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[276] Le texte dit au singulier : « le péché » ; c’est-à-dire tous les crimes des humains, représentés comme une masse immonde et très pesante.

[277] , « Agneau » dans , Dictionnaire d’archéologie chrétienne et de liturgie, t. I, 1re partie, col. 877-904.

[278] I Petr., i, 20.

[279] Apoc., v, 6-14 ; xiii, 8 ; xv, 3-4 ; etc.

[280] La variante « l’Élu de Dieu », qu’on rencontre en de rares manuscrits et ailleurs, est insuffisamment garantie.

[281] Joan., i, 15 et 30.

[282] Les verbes, « voir, regarder, contempler » font de fréquentes apparitions dans la première partie, Joan., i, 35-51.

[283] « Ἐμβλέψας τῷ Ἰησοῦ περιπατοῦντι λέγει, jetant-les-yeux-sur Jésus marchant, il dit ; respiciens Jesum ambulantem, dicit, regardant-favorablement Jésus marchant, il dit » (Joan., i, 35).

[284] Joan., iii, 29.

[285] À la lettre : « ayant contemplé » (θεασάμενος) [θεάομαι : regarder intensément, contempler un spectacle] (Joan., i, 38).

[286] Nous adoptons la leçon « ὄψεσθε, vous verrez » au futur, au lieu de « ἴδετε, voyez » (Joan., i, 39).

[287] D’après le système alors en usage chez les Juifs, chaque journée se composait de douze heures, que l’on comptait à partir de 6h du matin. Divers commentateurs supposent, mais, croyons-nous, sans raisons suffisantes, que l’évangéliste abandonne ici ce système, pour se conformer à celui des Grecs et des Romains, qui était identique au nôtre [sic !], et d’après lequel il aurait été alors 10h du matin.

[288] Joan., i, 14.

[289] Par exemple, , Adversus hæreses, li, 14, 15, et , dans son commentaire, in h. loc.

[290] C’est ce qui ressort de la leçon « πρῶτος, premier », qui est la mieux garantie. Du reste, le sens demeure à peu près le même avec la variante « πρῶτον, primum, d’abord ».

[291] Le grec a encore ἐμβλέψας, jetant-les-yeux-sur.

[292] La meilleure leçon du texte original est ici Ἰωάννου, ou Ἰωάνου, et non pas Ἰωνᾶ. C’est d’ailleurs un seul et même nom sous ces trois formes (Joan., i, 42).

[293] Cf. I Cor., i, 12 ; iii, 22 ; xv, 5 ; Gal., ii, 9, 14. Képhâ est l’équivalent de l’hébreu כף, keph, « pierre, rocher » [ou pointe du rocher].

[294] Matth., xvi, 16.

[295] Nous essaierons plus loin d’en fixer l’emplacement exact.

[296] Joan., xxi, 2.

[297] Sur la prophétie de Moïse, voir le t. I, p. 247-248. Mais il est possible que Philippe ait eu à la pensée toutes les prophéties messianiques du Pentateuque.

[298] Matth., xiii, 58 ; Marc., vi, 8 ; Luc., iv, 29).

[299] Tels que saint Jean Chrysostome et Théophylacte.

[300] Voir , Commentaire sur l’évangile de saint Jean, 2e éd., t. II, p. 187-188 ; Zahn, Das Evangelium des Johannes ausgelegt, p. 139.

[301] Voir le t. I, p. 255-256.

[302] Environ vingt-cinq fois, et toujours sur les lèvres de Jésus. Cette formule revient très souvent aussi dans les évangiles synoptiques, mais avec un seul Amen. Voir les Concordances.

[303] Gen., xxviii, 12.

[304] D’après un calcul qui semble exact, environ 80 fois (trente fois dans le premier évangile, treize dans le second, vingt-cinq dans le troisième, douze dans le quatrième). Voir , A Concordance to the Greek testament, 2e éd., p. 966-968.

