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Samedi Saint
Semaine Sainte
01. Le Samedi saint, l’Église demeure auprès du tombeau de son Seigneur. Elle médite la passion et la mort du Christ, ainsi que sa descente au séjour des morts, en attendant sa résurrection dans la prière et le jeûne.
02. La table de l'autel ayant été dépouillée, l’Église s'abstient de célébrer le sacrifice de la messe. Après la Vigile solennelle – cette attente nocturne de la résurrection – éclatera la joie pascale, joie qui débordera en cinquante jours de fête.
03. Aujourd’hui, la communion ne peut être portée qu’en viatique.




 
Veillée pascale
Semaine Sainte
LAT  •  FRA  •  L/F
LECT • MESSE • HEURES  CMT
 
VIGILE PASCALE DANS LA NUIT SAINTE
 
01. Selon une tradition très ancienne, cette nuit est « une veille en l’honneur du Seigneur » (Ex 12, 42). Elle est ordonnée de telle sorte que, selon la recommandation de l’Évangile (Lc 12, 35 sv.), les fidèles, tenant en main leurs flambeaux allumés, soient semblables à des hommes qui attendent leur maître, afin qu’à son retour il les trouve en train de veiller et les fasse asseoir à sa table.
02. Que la veillée de cette nuit, qui est la plus grande et la plus noble de toutes les solennités, soit unique pour chaque église. Qu’elle soit ainsi ordonnée :
après le lucernaire (office de la lumière) et la proclamation de la Pâque (1re partie de cette Vigile),
la sainte Église, confiante en la parole et la promesse du Seigneur, médite les merveilles que, depuis les origines, celui-ci a réalisées pour son peuple (2e partie ou liturgie de la Parole).
Aux approches du matin de la Résurrection, avec les nouveaux membres qui lui sont nés par le baptême (3e partie ou liturgie baptismale),
elle prend place à la table que le Seigneur a préparée pour son peuple, elle participe au mémorial de sa mort et de sa résurrection, jusqu’à ce qu’il vienne (4e partie ou liturgie eucharistique).
03. La Vigile pascale doit se célébrer entièrement de nuit. Elle ne peut commencer avant la tombée de la nuit, et elle doit être achevée avant l’aube du dimanche.
04. La messe de la Vigile, même si elle est célébrée avant minuit, est la messe pascale du dimanche de Pâques.
05. Quiconque participe à la messe de la Vigile peut communier une seconde fois à la messe du jour de Pâques. Tout prêtre qui célèbre ou concélèbre la messe de la Vigile peut de nouveau célébrer ou concélébrer la messe du jour de Pâques.
La Vigile pascale tient lieu de l’Office des lectures.
06. Le diacre assiste le prêtre comme de coutume. Toutefois, s’il n’y a pas de diacre, les fonctions qui lui reviennent sont assumées par le prêtre célébrant ou un concélébrant. Le prêtre et le diacre revêtent, comme à la messe, des vêtements liturgiques de couleur blanche.
07. On prépare des cierges pour tous ceux qui vont participer à la Vigile. Toutes les lumières de l’église sont éteintes.
 
PREMIÈRE PARTIE LAT
OUVERTURE SOLENNELLE DE LA VIGILE OU OFFICE DE LA LUMIÈRE
 
BÉNÉDICTION DU FEU ET PRÉPARATION DU CIERGE
 
08. À l’endroit qui convient, hors de l’église, on prépare un feu. Lorsque le peuple est rassemblé en cet endroit, le prêtre s’y rend avec les ministres dont l’un porte le cierge pascal. On ne porte pas la croix de procession ni les luminaires.
Là où il n’est pas possible d’allumer un feu hors de l’église, le rite se déroule comme on l’indique ci-dessous au n° 13.
09. Le prêtre et les fidèles font le signe de la croix pendant qu’il dit : Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ensuite, il salue comme à l’ordinaire le peuple rassemblé et lui explique brièvement le sens de la vigile de cette nuit. Il le fait en ces termes ou en d’autres semblables :
Frères et sœurs bien-aimés,
en cette nuit très sainte
où notre Seigneur Jésus Christ est passé de la mort à la vie,
l’Église invite tous ses enfants disséminés de par le monde
à se réunir pour veiller et prier.
Nous allons donc commémorer la Pâque du Seigneur
en écoutant sa parole et en célébrant ses mystères ;
ainsi nous aurons l’espérance d’avoir part à son triomphe sur la mort
et de vivre avec lui en Dieu.
 
10. Ensuite le prêtre bénit le feu, en disant, les mains étendues :
Prions le Seigneur.
Seigneur Dieu,
par ton Fils tu as apporté à tes fidèles
le feu de ta splendeur ;
sanctifie ce feu nouveau ;
accorde-nous, durant ces fêtes pascales,
d’être enflammés d’un si grand désir du ciel
que nous puissions parvenir, avec un cœur pur,
aux fêtes de l’éternelle lumière.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
11. Après la bénédiction du feu nouveau, un acolyte ou un autre ministre présente le cierge pascal au prêtre qui préside, et celui-ci, avec un stylet, pratique sur le cierge une incision en forme de croix. Ensuite il trace au-dessus de cette croix la lettre grecque Alpha, au-dessous, la lettre Oméga, et, entre les bras de la croix, les quatre chiffres du millésime de l’année en cours. Il prononce en même temps les paroles suivantes :
 
1. Le Christ, hier et aujourd’hui,
Il grave le bras vertical
2. Commencement et fin de toutes choses,
Il grave le bras horizontal
3. Alpha
Il grave au-dessus du bras vertical la lettre A
4. et Oméga ;
Il grave au-dessous du bras vertical la lettre Ω
5. à lui, le temps
Il grave le premier chiffre de l’année dans l’angle supérieur gauche de la croix
6. et l’éternité,
Il grave le second chiffre de l’année dans l’angle supérieur droit de la croix
7. à lui, la gloire et la puissance
Il grave le troisième chiffre de l’année dans l’angle inférieur gauche de la croix
8. pour les siècles sans fin. Amen.
Il grave le quatrième chiffre de l’année dans l’angle inférieur droit de la croix
 
12. Après l'incision en forme de croix et les autres signes, le prêtre peut fixer dans le cierge cinq grains d’encens, qu’il dispose en forme de croix, en disant :
1. Par ses saintes plaies,
2. ses plaies glorieuses,
3. que le Christ Seigneur
4. nous garde
5. et nous protège. Amen.
 
