621] Gen., xxii, 6.

[1622] Pour les trop rares détails contenus dans les évangiles sur le crucifiement et ses préliminaires, voir Matth., xxvii, 31-34 ; Marc., xv, 20-23 ; Luc., xxiii, 26-32 ; Joan., xix, 16b-17.

[1623] Pour les Juifs, cf. Num., xv, 35-37 ; III Reg., xxi, 13 ; Act., vii, 58. Pour les Romains, , Pro Rabirio, iii, 10 ; Plaute, Miles glor., II, iv, 6.

[1624] Voir les réserves qui ont été faites plus haut sur ce point, p. 437-438.

[1625] Rohault de Fleury, Mémoire sur les instruments de la Passion, p. 280-281. Sur la Via crucis, telle qu’elle existe actuellement à Jérusalem et sur son histoire, voir A. de Piellat, Voie de la captivité et Chemin de la croix à Jérusalem, 3e éd., 1902 ; La Palestine ; Guide historique et pratique, par des professeurs de Notre-Dame de France à Jérusalem, 2e éd., p. 96-116 ; Thurston, S. J., Élude historique sur le Chemin de la Croix, trad. de l’anglais, Paris, 1913.

[1626] Άπ’άγροΰ, disent saint Marc et saint Luc (Vulg., de villa). Ce qui ne signifie nullement qu’il revenait du travail des champs, et que, par suite, ce jour-la ne pouvait pas être celui de Pâque.

[1627] Matth., xxvii, 31 ; Marc., xv, 21 ; Luc., xxiii, 26.

[1628] , Atlas archéologique de la Bible, pl. xvii.

[1629] Josèphe, Contra Apionem, ii, 4 ; Antiquitates judaicæ, XIV, vii, 2. L’historien juif nous apprend que Ptolémée Soter ou Lagos (306-285 av. J.-C). fondateur du royaume d’Égypte après la mort d’Alexandre le Grand, avait établi dans cette contrée 100000 Juifs, auxquels il accorda des privilèges considérables.

[1630] Act., vi, 9. Le livre des Actes, ii, 10, parle aussi des Juifs de Cyrène venus à Jérusalem pour y célébrer les fêtes de la Pentecôte.

[1631] Saint Luc. : έπιλααόμενόί (Vulg., apprehçnderunt).

[1632] Saint Matthieu et saint Marc emploient ici le verbe « γγα εν’ω (Vulfe., angariare), que nous avons déjà rencontré dans le Sermon sur la montagne, Matth., v, 41.

[1633] Φέρουσιν αυτόν. Mais le verbe φέρω a souvent aussi la signification de « conduire » (Vulg., perducunt illum).

[1634] Rom., xiv, 13.

[1635] Saint Paul, au même endroit, salue également la mère de Rufus.

[1636] Ita te forabunt patibulatum per viam stimulis, écrivait Plaute à ce sujet, Most., Ι, i, 53.

[1637] Luc., xxiii, 27-31. On a très justement fait remarquer que ce touchant épisode a sa place toute marquée dans le troisième évangile, où un rôle considérable est attribué à des femmes. Cf. Luc., i, 39-56 ; ii, 36-38 ; vii, 11-15, 47-50 ; viii, 1-3 ; x, 38-42 ; i, 27 ; xiii, 11-16 ; etc. « Dans les évangiles, il n’est pas d’exemple d’une femme manifestant de l’hostilité contre le Christ ». (Plummer, Comment, on the Gospel according to St. Luke, p. 523).

[1638] Tel est le sens du grec έκόπτοντο (Vulg., plangebant).

[1639] Talmud de Babylone, Sanhédrin, 42, 2 : Non planxerunt eduvtum ad supplicium.

[1640] Matth., xxiii, 34-38 ; xxiv, 4-22 ; Marc., xiii, 5-20 ; Luc., xxi, 8-24 ; etc.

[1641] Luc., xi, 27.

[1642] Cf. Os., ix, 14, où la privation d’enfants est regardée comme une malédiction.-.

[1643] La stérilité était regardée généralement alors comme un opprobre. Qu’il suffise de citer ici Luc., i, 25.