[305] , Description géographique… de la Palestine, t. I, p. 168-182.

[306] D’après un autre document, relativement récent, Cana de Galilée serait identique à Kana el Djelil, ou Khirbet Kana, au nord et à 13 km de Nazareth. Voir , Palästina, und die südlich angrenzenden Länder, t. III, p. 443-449.

[307] Cf. , Adversus hæreses, lvii ; Augustin, In Joannis evangelium tractatus, xix. Dans ses discours et surtout dans ses paraboles, le Sauveur fait des allusions très fréquentes aux solennités nuptiales.

[308] La présence de plusieurs serviteurs dans la maison était évidemment extraordinaire et transitoire.

[309] Gen., xxix, 27 ; Jud., xiv, 10-18 ; Tob., vii, 20 d’après les Septante. Cf. , Uxor hebraica, t. II, p. 11.

[310] Le texte grec le dit expressément : « ὑστερήσαντος οἴνου, ayant manqué du vin ». La traduction latine, « deficiente vino, faisant défaut le vin », a le même sens (Joan., ii, 3).

[311] Joan., xi, 3.

[312] , The Miracles of Our Lord, p. 41. Cf. Zahn, Das Evangelium des Johannes ausgelegt, p. 150-151 ; , Commentaire sur l’évangile de saint Jean, t. II, p. 205. Ce dernier parle d’« un empiétement de Marie dans le domaine exclusivement réservé à Jésus », d’une « intervention indirecte dans son rôle de Messie ». Les critiques rationalistes vont encore plus loin et ne craignent pas de dire que Jésus, « dans la conscience de sa dignité (lésée), aurait répondu à sa mère de haut en bas, c’est-à-dire du haut de sa grandeur ». (Holtzmann, Lehrbuch der Neutestamentlichen Theologie, 2e éd., t. II, p. 470.

[313] Jean Chrysostome, Homilia in Joannis Evangelium, xxi, 2. Thomas, Summa Theologiæ, IIIa, q. xxvii, a. 4, disait à ce sujet : « In verbis illis Chrysostomus excessit, dans ces paroles, Chrysostome a dépassé (les bornes !) ». Voir aussi , Adversus hæreses, III, 13. On trouvera dans , Evangelium secundum Joannem…, t. I, p. 118-122, et dans , Christus ein Gegner des Marienkultus ?…, la réfutation d’un certain nombre d’interprétations fausses et artificielles de la réponse de Jésus à sa mère.

[314] Matth., xv, 28 : « Ô femme, ta foi est grande » ; Luc., xiii, 12 : « Femme, tu es délivrée de ton infirmité » ; Joan., iv, 24 ; etc.

[315] On parlait ainsi même à des reines. Cf. , Historia Romana, LI, xii, 5 ; , Agamemnon, 1607 ; etc.

[316] Joan., xix, 25-26. En Espagne, le mot « mujer, femme » est souvent employé comme appellation de tendresse.

[317] Dans le grec : « τί ἐμοὶ καὶ σοί, quoi à moi et à toi » sous-entendu : « κοινόν, commun » ou « πρᾶγμα, affaire ». Dans la Vulgate : « Quid mihi et tibi est ?, quoi à moi et à toi il y a ? » sous-entendu : « rei, de chose » ou « negotii, d’affaire ».

[318] Jos., xxii, 24 ; Jud., xi, 12 ; II Reg., xvi, 10 ; xix, 22 ; III Reg., xvii, 18 ; IV Reg., iii, 13 ; II Par., xxxv, 21 ; Matth., viii, 29 ; xxvii, 19 ; Marc., i, 24 ; Luc., viii, 28 ; etc.

[319] Reuss, La Théologie johannique, p. 132-133.

[320] , The Life of Christ as represented in Art, 23e éd., t. I, p. 165.

[321] Plus de trente fois.

[322] Cf. Joan., vii, 30 ; viii, 20 ; xii, 23, 27 ; xiii, 1 ; xvii, 17.

