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Prière de M. l’Abbé Jean-Jacques Olier de Verneuil
Prière de Saint Alphonse de Liguori
« Prière pour adorer le Saint Sacrement » de Mgr de Ségur
Prière des adorateurs du Sacré-Coeur de Montmartre









Prière devant le Saint Sacrement de saint Antoine-Marie Claret
Te voici devant le Saint-Sacrement,
c’est ton Dieu que tu viens adorer.
Je t’attendais.

Tu arrives le cœur et l’esprit encombré
de tout ce qui te préoccupe.

Décharge-toi en déposant tout cela
au pied de cet autel,
remets tout cela entre mes mains
et prends conscience de ma Présence.

Tu as beau regarder,
tes yeux ne voient qu’une hostie blanche.

Si tu pouvais voir ce qu’il en est en réalité,
voilà ce que tu contemplerais :

« A côté du Fils,
il y a toujours la présence réelle du Père,
la présence réelle de l’Esprit-Saint,
il y a toujours la Divine et très Sainte Trinité.
Mais comme au Ciel, à côté de chaque tabernacle,
il y a aussi la présence extasiée
et joyeuse de votre céleste Maman.
Y sont aussi tous les Anges...
Il y a aussi tous les saints et bienheureux...
La prière incessante de toutes les âmes du Purgatoire. »

« Prière pour adorer le Saint Sacrement » de Mgr de Ségur devant le Saint Sacrement
Voici une Prière pour adorer le Saint Sacrement « Ô mon Amour crucifié, je me prosterne devant Vous » de Mgr Louis-Gaston Adrien de Ségur (1820-1881), fils de la célèbre Comtesse de Ségur, ordonné Prêtre en 1847, nommé auditeur pour la France auprès de la Rote Romaine et Aumônier de la garnison française à Rome qui, aveugle à 36 ans, va écrire de nombreux ouvrages pour lutter contre la Franc-maçonnerie et le Protestantisme ainsi que des ouvrages de Piété.
La Prière de Mgr de Ségur pour adorer le Saint Sacrement « Ô mon Amour crucifié, je me prosterne devant Vous » :

« Ô mon Seigneur Jésus, Fils éternel de Dieu et de la Vierge Marie, ceci est votre Corps. Je Vous adore donc et m'anéantis devant Vous dans le sentiment d'un très-profond amour. Enfant Jésus, Vous êtes ici comme jadis en l'humilité de la crèche. Je m'unis à la Vierge Marie, à Saint Joseph, aux bergers et aux rois pour Vous adorer. Jésus agonisant, Jésus trahi, Jésus souffleté, Jésus blasphémé, Jésus flagellé, Jésus couronné d'épines et bafoué, Jésus crucifié, Jésus mourant, Jésus mort et enseveli au saint Sépulcre, je me prosterne devant Vous, ô mon Amour crucifié, ô Rédemption de ma vie ! Jésus ressuscité, triomphateur, vainqueur de Satan, Jésus éternellement glorifié en la gloire du Père par le Saint-Esprit, je suis ici devant Vous, Vous suppliant d'augmenter la lumière de ma foi et les ardeurs de mon amour. Adauge nobis fidem ; donnez-moi les yeux illuminés du cœur, afin que ma foi soit vivante et non point morte ou endormie. »

Ainsi soit-il.

Mgr Louis-Gaston Adrien de Ségur (1820-1881) – « Pratique de l'adoration du Saint Sacrement », pages 19-20, Ch. Douniol, 1857

Prière de Saint Thomas de Villeneuve devant le Saint Sacrement
Voici une Prière d’amour et d’actions de grâces à dire dans l'intervalle d'une Communion à une Autre ou encore devant le Saint Sacrement « Que je meure, ô mon Dieu, plutôt que de cesser de Vous aimer » de Saint Thomas de Villeneuve (1486-1555), Religieux de l'ordre de Saint Augustin, Prieur du couvent de Salamanque puis Provincial qui devint en 1544 Archevêque de Valence.
La Prière de Saint Thomas de Villeneuve « Que je meure, ô mon Dieu, plutôt que de cesser de Vous aimer » :

« Ô mon Dieu, Vous me commandez de Vous aimer plus que toute chose ; Vous me le commandez de la manière la plus stricte, et sous peine d'être à jamais privé du bonheur de Vous contempler dans le Ciel. Mais quoi, Seigneur, est-il donc possible que j'ai besoin d'un semblable précepte ? Créé que je suis à votre Image, racheté par le Sang précieux de votre Fils, est-il nécessaire que Vous me commandiez de Vous aimer ? Ô mon Dieu, ce précepte me confond, mais qu'il est consolant, qu'il est aimable ! Ô Seigneur, je Vous rends d'immortelles actions de grâces de ce que Vous m'avez expressément obligé de Vous aimer. Eh ! Qu’y a-t-il de plus doux, de plus juste, de plus glorieux, que cet Amour ? Quelle est la créature qui, Vous connaissant, pourrait se défendre de Vous aimer ? Que je meure, ô mon Dieu, plutôt que de cesser de Vous aimer. Que ma main se dessèche, si jamais je Vous oublie ; que ma langue s'attache à mon palais, si Vous n'êtes pas toujours le premier objet de ma joie et de mon amour ».

