[1029] fait remarquer, Homilia in Matthæum, v, 2, comme une circonstance digne d’attirer l’attention, que Jésus-Christ n’emploie pas la formule du commandement pour énumérer les conditions d’entrée dans le royaume des cieux, mais qu’il exprime sa volonté au moyen de paroles douces et gracieuses, qui attirent spontanément les cœurs. Il ne dit pas : Soyez pauvres en esprit, soyez miséricordieux et purs de cœur, si vous voulez avoir part à mon royaume ; il ne menace pas comme Moïse ; il préfère commander tout en paraissant louer et féliciter. Il entoure ses prescriptions de promesses. « Et pourtant cette série de Béatitudes réclame l’exercice des plus sublimes vertus. Elle commence par les larmes et s’achève par le sang ; les faibles sont appelés à l’héroïsme le plus viril. Aussi la parole de Jésus est-elle ici d’une hardiesse étonnante. » , Évangile selon saint Matthieu, p. 102.
[1030] « Bienheureux les pauvres », lisons-nous simplement et clairement dans la rédaction de saint Luc.
[1031] Tel est le sens exact du texte original.
[1032] En hébreu, מנחם, M enahhem. Voir , Die Religion des Judentums…, 2e éd., p. 261.
[1033] Déjà le psalmiste, Ps., xvi, 15, pensait avec délices à cette satiété béatifiante.
[1034] , loc. cit.
[1035] Prov., xxii, 11.
[1036] I Joan., ii, 3.
[1037] « Οἰ εἰρηνοποίοι, les faiseurs-de-paix. »
[1038] Is., ix, 6.
[1039] Cf. Joan., xv, 18-21 ; Hebr., xii, 2-5 ; I Petr., ii, 21-25.
[1040] Le verbe σκιρτήσατε, employé par saint Luc, signifie à la lettre bondir de joie.
[1041] Voici les malédictions qu’on lit dans le troisième évangile à la suite des Béatitudes : « Malheur à vous, riches, parce que vous avez votre consolation. Malheur à vous qui êtes rassasiés, parce que vous aurez faim. Malheur à vous qui riez maintenant, parce que vous serez dans le deuil et dans les larmes. Malheur à vous lorsque les hommes diront du bien de vous, car c’est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes ».
[1042] Matth., v, 13-16.
[1043] , The land of the Book, p. 381 : « J’en ai vu de grandes quantités jetées littéralement dans la rue, pour être foulées sous les pieds des gens et des bêtes ».
[1044] Tous nos lecteurs connaissent de vue les petites lampes d’argile, découvertes par milliers en Palestine et ailleurs, dont se servaient les anciens dans l’intérieur de leurs maisons. Pour leur permettre d’envoyer plus loin leur modeste lumière, on les plaçait sur un candélabre plus ou moins élevé.
[1045] Le iota, qui équivaut a notre i, est la plus petite lettre de l’alphabet grec. Jésus dut dire en araméen : « Pas un iod » ; or, dans cette langue, le iod est la plus petite consonne de l’alphabet. Le « trait » consistait, comme dit le texte grec, en une petite « corne », que les Juifs plaçaient au-dessus de certaines de leurs lettres, pour empêcher de les confondre avec d’autres lettres auxquelles elles ressemblaient.
[1046] Matth., v, 17-20.
[1047] Il l’avait déjà fait, mais seulement en passant, dans la huitième Béatitude : « Bienheureux êtes-vous, lorsqu’on vous maudira ou qu’on vous persécutera à cause de moi ».
[1048] Cette expression technique revient assez souvent dans les divers écrits du Nouveau Testament. Cf. Matth., vii, 12 ; xi, 13, 22, 40 ; Luc., xvi, 16, 29, 31 ; xxiv, 27 ; Act., xiii, 15 ; xxiv, 14 ; xxviii, 25 ; Rom., iii, 21. On la trouve fréquemment aussi dans le Talmud.
[1049] Καταλῦσαι, solvere. En parlant d’une loi, abroger, annuler.
