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[1411] On en a plus d’une fois entrepris la révision, au point dé vue, soit de la jurisprudence générale, soit de la législation juive en particulier. Plusieurs écrivains juifs (entre autres. J. Salvador, histoire des institutions de Moise et du peuple hébreu, 3e éd., 1882, t. I, p. 383-393 ; Saalschütz, Mosaisehes Recht, 1853, t. II, p. 623-626 ; F. Cohen, Les Déicides, 2e éd., 1864, p. 123-138), ont eu la hardiesse de prétendre que la condamnation avait été légitime dans ses motifs et dans sa forme. D’autres Israélites, tels que l’historien Jost, Geschichte des Judenthums, t. I, p. 402-409, et le rabbin Edersheim, devenu chrétien, Life and Times </of Jesus, t. II, p. 532-535, ont lancé à juste, titre, contre Caïphe et ses assesseurs, l’épithète de meurtriers. Sous le rapport de la jurisprudence générale ou judaïque, voir M. Dupin, Jésus devant Caïphe et Pilate, 1829 (un peu superficiel) ; les abbés Lémann, Valeur de l'assemblée qui prononça la peine de mort contre Jésus-Christ, 1876 ; A. T. Inners (avocat), The Trial of Jesus Christ, a legal Monograph, 1899 ; G. Rosadi, Il processo dl Gesu, 4e éd., 1908.

[1412] , Atlas géographique de la Bible, pl. xiv-xv ; A. de Piellat, Voie de la captivité et chemin de la Croix à Jérusalem, 3e éd., 1902.

[1413] , Sacred Sites of the Gospels, p. 80.

[1414] Joan., xvii, 12-14.

[1415] Shürer Geschiçlite des iüd. Volkes, 8e éd., t. II, p. 217-218.

[1416] Voir F. Vlgoüroux, Le Nouveau Testament et les découvertes archêolo-giques, 2e éd., p. 174.

[1417] Joan., xviii, 24.

[1418] Joan., xviii, 13-14. Cf. xi, 49, 51 et xviii, 24.

[1419] Pour plus de détails nous renvoyons aux commentaires. Voir aussi Langen, Die. letzten Lebenstage Jesu, p. 234-238. Le Dr Zahn, Das Evangelium des Johannes ausgelegt, p. 613-614, admet une opinion intermédiaire. La séance dont parle saint Jean aurait eu l’appartement d’Anne pour théâtre ; mais c’est Caïphe qui l’aurait réellement présidée et dirigée.

[1420] Luc., iii, 2 (t. II, p. 26).

[1421] Joan., xi, 49.

[1422] Josèphe, Antiquitates judaicæ, XVIII, ii, 2 ; iv, 3.

[1423] Joan., xviii, 19-23.

[1424] Le livre des Actes (Act., xxiii, 2) raconte une scène analogue de la vie de saint Paul ;

[1425] Matth., xxvi, 59-66 ; Marc., xiv, 55-64.

[1426] Marc., x, 33.

[1427] Cela ressort d’un renseignement que saint Marc nous fournira plus loin (Marc., xiv, 66), en disant que Pierre « était dans la cour, en bas ».

[1428] Seiden, Oc synedrio, p. 663-665 ; Lémann, Valeur de l'assemblée…, p. 6-10 ; L, Cl. Fillion, Allas archéologique de la Bible, pl. lxxi, fig. 15.

[1429] Matth., xxvi, 59, le dit expressément : « Les princes des prêtres et tout le sanhédrin cherchaient un faux témoignage contre Jésus, pour le faire mourir ».

[1430] Sanhetlr., v, 2. Cf. Num., xxxv, 30 ; Deut., xiv, 15 ; xvii, 6.

[1431] Νum., xxxv, 31 ; Deut., xvii, 6 ; xix, 15.

[1432] Marc., xiv, 58. D’après saint Matthieu (Matth., xxvi, 61) : Je puis détruire ce temple et le rebâtir après trois jours. »

[1433] Jer., xxvi, 6-19.

