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PRIÈRE EUCHARISTIQUE IV
LAT  •  FRA  •  L/F    PGMR
PE I  •  PE II  •  PE III  •  PE IV
116. Cette prière eucharistique présente, avec sa préface, un résumé de l'histoire du salut. On ne peut donc prendre aucune autre préface :
V/. Le Seigneur soit avec vous.
    R/. Et avec votre esprit.
V/. Élevons notre cœur.
    R/. Nous le tournons vers le Seigneur.
V/. Rendons grâce au Seigneur notre Dieu.
    R/. Cela est juste et bon.
Vraiment, il est bon de te rendre grâce,
il est juste et bon de te glorifier, Père très saint,
car tu es le seul Dieu, le Dieu vivant et vrai :
toi qui es avant tous les siècles,
tu demeures éternellement,
lumière au-delà de toute lumière.
Toi, le Dieu de bonté, la source de la vie,
tu as fait le monde
pour que toute créature
soit comblée de tes bénédictions,
et que beaucoup se réjouissent de l'éclat de ta lumière.
Ainsi, la foule innombrable des Anges
qui te servent jour et nuit
se tiennent devant toi,
et, contemplant la splendeur de ta face,
n’interrompent jamais leur louange.
Unis à leur hymne d’allégresse,
avec la création tout entière
qui t’acclame par nos voix,
Dieu, nous te chantons (louons) :
Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers !
Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
Hosanna au plus haut des cieux.
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux.
Ou bien, si l'on chante en latin :
Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth.
Pleni sunt cæli et terra glória tua.
Hosanna in excélsis.
Benedíctus qui venit in nómine Dómini.
Hosanna in excélsis.

PRIÈRE EUCHARISTIQUE IV
Après la préface
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117. Le prêtre dit, les mains étendues :
Père très saint,
nous proclamons que tu es grand
et que tu as fait toutes choses
avec sagesse et par amour :
tu as créé l’homme à ton image
et tu lui as confié l’univers,
afin qu’en te servant, toi seul, son Créateur,
il règne sur la création.
Comme il avait perdu ton amitié par sa désobéissance,
tu ne l’as pas abandonné au pouvoir de la mort.
Dans ta miséricorde,
tu es venu en aide à tous les hommes
pour qu’ils te cherchent et puissent te trouver.
Tu as multiplié les alliances avec eux,
et tu les as formés, par les prophètes,
dans l’espérance du salut.
Tu as tellement aimé le monde,
Père très saint,
que tu nous as envoyé ton Fils unique,
lorsque les temps furent accomplis,
pour qu’il soit notre Sauveur.
Dieu fait homme, conçu de l’Esprit Saint,
né de la Vierge Marie,
il a vécu notre condition humaine
en toute chose, excepté le péché,
annonçant aux pauvres
la bonne nouvelle du salut ;
aux captifs, la délivrance ;
aux affligés, la joie.
Pour accomplir le dessein de ton amour,
il s’est livré lui-même à la mort,
et, par sa résurrection,
il a détruit la mort et renouvelé la vie.
Afin que désormais notre vie ne soit plus à nous-mêmes,
mais à lui qui est mort et ressuscité pour nous,
il a envoyé d’auprès de toi, Père,
comme premier don fait aux croyants,
l’Esprit Saint qui continue son œuvre dans le monde
et achève toute sanctification.
118. Il joint les mains puis, les tenant étendues sur les offrandes, il dit :
Que ce même Esprit Saint,
nous t’en prions, Seigneur,
sanctifie ces offrandes :
Il joint les mains, puis il fait un signe de croix sur le pain et le calice, en disant :
qu’elles deviennent ainsi
le Corps et le Sang
de notre Seigneur Jésus, le Christ,
Il joint les mains.
dans la célébration de ce grand mystère,
que lui-même nous a laissé
en signe de l’Alliance éternelle.
119. Dans les formules qui suivent, les paroles du Seigneur seront prononcées distinctement et clairement, comme le requiert la nature de ces paroles.
Quand l’heure fut venue où tu allais le glorifier,
Père très saint,
comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde,
il les aima jusqu’au bout :
pendant le repas qu’il partageait avec eux,
Il prend le pain et le tient un peu au-dessus de l'autel, il continue :
il prit le pain,
dit la bénédiction,
le rompit
et le donna à ses disciples, en disant :
Il s’incline un peu.
« PRENEZ, ET MANGEZ-EN TOUS :
CECI EST MON CORPS
LIVRÉ POUR VOUS. »
Il montre au peuple l’hostie consacrée, la repose sur la patène, et adore en faisant la génuflexion.
120. Ensuite il continue :
De même,
Il prend le calice et le tient un peu au-dessus de l'autel, il continue :
il prit la coupe remplie de vin,
il rendit grâce,
et la donna à ses disciples, en disant :
Il s’incline un peu
« PRENEZ, ET BUVEZ-EN TOUS,
CAR CECI EST LA COUPE DE MON SANG,
LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE,
QUI SERA VERSÉ
POUR VOUS ET POUR LA MULTITUDE
EN RÉMISSION DES PÉCHÉS.
VOUS FEREZ CELA EN MÉMOIRE DE MOI. »
Il montre le calice au peuple, le dépose sur le corporal, et adore en faisant la génuflexion.
121. Puis il introduit une des acclamations suivantes :
I
Il est grand, le mystère de la foi :
R/. Nous annonçons ta mort, Seigneur Jésus,
nous proclamons ta résurrection,
nous attendons ta venue dans la gloire.