[1050] « Πληρῶσαι, adimplere, accomplir. » On affaiblirait singulièrement la pensée du Sauveur, si l’on se contentait de lui faire dire qu’il était venu pour obéir à la loi.
[1051] Les Pères sont formels à ce sujet. , Adversus hæreses, iv, 13 : « Extendit (legem) et implevit ; il prolongea (la loi) et l’accomplit ». , De pænitentia, iii : « [Dominus quemadmodum se] adjectionem legi superstruere [demonstrat]. [Le-Seigneur se montre comme] édifiant une-superstructure à-la-loi ». , Commentarium in Matthæum, op. cit. : « Rudia et imperfecta complevit. Il compléta [les lois] grossières et imparfaites ». , In Matthæum, op. cit. : « addit, il ajouta » ; In Joannem, v : « perficit, il paracheva ». , Homilia in Joannis Evangelium, v, 19 : « διόρθωσις νομοθεσίας, le redressement de la légifération ». Etc. D. Strauss, Th. Keim et de nombreux néo-critiques sont favorables à cette interprétation, qui est d’ailleurs la seule acceptable.
[1052] Théophylacte, mort vers 1107.
[1053] Voir p. 191-193.
[1054] Joan., ii, 19 ; Matth., xxvi, 60-61.
[1055] Matth., xii, 2-14 ; Joan., v, 10-18 ; etc.
[1056] Marc., vii, 1, etc.
[1057] La locution « jusqu’à ce que passent le ciel et la terre » signifie : jusqu’à la fin des temps. Elle est tout hébraïque. Cf. Ps., lxxi, 5, 7 ; lxxxviii, 38 ; Jer., xxxiii, 20-21. Voir aussi Marc., xiii, 31 ; Luc., xvi, 17. Les rabbins attribuaient volontiers aussi une durée sans fin à la loi mosaïque. « Toute chose aura une fin, disaient-ils (Talmud, Bereschith Rabba), le ciel et la terre auront leur fin ; une seule chose n’aura pas de fin : c’est la loi. » , De vita Mosis, ii, 14-15, et , Antiquitates judaicæ, III, viii, 10, et Contra Apionem, ii, 38, tiennent un langage semblable.
[1058] Gal., iv, 4.
[1059] , Philosophumena, vii, 36.
[1060] Talmud, Schabbath, 26, a-b. Cf. , Jesus Christus im Thalmud, p. 62-64.
[1061] Joan., iv, 21, 24. Cf. Marc., xii, 38, où Jésus place l’amour de Dieu bien au-dessus des sacrifices.
[1062] Matth., ix, 14-15.
[1063] Matth., xii, 3-8.
[1064] Matth., v, 31-32.
[1065] Matth., v, 38-42.
[1066] Marc., vii, 1-23.
[1067] Deut., xviii, 8.
[1068] , Der Grundcharakter der Ethik Jesu im Verhältnis zu den messianischen Hoffnungen seines Volkes, p. 66.
[1069] , Dialogus cum Tryphone, 27, 43, 46, 67, etc. De même , De pænitentia, 3 ; , passim ; , Contra Celsum, ii, 5, 6. Cf. , Das Leben Jesu im Zeitalter der neutestamentlichen Apokryphen, p. 352-359.
[1070] Sur la question intéressante des relations de Jésus avec la loi juive, voir , Die Stellung Jesu zum alttestamentlichen Gesetz, 1914 ; , Jesu Predigt in ihrem Gegensatz zum Judentum, 1892.
[1071] C’est-à-dire votre conduite morale, votre sainteté.
