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[1106] Pseudo-Jérôme, dans la Catena de saint Thomas d’Aquin, in h. Ioc.

[1107] Hebr., ii, 10.

[1108] Matth., xvi, 21 et les passages parallèles ; Luc., xxiv, 26.

[1109] Les commentateurs des quatre évangiles traitent aussi avec plus d’ampleur ces derniers jours de la vie de Jésus. On a même composé sur la Passion des monographies spéciales, dans lesquelles on en étudie les moindres traits, en s’éclairant de toutes les lumières que peut fournir l’archéologie profane ou sacrée. Nous signalerons entre autres : , De morte Jesu Christi, 1691-1698, 2 vol. ; , Archäologie der Leidensgeschichte unsers Herrn Jesu Christi, 1842 (cet ouvrage a été traduit en français par M. l’abbé Martin, sous ce titre : Archéologie de la passion de N.-S. Jésus-Christ d’après Friedlieb, Paris, 1897) ; , Die letzten Lebenstage Jesu, ein biblisch-historischer Versuch, 1864 ; , Die Leidensgeschichte unseres Herrn Jesu Christi nach den vier Evangelien ausgelegt, 2 vol., 1881 ; , Die Geschichte des Leidens und Sterbens, der Auferstehung und Himmelfahrt des Herrn nach den vier Evangelisten ausgelegt, 1903 (2e éd. en 1913).

[1110] Matth., xxvi, 1-2

[1111] Tout porte à croire que la locution μετά δυο ήμε’ρας (Vulg, post biduum), employée ici par saint Matthieu et par saint Marc, a le même sens que notre formule « après-demain ». C’est à tort qu’on lui fait parfois désigner le lendemain.

[1112] Saint Matthieu associe très étroitement les deux faits.

[1113] Josèphe, De bello judaico, V, iv, 2.

[1114] Joan., xi, 47-53.

[1115] De bello judaico, Ι, iv, 3 ; II, i, 3 ; iii, 1 ; xii, 1 ; IV, vii, 2.

[1116] Josèphe, De bello judaico II, x, 1 ; xii, 6 ; xiv, 3.

[1117] "Εζήΐουν., το πώς (Vulg, guœreixiii !., quomodo).

[1118] Les mots grecs iv εορτή se rapportent à la durée entière des fêtes pascales, à toute l’octave, et non pas seulement au premier jour, comme semblerait le dire la Vulgate (in die festo).

[1119] Matth., xxvi, 1-5 ; Marc., xiv, 1-2 ; Luc., xxii, 1-2.

[1120] Elle sera discutée plus bas.

[1121] Matth., x, 4 ; Marc., iii, 19 ; Luc., vi, 16. Cf. Joan., vi, 72.

[1122] Matth., xxvi, 14-16 ; Marc., xiv, 10-11 ; Luc., xxii, 3-6.

[1123] Voir t. II, p. 232-234.

[1124] Voir, indépendamment du présent épisode, Joan., xii, 6.

[1125] Entre autres Origène, Contra Celsum, ii, 11 ; Comment, in Matth., ser. 75 et 78. Voir aussi Augustin, De consensu Evangelistarum, iii, 4 ; saint Jean Chrysostome, Hom. in Matth., lxxxviii, in h. loc. ; etc.

[1126] Joan., vi, 71-72.

[1127] Joan., xiii, 2.

[1128] Saint Marc. : έυκχίρως (Vulg., opportune) ; saint Luc est plus explicite : ατερ ό’χλου (Vulg., sine turbis), « sans foule ».

[1129] Le sicle équivalait à 2,85 F. Nous adoptons de préférence, en ce qui concerne ce trait, la leçon de saint Marc (Ιπηγγείλαν-ο Vulg., promiserunl) et de saint Luc (συνεΟεντό, Vulg., pacii sunt). Saint Matthieu, qui abrège, s’exprime comme si les trente sicles avaient été immédiatement donnés au traître (έστησαν : à la lettre, « ils pesèrent »).

[1130] Matth., xxvii, 9.

[1131] Dans le grec : τοῖς στρατηγοῖς (Vulg., magistratibus). En fait, il n’y avait pas qu’un « capitaine du temple » ; mais il avait sous ses ordres des officiers subalternes, qui furent convoqués avec lui.

[1132] Matth., xxvi, 17-20 ; Marc., xiv, 12-17 ; Luc., xxii, 7-14. Saint Matthieu se contente d’une esquisse très brève. Saint Marc et saint Luc se serrent de près et sont beaucoup plus complets.