Ainsi soit-il.

Saint Thomas de Villeneuve (1486-1555) - « Heures Catholiques d'Ars : prières d'un Serviteur de Dieu ou exercices de piété spécialement destinés aux pèlerins d'Ars », pages 128-129, chez H. Pélagaud et Roblot, 1875

Prière de Saint Arnold Janssen devant le Saint Sacrement
Voici la Prière « Jésus, chaque fois que je regarde l'Hostie sacrée » de Saint Arnold Janssen (1837-1909), Prêtre Catholique Allemand qui conduit par le Saint-Esprit fonda en 1875 la Société du Verbe Divin (SVD) puis deux Congrégations religieuses féminines : les Sœurs Servantes du Saint Esprit (SSSPS) en 1889 et les Sœurs Servantes du Saint Esprit de l'Adoration Perpétuelle (SSPSAP) en 1896.
La Prière de Saint Arnold Janssen « Jésus, chaque fois que je regarde l'Hostie sacrée » :

« Jésus, chaque fois que je regarde l'Hostie sacrée, sanctifie mes yeux afin qu'ils puissent se fermer de plus en plus aux biens purement terrestres. Jésus, chaque fois que je regarde l'Hostie sacrée, envoie un rayon de la Lumière divine dans mon âme, afin que je puisse mieux Te connaître. Jésus, chaque fois que je regarde l'Hostie sacrée, envoie une flamme d'amour dans mon cœur, transforme-le, purifie-le afin qu’il brûle de ton Amour. Que mon seul désir maintenant et toujours soit de contempler la beauté infinie de Ton divin Visage qui émerveille les anges ».

Ainsi soit-il.

Saint Arnold Janssen (1837-1909)

Prière de M. l’Abbé Jean-Jacques Olier de Verneuil devant le Saint Sacrement
Voici la Prière « J'adore, Père éternel, les respects et les devoirs que votre Fils Vous rend au Très Saint-Sacrement » de Jean-Jacques Olier (1608-1657) dit aussi « Monsieur Olier », Prêtre et mystique français qui a créé le premier Séminaire français et fondé la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice.
La Prière de Monsieur Olier « J'adore, Père éternel, les respects et les devoirs que votre Fils Vous rend au Très Saint-Sacrement » :

« J'adore, Père éternel, les respects et les devoirs que votre Fils Vous rend dans l'intérieur de Son âme au Très Saint-Sacrement. Je Vous supplie de les recevoir de Lui pour moi, puisqu’Il Vous les présente à mon intention et en ma place. Je Vous les offre de tout mon cœur, comme plus grands sujets de complaisance et de joie que Vous prenez au Ciel et sur la terre. Je Vous prie, Fils de Dieu, d'établir en mon âme ces mêmes devoirs d'amour et de religion envers votre Père... En Votre sainte Vertu, Esprit divin, je me prépare à suivre tous les devoirs que je suis obligé de rendre à Dieu en Jésus-Christ, l'unique Religieux de son Église. »

Ainsi soit-il.

Abbé Jean-Jacques Olier (1608-1657)

Prière de Saint Crispin de Viterbe (OFM Cap.) devant le Saint Sacrement
Voici la Prière « Ô mon Jésus, je me présente à Vous comme un fils à son tendre Père » de Saint Crispin de Viterbe (1668-1750), Religieux Italien de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins qui fut jardinier en son couvent des Capucins d'Orvieto en Ombrie et aussi cordonnier, infirmier, cuisinier, quêteur, … qui avait une grande dévotion à la Vierge Marie.
La Prière de Frère Crispin de Viterbe « Ô mon Jésus, je me présente à Vous comme un fils à son tendre Père » :

« Je me présente à Vous, ô mon Jésus, dans votre Sacrement, comme un fils à son tendre Père, car je Vous reconnais pour mon Père, et je sais et tiens que Vous êtes ici en personne, comme Vous êtes dans le Ciel. C'est l'amour qui Vous a porté à venir demeurer avec moi, non seulement par la puissance de Votre bras divin, mais encore par la Présence réelle de votre Corps. Oui, c'est votre Amour qui Vous a porté à faire, à mon avantage, le plus grand des Miracles. Je Vous adore, je reconnais devant Vous ma misère et me confie en Vous ».