[323] Voir Joan., vii, 3, passage qui a une ressemblance générale avec celui-ci.

[324] Luc., iii, 49. Voir le t. I, p. 431-432.

[325] Mot grec qui signifie « mesure », et qui désignait à cette époque la mesure de capacité la plus grande pour les liquides.

[326] Marc., vii, 3-4.

[327] À la lettre : « lorsqu’on s’est enivré ». Mais, évidemment, il n’est pas nécessaire de prendre cette expression à la lettre dans la circonstance présente.

[328] Ses cousins (t. I, p. 469-473 et appendice XXV).

[329] Nous discuterons plus loin la question de remplacement de Capharnaüm. Tell-Hoûm est à l’ouest et à environ une heure de marche de l’embouchure du Jourdain dans le lac.

[330] Cf. Matth., iv, 13-17.

[331] À eux seuls, les agneaux, dont la chair formait l’élément principal de la Pâque, atteignaient un chiffre énorme.

[332] Act., ii, 7-11.

[333] Voir de curieux et douloureux détails d’après le Talmud dans , The Life and Times of Jesus the Messiah, t. I, p. 368-372.

[334] Cf. Matth., xvii, 23.

[335] Voir Fillion, Les miracles de Notre-Seigneur Jésus-Christ, t. II, p. 311-334.

[336] Ps., lxviii, 10. Plusieurs autres passages de ce cantique sont appliqués à Notre-Seigneur dans le Nouveau Testament. Cf. Joan., xv, 25 ; xix, 28 ; Act., i, 20 ; Rom., xi, 9 ; xv, 3.

[337] Act., iv, 1 ; v, 24, 26 ; Josèphe, De bello judaico, II, xvii, 2 ; VI, v, 3.

[338] Josèphe, Antiquitates judaicæ, XV, xi, 1. Voir aussi plus haut, t. I, p. 194.

[339] L’an 70 de notre ère. Josèphe, Antiquitates judaicæ, XX, ix, 7.

[340] Le même verbe « ἐγείρω, faire lever, éveiller quelqu’un de son sommeil, réveiller » apparaît çà et là dans les écrits du Nouveau Testament pour désigner la résurrection des morts. Cf. Joan., xii, 1 ; Act., iii, 15 ; iv, 10 ; xiii, 30 ; Rom., iv, 24. D’autre part, les auteurs classiques l’emploient aussi avec la signification de « construire » un édifice.

[341] Cf. Matth., xii, 39-40 ; xvi, 1-3.

[342] Cf. Ps., xv, 10 ; Is., liii, 10-12 ; Luc., xxiv, 26-27, 44-46.

[343] Matth., xxvi, 60-61 ; Marc., xiv, 58 ; Luc., xv, 29. Cf. Act., vi, 11-14.

[344] Matth., xxi, 12-13 ; Marc., xi, 15-17 ; Luc., xix, 45-46.

[345] Celui-ci a été également adopté par de nombreux théologiens protestants. Voir entre autres , Commentaire sur l’évangile de saint Luc, 2e éd., t. II, p. 244-245 ; , The Gospel according to St. Matthew, p. 287 ; , Das Evangelium des Markus, p. 300.

[346] Il sera facile au lecteur de s’en rendre compte par lui-même, ou à l’aide des commentaires.

[347] Fillion, Évangile selon saint Jean, p. 40-41.

[348] Il ne paraît pas avoir dépassé de beaucoup l’octave pascale.

[349] Dans le texte grec, l’antithèse est plus fortement accentuée par l’emploi d’un seul et même verbe : « Ils crurent » ; mais, lui, « il ne crut pas ».

[350] Joan., i, 49-50 ; iv, 19, 29 ; vi, 61, 64 ; xi, 4, 15 ; xiii, 11 ; xvi, 19 ; xxi, 17.