      1
  4  2  5
      3
 
13. Là où il n’est pas possible d’allumer un feu en dehors de l’église, on adapte le rite de la bénédiction du feu. Le peuple se rassemble alors à l’intérieur de l’église. Le prêtre, accompagné des ministres portant le cierge pascal, se rend à la porte de l’église. Le peuple, autant que possible, se tourne vers le prêtre.
Le prêtre salue le peuple et fait la monition ci-dessus n° 9 ; ensuite il bénit le feu, puis il prépare le cierge comme aux n° 10-12.
14. Le prêtre allume alors le cierge pascal avec une flamme provenant du feu nouveau. Il dit :
Que la lumière du Christ, ressuscitant dans la gloire,
dissipe les ténèbres de notre cœur et de notre esprit.
Pour ce qui est des éléments qui précèdent, les Conférences épiscopales peuvent aussi établir d’autres formes, plus adaptées au génie des peuples.
 
PROCESSION
 
15. Le cierge étant allumé, un des ministres prend des charbons ardents du feu et les dépose dans un encensoir, et le prêtre impose l’encens, comme d’habitude. Le diacre ou à défaut un autre ministre qui convient, reçoit du ministre le cierge pascal et la procession commence.
Le thuriféraire tenant l’encensoir fumant marche devant le diacre ou un autre ministre qui porte le cierge pascal. Viennent ensuite le prêtre avec les ministres et le peuple, qui portent en mains leurs cierges éteints.
À la porte de l’église, le diacre, se tenant debout et élevant le cierge, chante :
Lumière du Christ.
et tous répondent :
R/. Nous rendons grâce à Dieu.
Le prêtre allume son cierge à la flamme du cierge pascal.
16. Ensuite, le diacre avance au milieu de l’église et se tenant debout, il élève le cierge et chante de nouveau :
Lumière du Christ.
et tous répondent :
R/. Nous rendons grâce à Dieu.
Tous allument leurs cierges à la flamme du cierge pascal et s’avancent.
17. Lorsque le diacre arrive devant l’autel, il se tient debout, tourné vers le peuple, élève le cierge et chante une troisième fois :
Lumière du Christ.
et tous répondent :
R/. Nous rendons grâce à Dieu.
Ensuite le diacre dépose le cierge pascal sur un grand chandelier préparé près de l’ambon ou au milieu du sanctuaire. Et on allume les lumières de l’église, excepté les cierges de l’autel.
 
ANNONCE DE PÂQUES
 
18. Lorsqu’il parvient à l’autel, le prêtre se rend à son siège, il donne son cierge à un ministre, il impose et bénit l’encens, comme à l’évangile de la messe. Le diacre se présente au prêtre en disant : Père bénissez-moi, il demande et reçoit la bénédiction du prêtre qui dit à voix basse :
Que le Seigneur soit dans votre cœur et sur vos lèvres
pour que vous puissiez dignement annoncer
la grande joie de Pâques :
au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
Le diacre répond :
R/. Amen.
On omet cette bénédiction si c’est quelqu’un d’autre qu’un diacre qui va chanter l’annonce de la Pâque.
 
19. Après avoir encensé le livre et le cierge pascal, le diacre, qui va chanter l’annonce pascale, monte à l’ambon, ou se rend au pupitre, et il commence cette Annonce, tous étant debout et tenant dans leurs mains leurs cierges allumés.
En l’absence du diacre, l’annonce pascale peut être proclamée, par le prêtre lui-même, ou par un autre prêtre concélébrant. Si cependant, par nécessité, l’Annonce est faite par un chantre laïc, celui-ci omet les paroles depuis Et vous, mes frères bien-aimés…, jusqu’à la fin de l’invitation. Il omet également la salutation : Le Seigneur soit avec vous.
Une forme plus brève de l’annonce de Pâques peut être chantée.
 
ANNONCE DE PÂQUES (FORME LONGUE) LAT 
Exultez dans le ciel, multitude des anges !
Exultez, célébrez les mystères divins !
Résonne, trompette du salut,
pour la victoire d’un si grand Roi !
Que la terre, elle aussi, soit heureuse,
irradiée de tant de feux :
illuminée de la splendeur du Roi éternel,
qu’elle voie s’en aller l’obscurité
qui recouvrait le monde entier !
Réjouis-toi, Église notre mère,
parée d’une lumière si éclatante !
Que retentisse dans ce lieu saint
l’acclamation de tous les peuples !
(Et vous, mes frères et sœurs bien-aimés, qui vous tenez ici
dans l’admirable clarté de cette lumière sainte,
invoquez avec moi, je vous prie,
la miséricorde de Dieu tout-puissant.
Il m’a choisi dans mon indignité
pour être à son service :
qu’il répande la clarté de sa lumière,
pour que je puisse chanter la louange du cierge pascal).
(Le Seigneur soit avec vous. R. Et avec votre esprit.)
Élevons notre cœur. R. Nous le tournons vers le Seigneur.
Rendons grâce au Seigneur notre Dieu. R. Cela est juste et bon.
Vraiment, il est juste et bon
de chanter à pleine voix,
dans tout l’élan du cœur et de l’esprit,
le Père tout-puissant, Dieu invisible,
et son Fils unique, Jésus Christ, notre Seigneur.
C’est lui qui a remis pour nous au Père éternel
le prix de la dette encourue par Adam ;
c’est lui qui répandit son sang par amour
pour effacer la condamnation du premier péché.
Car voici la fête de la Pâque
dans laquelle est mis à mort l’Agneau véritable
dont le sang consacre les portes des croyants.
Voici la nuit où tu as tiré d’Égypte
les enfants d’Israël, nos pères,
et leur as fait passer la mer Rouge à pied sec.
Voici la nuit où le feu d’une colonne lumineuse
a dissipé les ténèbres du péché.
Voici la nuit
qui arrache au monde corrompu, aveuglé par le mal,
ceux qui, aujourd’hui et dans tout l’univers,
ont mis leur foi dans le Christ :
nuit qui les rend à la grâce
et leur ouvre la communion des saints.
Voici la nuit où le Christ,
brisant les liens de la mort,
s’est relevé, victorieux, du séjour des morts.
À quoi nous servirait-il de naître
sans le bonheur d’être sauvés ?
Ô merveilleuse condescendance de ta tendresse envers nous !
inestimable choix de ton amour :
pour racheter l’esclave, tu as livré le Fils !
Il fallait le péché d’Adam
que la mort du Christ abolit.
Ô bienheureuse faute
qui nous valut pareil Rédempteur !
Ô nuit de vrai bonheur,
qui seule mérita de connaître le temps et l’heure
où le Christ a surgi du séjour des morts !
Voici la nuit dont il est écrit :
« La nuit resplendira comme le jour ;
la nuit même est lumière pour ma joie. »
Car le pouvoir sanctifiant de cette nuit
chasse les crimes et lave les fautes,
rend l’innocence aux coupables et l’allégresse aux affligés,
dissipe la haine, dispose à la concorde et soumet toute puissance.
Dans la grâce de cette nuit,
accueille, Père très saint, en sacrifice du soir
(la flamme montant de) cette colonne de cire (œuvre des abeilles)
que la sainte Église t’offre par nos mains.
Mais déjà nous savons ce que proclame cette colonne
qui brûle avec éclat en l’honneur de Dieu :
quand on en transmet la flamme,
sa clarté ne diminue pas.
(Car elle se nourrit de la cire
produite par l’abeille, comme par une mère,
pour former la substance de ce précieux luminaire.)
Ô nuit de vrai bonheur,
nuit où le ciel s’unit à la terre,
où l’homme rencontre Dieu.
Aussi nous t’en prions, Seigneur :
permets que ce cierge consacré en l’honneur de ton nom
brûle sans déclin pour dissiper les ténèbres de cette nuit.
Qu’il te soit d’un parfum agréable
et joigne sa clarté à celle des étoiles.
Qu’il brûle encore quand se lèvera l’astre du matin,
cet astre sans pareil qui ne connaît pas de couchant,
le Christ, ton Fils, revenu du séjour des morts,
qui répand sur le genre humain sa lumière et sa paix,
lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.
R. Amen.
Liturgie de la Parole
 