[1644] Os., x, 8.

[1645] Apoc., vi, 16.

[1646] Pour la pensée, cf. Prov., xi, 31 ; I Petr., iv, 17-18.

[1647] Pour le premier, voir les pièces intitulées Mors Pilali et Vindicta Salvatoris, dans von Tischendorf, De evangeliorum apocryphorum origine et usu, p. 433 et 459 ; les Acta Sanctorum du mois de février, iii, p. 451-455 ; F. X. Kraus, Real-Encyclopädte der chrisll. Allerlhüiner, t. II, p. 18-19. Pour le second récit, les Acta Pilati B, 10 (Tischendorf, loc. cit, p. 282-284).

[1648] Κρανίου τόπος (Vulg., Calvarite loctix).

[1649] Κρανίον.

[1650] , Catecheses, xiii, 39. Les Arabes donnent le nom de râs à des saillies de montagnes qui leur rappellent l’idée d’une « tête ».

[1651] Commentar. in Matth., xxvii, De même le Vénérable Bède.

[1652] Entre autres par Origène, Homil. in Matth., xxvii, 35 ; par saint Basile, In Isaiam, v ; par saint Athanase, Sermo de ernee et passione ; par Nonnus, Paraphras, in Evang. Joannis, xix, 89-90, et par Ambroise, Expositio in Lucam, x, 114, à qui ce sentiment est loin de déplaire. Voir J. Langen, Die letzten Lebentage, Jesu, p. 369.

[1653] Loc. cit.

[1654] Matth., xxvii, 32 ; cf. xxviii, 11 ; Joan., xix, 20 ; Hebr., xiii, 12.

[1655] , Atlas archéologique de la Bible, pl. xiv et xv.

[1656] Josèphe, De bello judaico, V, iv, 2.

[1657] Entre autres, le théologien américain , Palästina, und die südlich angrenzenden Länder, 1841, t. II, p. 268-275 ; l’Anglais Fergusson, An Essag on the ancient Topographg o/ Jerusalem, 1847 ; le médecin suisse Titus Tobler, Golgatha, seine Kirchen und Klöster, 1851.

[1658] Voir un excellent résumé de ces preuves par le Dr Langen, Die letzten Lebenstage Jesu, p. 363-412 ; et aussi M. de Vogué, Les Églises de la Terre Sainte, 1860, p. 118-232 ; Sir Wilson, Golgotha and the holy Sépulcre, 1906 ; Clermont-Ganneau. L’authenticité du saint Sépulcre, et le remarquable ouvrage des Pères Vincent et Abel, Jérusalem, recherches de topographie, d’archéologie et d’histoire, 1914, t. II, p. 89-300.

[1659] Les PP. Vincent et Abel, op. cit., p. 89.

[1660] Bab. Sanhedr., 48, a.

[1661] Pline, Hist. nat., xiv, 15.

[1662] Dioscorid., i, 77.

[1663] Prov., xxxi, 6-7.

[1664] Ligtfoot, Horae talmud. in Matth, xxvii, 34.

[1665] Marc., xv, 23 : Έσιινιρνιο . μ. ένον oivov (Vulg., myrrhatum vinum).

[1666] Matth., xxvii, 34 : oivov μ. ετά χολής μεμιγμένον (Vulg., vinum cum felte mistum). Divers manuscrits grecs portent même ό’ξος, « vinaigre », au lieu de oEvov. Mais ce doit être une leçon fautive, provenant du Ps. lxviii (hébr., lxix), 22, où nous lisons : « Ils m’ont donné du fiel en nourriture, et dans ma soif ils m’ont abreuvé de vinaigre ».

[1667] E. Preuschen, Grtechiseh-deutsches Handwörterbuch zu den Schriften des Ν. T., p. 1158.

[1668] Matth., xxvii, 35 ; Marc., xv, 24 ; Luc., xxiii, 33 ; Joan., xix, 18.

[1669] Notons, en passant, que les peintres, tout en composant d’admirables chefs-d’œuvre à propos du crucifiement de Notre-Seigneur, ont commis d’assez fréquentes erreurs au point de vue archéologique.