Ainsi soit-il.

Saint Crispin de Viterbe (1668-1750) – « Manuel du Tiers-Ordre de la Pénitence d’obédience traditionnelle de notre Séraphique Père Saint François d’Assise » sous l’autorité du Couvent Saint-François à Morgon dans le département du Rhône, page 482.

Prière de St Léonard de Port-Maurice devant le Saint Sacrement
Voici une Prière devant le Très Saint Sacrement « Ô mon âme, te voici en présence de ton Dieu fait homme par amour pour toi » de Saint Léonard de Port-Maurice (1676-1751), Prédicateur Franciscain célèbre et très populaire qui propagea, intensifia, codifia et éleva de nombreux Chemins de Croix et sa pratique partout en Italie.
La Prière de St Léonard de Port-Maurice « Ô mon âme, te voici en présence de ton Dieu fait homme par amour pour toi » :

« Ô mon âme, te voici en présence de ton Dieu fait homme par amour pour toi : adore-Le profondément et réfléchis qu'un Dieu d'une majesté infinie réside réellement dans le Très Saint Sacrement. Un Dieu ! Mon doux Jésus ! Je crois que Vous êtes réellement dans ce Sacrement, avec Votre corps, Votre âme et Votre divinité. Dieu de mes espérances, appuyé sur Vos promesses, j'ose attendre de Vous toutes sortes de biens. Je sais que votre Sang efface mes péchés et m'ouvre les portes du Ciel. Ô mon Amour, caché sous les voiles eucharistiques, embrasez mon cœur de ces flammes de charité que Vous lancez du fond de Votre tabernacle, afin que je ne cesse de Vous aimer autant que Vous le méritez et que je le dois. Je voudrais que mon cœur se consumât de Votre saint Amour, et que tout le monde Vous aimât avec moi, ô souverain Bien ! Hélas ! Seigneur, au lieu de Vous aimer, combien de fois ne Vous ai-je pas offensé ! Bonté infinie, je m'en repens ; pardonnez-moi, et faites, par l'efficacité de votre Grâce, que je ne Vous offense plus jamais. Ô mon Jésus, je Vous remercie d'avoir bien voulu demeurer avec nous dans le Sacrement de votre Amour. Père éternel, je Vous remercie de m'avoir donné Jésus : que toute la Cour céleste Vous rende grâce pour moi. Ô mon Sauveur, Vous Vous êtes sacrifié tout entier pour mon amour ; en retour, je m'offre aussi tout entier à Vous en holocauste perpétuel ; que mon corps et mon âme soient désormais tout à Vous et non plus à moi-même ».

Ainsi soit-il.

Saint Léonard de Port-Maurice (1676-1751)

Prière de Monsieur Jean-Jacques Olier devant le Saint Sacrement
Voici une Prière lorsque l'on passe en larmes devant le Tabernacle « J'entre, ô mon Dieu, dans tous les Devoirs inconnus que Vous rend votre Fils » de Jean-Jacques Olier (1608-1657), Prêtre mystique français surnommé « Monsieur Olier », fondateur de la Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice (p. s. s.) pour développer les Séminaires en France et l’évangélisation au Canada.
La Prière de Monsieur Olier « J'entre, ô mon Dieu, dans tous les Devoirs inconnus que Vous rend votre Fils » :

« Ô Jésus, je Vous livre mon corps pour être immolé à la souffrance et mon esprit pour être immolé aux peines intérieures, pour l'accomplissement entier des desseins de votre Amour et de votre Justice sur moi. Je Vous donne aussi mon cœur pour être consommé dans votre Amour et pour en faire un holocauste qui me fasse passer dans votre Etre divin. Je Vous adore en toutes Vos grandeurs. Je Vous, aime en toutes Vos perfections. J'entre, ô mon Dieu, dans tous les Devoirs inconnus que Vous rend votre Fils. Je Vous prie d'avoir pitié de moi et de posséder tellement mon cœur, mon esprit et toutes mes puissances, qu'elles n'agissent que pour Vous seul et par rapport à Votre seule Gloire ».

Ainsi soit-il.

Abbé Jean-Jacques Olier (1608-1657) – « Journée chrétienne »

Prière du Saint Curé d'Ars devant le Saint Sacrement
Voici une prière sous forme de conseil « Devant le Saint Sacrement, fermons nos yeux et ouvrons notre cœur » de Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859) surnommé le Saint Curé d'Ars qui avait une immense dévotion pour l'Eucharistie où il venait puiser force, lumière et courage pour tenir jusqu'au bout dans la course qui lui était proposée : réconcilier les hommes avec Dieu.
Le Conseil du Saint Curé d'Ars « Devant le Saint Sacrement, fermons nos yeux et ouvrons notre cœur » :

« Lorsque nous sommes devant le Saint Sacrement, au lieu de regarder autour de nous, fermons nos yeux et ouvrons notre cœur ; le Bon Dieu ouvrira le Sien. Nous irons à Lui, Il viendra à nous, l'un pour demander, l'autre pour recevoir : ce sera comme un souffle de l'un à l'autre. Que de douceur ne trouvons-nous pas à nous oublier pour chercher Dieu !