[1072] Le mot géhenne, qui nous vient du grec γεεννα par l’intermédiaire du latin de la Vulgate gehenna, est d’origine hébraïque (גיהינום, gué-Hinnom) et désignait primitivement la vallée d’Hinnom ou vallée des fils d’Hinnom, qui est mentionnée en plusieurs endroits de l’Ancien Testament. Cf. IV Reg., xxiii, 10 ; Jer., vii, 31-32 ; etc. C’était un ravin situé au sud de Jérusalem (l’ouadi er Rebâbi actuel) et dans lequel on avait immolé autrefois des enfants au dieu Moloch. Le pieux roi Josia profana à dessein ce lieu sinistre, pour marquer l’horreur qu’il inspirait aux Juifs fidèles. On y jeta ensuite toute sorte d’immondices, et il demeura un lieu de dégoût et d’exécration (IV Reg., xxiii). Finalement, son nom servit à désigner l’enfer, dans le langage populaire que Jésus emploie lui-même ici.
[1073] L’autel des holocaustes, dans la cour la plus intérieure du temple de Jérusalem. Voir le t. I, p. 161.
[1074] Matth., v, 21-26.
[1075] Au t. I, p. 170-175.
[1076] Ex., xx, 13 ; Deut., v, 17.
[1077] Il y a gradation dans les trois cas de culpabilité mentionnés par Notre-Seigneur : l’emportement, une insulte en paroles (Raca, mot araméen qui a le sens de « vide », stupide), une seconde injure (« fou », au moral, impie). Il y a gradation aussi dans le châtiment, qui sera prononcé d’abord par le tribunal de première instance, puis par le sanhédrin, enfin par Dieu même.
[1078] Matth., v, 27-32.
[1079] Ex., xx, 13 ; Deut., v, 7. Néanmoins, le dixième précepte du Décalogue, Ex., xx, 17 ; Deut., x, 21, condamne aussi d’une manière générale les mauvais désirs. Cf. Job, xxxi, 1.
[1080] .
[1081] Deut., xxiv, 1-4.
[1082] « Lorsqu’un homme aura épousé une femme, est-il dit au passage du Pentateuque qui autorise le divorce (Deut., xxiv, 1), si elle vient à ne pas trouver grâce devant ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de repoussant (« ערות דבר, ‘ervat dâbâr, inconvenante chose »), il écrira pour elle une lettre de divorce… et il la renverra de sa maison. » Les mots que nous avons soulignés, assez vagues par eux-mêmes, avaient reçu d’Hitlel et de son école une interprétation scandaleuse, qui ouvrait au grand large la porte à la passion. On se croyait autorisé à renvoyer, sous les prétextes les plus frivoles, l’épouse même la plus fidèle. Un plat manqué, la vue d’une femme plus belle, osaient dire les rabbins, étaient des raisons suffisantes pour divorcer. N’entendrons-nous pas les pharisiens demander à Jésus : « Est-il permis à l’homme de renvoyer sa femme pour n’importe quelle raison ? » Cf. Matth., xix, 3. De tels abus ne pouvaient évidemment pas être tolérés sous la loi de sainteté. La parenthèse « Si ce n’est en cas d’adultère », qu’on lit seulement dans le premier évangile, crée une difficulté plus apparente que réelle. En aucun cas le Christ ne permet le divorce, ainsi qu’il le dira clairement plus tard (Matth., xix, 6, 9 ; Marc., x, 9-12 ; Luc., xvi, 18. Cf. I Cor., vii, 10-11). Tout ce qu’il autorise, en cas d’adultère, c’est la séparation des époux ; mais il leur interdit absolument de contracter un nouveau mariage. Voir , Évangile selon saint Matthieu, p. 369-374.
[1083] Matth., xix, 8 ; Marc., x, 5.
[1084] Gen., ii, 18-24.
[1085] Matth., v, 33-37.
[1086] Voir entre autres, , Sat., xi, 94.
[1087] , Neue Beiträge zur Erläuterung der Evangelien aus Talmud und Midrasch, p. 57. Cf. Eccli., xxiii, 9-11.
[1088] « Evangelica veritas non recipit juramentum ; la vérité évangélique n’accueille pas le serment », dit énergiquement , in h. loc. La loi mosaïque ne mentionne pas les serments en termes exprès ; elle se contente de condamner le parjure (Ex., xx, 7 ; Lev., xix, 12) et d’exiger l’accomplissement intégral des vœux (Num., xxxiii, 3 ; cf. Matth., xiii, 16-22).