[1434] Joan., ii, 19 (t. II, p. 85).

[1435] Act., vi, 13-14.

[1436] Matth., xxvi, 62 ; Marc., xiv, 60.

[1437] I Petr., ii, 21-23. Cf. Is., liii, 7 ; Act., viii, 32-34.

[1438] Cette épithète louangeuse était souvent associée au nom divin, par un sentiment de respect.

[1439] Hénoch, X, v, 2 ; IV Esdras, vii, 28-29 ; xiv, 9.

[1440] Matth., xvi, 16.

[1441] Dan., vii, 13-14.

[1442] Matth., άπ’αρτι (Vulg., amodo) ; saint Luc : άπατου vv’v (Vulg., ex hoc).

[1443] Matth., xxiv, 27-31, et les passages parallèles de saint Marc et de saint Luc.

[1444] Ce geste est mentionné à plusieurs reprises dans les écrits de l’Ancien Testament : Lev., xxi, 10 ; IV Reg., xviii, 37 ; Jud., xiv, 17 ; Is., xxxvii, 1 ; Jer., xxxvi, 24 ; Joel, ii, 13. Pour la réglementation instituée par les rabbins, voir , Lexicon talmudicum, p. 2146 ; Otho, Lexicon rabbinic, aux mots « Blasphemus, Laceratio ».

[1445] Lev., x, 6 ; xxi, 10.

[1446] Saint Matthieu et saint Marc emploient très exactement le pluriel (-à ίματία, τους χιτώνας), car, d’après les rabbins, ce n’est pas seulement la tunique supérieure qu’on devait déchirer, mais tous les vêtements, la chemise seule exceptée. Les riches portaient habituellement plusieurs tuniques superposées.

[1447] Réville, Jésus de Nazareth, t. II, p. 390.

[1448] Matth., xxvi, 69-75 ; Marc., xiv, 66-71 ; Luc., xxii, 56-62 ; Joan., xviii, 15-18, 25-27. Ainsi qu’il arrive souvent, les narrations de saint Matthieu et de saint Marc se suivent de très près ; celles de saint Luc et de saint Jean sont plus indépendantes.

[1449] , Passion de N.-S. Jésus-Christ, p. 186. Déjà Bengel avait établi cette importante distinction dans son Gnomon Nοvi Testamenti (Tubingue, 1742), p. 154 : Abnegatio ad plures plurium interrogationes, facta uno paroxysmo, pro una numeratur.

[1450] Voir Fillion, Évangile selon saint Jean, p. 335.

[1451] Joan., xviii, 15-16.

[1452] L. Cl. Fillion, op. cit., p. 330-331.

[1453] Joan., xix, 27.

[1454] Aux temps anciens, en Judée comme ailleurs, cette fonction était souvent confiée à des femmes. Cf. II Reg., iv, 6, d’après les Septante ; Act., xii, 13 ; Josèphe, Antiquitates judaicæ, VII, ii, 1 ; Plaute, Curculio, I, i, 76.

[1455] Marc., xiv, 67 : έμβλέψασα (Vulg., aspiciens).

[1456] Matth., xxvi, 58.

[1457] Dans le second évangile, l’emploi de l’imparfait, ήρνεϊτο, marque un acte prolongé, réitéré.

[1458] Tome I, p. 108. Voir aussi , Grammatik des jüdisch-palästinischen Aramäisch, p. 4-5, 42-44 ; , La Géographie du Talmud, p. 184-185.

[1459] Il est probable qu’il n’avait pas remarqué le premier.

[1460] ’EvefÛé’I/sv (Vulg., respexil). Nous devons à saint Luc ce touchant incident.

[1461] Sur l’expression assez obscure έτιοαλων έ’-/.) αυσ£ (Vulg., cœpit flerr), et les différentes explications qu’on en a données, voir Fillion, Évangile selon saint Marc, p. 208. La Vulgate fournit un excellent sens.