[1670] Artémidore, Oneirocrit., ii, 58.

[1671] Talmud de Babylone, Sanhédrin, vi, 5.

[1672] L’évangile de Nicodème, chap. x, suppose l’existence de ce voile (Brunet, Les évangiles apocryphes, 2e éd., p. 243).

[1673] Suétone, Nero, 49. Ailleurs, Galba, 9, le même auteur parle d’une croix très haute, mais comme d’un fait exceptionnel.

[1674] Les Latins la nommaient aussi sedile, siège.

[1675] Justin, Dialogus cum Tryphone, 91, saint Irénée, Adv. ht/et., ii, 42, et Tertullien, Λάυ. Marc, iii, 18, le signalent expressément. Le texte de saint Justin mérite une citation expresse, parce qu’il démontre jusqu’à l’évidence que, d’après ce saint docteur, qui vivait dans la première moitié du second siècle (103-168) et qui était originaire de Palestine, la croix du Sauveur fut vraiment la croix latine. « C’est un bois droit, dit-il, dont la partie supérieure s’élève en corne, quand un autre bois lui est adapté ; de chaque côté, deux autres cornes, formant les extrémités, semblent jointes à la première. Au milieu est placée une saillie qui ressemble aussi à une corne, destinée a servir de siège aux crucifiés ».

[1676] Pline, Hist. nat., xxviii, 4 ; Lucain, vi, 543 et 547. De là venait l’expression cruci inequitare.

[1677] Sénèque, Epistulae morales ad Lucilium, ci ; Tertullien, Adv. nation., i, 12.

[1678] « On conserve à Notre-Dame de Paris un clou de la passion, qui a 9 cm de longueur…Dans la basilique de Sainte-Croix de Jérusalem, à Rome, on voit un autre clou qui a 12 cm de long et 8,5 mm de grosseur à sa plus grande dimension… La cathédrale de Trêves conserve un clou de forme semblable, qu’on dit avoir été donné par Sainte Hélène à l’évêque de cette ville ». Vigouroux, Le Nouv. Test, et les découvertes archéologiques modernes, 2e éd., p. 182-183. Cf. F. X. Kraus, Der heilige Nagel zu Trier, p. 105-173 ; , Atlas archéologique de la Bible, pl. lxxi.

[1679] Cf. Bauer, Das Leben Jesu im Zeitalter der neutestamentlichen Apokryphen, p. 216-217. Citons en particulier parmi les Pères les plus anciens, Justin, Dialogus cum Tryphone, 97, 98, 104, et Apol. i, 35 ; Tertullien, Adv. Marc, iii, 19 et iv, 42.

[1680] Ps., xxi (hébr., xxii), 17.

[1681] Luc., xxiv, 39-40.

[1682] Le texte suivant de Plaute, Mostell., II, i, 13, démontre aussi de la façon la plus évidente que l’ancienne coutume était de clouer aussi bien les pieds que les mains des crucifiés : Ego dabo ei tatentum, primus qui in crucem excurrerit ; sed ea lege ut affigantur bis pedes bis brachia. L’extraordinaire de la demande consiste ici en ce qu’on voudrait que chaque membre soit percé de deux clous.

[1683] , Sermo de Passione.

[1684] Ambroise, De obitu Theodos., 47 et 49.

[1685] Augustin, Tractat, in Joan., xxxvi, 4.

[1686] , Historia Ecclesiastica, ii, 8.

[1687] , Historia Ecclesiastica, i, 17.

[1688] Origène, Hom. in Matth., in h. loc. Cf. Tertullien, Adversus Judæos, xiii.

[1689] Oracles Sibyllins, i, 372-373.

[1690] Évangile de Nicodème, Chap. x (Brunet, op. cit.

[1691] Voir la p. 466.

[1692] On le nommait pour ce motit : servile supplicium (, Philippicæ orationes, i, 2).

[1693] , In Verrem, v, 64.