[1089] Matth., xxvi, 63.
[1090] Le grec χιτών désigne ici la tunique intérieure ; ἰμάτιον représente le vêtement supérieur, l’ample pièce d’étoffe qui sert en général aux Orientaux de manteau pendant le jour et de couverture pendant la nuit.
[1091] Le verbe ἀγγαρεύω, latinisé sous la forme angariare, dont nous avons fait angarier, est d’origine persane et correspondait à l’expression française réquisitionner. Cf. , Historia, viii, 98 ; , Cyropædia, viii, 6, 17.
[1092] Matth., v, 38-42.
[1093] Cf. , La Loi de Hammourabi, 1904,
[1094] Lex Duodecim Tabularum, viii.
[1095] Ex., xxi, 23-25 ; Deut., xix, 18-21 ; etc.
[1096] Lev., xix, 18 ; Deut., xxxii, 35 ; Eccli., xxviii, 1-7.
[1097] Rom., xii, 21.
[1098] Matth., v, 43-47. Ici nous retrouvons momentanément saint Luc (Luc., vi, 27-35).
[1099] La première partie du passage cité par le Sauveur est empruntée au Lévitique, Lev., xix, 18. Les mots « Et tu haïras ton ennemi » ne sont pas dans le texte ; mais ils étaient bien dans l’esprit des scribes.
[1100] Cf. Ps., vii, 4-5 ; xxxv, 12-14 ; Prov., xvii, 5 ; xxiv, 29 ; etc.
[1101] Matth., v, 48.
[1102] « Jamais fondateur de religion n’a proposé à ses disciples un idéal aussi inaccessible. » (, La mission historique de Jésus, p. 139).
[1103] Cf. Tob., iv, 7-11 ; xii, 8-10 ; xiv, 9-12 ; Eccli., iii, 14, 30 ; iv, 3-4 ; v, 10 ; xvi, 14 ; etc.
[1104] Voir , Geschichte des jüdischen Volkes…, 4e éd., t. II, p. 252, 440-441, 452-454, 528, etc. ; , Die Religion des Judentums…, p. 119, 457.
[1105] Matth., vi, 1. a dit aussi, Epistulae morales ad Lucilium, xix, 1 : « Qui virtutem suam publicari vult, non virtuti laborat sed gloriæ. Qui veut publier sa vertu, ne travaille pas à sa vertu mais à sa gloire ».
[1106] Matth., vi, 2-4.
[1107] Matth., xxiii, 5 : « Ils font toutes leurs œuvres pour être vus des hommes ».
[1108] La locution « Que ta main droite… », est proverbiale pour marquer le secret avec lequel un acte est accompli.
[1109] Telle était fréquemment l’attitude des Juifs lorsqu’ils priaient. Cf. I Reg., i, 26 ; III Reg., viii, 2 ; Marc., xi, 25 ; Luc., xviii, 11, etc. Ils priaient aussi à genoux ou prosternés. Voir , Atlas archéologique de la Bible, pl. xcv, fig. 3 ; pl. xcvi, fig. 5, 6, 7.
[1110] Matth., vi, 5-15.
[1111] Βαττολογεῖν. L’étymologie n’est pas certaine. Voir les lexiques grecs.
[1112] Le IIIe livre des Rois (III Reg., xviii, 26) cite l’exemple des prêtres de Baal. De nos jours encore, les mahométans et les Thibétains ont recours à cette « battologie » ridicule. C’est ce que les littérateurs romains appelaient, en se moquant « fatigare deos, deorum aures contundere ; fatiguer les dieux, casser les oreilles aux dieux ».
[1113] Certaines prières juives n’étaient pas exemptes de ces longueurs, que plusieurs rabbins approuvaient hautement. « Quiconque multiplie les prières est exaucé », disaient-ils (, Neue Beiträge zur Erläuterung der Evangelien aus Talmud und Midrasch, p. 82). Les répétitions abondent dans le Sch emôné Esré et dans le Kaddisch, dont il a été question plus haut.