[1462] Matth., xxvi, 67-68 ; Marc., xiv, 65 ; Luc., xxii, 63-65.

[1463] Is., i, 6-7.

[1464] Luc., xxii, 66-71.

[1465] Matth., xxvii, 1-2 ; Marc., xv, 1.

[1466] Allusion aux nombreuses dépositions qui avaient été entendues pendant la séance de nuit.

[1467] Nous n’essayerons pas de relever en détail les irrégularités qui furent commises par le sanhédrin, durant le procès religieux du Sauveur, pour la bonne raison que nous ne connaissons qu’imparfaitement les formes juridiques alors en vigueur chez les Juifs. Le Talmud, il est vrai, fournit sur ce point des renseignements assez précis, mais qui sont en général de date trop incertaine, pour que nous puissions en faire un usage scientifique.

[1468] <a>36</a>. Matth., xxvii, 2 ; Marc., xv, 1 ; Luc., xxiii, 1 ; Joan., xviii, 28.

[1469] Saint Luc : « Toute leur multitude ». Mais il ne faut pas trop presser cette locution.

[1470] Marc., x, 33. Cf. Matth., xx, 18-19 ; Luc., xviii, 32.

[1471] Matth., xxvii, 1 ; Marc., xv, 1 ; Luc., xxii, 66 ; Joan., xviii, 28.

[1472] Sénèque, De ira, ii, 7 : Tot millia prima luce ad forum properantia.

[1473] Joan., xviii, 3.

[1474] Talmud de Babylone, Sanhédrin, i, 1, et ii, 7.

[1475] Voir le t. I, p. 130-131.

[1476] , Geschichte des Jüdischen Volkes im Zeitalter Jesu Christi, 4e éd., t. II, p. 261.

[1477] , Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, t. VII, p. 640.

[1478] Josèphe, Antiquitates judaicæ, XV, xi, 4 ; XVIII, iv, 3 ; De bello judaico, I, xxi, 1 ; V, iv, 2 et v, 8.

[1479] Josèphe, De bello judaico, V, iv, 4. Cf. Keim, Geschichte Jesu von Nazara, t. IV, p. 360-361.

[1480] Josèphe, De bello judaico, II, xiv, 8 ; xv, 1 et 5 ; V, v, 8 ; , Legatio ad Caium, 38 et 39.

[1481] Sur cette difficile question, voir Belser, De Geschichte des Leidens…, p. 333-334 ; , La Palestine…, 2e éd., p. 97-100, 106-114 ; le P. Barnabé, Le prétoire de Pilate la forteresse Antonia,1902 ; le P. Zanecchia, . La Palestine d’aujourd’hui, t. II, p. 349-359 ; L’excellent article de M. Legendre dans Vigouroux, Dictionnaire de la Bible, t. V, col. 622-639 (au mot « Prétoire » > ; Fillion, Atlas géographique de la Bible, pl. xiv.

[1482] Pour la première partie, voir la p. 416.

[1483] Saint Matthieu est le seul des évangélistes qui ait raconté cette scène (Matth., xxvii, 3-10).

[1484] Nous avons signale plus haut les tentatives qui ont été faites en divers sens pour disculper plus ou moins le traître (t. II, p. 558-561).

[1485] Déjà par Tacite, Annal., xiv, 10, en un beau langage : Perfecto demum scelere, magnitudo ejus intellecta est.

[1486] L’évangéliste exprime très bien cette nuance, en employant, non pas le verbe ν. ζτχ ) α^η>, . qui marque, le vrai repentir, un. changement moral, mais μ-ταμέλομαι, qui n’indique qu’une modification de la pensée du sentiment.

[1487] Fillion, Atlas archéologique de la Bible, pl. xcix.

[1488] Dans le grec : èv x& ναώ : locution qui peut désigner le Saint (t. I, p. 162).