C'est comme dans les premiers temps où je me trouvais à Ars. Il y avait un homme qui ne passait jamais devant l'église sans y entrer. Le matin quand il allait au travail, le soir quand il en revenait, il laissait à la porte sa pelle et sa pioche, et il restait longtemps en adoration devant le Saint Sacrement. J'aimais bien ça. Je lui ai demandé une fois ce qu'il disait à Notre-Seigneur pendant ces longues visites qu'il Lui faisait. Savez-vous ce qu'il m'a répondu ?

« Monsieur le Curé, je ne Lui dis rien, je L'avise et Il m'avise. Je Le regarde et Il me regarde ».

Ainsi soit-il.


Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)


Voir également sur le Saint Curé d'Ars :
La méditation sur la Prière de Saint Jean-Marie Vianney « La Prière est un avant-goût du ciel »

« Veillez et priez » avec Jésus à Gethsémani devant le Saint Sacrement
Voici une Prière de Jésus à méditer devant le Saint-Sacrement le soir du Jeudi Saint qui nous appelle à la vigilance et à la fidélité « Suis-je de ceux qui, invités par Jésus à veiller et prier avec Lui, s’endorment ? » de notre Saint Père, le Pape François, donnée le 26 mai 2014 aux Prêtres, Religieux, Religieuses et Séminaristes représentant au total une centaine de congrégations à l’église de Gethsémani lors de son voyage en Terre Sainte.
« Jésus revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible » (Mt 26, 40-41).


La Méditation du Pape François devant Jésus à Gethsémani « Suis-je de ceux qui, invités par Jésus à veiller et prier avec Lui, s’endorment ? » :

« Suis-je de ceux qui, invités par Jésus à veiller avec Lui, s’endorment, et au lieu de prier, cherchent à s’évader en fermant les yeux devant la réalité ?

Ou bien est-ce que je me reconnais en ceux qui se sont enfuis par peur, abandonnant le Maître à l’heure la plus tragique de Sa vie terrestre ?

Peut-être y-a-t-il en moi la duplicité, la fausseté de celui qui L’a vendu pour trente pièces, qui avait été appelé ami, et qui pourtant a trahi Jésus ?

Est-ce que je me reconnais dans ceux qui ont été faibles et qui L’ont renié, comme Pierre ? Peu de temps avant, il avait promis à Jésus de Le suivre jusqu’à la mort (cf. Lc 22, 33) ; puis, poussé dans ses derniers retranchements et assailli par la peur, il jure de ne pas Le connaître.

Est-ce que je ressemble à ceux qui désormais organisaient leur vie sans Lui, comme les deux disciples d’Emmaüs, sans intelligence et lents à croire les Paroles des prophètes (cf. Lc 24, 25) ?

Ou, grâce à Dieu, est-ce que je me retrouve parmi ceux qui ont été fidèles jusqu’à la fin, comme la Vierge Marie et l’apôtre Jean ? Quand sur le Golgotha, tout devient sombre et que toute espérance semble finie, l’amour seul est plus fort que la mort. L’amour de la Mère et du disciple bien-aimé les pousse à rester au pied de la Croix, pour partager jusqu’au bout la douleur de Jésus.

Est-ce que je me reconnais dans ceux qui ont imité leur Maître jusqu’au martyre, témoignant combien Il a été tout pour eux, la force incomparable de leur mission et l’horizon ultime de leur vie ? »

« Jésus revient vers les disciples et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs » (Mt 26, 45).


« L’Amitié de Jésus à notre égard, sa Fidélité et sa Miséricorde sont le Don inestimable qui nous encourage à poursuivre avec confiance notre marche à Sa suite, malgré nos chutes, nos erreurs, et aussi nos trahisons.

Mais cette Bonté du Seigneur ne nous dispense pas de la vigilance face au tentateur, au péché, au mal et à la trahison qui peuvent traverser aussi la vie sacerdotale et religieuse. Tous, nous sommes exposés au péché, au mal, à la trahison. Nous percevons la disproportion entre la grandeur de l’appel de Jésus et notre petitesse, entre la sublimité de la mission et notre fragilité humaine. Mais le Seigneur, dans sa grande Bonté et dans son infinie Miséricorde, nous prend toujours par la main, afin que nous ne nous noyions pas dans la mer du désarroi. Il est toujours à nos côtés, Il ne nous laisse jamais seuls. Donc, ne nous laissons pas vaincre par la peur et par le découragement, mais avec courage et confiance, allons de l’avant sur notre chemin et dans notre mission.