[1114] , Epistolæ, cxxx.
[1115] Luc., xi, 1-4. Il est cité à une autre occasion.
[1116] , loc. cit. : « Oratio fraterna est. Non dicit (Jesus), Pater meus sed Pater noster, omnes videlicet una oratione complectens. C’est une prière fraternelle. (Jésus) ne dit pas mon Père mais notre Père, c’est-à-dire en englobant tout-le-monde dans une seule prière ».
[1117] L’épithète grecque ἐπιούσιος, qui correspond à cet adjectif, n’apparaît, dans la littérature connue, qu’en cet endroit du premier évangile et au passage de saint Luc qui lui correspond. Sa signification exacte n’a pas encore été fixée d’une manière définitive, car elle a beaucoup varié depuis les temps les plus anciens. La version syriaque la traduit par « nécessaire » ; le syriaque Cureton par « continuel » ; la Vulgate, par supersubtantialem dans la rédaction de saint Matthieu, par quotidianum dans celle de saint Luc. Selon d’autres, la locution entière équivaut à notre pain de demain (d’après l’évangile des Hébreux) ou de l’avenir (saint Athanase : τὸν μέλλοντα, saint Cyrille d’Alexandrie : τὸν ἤξοντα). Voir les commentaires et les lexiques.
[1118] Dès l’antiquité, on a vu parfois ([chez] saint Irénée, entre autres) la sainte Eucharistie dans ce pain suprasubstantiel ; mais ce sens ne peut être ici que secondaire.
[1119] Elles n’en feraient qu’une seule, d’après saint Jean Chrysostome.
[1120] Le grec πονηροῦ est amphibologique, comme le latin malo, ces mots pouvant être aussi bien au neutre (le mal) qu’au masculin (le méchant par excellence, Satan). La seconde interprétation est la plus commune et la meilleure.
[1121] , Synagoga judaica, xxvii.
[1122] Matth., vi, 16-18.
[1123] Matth., vi, 19-34. Cf. Luc., xii, 33-34 ; xi, 34-36 ; xvi, 13 ; xii, 22-31 (nous citons ces passages de saint Luc d’après l’ordre de leur parallélisme avec ceux de saint Matthieu).
[1124] Matth., vi, 19-24.
[1125] « Mammon » est un mot araméen mammôna qui désignait la richesse. Saint Augustin nous apprend qu’il faisait également partie de l’idiome des Carthaginois, qui était aussi une langue sémitique.
[1126] La coudée était la principale mesure de longueur chez les Juifs. On croit qu’elle correspondait à environ 52,5 cm. On la nommait ainsi, parce qu’elle équivalait à l’avant-bras d’un homme de taille moyenne, mesuré depuis le coude jusqu’à l’extrémité du doigt médium.
[1127] Avec la plupart des commentateurs, et à l’encontre de la Vulgate, qui traduit ici le mot grec « ἡλιχία » par « statura, taille », nous croyons que ce substantif ne désigne pas en cet endroit la longueur du corps humain, mais celle de la vie. Il a en réalité ces deux significations dans le Nouveau Testament ; mais la seconde est évidemment celle qui convient le mieux ici, car ajouter un demi-mètre à la taille d’un homme serait quelque chose d’énorme, tandis que le Sauveur n’a eu en vue qu’une petite dimension. Or une coudée de vie est peu de chose.
[1128] Matth., vi, 25-34.
[1129] « Μὴ μεριμνᾶτε, ne solliciti sitis, ne soyez pas soucieux ».
[1130] Il n’est pas absolument certain que la fleur mentionnée ici par Notre-Seigneur soit le lis, bien qu’il existe en Palestine plusieurs variétés de cette plante. Le petit tableau qui met en contraste la gracieuse parure du lis des champs et la splendeur des vêtements de Salomon, est exquis.
[1131] Matth., vii, 1-23.
[1132] Matth., vii, 1-6 ; Luc., vi, 37-42.