ANNONCE DE PÂQUES (FORME BRÈVE) LAT  ou forme longue
Exultez dans le ciel, multitude des anges !
Exultez, célébrez les mystères divins !
Résonne, trompette du salut,
pour la victoire d’un si grand Roi !
Que la terre, elle aussi, soit heureuse,
irradiée de tant de feux :
illuminée de la splendeur du Roi éternel,
qu’elle voie s’en aller l’obscurité
qui recouvrait le monde entier !
Réjouis-toi, Église notre mère,
parée d’une lumière si éclatante !
Que retentisse dans ce lieu saint
l’acclamation de tous les peuples !
(Le Seigneur soit avec vous. R. Et avec votre esprit.)
Élevons notre cœur. R. Nous le tournons vers le Seigneur.
Rendons grâce au Seigneur notre Dieu. R. Cela est juste et bon.
Vraiment, il est juste et bon
de chanter à pleine voix,
dans tout l’élan du cœur et de l’esprit,
le Père tout-puissant, Dieu invisible,
et son Fils unique, Jésus Christ, notre Seigneur.
C’est lui qui a remis pour nous au Père éternel
le prix de la dette encourue par Adam ;
c’est lui qui répandit son sang par amour
pour effacer la condamnation du premier péché.
Car voici la fête de la Pâque
dans laquelle est mis à mort l’Agneau véritable
dont le sang consacre les portes des croyants.
Voici la nuit où tu as tiré d’Égypte
les enfants d’Israël, nos pères,
et leur as fait passer la mer Rouge à pied sec.
Voici la nuit où le feu d’une colonne lumineuse
a dissipé les ténèbres du péché.
Voici la nuit
qui arrache au monde corrompu, aveuglé par le mal,
ceux qui, aujourd’hui et dans tout l’univers,
ont mis leur foi dans le Christ :
nuit qui les rend à la grâce
et leur ouvre la communion des saints.
Voici la nuit où le Christ,
brisant les liens de la mort,
s’est relevé, victorieux, du séjour des morts.
Ô merveilleuse condescendance de ta tendresse envers nous !
inestimable choix de ton amour :
pour racheter l’esclave, tu as livré le Fils !
Il fallait le péché d’Adam
que la mort du Christ abolit.
Ô bienheureuse faute
qui nous valut pareil Rédempteur !
Car le pouvoir sanctifiant de cette nuit
chasse les crimes et lave les fautes,
rend l’innocence aux coupables et l’allégresse aux affligés.
Ô nuit de vrai bonheur,
nuit où le ciel s’unit à la terre,
où l’homme rencontre Dieu.
Dans la grâce de cette nuit,
accueille, Père saint, en sacrifice du soir
(la flamme montant de) cette colonne de cire (œuvre des abeilles)
que la sainte Église t’offre par nos mains.
Aussi nous t’en prions, Seigneur :
permets que ce cierge consacré en l’honneur de ton nom
brûle sans déclin pour dissiper les ténèbres de cette nuit.
Qu’il te soit d’un parfum agréable
et joigne sa clarté à celle des étoiles.
Qu’il brûle encore quand se lèvera l’astre du matin,
cet astre sans pareil qui ne connaît pas de couchant,
le Christ, ton Fils, revenu du séjour des morts,
qui répand sur le genre humain sa lumière et sa paix,
lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.
R/. Amen.
 
DEUXIÈME PARTIE LAT
LITURGIE DE LA PAROLE
 
20. En cette Vigile qui est « la mère de toutes les Vigiles », sont proposées neuf lectures, à savoir sept de l’Ancien Testament et deux du Nouveau (l’épître et l’évangile). Ces lectures doivent être lues partout où c’est possible, pour que soit conservée la nature de la Vigile qui exige une longue durée.
21. Cependant, pour de graves raisons d’ordre pastoral, on peut réduire le nombre des lectures de l’Ancien Testament ; mais on respectera toujours la règle selon laquelle la Parole de Dieu constitue un élément fondamental de la Vigile dans la nuit de Pâques. On fera donc au moins trois lectures de l’Ancien Testament, tirées de la Loi et des Prophètes, et l’on chantera leurs psaumes responsoriaux respectifs. On n’omettra jamais le récit du chap. 4 de l’Exode (3e lecture), avec son cantique.
22. Après avoir déposé leurs cierges, tous s’assoient. Avant le commencement des lectures, le prêtre s’adresse au peuple dans les termes suivants ou en d’autres semblables :
Frères et sœurs bien-aimés,
nous voici entrés dans la Vigile solennelle :
écoutons maintenant d’un cœur paisible la Parole de Dieu.
Méditons, et voyons comment, dans les temps passés,
Dieu a sauvé son peuple,
et comment dans ces temps qui sont les derniers,
il nous a envoyé son Fils comme Rédempteur.
Demandons à notre Dieu
de conduire jusqu’à son plein achèvement
cette œuvre de salut inaugurée dans le mystère de Pâques.
 