[1694] Bossuet, Sermon pour la fête de l’Exaltation de la sainte Croix, Œuvres, éd. de Versailles, t. IV, p. 331 et 341.

[1695] , Fragm. xvi.

[1696] Sénèque, Epistulae morales ad Lucilium, ci ; Pétrone, Sat., iii, 6 ; Eusèbe, Historia Ecclesiastica, viii, 8.

[1697] , op. cit., p. 331.

[1698] Mgr , Jésus-Christ, 2e éd., p. 548.

[1699] Matth., xxvii, 46 ; Marc., xv, 34.

[1700] Luc., xxiii, 33, 44, 45 ; Joan., xix, 26-28, 33.

[1701] Cette première parole du Christ en croix est omise par quelques manuscrits grecs, par le syriaque sinaïtique, la version copte et divers manuscrits de l’Itala ; mais on la trouve dans la grande masse des autres documents anciens. Tatien l’avait insérée dans son Dialessaron ; saint Irénée la cite aussi. Son authenticité est admise par plusieurs des néo-critiques les plus difficiles à convaincre en pareil cas (Pfleiderer, O. Holtzmann, W. Bauer, etc.).

[1702] Act., iii, 17 ; xiii, 27. Cf. I Tim., i, 13.

[1703] Matth., xxvii, 35 ; Marc., xv, 24 ; Luc., xxiii, 24b ; Joan., xix, 23-24. Le récit de saint Jean est ici le plus complet.

[1704] Keim, Gesch. Jesu, t. III, p. 421.

[1705] Le Ps. xxii de la Bible hébraïque, verset 19. D’après la Vulgate et divers manuscrits grecs, saint Matthieu citerait aussi cet oracle (Matth., xxvii, 35b ; mais on regarde assez généralement la citation comme apocryphe, car elle est omise par les meilleurs documents anciens.

[1706] Pétrone, SaL, iii, 6 ; Plutarque, Vitæ parallelæ, Cicero, 38.

[1707] Josèphe raconte, Vita, 75, qu’un de ses amis fut délivré de cette manière et rendu à la vie. Deux autres moururent des suites du crucifiement.

[1708] Matth., xxvii, 36-37 ; Marc., xv, 26 ; Luc., xxiii, 28 ; Joan., xix, 19-22. Saint Jean a, ici encore, des particularités intéressantes.

[1709] Suétone, Domit., 10 ; Eusèbe, Historia Ecclesiastica, v, 2. Le nom technique de cet écritcau était titulus (de là le mot grec τίτλος, employé par saint Jean). Il était quelquefois suspendu au cou du condamné, lorsqu’on le conduisait au lieu du supplice (Suétone, Calig., 32). Voir Fillion, Atlas archéologique de la Bible, pl. lxxi, fig. 11.

[1710] D’après saint Matthieu : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs » ; d’après saint Marc : « Le roi des Juifs » ; d’après saint Luc : « Celui-ci est le roi des Juifs ».

[1711] Ληστα ; (latrones dé la Vulgate correspond plutôt au grec κλεπταί, voleurs »). Saint Luc emploie le substantif ζ. ακοΰργοι, « malfaiteurs ». Cf. Matth., xxvii, 38 ; Marc., xv, 27-28 ; Luc., xxiii, 33b ; Joan., xix, 18.

[1712] Josèphe, Antiquitates judaicæ, XVI, x, 8 ; XX, viii, 10 ; De bello judaico, II, xii-xiii.

[1713] Is., liii, 12. Il n’est toutefois pas certain que saint Marc ait réellement cité ce texte, qui est omis par de très importants manuscrits grecs. Jésus se l’est du moins appliqué d’après Luc., xxii, 37. Cf. Act., viii, 32-33.

[1714] Matth., xxvii, 39-44 ; Marc., xv, 29-32 ; Luc., xxiii, 35-39a.

[1715] Tacite, Annal., i, 32 ; Lucien, De morie Peregr., 34 ; Sénêque, De ira, i, 16 ; Josèphe, Antiquitates judaicæ, IV, viii, 24 ; XX, vi, 3.