[1489] Page 183. Voir , Atlas géographique de la Bible, pl. xiv.

[1490] Act., i, 18.

[1491] Deut., xxiii, 13. Voir aussi le Talmud de Babylone, Sanhédrin, fol. 1, 2.

[1492] Matth., xxiii, 24.

[1493] Exactement : Hakal demâ. Cf , Grammatik des jüdisch-palästinischen Aramäisch, 2e éd., p. 212.

[1494] , Syrie, Palestine…, p. 321 ; , La Palestine…, 2e éd., p. 206 ; , Palästina, und die südlich angrenzenden Länder, t. II, p. 178-180.

[1495] Jer., xviii, 2-3 ; xxxii, 6-15.

[1496] Zach., xi, 13. Celle-ci à de beaucoup la part principale. Sur la difficulté qui résulte de l’application de l’oracle à Jérémie par l’évangéliste, voir L.-Cl>. Fillion, L’évangile de saint Matthieu, p. 533-534. Le fait n’a d’ailleurs aucune gravité.

[1497] Act., x, 28 ; xi, 2-3 ; le traité talmudique Ohel, xviii, 7 ; Schürrer, Geschichte des Jud. Volkes, 4e éd., t. II, p. 69-70.

[1498] Pages 335, 338. Voir aussi L.-Cl. Fillion, L’évangile de saint Jean, p. 336.

[1499] Procurator et non praeses, comme dit la Vulgate ; en grec επίτροπος, plutôt que ήγεμών.

[1500] , Legatio ad Caium, xxxviii.

[1501] Voir Vigouroux, Dictionnaire de la Bible, t. V, col. 430-431. Saint Luc (Luc., xiii, 1) nous a fait connaître on quelques mots un de ces épisodes tragiques.

[1502] Ann., xv, 44.

[1503] Page 435.

[1504] Matth., xxvii, 11-14 ; Marc., xv, 2-5 ; Luc., xxiii, 2-5 ; Joan., xviii, 29-38.

[1505] Nous en avons plusieurs exemples au livre des Actes : Act., xvii, 6 ; xvii, 12 ; xxv, 6. Cf. Josèphe, De bello judaico, II, ix, 3, et xiv, 8.

[1506] Sermo ii in Passion.

[1507] L’évangile de Marcion, d’après saint Epiphane, Hær., xlii, et le Codex Colberti in Luc, xxiii, 5, ajoutent deux autres accusations : Subvertentem legem et prophetas, et filios nostros et uxores avertit a nobis. Ce dernier avait vait allusion à la sympathie que les enfants et leurs mères témoignaient à Jésus. Toute cette addition est apocryphe, bien entendu.

[1508] Matth., xxii, 15-22 ; Marc., xii, 14-19 ; Luc., xx, 20-26.

[1509] Joan., vi, 14-15.

[1510] Σϋ ει ό βχσιλεύ ; των Ιουδαίων ; Tu es rex Judœorum ? <  Toi, es-tu le roi des Juifs ? »

[1511] C’est-à-dire ses représentants officiels, les membres du sanhédrin.

[1512] Le pronom est de nouveau très accentué dans le grec, et renvoyé cette fois à la fin de la phrase : Ούκοϋν βασιλεύς ει σύ.

[1513] Les formules, « Tu l’as dit, Vous le dites, Tu le dis », que Jésus employa d’après Matth., xxvi, 64, et Luc., xxiii, 70, pour répondre soit aux questions de Caïphe et du sanhédrin relatives à sa dignité messianique, soit, d’après les trois synoptiques (Matth., xxvii, 11 ; Marc., xv, 2 ; Luc., xxiii, 3), à celle de Pilate au sujet de son caractère royal, ont été parfois regardées, bien à tort, comme une négation indirecte, qui correspondrait aux phrases : C’est toi qui le dis, c’est vous qui le dites, non pas moi. Leur signification nettement affirmative ressort, d’une part du récit de saint Marc., xiv, 62, d’après lequel Jésus répondit catégoriquement à Caïphe : « Je le suis » ; d’autre part, du récit de saint Jean (Joan., xviii, 36), où le Sauveur reconnaît positivement aussi qu’il est roi, quoique dans un sens tout spirituel. Le Talmud contient quelques exemples de l’emploi de cette même formule (, Die Worte Jesu, p. 253). On la regarde à peu près généralement, et à juste titre, comme une affirmation pure et simple.