23. Ensuite commencent les lectures. Un lecteur monte à l’ambon et proclame la première lecture. La lecture achevée, un psalmiste ou un chantre monte à son tour à l’ambon pour chanter un psaume, auquel le peuple s’associe par un répons. Tous se lèvent ensuite, et le prêtre dit : Prions le Seigneur. Après que tous ont prié quelque temps en silence, il dit l’oraison répondant à la lecture. On peut même remplacer le psaume responsorial par un temps de silence et, dans ce cas, on omet la pause après Prions le Seigneur.
 
Lectures
 
PRIÈRES APRÈS LES LECTURES
 
24. Première Lecture : La création de la nature et de l’homme
Après le récit de la création (Gn 1, 1–2, 2 ou Gn 1, 1.26-31a) et le psaume (103 ou 32), le prêtre dit au choix l’une des deux prières suivantes. La seconde est dite de préférence après la lecture brève qui ne traite que de la création de l’homme.
 
PRIÈRE
Prions le Seigneur.
Dieu éternel et tout-puissant,
toi qui es admirable dans la réalisation de toutes tes œuvres,
donne à ceux que tu as rachetés
de comprendre que le sacrifice du Christ, notre Pâque,
à la plénitude des temps,
est une œuvre plus merveilleuse encore
que la création au commencement du monde.
Lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.
R/. Amen.
ou bien, au sujet de la création de l’homme
Seigneur Dieu,
tu as créé l’être humain d’une manière admirable
et tu l’as racheté d’une manière plus admirable encore ;
nous t’en prions,
donne-nous de résister aux attraits du péché
par un esprit de sagesse,
et de parvenir ainsi aux joies éternelles.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
25. Deuxième lecture : Sacrifice et délivrance d’Isaac, le fils bien-aimé
Après le récit du sacrifice d’Abraham (Gn 22, 1-18 ou Gn 22, 1-2.9a.10-13.15-18) et le psaume (15), le prêtre dit la prière suivante :
 
PRIÈRE
Prions le Seigneur.
Dieu très-haut, Père des croyants,
en répandant la grâce de l’adoption,
tu multiplies sur toute la terre les fils de ta promesse ;
par le mystère pascal, tu établis ton serviteur Abraham
père de toutes les nations,
comme tu en as fait le serment ;
accorde aux peuples qui t’appartiennent
la grâce d’entrer dignement dans cet appel.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
26. Troisième lecture : La libération d’Israël par le passage de la mer Rouge
Après le récit du passage de la mer Rouge, lecture qui doit toujours être faite (Ex 14, 15–15, 1a) et son cantique (Ex 15), le prêtre dit au choix l’une des deux prières suivantes :
 
PRIÈRE
Prions le Seigneur.
Maintenant encore, Seigneur Dieu,
nous voyons resplendir tes merveilles d’autrefois :
alors que jadis, par ta main puissante,
tu as délivré un seul peuple de la poursuite de Pharaon,
tu assures désormais le salut de toutes les nations
en les faisant renaître par les eaux du baptême ;
fais que tous, de par le monde,
deviennent des fils d’Abraham
et accèdent à la dignité des enfants d’Israël.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
ou bien
Seigneur Dieu,
dans la lumière de la nouvelle Alliance,
tu as donné leur sens
aux merveilles accomplies autrefois :
on reconnaît dans la mer Rouge
l’image de la fontaine baptismale,
et le peuple délivré de la servitude
préfigure les sacrements du peuple chrétien ;
fais que toutes les nations, grâce à la foi,
participent au privilège d’Israël,
et soient régénérées en recevant ton Esprit.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
27. Quatrième lecture : L’amour de Dieu pour Jérusalem son épouse
Après l’oracle d’Isaïe sur la nouvelle Jérusalem (Is 54, 5-14) et le psaume (29), le prêtre dit la prière suivante, ou celle qui suit la 5e, la 6e ou la 7e lecture, s’il est prévu d’omettre telle de ces lectures.
 
PRIÈRE
Prions le Seigneur.
Dieu éternel et tout-puissant,
pour l’honneur de ton nom,
multiplie la postérité promise à nos pères
à cause de leur foi ;
augmente, selon ta promesse,
le nombre de tes enfants d’adoption,
afin que l’Église reconnaisse à quel point s’accomplit déjà
ce que les saints patriarches avaient vu d’avance.
Par le Christ, notre Seigneur.
Amen.
On peut employer l’une des prières qui suivent les lectures qu’on aurait omise.
 
28. Cinquième lecture : Le mystère de l’eau et de la parole
Après l’oracle d’Isaïe sur le salut offert à tous gratuitement (Is 55, 1-11) et le cantique (Is 12), le prêtre dit la prière suivante :
 
PRIÈRE
Prions le Seigneur.
Dieu éternel et tout-puissant,
unique espoir du monde,
toi qui annonçais par la voix des prophètes
les mystères qui s’accomplissent en ce temps présent,
dans ta bonté, fais grandir les désirs de ton peuple,
car, sans ton inspiration,
aucun de tes fidèles ne peut progresser en vertu.
Par le Christ, notre Seigneur.
Amen.
 