[1133] Ex., xii, 6 ; Lev., xxiii, 5 ; Num., xix, 3, 5, 11 ; etc.

[1134] Du mot grec ϊ^υμ, ο ?. Le nom hébreu est malsot, au pluriel.

[1135] Ex., xii, 15-20, 39 ; xiii, 3-7.

[1136] La Michna, traité Pesachim, i, 1 ; Créhange, La Haggada ou cérémonies religieuses des Israélites pendant les premiers jours de la Pâque, 1873, p. 1 ; Coypel, Le judaïsme, esquisse des mœurs juives, p. 233.

[1137] Cf. Joan., xiii, 23-30.

[1138] Προ ; τον δείνα (Vulg., ad quemdam).

[1139] Voir les pages 214-215.

[1140] Bab. Joma, 12, b ; Megilloth, 26, 1.

[1141] Saint Marc et saint Luc : ανάγαιον (Vulg., cœnacitluni, mot d’où vient l’expression « cénacle »).

[1142] , La Palestine…, 2e éd., p. 150.

[1143] Voir Vigouroux, Dictionnaire de la Bible, t. II, col. 399-403 ; La Palestine, p. 147-150 ; , Syrie, Palestine…, p. 322-323. La preuve de la tradition est tellement forte, que de nombreux auteurs protestants, habituellement très difficiles à convaincre en pareil cas, l’acceptent ouvertement. Voir entre autres, , Sacred Sites of the Gospels, p. 77 ; Th. von Zahn, Die Dormitio sanctœ Virginis und das Haus des Johannes Marcus, 1899 ; Plummer, St. Matthew, p. 358.

[1144] Luc., xxiv, 36-43 ; Joan., xx, 19-29 ; Act., i, 13 ; ii, 1-4.

[1145] Act., xii, 12-17.

[1146] Le père serait mort dans l’intervalle.

[1147] Cf. , The Life and Times of Jesus the Messiah, t. II, p. 485. Le Dr Zahn, Das Evangelium des Matthäus ausgelegt, p. 683, regarde le fait comme « très vraisemblable », et il renvoie à l’opuscule cité plus haut, Die Dormitio… Dès le milieu du vie siècle, un moine de Chypre, nommé Alexandre, proposait cette hypothèse.

[1148] Voir Coypel, Le judaïsme, esquisse des mœurs juives, p. 233-234, auquel nous empruntons cette description des pains azymes actuels, qui ne doivent guère différer de ceux que l’on fabriquait au temps de Notre-Seigneur.

[1149] Ex., xii, 8.

[1150] Ex., i, 11-14 ; etc.

[1151] Les détails en ont été conservés dans la Michna, Pesachim, v, 6-8. Voir , The Temple and its service, p. 199-204 ; Life and Times of Jesus, p. 487-488.

[1152] Ex., xii, 46.

[1153] Fillion, Évangile selon saint Matthieu, p. 503.

[1154] Matth., xxvi, 17 ; Marc., xiv, 12 ; Luc., xxii, 7.

[1155] Matth., xxvi, 18-19 ; Marc., xiv, 13-16 ; Luc., xxii, 10-13.

[1156] Matth., xxvi, 20 ; Marc., xiv, 17 ; Luc., xxii, 14.

[1157] Joan., xiii, 1.

[1158] Joan., xviii, 28.

[1159] Joan., xix, 14.

[1160] Ιίαρασκεύη τοϋ Πάβχα (Vulg., parasceve Pascha),

[1161] Philoponus, De Pascli. disputat., dans Galland, Bibliotheca vet. Patrum, t. XII, p. 605.

[1162] Nous laissons de côté les rationalistes, d’après lesquels il y aurait ici entre les évangélistes une contradiction flagrante et sans issue. Elle « ne les gêne pas », disent-ils (Reuss, Histoire évangélique…, p. 628) ; ou plutôt, ils en font leur profit, car ils partent de là pour attaquer la véracité des récits.