[1514] Sur cette signification, voir Joan., ix, 39 ; xi, 27 ; xvi, 28.

[1515] I Tim., vi, 13.

[1516] Réville, Jésus de Nazareth, t. II, p. 374.

[1517] Luc., xxiii, 4 ; Joan., xviii, 38.

[1518] Le mot grec έπίσχυον exprime énergiquement cette idée. Il est, de plus, à l’imparfait de la durée.

[1519] Il est possible que ce nom désigne ici la Palestine entière, comme en d’autres endroits des écrits de saint Luc (Luc., i, 5 ; vii, 17 ; Act., ii, 9 ; x, 37 ; xi, 1, 29) ; mais il peut aussi ne désigner que la Judée proprement dite (Luc., ii, 4 ; Act., i, 8 ; viii, 1).

[1520] Matth., xxvii, 13 ; Marc., xv, 6.

[1521] Matth., xxvii, 14.

[1522] Nous devons à saint Luc (Luc., xxiii, 6-12) cet intéressant épisode de la Passion.

[1523] Josèphe, Antiquitates judaicæ, XX, viii, 11 ; Bell, jud., III, xiv, 3 et xvii, 6.

[1524] ’i. ΊΙν… Οέλων (Vulg., erat… cupiens) : tournure qui exprime des désirs ardents et persévérants.

[1525] Matth., xiv, 1-2 ; Marc., vi, 14-16 ; Luc., ix, 7-9.

[1526] Le langage du narrateur est encore très expressif : έπηρώτα èv λίγοι ; Ικανοί « (Vulg., interrogabat multis sermonibus).

[1527] Saint Luc souligne aussi ce fait : « Ils se tenaient là, l’accusant âprement ».

[1528] On lit dans le texte grec : έσθήτα λαμ. πράν. On discute sur le sens qu’il faut donner ici à l’adjectif λαμπράν, que la Vulgate traduit par alba, « blanc », mais qui, étymologiquement, désigne plutôt la splendeur que la couleur. Nous savons cependant que les grands personnages de Rome et de Judée se revêtaient parfois de blanc, pour des cérémonies d’apparat. Cf. Tacite, Hist., ii, 89 ; Josèphe, Antiquitates judaicæ., VIII, vii, 3 ; XIX, viii, 2 ; Bell, jud., II, i, 2. La traduction de la Vulgate n’a donc rien d’invraisemblable.

[1529] On ne lit cette petite allocution que dans le troisième évangile : Luc., xxiii, 14-16.

[1530] L’épisode qui suit est raconté par les quatre évangélistes, quoique très brièvement par saint Jean. Cf. Matth., xxvii, 15-23 ; Marc., xv, 6-14 ; Luc., xxiii, 17-23 ; Joan., xviii, 39-40.

[1531] Quelques auteurs ont supposé que ce droit de grâce avait été accordé aux Juifs par les Romains après la conquête. Mais ce sentiment a contre lui une parole de Pilate lui-même, telle que la cite saint Jean (Joan., xviii, 39) : « Vous avez une coutume d’après laquelle je dois vous délivrer un prisonnier… »

[1532] Il est assez difficile de dire si l’initiative vint des Juifs ou de Pilate. Saint Marc et saint Luc paraissent favoriser le premier sentiment ; saint Matthieu et saint Jean, le second.

[1533] Fillion, Atlas archéologique de la Bible, pl. lxxi, fig. 9.