[1716] Dans le grec : οΰα (Vulg., "ail) ; interjection qui exprime ici un sentiment d’admiration ironique. Cf. Epictète, iii, 23-24.

[1717] Act., vi, 7.

[1718] Plaute, Miles glor., III, ii, 25 ; Trucul., II, vii, 48. C’était aussi, chez les anciens Juifs, la boisson des ouvriers qui travaillaicnt dans les champs (Ruth, ii, 14).

[1719] Saint Matthieu et saint Marc le disent formellement. D’après le récit de saint Luc, un seul des bandits aurait pris part aux insultes. Origène, saint Jérôme, saint Jean Chrysostome, etc., dans leurs commentaires sur ce passage, établissent l’harmonie entre les narrateurs, en disant que, tout d’abord, les deux larrons injurièrent Notre-Seigneur, mais que, bientôt, l’un d’eux revint à de meilleurs sentiments. Nous nous rallions à cette opinion. On peut dire aussi avec Augustin, De consensu Evangelistarum, iii, 16, et d’autres interprètes, que saint Matthieu et saint Marc généralisent, parce qu’ils ne voulaient raconter qu’une partie de la scène. Nous devons à saint Luc le touchant épisode du bon larron. Cf. Matth., xxvii, 44 ; Marc., xv, 32b) ; Luc., xxiii, 39-43.

[1720] D’après le grec : ούδεν άτοπον. À la lettre, rien d’inconvenant ; à plus forte raison, rien qui mérite la mort.

[1721] On lit Ίήσού, au lieu de Κύριε, dans d’important manuscrits et dans plusieurs versions anciennes.

[1722] Tel est le vrai sens du texte grec, où on lit : έν τη βασιλεία σου, au datif (in regno tuo, et non pas in rcrfmun tiium, comme traduit la Vulgate). Il ne s’agit donc pas directement du ciel, mais du retour de Jésus sur la terre pour fonder son royaume. Cf. Matth., xxv, 31.

[1723] Sermo ccxxxiv, 2.

[1724] Le mot « paradis » est d’origine persane. Sa signification primitive était : jardin en forme de parc. C’est en ce sens que les Septantes l’ont employé dans leur traduction de Gen., ii, 8, 15, et iii, 23, pour désigner lé paradis terrestre, le ijt’in lùlt’n de la Bible hébraïque. Partant de là, les Juifs en vinrent peu à peu à donner ce nom au lieu où résidaient les âmeses des justes en attendant le bonheur du ciel.

[1725] Le bonus latro a le grand honneur d’être inscrit au catalogue des Saints (dans le Martyrologe romain, le 25 mars). Sur les noms et les antécédents des deux larrons, voir des détails légendaires dans Brunet, les évangiles apocryphes, 2e éd., p. 77, 78, 102, 243 ; llofmaim, Leben Jesu nach den Apokryphen, p. 176-179 ; Tischendorl, Evangelia apoerypha, p. 339, 341. Les noms varient beaucoup ; les plus fréquents sont ceux de Dismas pour le bon larron, qui aurait été crucifié à la droite du Sauveur, et de Gostas pour le mauvais larron, crucifié à gauche.

[1726] Joan., xix, 25-27.

[1727] D’assez nombreux exégétes supposent que la sœur de la sainte Vierge et la femme de Cléophas auraient été deux personnes distinctes. Nous croyons qu’il est plus conforme au texte évangélique et à la tradition de les identifier. Voir les commentaires.

[1728] Matth., xxvii, 56 ; Marc., xv, 40.

[1729] Luc., ii, 34-35.

[1730] Sur l’emploi de cette expression, voir le t. II, p. 77.

[1731] Bossuet développe éloquemment ces pensées dans son Panégyrique de saint Jean, IIe partie (Œuvres, éd. de Versailles, t. XVI, p. 564-572). En commentant ces paroles du Sauveur, les maîtres de la vie spirituelle aiment à dire que l’apôtre saint Jean représentait alors tous les chrétiens, qui sont ainsi devenus nu Calvaire les entants de Marie d’une manière mystique.

[1732] Et ; τα ίδια (Vulg., in sua).

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