Vous, chers frères et sœurs, vous êtes appelés à suivre le Seigneur avec joie sur cette Terre bénie ! C’est un Don et c’est aussi une responsabilité. Votre présence ici est très importante ; toute l’Église vous est reconnaissante et elle vous soutient par la prière. De ce Lieu saint je désire, de plus, adresser un salut affectueux à tous les chrétiens de Jérusalem : je voudrais les assurer que je me souviens d’eux avec affection et que je prie pour eux, sachant bien la difficulté de leur vie dans la cité. Je les exhorte à être des témoins courageux de la Passion du Seigneur, mais aussi de sa Résurrection, avec joie et dans l’espérance.

Imitons la Vierge Marie et Saint Jean, et restons près des nombreuses Croix où Jésus est encore crucifié. C’est la route sur laquelle notre Rédempteur nous appelle à Le suivre : il n’y en a pas d’autre, c’est celle-là !

« Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur » (Jn 12, 26).

Pape François - Gethsémani, le 26 mai 2014

Prions : Père, Tu as tout remis dans les mains de ton Fils, et Lui, afin d'accomplir Ta volonté, se livre pour ceux que Tu Lui as donnés. Dans le Mystère de sa Pâque, fais passer tous les hommes de la nuit à la lumière, et de ce monde jusqu'à Toi, notre Père. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec Toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Prière de Benoît XVI à Lourdes devant le Saint Sacrement
Voici une Prière devant l’Adoration Eucharistique « Seigneur Jésus, Tu es là, devant nous, offert à nos regards, à nos questions et à notre amour » prononcée par notre Pape Benoît XVI lors de la Procession Eucharistique sur la Prairie à Lourdes le Dimanche 14 septembre 2008 au cours de son voyage apostolique en France à l'occasion du 150e anniversaire des Apparitions de Lourdes (12-15 septembre 2008)
La Prière de Benoit XVI devant le Saint Sacrement « Seigneur Jésus, Tu es là, devant nous, offert à nos regards, à nos questions et à notre amour » :

« Seigneur Jésus, Tu es là ! Et vous, mes frères, mes sœurs, mes amis, vous êtes là, avec moi, devant Lui ! Seigneur, voici deux mille ans, Tu as accepté de monter sur une Croix d'infamie pour ensuite ressusciter et demeurer à jamais avec nous Tes frères, Tes sœurs ! Et vous, mes frères, mes soeurs, mes amis, vous acceptez de vous laisser saisir par Lui. Nous Le contemplons. Nous L'adorons. Nous L'aimons. Nous cherchons à L'aimer davantage. Nous contemplons Celui qui, au cours de Son repas pascal, a donné son Corps et son Sang à ses disciples, pour être avec eux « tous les jours, jusqu'à la fin du monde » (Mt 28, 20). Nous adorons Celui qui est au principe et au terme de notre foi, Celui sans qui nous ne serions pas là ce soir, Celui sans qui nous ne serions pas du tout, Celui sans qui rien ne serait, rien, absolument rien ! Lui, par qui « tout a été fait » (Jn 1, 3), Lui en qui nous avons été créés, pour l'éternité, Lui qui nous a donné son propre Corps et son propre Sang, Il est là, ce soir, devant nous, offert à nos regards. Nous aimons - et nous cherchons à aimer davantage – Celui qui est là, devant nous, offert à nos regards, à nos questions peut-être, à notre amour. Que nous marchions – ou que nous soyons cloués sur un lit de souffrance, que nous marchions dans la joie – ou que nous soyons dans le désert de l'âme (cf. Nb 21, 5), Seigneur, prends-nous tous dans ton Amour : dans l'Amour infini, qui est éternellement Celui du Père pour le Fils et du Fils pour le Père, celui du Père et du Fils pour l'Esprit, et de l’Esprit pour le Père et pour le Fils. Ainsi soit-il. »

Benoît XVI - Procession Eucharistique sur la Prairie à Lourdes le Dimanche 14 septembre 2008

Prière de Sainte Mère Teresa devant le Saint Sacrement
Voici une Prière à réciter devant le Saint Sacrement qui fait parler Jésus pour nous « J’ai soif de toi » de Mère Térésa (1910-1997), Sainte Religieuse au sari blanc bordé de bleu des bidonvilles de Calcutta si bonne pour les plus pauvres parmi les pauvres, modèle de Sainteté à suivre malgré l’expression populaire : « je ne suis pas Mère Teresa ! ».
La Prière de Sainte Mère Teresa « J’ai soif de toi » :