II
Acclamons le mystère de la foi :
R/. Quand nous mangeons ce Pain
et buvons à cette Coupe,
nous annonçons ta mort, Seigneur ressuscité,
et nous attendons que tu viennes.

III
Qu'il soit loué, le mystère de la foi :
R/. Sauveur du monde, sauve-nous !
Par ta croix et ta résurrection, tu nous as libérés.
Ou :
Proclamons le mystère de la foi :
Gloire à toi qui étais mort,
gloire à toi qui es vivant,
notre Sauveur et notre Dieu :
Viens, Seigneur Jésus !
Ou bien, si l'on chante en latin :
I
Mystérium fídei.
R/. Mortem tuam annuntiámus, Dómine,
et tuam resurrectiónem confitémur, donec vénias.
II
Mystérium fídei.
R/. Quotiescúmque manducámus panem hunc et cálicem bíbimus,
mortem tuam annuntiámus, Dómine, donec vénias.
III
Mystérium fídei.
R/. Salvátor mundi, salva nos,
qui per crucem et resurrectiónem tuam liberásti nos.
122. Ensuite, les mains étendues, le prêtre dit :
Voilà pourquoi, Seigneur,
nous célébrons aujourd’hui
le mémorial de notre rédemption :
en rappelant la mort du Christ
et sa descente au séjour des morts,
en proclamant sa résurrection
et son ascension à ta droite,
en attendant sa venue dans la gloire,
nous t’offrons son Corps et son Sang,
le sacrifice qui est digne de toi
et qui sauve le monde entier.
Regarde, Seigneur, Celui qui s'offre dans le sacrifice
que toi-même as préparé pour ton Église,
et, dans ta bonté, accorde
à tous ceux qui vont partager ce Pain
et boire à cette Coupe
d’être rassemblés par l’Esprit Saint en un seul corps,
pour qu’ils deviennent eux-mêmes dans le Christ
une vivante offrande à la louange de ta gloire.
Et maintenant, Seigneur, rappelle-toi
tous ceux pour qui nous offrons le sacrifice :
en premier lieu, ton serviteur notre Pape N.,
notre Évêque N., et l'ensemble des évêques,
les prêtres et les diacres,
les fidèles qui présentent cette offrande,
les membres de notre assemblée,
le peuple entier qui t’appartient,
et tous ceux qui te cherchent avec droiture.
Souviens-toi aussi
de ceux qui sont morts dans la paix du Christ,
et de tous les défunts dont toi seul connais la foi.
À nous qui sommes tes enfants,
accorde, Père très bon,
l’héritage de la vie éternelle
auprès de la Vierge Marie,
la bienheureuse Mère de Dieu,
auprès de saint Joseph, son époux,
des Apôtres et de tous les saints,
dans ton Royaume.
Nous pourrons alors,
avec la création tout entière,
enfin libérée de la corruption du péché et de la mort,
te glorifier
par le Christ, notre Seigneur,
Il joint les mains.
par qui tu donnes au monde
toute grâce et tout bien.
123. Il prend la patène avec l’hostie, ainsi que le calice, et, les élevant ensemble, il dit :
Par lui, avec lui et en lui,
à toi, Dieu le Père tout-puissant,
dans l’unité du Saint-Esprit,
tout honneur et toute gloire,
pour les siècles des siècles.
Le peuple acclame :
R/. Amen.
Vient ensuite le rite de la communion.