[351] Cf. III Reg., viii, 39 ; I Par., xxviii, 9 ; Eccli., xlii, 17, 20 : Jer., xvii, 9-10 ; etc.

[352] Le Talmud le cite sous la forme légèrement modifiée de Nakdimôn.

[353] I Cor., i, 26-27.

[354] C’est ainsi qu’il faut traduire ici l’expression « prince des Juifs ». Cf. Joan., vii, 50.

[355] Peut-être dans celle que le disciple bien-aimé semble avoir possédée à Jérusalem, d’après Joan., xix, 27.

[356] Joan., vii, 50-52 ; xix, 39-42.

[357] On s’est parfois demandé comment saint Jean a eu connaissance des détails de l’entretien. La réponse est aisée : peut-être par Jésus lui-même, ou plus tard par Nicodème ; mais il est plus naturel encore de supposer qu’il assistait, avec les autres disciples, à la scène qu’il décrit si bien.

[358] Cf. Joan., i, 49.

[359] L’adverbe grec ἄνωθεν, peut être pris ici dans deux sens distincts : « d’en haut » (c’est l’acception littérale), par conséquent, du ciel ; ou bien, « de nouveau », comme traduit la Vulgate, denuo. La pensée demeure au fond la même, quelque interprétation qu’on admette, car la régénération dont parle Jésus ne peut venir que du ciel, de Dieu même (Joan., iii, 3, 7).

[360] Saint Augustin : « Spiritus ei loquitur, et carnem sapit, l’Esprit lui parle, et il comprend la chair ».

[361] Ps., l, 9, 12 ; lxxxv, 4-5 ; Ez., xi, 19, 20 ; xxxvi, 26-28 ; etc.

[362] Voir Lightfoot, Horæ hebraicæ et talmudicæ in Evangelia, t. I, p. 984.

[363] Déjà les plus anciens docteurs chrétiens, tels que Justin, Apologia, i, 6 ; , Fragmenta, 35 ; , Catechesis ad illuminandos, i, 4, reconnaissaient que Jésus a voulu parler ici du baptême chrétien. Voir le , Session vii, De Baptismo, can. 2.

[364] I Cor., xv, 50.

[365] Cf. II Cor., iii, 13.

[366] C’est sans raisons suffisantes que divers commentateurs arrêtent à cet endroit les paroles de Notre-Seigneur, et regardent la suite du discours comme une série de réflexions ajoutées par l’évangéliste. Voir Fillion, Évangile selon saint Jean, p. 56-57.

[367] Joan., iii, 11-21.

[368] Nous les avons marquées dans la traduction [ci-dessus] par des alinéas distincts.

[369] Num., xxi, 4-9.

[370] Sap., xvi, 6.

[371] En deux autres endroits du quatrième évangile, Joan., viii, 28 et xii, 32-33, Jésus mentionnera de nouveau cette « élévation » mystérieuse, par laquelle, saint Jean le dit expressément, il faisait allusion à son genre de mort.

[372] Cf. Joan., i, 10 ; vi, 33, 51 ; vii, 7 ; xii, 31 ; xvii, 14, 25 ; xv, 18-19 ; etc.

[373] Joan., vii, 50-51.

[374] Joan., xix, 39-41. Sur le caractère historique de l’épisode entier, voir l’Appendice V.

[375] Les mots « Ἰουδαίαν γῆν, terram Judæam, terre de Judée » (Joan., iii, 22) désignent la campagne, par opposition à la ville.

[376] On l’a conjecturé de la façon la plus plausible, d’après une réflexion que nous entendrons Jésus faire à ses disciples, lorsqu’il sera sur le point de quitter la Judée pour entrer en Galilée (Joan., iv, 35) : « Vous dites : Encore quatre mois, et la moisson viendra ». Si l’on prend ces mots à la lettre, comme la moisson a lieu d’ordinaire vers la fin d’avril en Palestine, on en a conclu que le Sauveur les prononça vers la fin de décembre. La Pâque se célébrant à la première lune du mois d’avril, cela ferait un intervalle d’environ huit mois, sur lesquels les synoptiques sont demeurés complètement muets, tandis que saint Jean s’est contenté de dire, en quelques lignes, que Jésus s’associa alors au ministère de son précurseur. Quoi qu’il en soit, l’imparfait « διέτριβεν, demorabatur, il demeurait » (Joan., iii, 22) désigne ici un séjour prolongé.