« Voici je me tiens à la porte et je frappe... » (Ap 3, 20)

C’est vrai. Je me tiens à la porte de ton cœur, jour et nuit. Même quand tu n’écoutes pas, même quand tu doutes que cela puisse être Moi, Je suis là. J’attends, même le plus petit signe de réponse de ta part, même le moindre murmure qui m’invitera à entrer. Et Je veux que tu saches que, quel que soit le moment où tu m’inviteras, J’entrerai toujours, sans faillir. Silencieux et discret, Je viens… mais avec une Puissance et un Amour infinis, apportant les nombreux Dons de mon Esprit. Je viens avec ma Miséricorde, avec mon Désir de te pardonner et de te quérir, et avec un Amour pour toi bien au-delà de ce que tu peux comprendre, un Amour aussi grand que Celui que J’ai reçu du Père :

« Comme le Père m’a aimé, moi aussi Je vous ai aimé... » (Jn 15, 9)

Je viens, avec le désir de te consoler et de te donner la force, pour te relever et bander toutes tes blessures. Je t’apporte ma Lumière pour dissiper toutes tes ténèbres et tous tes doutes. Je viens avec ma Puissance, afin de te porter, toi et tous tes fardeaux ; avec ma Grâce, pour toucher ton cœur et transformer ta vie ; et ma Paix pour apaiser ton âme. Je te connais entièrement, Je sais tout de toi. Tous tes cheveux sont comptés. Il n’y a rien dans ta vie qui ne compte pour Moi. Je t’ai suivi(e) à travers les années, et Je t’ai toujours aimé(e), même dans tes « vagabondages ». Je connais chacun de tes problèmes. Je connais tes besoins et tes soucis. Et Je te redis : « Je t’aime ». Non pour ce que tu as ou n’a pas fait, Je t’aime pour toi, pour la Beauté et la Dignité que mon Père t’a données en te créant à son Image. C’est une Dignité que tu as souvent oubliée, une Beauté que tu as ternie par le péché. Mais Je t’aime tel que tu es, et J’ai versé mon Sang pour te racheter. Si tu me le demandes avec confiance, ma Grâce touchera tout ce qui a besoin de changer ta vie ; et Je te donnerai la Force de te libérer du péché et de son pouvoir destructeur. Je sais ce qui est dans ton cœur : Je connais ta solitude et tes blessures, les rejets, les jugements, les humiliations. J’ai porté tout cela avant toi. Et J’ai porté tout cela pour toi, afin que tu puisses partager ma Force et ma Victoire. Je connais spécialement ton besoin d’amour. Combien tu as soif d’être aimé(e) et chéri(e). Mais combien de fois tu as eu soif en vain, cherchant cet amour égoïstement, essayant de remplir ce vide au-dedans de toi avec des plaisirs passagers, et même avec le grand néant du péché.

As-tu soif d’Amour ?

« Venez à Moi vous tous qui avez soif... » (Jn 7, 37)

Je vais te satisfaire et te remplir. As-tu soif d’être chéri(e) ? Je vais te chérir plus que tu ne peux l’imaginer …au point de mourir sur la Croix.
J’ai soif de toi. Oui, c’est la seule façon de commencer à décrire mon Amour de t’aimer et d’être aimé par toi. C’est ainsi que tu es précieux(se) pour Moi.
J’ai soif de toi. Tu ne dois jamais douter de ma Miséricorde. De la manière dont Je t’accepte, de mon Désir de te pardonner, de te bénir et de vivre ma Vie en toi.
J’ai soif de toi. Ouvre-Moi, viens à Moi, aie soif de Moi, donne-Moi ta vie… et Je vais te prouver combien tu es important(e) pour mon Cœur.
Ne réalises-tu pas que mon Père a déjà un Plan parfait pour transformer ta vie, en commençant dès maintenant ? … et Je le ferai. Je te promets, devant mon Père qui est aux Cieux, que Je vais accomplir des Miracles dans ta vie. Pourquoi ferai-Je cela ? Parce que J’ai soif de toi. Tout ce que Je te demande, c’est de te confier entièrement en Moi. Je ferai tout le reste. Dès maintenant Je tiens la place que mon Père a préparée pour toi dans mon Royaume. Rappelle-toi que tu es un(e) pèlerin(e) dans cette vie... Le péché ne pourra jamais te satisfaire ou t’apporter la paix que tu recherches. Tout ce que tu as cherché hors de Moi t’a laissé encore plus vide, ne t’attache donc pas aux choses de cette vie. Par-dessus tout, ne cours pas loin de Moi quand tu tombes. Viens à Moi sans délai. Quand tu me donnes tes péchés, tu me donnes la joie d’être ton Sauveur. Il n’y a rien que Je ne puisse pardonner et guérir ; donc, viens maintenant, et ouvre ton cœur. Peu importe si tu es loin, peu importe si tu M’as oublié souvent, peu importe le nombre de croix que tu peux porter dans cette vie ; il y a une seule chose que Je veux que tu te rappelles toujours, une chose qui ne changera jamais : J’ai soif de toi tel(le) que tu es. Tu n’as pas besoin de changer pour pouvoir croire en mon Amour qui va te changer. Tu m’oublies, et cependant Je te cherche à chaque moment de la journée, me tenant à la porte de ton cœur, et frappant. Trouves-tu que c’est trop difficile à croire ? Alors regarde la Croix, regarde mon Cœur transpercé pour toi. N’as-tu jamais compris ma Croix ? Alors écoute encore les mots que J’ai dits, car ils disent clairement pourquoi J’ai enduré tout cela pour toi :