[1163] Nous n’en citerons qu’un petit nombre, dont plusieurs contiennent des notes bibliographiques assez complètes sur la question : Bynaeus, De morte J. Chr., t. I, iii, § 19-32 ; B. Lamy, Traité historiq. de l’anc. Pâque des Juifs, où l’on examine à fond la question si J.-C. fit cette Pâque la veille de sa mort, Paris, 1663 ; Calmet, Dissertation sur la dernière Pâque de N.-S. Jésus-Christ (eu tête de son Comment, sur l’évang. de saint Matthieu) ; Tillemont, Mémoires pour servir à l’histoire ecclésiastiq., t. II, iii, p. 150-160 ; J. Langen, Die letzten Lebenstage Jesu, p. 57-146 ; Andrews, Life of Our Lord, p. 423-460 ; Wieseler, Chronologische Synopse der vier Evangelien, p. 333-390, et Beiträge zur richtigen Würdigung der Evangelien, p. 230-283 ;. J. Schmid, Der Monatstag des Abendmahls und Todes unseres Herrn Jesus Christus, 1905 ; J. Bach, Monatstag und Jahr des Todes Christi, 1912 ; Chwolson, Das letzte Passamahl Christi, 1908. Voir aussi les principaux Dictionnaires de la Bible au mot Chronologie.

[1164] Luc., xxii, 15.

[1165] Matth., xxvi, 21-25 ; Marc., xii, 18-21 ; Luc., xxii, 21-23 ; Joan., xiii, 18-30.

[1166] Matth., xxvi, 30-35 ; Marc., xiv, 26-31 ; Luc., xxii, 31-34 ; Joan., xiii, 30-38.

[1167] Ex., xii, 1-28.

[1168] Un texte de Josèphe, Antiquitates judaicæ, III, x, 5, nous y autorise : » Le quinzième jour, dit l’historien juif, la fête de Pâque succède à celle des Azymes ». Saint Jean avait donc le droit, lui aussi, de regarder les deux fêles comme distinctes.

[1169] Joan., xiii, 29.

[1170] Langen, op. cit., p. 111-117.

[1171] Joan., xix, 42 : « la paraskewé des Juifs », c’est-à-dire le samedi.

[1172] Matth., xxvii, 62.

[1173] Tertullien, De jejun., 14 ; , Stromates, VII, xii, 75 ; Origène, Contra Celsum, viii, 21 ; etc.

[1174] Voir Patrizi, De evangeliis libri tres, t. II, p. 512.

[1175] Hilcoth. Jom Tob, iv, 20. L’école d’Hillel était assez large sur ce point.

[1176] Ex., xii, 16.

[1177] Lightfoot, Horæ hebraicæ et talmudicæ in Evangelia, in Matth., xxvii, 5. Voir, sur tous ces points, Langen, op. cit., p. 130-133.

[1178] Marc., xv, 42 ; Luc., xxiii, 54.

[1179] Matth., xxiv, 20 ; Marc., xiv, 17 ; Luc., xxii, 14.

[1180] Dès le second siècle, Justin, Apologia, i, 66, favorise ce sentiment en termes très nets : μόνοις αύτοϊς, dit-il, « eux (les apôtres) étant seuls ». D’après une ancienne légende, Marthe et Marie auraient vainement demandé à Notre-Seigneur la permission d’assister à l’institution de l’Eucharistie. Cf. Hilgenfeld, Nov. Testam. extra canon, réception, 2e éd., t. IV, p. 118.

[1181] Ex., xii, 11.

[1182] Pesachim, ix, 5.

[1183] Saint Matthieu et saint Luc emploient ici deux verbes qui marquent expressément ce fait : άν^κειτο, άνέπεσεν (Vulg-, discumbebat, discubuit).

[1184] Luc., xxii, 24-30. Il est vrai que l’évangéliste ne raconte cet épisode qu’un peu plus tard, à la suite de la dénonciation du traître ; mais il est probable qu’il a légèrement interverti l’ordre chronologique des faits en cet endroit.

[1185] Matth., xviii, 1-5 (Marc., ix, 32-36 ; Luc., ix, 46-48) ; Matth., xx, 20-28 (Marc., x, 35-46).

[1186] ’Ευεργέτης (Vulg., benepei). Ci’. Dcissnnmn, Licht von Osten, 2e éd., p. 184-186.

[1187] Les pronoms mis en regard », Vous, moi », sont très fortement accentués.

[1188] Sur le bonheur du ciel figuré par l’image d’un festin, voir Ps., xvi, 15 ; xxxv, 9 ; Luc., xiv, 15 ; etc.

[1189] Joan., xiii, 1-17.

[1190] Έ ! { τέλοί (Villa., in ßnem).

[1191] <a>48</a>. Luc., xxii, 3.

[1192] Cf. I Reg., xxv, 41.

[1193] Les commentateurs sont divisés sur ce point.

[1194] Dans le grec, avec un vrai luxe de négations : o-j μ, ή νίψης…εις τον αιώνα.