[1133] Pour la pensée, voir , De Officiis, i, 41 ; Tusculanæ disputationes, iii, 3 ; , Satiræ, i, 3, 73-75 ; , De vita beata, 27. « Pour juger ton prochain, attends que tu sois à sa place », disait spirituellement , [Mishna], Pirké Aboth, iii, 5.
[1134] Voir la Didakhé, ix, 5 ; , De pænitentia, liv ; etc.
[1135] Matth., vii, 7-11.
[1136] Matth., vii, 12.
[1137] Tob., iv, 16 : « Ce que tu serais peiné qu’on te fît, aie soin de ne le jamais faire à autrui » ; Eccli., xxxi, 18 : « Juge des dispositions du prochain d’après les tiennes » ; etc.
[1138] Entre autres , Orationes, i : « Ce qui vous irrite lorsque les autres vous le font souffrir, ne le faites pas aux autres » ; , Anacharsis, V, i, 21 : « Comment faut-il traiter les autres ?… Comme nous voudrions qu’ils nous traitent » ; etc.
[1139] , La mission historique de Jésus, p. 137.
[1140] Matth., vii, 13-14.
[1141] Matth., vii, 15-20.
[1142] Cf. Luc., vi, 43-46 ; Jac., iii, 12. Voir aussi , II, xx, 18.
[1143] Matth., vii, 21-23.
[1144] Nos lecteurs savent que le don de prophétie et celui d’opérer des miracles ne supposent pas nécessairement la grâce sanctifiante chez ceux qui les ont reçus. Témoins Balaam, le traître Judas, et d’autres encore. Cf. I Cor., xiii, 1-3. Autre chose est, comme s’expriment les théologiens, la grâce « gratis data, donnée gratuitement », qui consiste en des pouvoirs miraculeux accordés parfois à des pécheurs, autre chose la grâce « gratum faciens, qui rend agréable (à Dieu) ». Voir , Summa Theologiæ, Ia-IIae, q. iii.
[1145] Matth., vii, 24-27 ; Luc., vi, 47-49.
[1146] Matth., vii, 28-29.
[1147] Dans le grec : « ἐξεπλήσσοντο, ils étaient stupéfiés ».
[1148] À la lettre, « il était enseignant » ; formule qui généralise la pensée, et qui caractérise ici l’éloquence entière de Notre-Seigneur.
[1149] Pour une explication détaillée du Sermon sur la montagne, voir , De sermone Domini in monte ; , Die Bergpredigt Christi, 1892 ; , Die Bergpredigt… quellenkritisch untersucht, 1900 ; , Studies in the Sermon on the Mount, 1905 ; , dans , Dictionary of the Bible, t. V, p. 1-20. Voir aussi les commentaires, entre autres : , Kommentar über das Evangelium des heiligen Matthäus, p. 156-246 ; , Evangelium secundum Matthæum…, t. I, p. 180-317 ; , Évangile selon saint Matthieu, p. 77-150 ; , Das Evangelium des Matthäus ausgelegt, p. 173-329. Sur les assertions des rationalistes et des Juifs au sujet de ce discours, voir l’Appendice X.
[1150] Cf. , Die Schriften des Neuen Testament, t. I, p. 48-49 ; , Die Poesie des Evangeliums Jesu, p. 35 ; , Die Worte Jesu, p. 34-35 ; etc.
[1151] La littérature talmudique a été ainsi préservée pendant plusieurs siècles par la tradition orale, avant d’être consignée par écrit.
[1152] En fait, « par suite de l’un de ces phénomènes mystérieux qui semblent être comme un miracle dans le domaine intellectuel, nous possédons un trésor considérable des paroles de Jésus, d’une telle clarté, d’une telle plastique dans l’expression, d’un contenu si profond…, qu’il nous est impossible de ne pas regarder Jésus comme leur auteur, et de les attribuer à quelque grand personnage inconnu ». , Die Poesie des Evangeliums Jesu, p. 35.
[1153] Crooker exagère cependant, lorsqu’il en compte environ deux cents (, The Supremacy of Jesus, p. 98).