« J’ai soif » (Jn 19, 28)

Oui, J’ai soif de toi, comme le verset du Psaume que Je priais le dit de Moi :

« Je cherchais l’amour, et je ne l’ai pas trouvé... » (Ps 69, 20)

Toute ma vie, J’ai cherché ton amour. Je n’ai jamais cessé de chercher à t’aimer et à être aimé par toi. Tu as essayé beaucoup de choses dans ta quête de bonheur… pourquoi ne pas essayer de M’ouvrir ton cœur, maintenant, plus que tu ne l’as fait avant ? Peu importe quand tu ouvriras la porte de ton cœur. Quand tu te rapprocheras assez, tu M’entendras te dire encore et encore, non dans un langage humain, mais en Esprit :

« Peu importe ce que tu as fait, Je t’aime pour toi. Viens à Moi avec ta misère et tes péchés, avec tes troubles et tes besoins, et avec tous tes désirs d’être aimé(e). Je me tiens à la porte de ton cœur et Je frappe : ouvre-moi, car J’ai soif de toi ».

Sainte Mère Teresa de Calcutta (1910-1997)

Prière de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité devant le Saint Sacrement
Voici une Prière sur l’Adoration pour « vivre au sein de la Tranquille Trinité » de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité (1880-1906), Sœur Religieuse Carmélite de Dijon qui a écrit de nombreuses lettres, ainsi que des poèmes et des écrits spirituels, notamment axés sur la Trinité et la louange.
La Prière de la Bienheureuse Élisabeth de la Trinité sur l’Adoration pour « vivre au sein de la Tranquille Trinité » :

« L’Adoration ! Ah ! C’est un mot du ciel. On peut la définir : l'extase de l'Amour. C'est l'Amour écrasé par la beauté, la force, la grandeur immense de l'Objet aimé. Il tombe en une sorte de défaillance, dans un silence plein, profond, ce silence dont parlait David lorsqu'il s'écriait : « Le silence est ta Iouange ». Oui c'est la plus belle louange, puisque c'est celle qui se chante éternellement au sein de la Tranquille Trinité ; et c'est aussi le « Il faut que je loge chez toi », C'est mon Maître qui m'exprime ce désir, mon Maître qui veut habiter en moi avec le Père et son Esprit d'amour pour que, selon l'expression du disciple bien-aimé, j'aie « société » avec eux. « Vous n'êtes plus des hôtes ou des étrangers, mais vous êtes déjà de la maison de Dieu », dit saint Paul. Voici comment j'entends être de la maison de Dieu : c'est en vivant au sein de la tranquille Trinité, en mon abîme intérieur, en cette forteresse inexpugnable du saint recueillement, dont parle saint Jean de la Croix. David chantait : « Mon âme tombe en défaillance en entrant dans les parvis du Seigneur ». Ainsi soit-il. »

Bienheureuse Elisabeth de la Trinité (1880-1906)

Prière de Charles Péguy devant le Saint Sacrement
Voici une Prière sur l’Adoration Eucharistique « Jésus est là parmi nous pour l’éternité » extraite du livre « Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc » écrit par Charles Péguy (1873-1914), écrivain, poète et essayiste français mort sur le champ de bataille de l'Ourcq en 1914.
La Prière de Charles Péguy « Jésus est là parmi nous pour l’éternité » :

« Il est là. Il est là comme au premier jour. Il est là parmi nous comme au premier jour. Il est là parmi nous comme au jour de sa mort. Éternellement il est là parmi nous autant qu’au premier Jour. Éternellement tous les jours. Il est là parmi nous dans tous les jours de son éternité. Son corps, son même corps, pend sur la même croix ; Ses yeux, ses mêmes yeux, tremblent des mêmes larmes ; Son sang, son même sang, saigne des mêmes plaies ; Son cœur, son même cœur, saigne du même amour. Le même sacrifice fait couler le même sang. Une paroisse a brillé d'un éclat éternel. Mais toutes les paroisses brillent éternellement, car dans toutes les paroisses, il y a le corps de Jésus-Christ. Le même sacrifice crucifie le même corps, le même sacrifice fait couler le même sang. Le même sacrifice immole la même chair, le même sacrifice verse le même sang. Le même sacrifice sacrifie la même chair et le même sang. C'est la même histoire, exactement la même, éternellement la même, qui est arrivée dans ce temps-là et dans ce pays-là et qui arrive tous les jours dans tous les jours de toute éternité. Dans toutes les paroisses de toute chrétienté. Amen. »