29. Sixième lecture : Dieu offre aux hommes la vraie sagesse
Après l’oracle de Baruc sur la source de la sagesse (Ba 3, 9-15.32–4,4) et le psaume (18), le prêtre dit la prière suivante :
 
PRIÈRE
Prions le Seigneur.
Seigneur Dieu,
tu ne cesses de faire grandir ton Église
en appelant à elle toutes les nations ;
dans ta bonté, nous te le demandons :
garde sous ta constante protection
ceux que tu purifies dans l’eau du baptême.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
30. Septième lecture : Le cœur nouveau et l’esprit nouveau
 
Après l’oracle d’Ézékiel sur le cœur nouveau et l’esprit nouveau (Ez 36, 16-28) et le psaume 41–42), le prêtre dit l’une des deux prières suivantes :
 
PRIÈRE
Prions le Seigneur.
Seigneur Dieu,
puissance inaltérable et lumière sans déclin,
regarde avec bonté
le sacrement que constitue l’Église entière.
Comme tu l’as prévu de toute éternité,
poursuis dans la paix l’œuvre du salut de l’humanité ;
que le monde entier éprouve et reconnaisse la merveille :
ce qui était abattu est relevé,
ce qui avait vieilli est rénové,
et tout retrouve son intégrité première
en celui qui est le principe de tout : le Christ.
Lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.
R/. Amen.
ou bien
Seigneur Dieu,
tu veux nous former à célébrer le mystère pascal
en nous faisant écouter l’Ancien et le Nouveau Testament ;
ouvre-nous à l’intelligence de ta miséricorde :
ainsi la conscience des grâces déjà reçues
affermira en nous l’espérance des biens à venir.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
31. HYMNE
Après la dernière lecture de l’Ancien Testament, son psaume responsorial et son oraison, on allume les cierges de l’autel, le prêtre entonne le Gloria que tous chantent ou disent, tandis que les cloches sonnent, si du moins les conditions locales le permettent.
 
32. PRIÈRE
L’hymne étant dite, le prêtre dit la Prière, comme d’habitude.
Seigneur Dieu,
tu fais resplendir cette nuit très sainte
par la gloire de la résurrection du Seigneur ;
ravive en ton Église l’esprit qui fait de nous des fils,
afin que, renouvelés dans notre corps et notre âme,
nous te rendions le culte véritable.
Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,
qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles.
R/. Amen.
 
33. ÉPITRE
Le lecteur proclame la lecture de la lettre de saint Paul (Rm 6, 3b-11).
 
34. ALLÉLUIA
Quand la lecture de l’épître est terminée, tous se lèvent, et le prêtre entonne trois fois solennellement l’Alléluia, en prenant un ton de plus en plus élevé. Tous reprennent. Si c’est nécessaire le psalmiste entonne l’Alléluia à la place du prêtre.
Alléluia.
Ensuite un psalmiste ou un chantre, à l’ambon, chante le Psaume 117, auquel le peuple répond Alléluia.
 
35. ÉVANGILE
Le prêtre, comme d’habitude, impose l’encens et bénit le diacre. Dans la procession de l’Évangile, on ne porte pas les flambeaux, mais seulement l’encens.
 
36. HOMÉLIE
Aussitôt après l’évangile, que l’homélie ne soit jamais omise, même si elle est brève.
 
TROISIÈME PARTIE LAT
LITURGIE BAPTISMALE
La célébration s’organise comme suit :
   •monition du prêtre (n° 40) ;
   •chant éventuel des Litanies (n° 41-43) ;
   •bénédiction de l’eau baptismale (n° 46-47) ;
   •baptême, s’il y a lieu, et éventuellement confirmation (n° 48-53).
 
A. BÉNÉDICTION DE L’EAU BAPTISMALE ET BAPTÊME
37. Après l’homélie, on procède à la liturgie baptismale. Si la fontaine baptismale est aménagée de telle sorte que le peuple puisse facilement participer à une célébration qui s’y déroule, le prêtre s’y rend avec les ministres. Autrement, on apporte dans le chœur une cuve contenant l’eau à bénir.
38. S’il y a des baptêmes, on invite les catéchumènes à s’approcher de la fontaine baptismale. Les adultes sont accompagnés par leurs parrains et marraines ; les enfants, par leurs parents, leurs parrains et marraines ; les tout-petits sont portés par leurs parents accompagnés des parrains et marraines, devant l’assemblée.
39. S’il y a une procession vers le baptistère, ou vers les fonts baptismaux, aussitôt on commence la procession. Le ministre avec le cierge pascal précède ; viennent ensuite ceux qui doivent être baptisés accompagnés de leurs parrains et marraines, ensuite les ministres, le diacre et le prêtre. Durant la procession, on chante les litanies (n° 43). Les litanies étant achevées, le prêtre fait la monition (n° 40).
 
MONITION
40. Si la liturgie baptismale se fait dans le chœur, aussitôt le prêtre fait la monition d’introduction en ces termes ou d’autres semblables :
 
– S’il y a des baptêmes :
Frères et sœurs bien-aimés,
en priant tous ensemble
pour ceux d’entre nous qui vont être baptisés,
soutenons leur espérance.
Tandis qu’ils s’approchent de la fontaine baptismale
où ils vont naître à la vie nouvelle,
demandons au Père tout-puissant
de les entourer de toute sa miséricorde.
 
– Si on doit bénir la fontaine baptismale, mais s’il n’y a pas de baptême :
Frères et sœurs bien-aimés,
supplions Dieu, le Père tout-puissant,
de sanctifier par sa grâce cette fontaine baptismale,
et de compter au nombre de ses enfants d’adoption dans le Christ
ceux qui renaîtront par le baptême.
 
41. Les litanies sont chantées par deux chantres. Tous se tiennent debout (en raison du Temps pascal) et répondent aux invocations.
Si la procession pour se rendre aux fonts baptismaux est assez longue, les Litanies sont chantées pendant la procession ; dans ce cas, l’appel des catéchumènes se fait avant la procession.
Celle-ci est ordonnée comme suit : un ministre portant le cierge pascal, puis les catéchumènes avec leurs parrains et marraines, enfin les ministres, le diacre et le prêtre. De plus, la Monition est faite avant la bénédiction de l’eau.

42. S’il n’y a pas de baptême à la Vigile pascale et si l’on ne doit pas non plus bénir de l’eau baptismale pour les baptêmes qui auront lieu pendant le Temps pascal, on passe directement à la bénédiction de l’eau (n° 54).