[1534] Matth., xxvii, 19.

[1535] Tacite, Annal, iii, 33-34.

[1536] , Historia Ecclesiastica, i, 30.

[1537] On est étonné de voir que plusieurs anciens docteurs (entre autres saint Ignace d’Antioche, Ad Philipp., v. le vénérable Bède, saint Bernard), attribuent ce songe au démon. Satan, disent-ils, aurait voulu, en suscitant à Jésus de vives et puissantes sympathies, empêcher l’œuvre de la rédemption de s’accomplir entièrement.

[1538] De bello judaico, II, xx, 2. Cf. Act., xiii, 50.

[1539] Voir le t. I, p. 154-155.

[1540] Thilo, Codex apocryphe Novi Testamenti, p. 520 ; Brunet, Les évangiles apocryphes, 2e éd., p. 234, 275.

[1541] Hom. in Matth., t. XXXV. Le ménologe grec va jusqu’à placer Claudia Procula au nombre des Saints.

[1542] Ambroise, Expositio in Lucam, Iib. X, 100.

[1543] Saint Jean emploie ici le verbe έκραύγασαν, qui désigne des cris sauvages.

[1544] Homil. in Μatth., in h. Ioc.

[1545] Act., iii, 14-15.

[1546] C’est une autre des précieuses particularités de son évangile (Matth., xxvii, 24-25).

[1547] C’est-à-dire : Cela vous regarde, c’est votre affaire. Les princes des prêtres avaient répondu à Judas par une formule semblable (Matth., xxvii, 4).

[1548] On lui a attribué une origine juive, d’après Deut., xxi, 1-9 ; mais les Romains avaient aussi des lustrationes expiatoriœ ; sans compter que Pilate a pu employer de son propre mouvement ce symbole naturel.

[1549] Mgr Pie, Mandement du 12 février 1861. Sans rien enlever de son mérite à cette page éloquente, nous devons dire que, si le nom de Pilate a été inséré dans le symbole des apôtres, c’est avant tout pour fixer la date de la mort du Sauveur.

[1550] , The Life and Times of Jesus the Messiah, t. II, p. 576.

[1551] De bello judaico, II, vi, 25.

[1552] Luc., xxiii, 16 et 22.

[1553] Matth., xxvii, 26 ; Marc., xv, 15 ; Luc., xxiii, 25 ; Joan., xix, 1.

[1554] , In Verrem, v.

[1555] , Pro Flacco, x.

[1556] Voir aussi Aulu-Gelle, Nocles atticae, x, 3 ; Suétone, Caligula, 26 ; les Actes des martyrs, passim ; Keim, Geschichte Jesu von Nazara, t. IV, p. 390-392.

[1557] Tite-Live : Alios verberatos cruci affixit ; , Historiarum Philippicarum, xxi, 4 ; Corpus verberibus lacerum in cruce figitur ; Lucain, Pisc., 2 ; Josèphe, De bello judaico, II, xiv, 9 ; Jérôme, Commentarium in Matthæum, in h. loc.

[1558] Luc., xxiii, 16, ποαδεύσας (Vulg., emendatum).

[1559] On vénère à Rome, dans l’église de Saint-Praxéde, celle a laquelle on croit que lut lié Notre-Seigneur. Elle est mentionnée dès l’année 333 (PL, t. VIII, col. 791). Jérôme rapporte, Epist., cviii, 9 ; qu’on la montra à sainte Paule dans le portique de l’église de Sion. Cf. Rohault de’ Fleury, Mémoire sur les instruments de la Passion, 1870, p. 266.

[1560] Horribile flagellum, , Satiræ, I, iii, 119.

[1561] Fillion, Atlas archéologique de la Bible, pl. lxxii, fig. 8, 9, 11.

[1562] , In Verrem, v, 54 : « Pro mortuo sublatus brevi postea mortuus ».