[1195] L’interprétation littérale de la parole du divin Maître n’a pas été négligée par l’Église (cf. I Tim., v, 10 ; saint Ambroise, De mysteriis, vt ; Kraus, Real-Encyklopädie der Christi. Alterthümer, t. I, p. 546-548). Mais, dans la pensée de Jésus, il s’agit avant tout d’un symbole.

[1196] Cf. Matth., x, 24 ; Luc., vi, 40 ; Joan., xv, 20.

[1197] Matth., x, 40 ; Luc., ix, 48.

[1198] Voir le t. II, p. 561. Ce trait rappelle la réflexion importante qu’a faite saint Marc (Marc., iii, 13) à propos de la vocation des apôtres : Jésus « appela à lui ceux qu’il voulut ».

[1199] Ps., xl (hébr., xli), 10.

[1200] II Reg., xv, 31 - xvii, 23.

[1201] Au passage Joan., xiii, 2, le texte grec partage les commentateurs. Il flotte entre les leçons γινομένου, au participe présent, qui désignerait le commencement du repas, et la variante γενομένου, au temps passé (Vulg., cœnu facta), qui marquerait la fin de la cène légale.

[1202] Voir le traité talmudlque Pesachim ; Bartolocci, Biblioiheca magna rabbinica, Rome, 1617, t. II, p. 736-740 ; Lund, Die alten jüdischen Heiligthümer, Hambourg, 1704, p. 931 ; , Synagoga judaica, xviii ; Haneberg, Die religiösen Alterthümer der Bibel, 2e éd., p. 630-635 ; Edersheim, The Temple and its services, p. 190-214 ; Friedlieb, Archäologie der Leidensgeschichte, p. 43-47 ; Langen, Die letzten Lebenstage Jesu, p. 148-155 ; Sur les coutumes suivies de nos jours par les Juifs à la cène pascale, voir. Coypel, Le judaïsme, esquisse des mœurs juives, p. 240-243 ; Créhange, La Haggadah ou cérémonies religieuses des Israélites pendant les deux premières soirées de Pâque, 3e éd., Paris, 1873.

[1203] Ex., xii, 26.

[1204] I Cor., x, 16.

[1205] Luc., xxii, 20.

[1206] Matth., xxvi, 21 ; Marc., xiv, 18.

[1207] Joan., xiii, 10-11, 18.

[1208] Matth., xxvi, 21-25 ; Marc., xiv, 18-21 ; Luc., xvii, 21-23 ; Joan., xiii, 18-30.

[1209] Joan., xi, 33.

[1210] Joan., xiii, 21 : τω πνεύμχτι (Vulg., spiritu), dans la sphère supérieure de son âme, par opposition à la sensibilité purement naturelle.

[1211] Le μήτι έγώ ειμί du grec suppose qu’on attend une réponse négative. À la lettre : « Ce n’est pourtant pas moi ? »

[1212] Fillion, Atlas archéologique de la Bible, pl. xxiii, fig. 1-2.

[1213] Joan., xiii, 18.

[1214] Nous avons dit plus haut que, d’après les idées qui ont cours en Orient, l’action de prendre un repas en compagnie de quelqu’un établit avec lui des liens étroits, qui équivalent à une sorte d’alliance.

[1215] Surtout dans le quatrième évangile (Joan., vii, 30 ; viii, 14, 21 ; xiii, 3, 33 ; xiv, 4). Dans le grec, υπάγει (S. T. ue : πορεύεται).

[1216] Au lieu de « ainsi qu’il est écrit de lui » (saint Matthieu et saint Marc), saint Luc a la variante expressive κατά το ώρισμένον (Vulg., sccimdum quod deflnitmn est), « selon ce qui a été réglé » par Dieu.

[1217] Quibus verbis iniquum hunc proditorem in caritate deplorabat (saint Ephrem, cité par Swete, The Gospel accordinij to St. Mark, p. 314).

[1218] Bossuet, Méditations sur l’évangile, dernière semaine, 20e jour. Un théologien protestant, R. Stier, disait de son côté : « Ces mots, pris à la lettre et en toute rigueur, ferment a jamais la porte de l’espérance. Ils écartent toute pensée d’un salut ultérieur et final, car, s’il pouvait y avoir une rédemption pour l’âme de Judas dans les futures révolutions des âges, il serait meilleur pour lui d’avoir reçu la vie ». (Reden Jesu, in h. Ι.

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