LITANIES
43. Dans les litanies, on peut ajouter quelques noms à la liste des saints, notamment ceux du titulaire de l’église et des patrons du lieu et ceux des futurs baptisés.
Kyrie, eléison ou bien Seigneur, prends pitié.
R/. Kyrie, eléison R/. Seigneur, prends pitié
Christe, eléison. Ô Christ, prends pitié.
R/. Christe, eléison. R/. Ô Christ, prends pitié.
Kyrie, eléison Seigneur, prends pitié.
R/. Kyrie, eléison R/. Seigneur, prends pitié
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.
Saint Michel, priez pour nous.
Saints Anges de Dieu, priez pour nous.
Saint Jean Baptiste, priez pour nous.
Saint Joseph, priez pour nous.
Saint Pierre et saint Paul, priez pour nous.
Saint André, priez pour nous.
Saint Jean, priez pour nous.
Sainte Marie Madeleine, priez pour nous.
Saint Étienne, priez pour nous.
Saint Ignace d’Antioche, priez pour nous.
Saint Laurent, priez pour nous.
Sainte Perpétue et sainte Félicité, priez pour nous.
Sainte Agnès, priez pour nous.
Saint Grégoire, priez pour nous.
Saint Augustin, priez pour nous.
Saint Athanase, priez pour nous.
Saint Basile, priez pour nous.
Saint Martin, priez pour nous.
Saint Benoît, priez pour nous.
Saint François et saint Dominique, priez pour nous.
Saint François Xavier, priez pour nous.
Saint Jean-Marie Vianney, priez pour nous.
Sainte Catherine de Sienne, priez pour nous.
Sainte Thérèse de Jésus, priez pour nous.
Vous tous, saints et saintes de Dieu, priez pour nous.
Montre-toi favorable, délivre-nous, Seigneur.
De tout mal, délivre-nous, Seigneur.
De tout péché, délivre-nous, Seigneur.
De la mort éternelle, délivre-nous, Seigneur.
Par ton incarnation, délivre-nous, Seigneur.
Par ta mort et ta résurrection, délivre-nous, Seigneur.
Par le don de l’Esprit Saint, délivre-nous, Seigneur.
Nous qui sommes pécheurs, de grâce, écoute-nous.
• S’il y a des baptêmes :
Pour qu'il te plaise d'accorder à ceux que tu as choisis
la vie nouvelle par la grâce du baptême,

de grâce, écoute-nous.
• Si l’on bénit l’eau baptismale, sans toutefois célébrer de baptême :
Pour qu'il te plaise de sanctifier par ta grâce
cette eau d'où renaîtront pour toi de nouveaux enfants,

de grâce, écoute-nous.
On continue :
Jésus, Fils du Dieu vivant, de grâce, écoute-nous.
Ô Christ, écoute-nous. Ô Christ, écoute-nous.
Ô Christ, exauce-nous. Ô Christ, exauce-nous.
 
À la fin des litanies, s’il y a des baptêmes, le prêtre, étendant les mains, dit cette oraison :
Dieu éternel et tout-puissant,
viens agir dans les sacrements
qui révèlent ta grande tendresse ;
envoie ton Esprit d’adoption
pour recréer des peuples nouveaux
qui naissent pour toi de la fontaine baptismale :
rends efficaces par ta puissance
les gestes de notre humble ministère.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
BÉNÉDICTION DE L’EAU BAPTISMALE
46. Le prêtre bénit ensuite l’eau baptismale, en disant, les mains étendues, la prière suivante :
Seigneur Dieu,
par ta puissance invisible,
tu accomplis des merveilles dans tes sacrements,
et, de bien des manières,
tu as préparé l’eau, ta créature,
à devenir un signe de la grâce baptismale.
Aux origines du monde,
ton Esprit planait sur les eaux
pour qu’elles reçoivent déjà
la force qui sanctifie.
Par les flots du déluge,
tu annonçais le baptême qui fait revivre,
puisque, dans un seul et même mystère,
l’eau marquait la fin du péché
et le commencement de la sainteté.
Aux enfants d’Abraham,
tu as donné de traverser la mer Rouge à pied sec
pour que cette multitude, libérée de l’esclavage de Pharaon,
préfigure le peuple des baptisés.
Ton Fils bien-aimé,
baptisé par Jean dans les eaux du Jourdain,
a reçu l’onction du Saint-Esprit ;
suspendu à la croix,
il laissa couler de son côté ouvert du sang et de l’eau ;
et quand il fut ressuscité, il donna cet ordre à ses disciples :
« Allez ! Enseignez toutes les nations :
baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »
Maintenant, Seigneur Dieu,
regarde le visage de ton Église
et fais jaillir en elle la source du baptême.
Que cette eau reçoive de l’Esprit Saint,
la grâce de ton Fils unique,
afin que, par le sacrement du baptême,
l’homme, créé à ton image,
soit lavé de toutes les souillures de sa condition ancienne
et renaisse de l’eau et de l’Esprit Saint
pour la vie nouvelle d’enfant de Dieu.
Le ministre peut, si cela lui paraît opportun, plonger le cierge pascal dans l’eau une fois ou trois fois ; puis il continue :
Nous t’en prions, Seigneur :
par ton Fils,
que la puissance de l’Esprit Saint
descende dans l’eau qui remplit cette fontaine
Il peut maintenir le cierge dans l’eau.
afin que, par le baptême,
tous ceux qui seront ensevelis dans la mort avec le Christ
ressuscitent avec lui pour la vie.
Lui qui vit et règne avec toi dans l’unité du Saint-Esprit,
Dieu, pour les siècles des siècles.
R/. Amen.
47. Le cierge est ensuite retiré de l’eau, tandis que le peuple acclame :
R/. Fontaines du Seigneur, bénissez le Seigneur !
À lui, haute gloire, louange éternelle !
S’il n’y a pas de baptême à la Vigile pascale, on passe immédiatement à la rénovation de la Profession de foi baptismale (n° 55).
 