[1563] Tite Live, xxviii, 16 ; Suétone, Caligula, 20 ; Josèphe, De bello judaico, VI, v, 3.

[1564] Elles dataient des années 195 et 123 avant Jésus-Christ.

[1565] Luc., xviii, 32. Cf. Matth., xx, 19 ; Marc., x, 34.

[1566] Matth., xxvii, 27-30 ; Marc., xv, 16-19 ; Joan., xix, 2-3. Saint Luc l’a passée sous silence.

[1567] Rappelons qu’une cohorte formait la dixième partie de la légion, qui était composée elle-même de 6000 hommes lorsqu’elle était au complet. Mais il n’est pas nécessaire de prendre absolument à la lettre l’expression « toute la cohorte » employée ici par saint Matthieu et par saint Marc ; du moins elle ne signifie pas que tous ceux qui la composaient prirent une part active aux insultes, beaucoup d’entre eux jouèrent seulement le rôle de spectateurs.

[1568] Saint Matthieu : χλαμύδα /. οκ/. ίνην. La chlamyde était un manteau de laine grossière, teinte en rouge (Pline, Hist, nat., xxii, 2, 3), que les soldats romains portaient par-dessus leur armure. Sa forme était carrée ou rectangulaire. Une broche ou une boucle la fixait soit sur l’épaule gauche, soit au-dessous du cou. Voir Fillion, Atlas archéologique de la Bible, pl. ii, fig. 7 ; Rohault de Fleury. op. cit., p. 202-204. D’après saint Marc et saint Jean, le manteau aurait été de couleur pourpre (πορφύραν). Cela revient au même, comme on le voit par un texte d’ (Satiræ, II, vi, 102-103), où le même vêtement, après avoir été désigné comme vestis rubro cocco tincta, l’est immédiatement après comme purpurea vestis.

[1569] , The Natural History of the Bible, p. 43 ; Fillion, Atlas d’histoire naturelle de la Bible, pl. xxxv, fig. 7 ; pl. xxxvii, fig. 3.

[1570] Nous tenons ce détail de Justin, Apologia, i, 35.

[1571] Macrobe, Sat., II, iv, 29.

[1572] Ann., xv, 44. Voir aussi , Historia Romana, iv.

[1573] Joan., xix, 4-7.

[1574] Joan., xviii, 31.

[1575] Joan., xix, 8-11.

[1576] Joan., xix, 12-16a.

[1577] L’imparfait « il cherchait » dénote des essais réitérés, prolongés.

[1578] Les meilleurs manuscrits grecs ont encore έκοαύγαζον.

[1579] Tacite, Annal., iii, 38 ; Suétone, Tiber., 58.

[1580] Les mosaïques étaient alors fréquentes dans les riches maisons grecques et romaines. Il y en avait aussi dans les cours du temple, d’après Josèphe, Antiquitates judaicæ, V, ii, 2 ; De bello judaico, VI, i, 8.

[1581] Sur cette signification du mot grec παρασκευή (Vulg., parasceve), voir, la page 338.

[1582] Marc., xv, 25.

[1583] Tractât, in Joan., xix, 14 : Magna disceptatio solet oboriri.

[1584] Voir les commentaires (entre autres Fillion, Évangile selon saint Jean, p. 347-348).

[1585] Matth., xx, 3, 5, 6, 9 ; xxvii, 46 ; Luc., xxiii, 44 ; Joan., i, 39 ; iv, 6 ; xix, 14 ; Act., v, 7 ; x, 9 ; Apoc., viii, 1.

[1586] , Kommentar über das Evangelium des heiligen Johannes, p. 553.

[1587] Matth., xxvii, 26 ; Marc., xv, 15 ; Joan., xix, 16.

[1588] Luc., xxiii, 25.

[1589] i, 2.