Charles Péguy (1873-1914)

Prière des adorateurs du Sacré-Coeur de Montmartre devant le Saint Sacrement
Voici la Prière du Sanctuaire de l'Adoration Eucharistique et de la Miséricorde divine de la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre « Priant de jour ou de nuit, nous voulons offrir notre présence à Ta présence »
La Prière des adorateurs du Sacré-Coeur de Montmartre « Priant de jour ou de nuit, nous voulons offrir notre présence à Ta présence » :

« Seigneur, Toi qui as voulu rester présent au milieu de nous par ta Sainte Eucharistie, mystère de Ton Amour, nous nous unissons à tous ceux qui viennent T’adorer, en esprit et en vérité. Priant de jour ou de nuit, nous voulons offrir notre présence à Ta présence. Donne-nous de T’écouter dans le silence, Toi qui veux Te révéler à l’intime de notre cœur. Donne-nous de nous remettre à Toi : que montent de notre cœur la louange et la supplication, l’offrande de notre vie dans la confiance. Que Ton Cœur Sacré, source de toute miséricorde, établisse nos cœurs dans la paix et la joie intérieures, qu’Il affermisse notre foi, renouvelle notre amour, et soutienne notre espérance. Amen. »

Prière du Sanctuaire - Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre

Prière de la Vénérable Marguerite du Saint-Sacrement devant le Saint Sacrement
Voici la Prière « Ô Beauté éternelle, je Vous vois » de Sœur Marguerite du Saint-Sacrement (1619-1648), Carmélite de Beaune et promotrice de la dévotion à l'Enfant-Jésus qui entre au Carmel à onze ans, portant avec elle un mal mystérieux et dont la santé fut toujours très précaire. Cette Prière jaculatoire fut prononcée devant le Saint Sacrement alors qu’elle était aveugle et paralysée. Sœur Marguerite du Saint-Sacrement est déclarée Vénérable en 1873.
La Prière de Marguerite du Saint-Sacrement « Ô Beauté éternelle, je Vous vois » :

« Ô Beauté éternelle, je Vous vois ; Vous êtes ma force, Vous êtes ma vie ! Ô divine Puissance, Vous surmontez les principautés de l'enfer ! Ô admirable Vérité, Vous détruisez toute illusion et tout mensonge ! Ô pure et sainte Lumière, Vous percez jusque dans la région de la mort et Vous Vous faites sentir aux princes des ténèbres qui ne sont pas capables de Vous voir ni de Vous connaître. Ainsi soit-il. »

Sœur Marguerite du Saint-Sacrement (1619-1648)

Prière de Monseigneur Jacques-Bénigne Bossuet devant le Saint Sacrement
Voici la Prière devant le Saint Sacrement « Si tu es seul, je serai Ta compagnie » de Monseigneur Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704), Évêque de Meaux surnommé l'Aigle de Meaux après avoir été le précepteur du dauphin Louis de France pendant 11 années.
La Prière de Mgr Jacques-Bénigne Bossuet devant le Saint Sacrement « Si tu es seul, je serai Ta compagnie » :

« Allez, mon âme, au pied de l'autel, contemplez-y Jésus-Christ dans ce Sacrement, où Il se cache. Demeurez-y en silence, ne Lui dites rien, regardez-Le, attendez qu'Il vous parle, et jusqu'à temps qu'Il vous dise dans le fond du cœur : « Tu le vois, je suis mort ici, et ma vie est cachée en Dieu, jusqu'à ce que je paraisse en ma gloire pour juger le monde. Cache-toi donc en Dieu avec moi ; et ne songe point à paraître, que je ne paraisse. Si tu es seul, je serai Ta compagnie ; si tu es faible, je serai Ta force ; si tu es pauvre, je serai Ton trésor ; si tu as faim, je serai Ta nourriture ; si tu es affligé, je serai Ta consolation et Ta joie ; si tu es dans l'ennui, je serai Ton goût ; si tu es dans la défaillance, je serai Ton soutien. Que celui qui est altéré vienne à Moi, et que celui qui voudra reçoive de Moi gratuitement l'eau qui donne la Vie ! » Ainsi soit-il, ô Seigneur ! »

Monseigneur Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704)