BAPTÊME ET CONFIRMATION
 
48. La bénédiction de l’eau baptismale achevée, et le peuple ayant chanté l’acclamation, le prêtre, debout, interroge les adultes, ainsi que les parents ou les parrains et marraines des petits enfants, pour la renonciation à Satan, comme cela est prévu dans les parties du Rituel Romain correspondantes.
Si l’onction des adultes avec l’huile des catéchumènes n’a pas été faite auparavant lors des rites préparatoires, on la fait à ce moment-ci.
49. Ensuite, le prêtre interroge chaque adulte sur la foi, et, s’il y a des petits enfants, il invite tous les parents, parrains et marraines, à faire en même temps la triple profession de foi, comme c’est indiqué dans les Rituels respectifs.
Si, durant cette nuit, il y a de nombreux baptêmes, le rite peut être ordonné de la manière suivante : aussitôt après la réponse de ceux qui doivent être baptisés et celle des parrains et marraines ainsi que des parents, le célébrant demande et reçoit la rénovation de la profession de foi baptismale de tous ceux qui sont présents.
50. Après les interrogations, le prêtre baptise les adultes et les petits enfants.
51. Après le baptême, le prêtre donne aux enfants l’onction du Saint Chrême. Puis, on remet le vêtement blanc à tous les nouveaux baptisés, qu’ils soient adultes ou petits enfants. Ensuite, le prêtre ou le diacre reçoit de la main d’un ministre le cierge pascal, auquel sont allumés les cierges des nouveaux baptisés. On omet, pour les enfants, le rite de l’Effetha.
52. Après cela, sauf si le baptême et les autres rites (indiqués ci-dessus) ont eu lieu dans le chœur, on y retourne, la procession ayant l’ordre suivant : en tête les nouveaux baptisés, ou les parrains, marraines et parents ; tous portant leurs cierges allumés. Pendant la procession, on chante le cantique baptismal Vidi aquam (J’ai vu l’eau vive) ou un autre chant adapté (n° 56).
53. Si ce sont des adultes qui ont été baptisés, l’évêque, ou en son absence, le prêtre qui a conféré le baptême, administre aussitôt le sacrement de la confirmation dans le chœur, comme c’est indiqué dans le Pontifical ou le Rituel romain.
 
B. BÉNÉDICTION DE L’EAU LAT
 
54. Lorsqu’il n’y a pas lieu de bénir de l’eau baptismale (pas de baptême ni de fonts baptismaux à bénir), le prêtre bénit l’eau dont il aspergera le peuple à la fin de la rénovation de la profession de foi baptismale, en disant :
Frères et sœurs bien-aimés,
supplions humblement Dieu notre Seigneur
de bénir cette eau qu’il a créée ;
nous allons en être aspergés en souvenir de notre baptême ;
que Dieu lui-même nous renouvelle
afin que nous demeurions fidèles à l’Esprit que nous avons reçu.
Tous prient quelques instants en silence. Puis le prêtre continue, les mains étendues :
Seigneur notre Dieu,
sois favorable aux prières de ton peuple
qui veille en cette nuit très sainte ;
alors que nous célébrons la merveille de notre création
et la merveille plus grande encore de notre rédemption,
daigne bénir cette eau.
Tu l’as créée pour féconder la terre
et donner à nos corps fraîcheur et pureté.
Tu en as fait aussi l’instrument de ta miséricorde :
par elle tu as libéré ton peuple de la servitude
et tu as étanché sa soif dans le désert ;
par elle les prophètes ont annoncé la nouvelle Alliance
que tu voulais sceller avec les hommes ;
par elle enfin, eau sanctifiée quand le Christ fut baptisé au Jourdain,
tu as renouvelé notre nature pécheresse
dans le bain de la nouvelle naissance.
Que cette eau, maintenant,
nous rappelle notre baptême,
et nous fasse participer à la joie de nos frères et sœurs,
les baptisés de Pâques.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
55. C. RÉNOVATION DE LA PROFESSION DE FOI BAPTISMALE LAT
55. La célébration du baptême (et de la confirmation) achevée, ou immédiatement après la bénédiction de l’eau s’il n’y a pas de célébration des sacrements, tous, debout et tenant en mains leurs cierges allumés, renouvellent la profession de foi baptismale, en même temps que ceux qui vont être baptisés, sauf si cette rénovation a déjà eu lieu en même temps que la profession de foi de ceux qui viennent d’être baptisés (cf. n° 49).
Le prêtre s’adresse aux fidèles dans les termes suivants, ou d’autres, équivalents :
Frères et sœurs bien-aimés,
par le mystère pascal
nous avons été mis au tombeau avec le Christ dans le baptême,
afin que nous menions avec lui une vie nouvelle.
C’est pourquoi, après avoir terminé l’entraînement du Carême,
renouvelons les promesses faites au moment de notre baptême,
quand nous avons renoncé à Satan et à ses œuvres,
et promis de servir Dieu dans la sainte Église catholique.
Ainsi donc :
Le prêtre propose au choix l’une des deux formulations de la renonciation à Satan qui suivent :
Le prêtre :
Renoncez-vous à Satan ?
Tous :
J'y renonce.
Le prêtre :
Renoncez-vous à toutes ses œuvres, c'est-à-dire au péché ?
Tous :
J'y renonce.
Le prêtre :
Renoncez-vous à toutes ses séductions, qui conduisent au péché ?
Tous :
J'y renonce.
Ou bien :
Le prêtre :
Pour vivre dans la liberté des enfants de Dieu, renoncez-vous au péché ?
Tous :
J'y renonce.
Le prêtre :
Pour échapper au pouvoir du péché, renoncez-vous à ce qui conduit au mal ?
Tous :
J'y renonce.
Le prêtre :
Pour suivre Jésus Christ, renoncez-vous à Satan, auteur et instigateur du péché ?
Tous :
J'y renonce.
Le cas échéant, cette seconde formule peut être adaptée par les Conférences épiscopales, selon les nécessités locales.
 
Ensuite, le prêtre poursuit :
Croyez-vous en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ?
Tous :
Je crois.
Croyez-vous en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur,
qui est né de la Vierge Marie,
a souffert la passion, a été enseveli,
est ressuscité d’entre les morts,
et qui est assis à la droite du Père ?
Tous :
Je crois.
Le prêtre :
Croyez-vous en l’Esprit Saint, à la sainte Église catholique,
à la communion des saints, au pardon des péchés,
à la résurrection de la chair, et à la vie éternelle ?
Tous :
Je crois.
Le prêtre conclut :
Que Dieu tout-puissant, Père de notre Seigneur Jésus Christ,
qui nous a fait renaître par l’eau et l’Esprit Saint,
et qui nous a accordé le pardon des péchés,
nous garde encore par sa grâce
dans le Christ Jésus notre Seigneur
pour la vie éternelle.
Tous :
Amen.
 