[1590] Tertullien, Apologia, xxi. Sur ces légendes souvent ridicules, voir l’Évangile de Nicodeme, dans Brunet, Les évangiles apocryphes, 2e éd., p. 230-273, et dans Hennecke. Neutestamenliche Apokryphen, p. 74-76, 143-145 ; Schürrer, Geschichte des jud. Volkes, 4e éd., t. I, p. 487-493 ; les fragments de l’évangile de Pierre, dans Preuschen, Antilegomena, 1901, p. 13-18. Cf. Bauer, Das Leben Jesu im Zeitalter der neutestamentlichen Apokryphen, p. 183-209. Sur les derniers faits de la vie de Pilate, dont la légende s’est également emparée, voir l’article « Pilate » dans Vigouroux, Dictionnaire de la Bible, t. V, col. 433.

[1591] Matth., xx, 19. Saint Marc et saint Luc, emploient l’expression générale « On le tuera ».

[1592] Le Psaume xxii d’après l’hébreu.

[1593] I Cor., i, 23.

[1594] Ibid.

[1595] Deut., xxi, 21 ; Gal., iii, 13.

[1596] Lactance, Institut div., iv, 26 ; cl. Tertullien, De carne Christi, v, 26.

[1597] Joan., xii, 52.

[1598] Matth., xxviii, 5 ; Marc., xvi, 6.

[1599] Act., ii, 36 ; iv, 10 ; v, 30 ; x, 39 ; xiii, 29 ; I Cor., i, 18, 23 ; ii, 2 ; Gal., iii, 13 ; Eph., ii, 16 ; Col., i, 20 ; ii, 14 ; I Petr., ii, 24 ; etc.

[1600] Fillion, Évangile selon saint Matthieu, p. 546.

[1601] Quelle différence, sous ce rapport, avec les évangiles apocryphes, qui ajoutent cent détails légendaires ! Voir en particulier les « Actes de Pilate » et les fragments de « l’Évangile de Pierre » (Nestle, Novi Testam, grœci supplementum, p. 68-72 ; Preuschen, Antilegomena, p. 114-118). Voir aussi Bauer, Das Leben Jesu im Zeitalter der neutestamentlichen Apokryphen, p. 209-229 ; R. Hoffmann, Das Leben Jesu nach den Apokryphen, p. 334-388.

[1602] Voir aussi les Dictionnaires de la Bible (F. Vigouroux, J. Hastings, Smith, Kitto, Riehm) et d’archéologie (Ch. Daremberg & E. Saglio, F. X. Kraus, Real-Encyklopädie der christlichen Alterthümer, t. II, p. 224-245), et les ouvrages spéciaux : , Das Kreuz Christi ; religionshistorische und kirchlich-archäologische Untersuchungen, 1875 ; , Das Kreuz and die Kreuzigung, eine antiquarische Untersuchung, 1878 ; Joseph Langen, Die letzten Lebenstage Jesu, p. 294-326 ; , Die Geschichte des Leidens und Sterbens… des Herrn, p. 389-406 ; les Vies de Ν.-S. (entre autres celle de Keim, Geschichte Jesu von Nazara, t. III, 2e partie, p. 389-457, où l’on trouve de nombreuses références aux auteurs classiques), les commentaires un peu développés. Nous donnerons ici l’essentiel.

[1603] Landriot, Le Christ de la tradition, t. II, p. 350-351.

[1604] Saint Cyprien, De bono patient., 7 : Plena et perfecta patientia.

[1605] De là, chez les Romains, les locutions rapere ad supplicium, ad crucem (Cicéron, Oral, ii, 59 ; in Verrem, v). Pour la coutume juive, cf. Josèphe, Antiquitates judaicæ, XX, iii, 1 ; De bello judaico, II, xiv, 9 ; IV, v, 4.

[1606] , in Verr., v, 62, cite ce mot : I, lictor, expedi cruces.

[1607] Son nom grec le plus fréquent était σταυρός. Le nom français vient du latin crux, dont la signification étymologique est « tourment, β

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