[377] Entre autres Tertullien, De baptismo, xi ; saint Jean Chrysostome, saint Léon.

[378] Joan., vii, 38-39.

[379] Matth., xxviii, 15.

[380] Sur cette question voir , Opera omnia, Paris, Vivès, t. XX, p. 326-333 ; , Evangelium secundum Joannem…, 2e éd., p. 152-153.

[381] Matth., iv, 17 ; Marc., i, 15.

[382] Joan., i, 28.

[383] « Ennon » dérive de l’hébreu עין, ‘aïn, qui signifie « source ».

[384] Voir l’Onomasticon, aux mots Ennon et Salim. Voir aussi Jérôme, Epistola lvi, ad Evang.

[385] , Neuere biblische Forschungen in Palästina und in den angränzenden Ländern, p. 400.

[386] Jos., xv, 32.

[387] Ἰουδαίου au singulier, d’après la leçon la plus accréditée. L’Itala, la Vulgate, etc., ont lu Ἰουδαίων au pluriel, « des juifs ».

[388] Ceux-ci s’appuient, mais ici avec peu de vraisemblance, sur le fait que, dans le quatrième évangile, le mot « Juifs » désigne habituellement les chefs religieux du peuple.

[389] À Béthanie de Pérée.

[390] Joan., iii, 27-30.

[391] Is., liv, 6 ; lxii, 5 ; Ez., xvi, 1-63 ; Os., ii, 18-19 ; etc.

[392] Matth., ix, 15 ; xxv, 1-12 ; Marc., ii, 19.

[393] II Cor., xi, 2 ; Eph., v, 32 ; Apoc., xix, 7 ; xxi, 2, 9.

[394] En hébreu on l’appelait chochbèn. Voir , Lexicon chaldaicum, talmudicum et rabbinicum, à ce mot ; Lightfoot, Horæ hebraicæ et talmudicæ in Evangelia, t. I, p. 998 ; , Horæ hebraicæ et talmudicæ in Novum Testamentum, t. I, p. 835-340 ; , System der altsynagogalen palästinischen Theologie, p. 50-51. Chez les Grecs, le « paranymphe » remplissait des fonctions analogues ; celles de notre « garçon d’honneur » sont beaucoup moins étendues.

[395] Ici, comme dans les dernières lignes du discours de Jésus à Nicodème, quelques commentateurs voient des réflexions ajoutées par l’évangéliste. Leurs arguments ne sont pas convaincants. Voir Fillion, Évangile selon saint Jean, p. 62.

[396] Hyperbole évidente, comme l’était aussi, en sens contraire, le mot des disciples du précurseur : « Tous vont à lui ». Presque aussitôt, Jean-Baptiste constate que la prédication de Jésus était loin de demeurer stérile.

[397] Dans le grec : « ἐσφράγισεν, a apposé son sceau » (Vulgate : « designavit, a indiqué »). Figure empruntée à l’usage très ancien d’apposer son cachet sur un document, pour l’authentiquer et le confirmer. Cf. Joan., vi, 27 ; Rom., iv, 11 ; xv, 8, etc.

[398] À ses autres représentants, fussent-ils prophètes ou apôtres, Dieu n’accorde ses dons qu’avec mesure ; il ne répand sur eux son Esprit que partiellement, et pour un but spécial. Cf. I Cor., xii, 7-11. Relativement à son Christ, « il lui a plu que toute la plénitude (des dons célestes) habitât en lui » (Col., i, 19).