56. Ensuite, le prêtre asperge le peuple d’eau bénite (en circulant dans l’église si c’est utile pour la signification du geste). Pendant ce temps, on chante l’antienne Vidi aquam (J’ai vu l’eau vive) ou un autre chant baptismal.
 
ANTIENNE
Vidi aquam egrediéntem de templo, a látere dextro, allelúia ; J’ai vu l’eau vive jaillissant du côté droit du temple, alléluia !
et omnes, ad quos pervénit aqua ista, salvi facti sunt tous ceux que cette eau a touchés furent sauvés
et dicent : Allelúia, allelúia. et ils chanteront : Alléluia, alléluia.
On peut chanter un autre chant baptismal, par exemple :
J’ai vu l’eau vive J’ai vu la source
jaillissant du cœur du Christ, alléluia ! devenir un fleuve immense, alléluia !
Tous ceux que lave cette eau Les fils de Dieu rassemblés
seront sauvés et chanteront : alléluia ! chantaient leur joie d’être sauvés, alléluia !
Alléluia, alléluia, alléluia !
 
57. Entre-temps, les nouveaux baptisés sont conduits à leur place parmi les fidèles.
Si la bénédiction de l’eau baptismale n’a pas été faite au baptistère, le diacre et des ministres portent avec respect la cuve d’eau baptismale au baptistère.
Si l’on n’a pas béni d’eau baptismale mais de l’eau ordinaire, cette eau bénite est portée là où il convient.
58. Après l’aspersion, le prêtre revient au siège. On omet le Credo.
On fait la Prière universelle, à laquelle les nouveaux baptisés participent pour la première fois.
 
QUATRIÈME PARTIE LAT
LITURGIE EUCHARISTIQUE
59. Le prêtre monte à l’autel, et il commence comme de coutume la liturgie eucharistique.
60. Il convient que le pain et le vin soient apportés par les nouveaux baptisés ou, si ce sont des petits enfants, par leurs parents ou parrains et marraines.
 
Présentation des dons
 
PRIÈRE SUR LES OFFRANDES LAT
Accueille, nous t’en supplions, Seigneur,
les prières de ton peuple
qui t’offre ce sacrifice ;
fais que les mystères inaugurés dans la célébration pascale
nous procurent, avec l’aide de ta grâce, la guérison éternelle.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
PRÉFACE LAT
Le mystère pascal
V. Le Seigneur soit avec vous.
R. Et avec votre esprit.
V. Élevons notre cœur.
R. Nous le tournons vers le Seigneur.
V. Rendons grâce au Seigneur notre Dieu.
R. Cela est juste et bon.
Vraiment, il est juste et bon,
pour ta gloire et notre salut,
de te louer, Seigneur, en tout temps,
mais plus encore de te glorifier en cette nuit
où le Christ, notre Pâque, a été immolé.
Car il est l’Agneau véritable
qui a enlevé les péchés du monde :
en mourant, il a détruit notre mort ;
en ressuscitant, il nous a rendu la vie.
C’est pourquoi
la joie pascale rayonne par tout l’univers,
la terre entière exulte,
les puissances d’en haut et les anges dans le ciel
chantent sans fin l’hymne de ta gloire :
Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers !
Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
Hosanna au plus haut des cieux.
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux.
 
PRIÈRE EUCHARISTIQUE : PE IPE IIPE III
 
63. Dans la prière eucharistique, on mentionne les baptisés et leurs parrains et marraines, selon les formules qui se trouvent dans le Missel et le Rituel Romain pour chaque Prière eucharistique.
64. Avant Voici l’Agneau de Dieu, le prêtre peut adresser une brève monition aux nouveaux baptisés sur le sens de la première communion qu’ils vont recevoir et sur la valeur d’un tel mystère, sommet de l’initiation et centre de toute la vie chrétienne.
65. Il convient que les nouveaux baptisés reçoivent la sainte Communion sous les deux espèces, avec les parrains, marraines, parents et époux catholiques, ainsi que les catéchistes laïcs. Il convient également, que, avec le consentement de l’évêque diocésain, et si les circonstances s’y prêtent, tous les fidèles soient admis à la sainte Communion sous les deux espèces.
 
ANTIENNE DE LA COMMUNION LAT
cf. I Co 5, 7-8
Le Christ, notre agneau pascal, a été immolé.
Célébrons la fête en partageant un pain non fermenté,
signe de droiture et de vérité, alléluia.
Il serait bon de chanter le psaume 117.
 
PRIÈRE APRÈS LA COMMUNION LAT
Répands en nous, Seigneur, ton Esprit de charité,
afin que soient unis par ta tendresse
ceux que tu as nourris des sacrements de Pâques.
Par le Christ, notre Seigneur.
R/. Amen.
 
BÉNÉDICTION SOLENNELLE LAT
Que Dieu tout-puissant vous bénisse,
en ce jour où nous célébrons la solennité de Pâques
et, dans sa bonté, qu’il vous protège des assauts du péché.
R/. Amen.
Il vous régénère pour la vie éternelle
par la résurrection de son Fils unique :
qu’il vous comble de la vie sans fin.
R/. Amen.
Ils sont finis, les jours de la passion du Seigneur :
vous qui célébrez avec allégresse la fête de Pâques,
venez, avec son aide, prendre part en exultant
aux fêtes qui s’accomplissent dans la joie de l’éternité.
R/. Amen.
Et que la bénédiction de Dieu tout-puissant,
le Père, et le Fils, et le Saint-Esprit,
descende sur vous et y demeure toujours.
R/. Amen.
 
On peut employer aussi la formule de bénédiction finale du Rituel du baptême des adultes ou des petits enfants, adaptée selon les cas.
 
69. Pour le renvoi du peuple, le diacre, ou, en son absence, le prêtre lui-même chante ou dit :
Allez, dans la paix du Christ, alléluia, alléluia.
Tous répondent :
R/. Nous rendons grâce à Dieu, alléluia, alléluia.
 
Il en va ainsi chaque jour de la semaine de Pâques jusqu’au deuxième dimanche inclus.
70. On allume le cierge pascal à toutes les célébrations liturgiques plus solennelles du Temps pascal.