[399] Joan., iii, 31-36.

[400] Cf. Marc., iii, 7 ; vii, 24 ; Joan., vii, 1 ; x, 39-40 ; xi, 54 ; etc.

[401] Matth., x, 25.

[402] Josèphe, Antiquitates judaicæ, X, v, 1 ; Vita, 52.

[403] Matth., xix, 1 ; Marc., x, 1.

[404] Nous suivons, pour l’orthographe de ce nom, la leçon la meilleure du texte grec : Συχὰρ, au lieu de Σιχὰρ.

[405] Telle paraît être la traduction la plus exacte de l’adverbe « οὕτως, sic, ainsi », qui donne à lui seul un tableau vivant. Les anciens commentateurs grecs le rendent, en effet, par « ἁπλῶς, ως έτυχε, simplement, sans apprêt ».

[406] , Reise durch Syrien und Palästina in den jahren 1851 und 1852, t. I, p. 291. Cf , Sinai and Palestine…, 2e éd., p. 233-235.

[407] Jérôme, Quaestiones hebraicae in libro Geneseos, xlviii, 22.

[408] Arculf en 700, Saewulf vers 1102, Jean de Maundeville en 1372 ; etc.

[409] Neapolis : de deux mots grecs qui signifient « Nouvelle ville ». C’est le même nom que celui de Naples.

[410] Eusèbe, Onomasticon, Sychar.

[411] , La Géographie du Talmud, p. 109-170.

[412] , La Syrie d’aujourd’hui…, p. 204.

[413] , dans Vigouroux, Dictionnaire de la Bible, t. III, col. 1080.

[414] Cf. Gen., xxxiii, 18-20 ; xlviii, 21-22.

[415] Joseph, avant de mourir, avait demandé que ses restes mortels fussent transportés plus tard en cet endroit, et son désir avait été réalisé après la sortie d’Égypte. Cf. Gen., l, 24 ; Jer., xxiv, 32.

[416] Gen., xii, 6-7.

[417] Deut., xxvii, 4-7.

[418] Jos., viii, 30.

[419] Fillion, Évangile selon saint Jean, p. 71-72.

[420] Sur l’hostilité qui régnait entre les deux peuples, et qui subsiste encore chez leurs descendants, voir le t. I, p. 128-129, et aussi Josèphe, Antiquitates judaicæ, XV, ii, 2 ; XX, vi, 1 ; De bello judaico, xii, 3 ; , Geschichte des Jüdischen Volkes im Zeitalter Jesu Christi, 3e éd., t. II, p. 22-23.

[421] Gen., xxvi, 19 ; Lev., xiv, 5 ; Jer., ii, 13 ; Zach., xiv, 8 ; etc.

[422] Et aussi un peu plus loin dans le quatrième évangile, Joan., vii, 35-37.

[423] Les Grecs donnaient à cet instrument le nom d’ἄντλημα (S. Augustin, hauritorium). Les disciples, en s’éloignant, n’avaient pas songé à le laisser à leur Maître.

[424] Josèphe, Antiquitates judaicæ, XI, viii, 6.

[425] Cf. Apoc., vii, 16-17.

[426] Matth., xix, 3. Voir le t. I, p. 171.

[427] Josèphe, Antiquitates judaicæ, XIII, ix, 1. Voir , Geschichte des Jüdischen Volkes im Zeitalter Jesu Christi, 3e ed., t. I, p. 264, 492, 651, t. II, p. 16 ; etc. ; , Neutestamentliche Zeitgeschichte…, 1910, t. I, p. 43-47.

[428] Elle ne compte guère qu’environ 170 membres. Voir , Palästina und Syrien, 7e éd., 1910, p. 204.

[429] Deut., xxvii, 4.

[430] Voir Vigouroux, Dictionnaire de la Bible, V, 1421-1424.

[431] Joan., iv, 21-24.

[432] Mal., i, 11.

[433] Rom., i, 16 ; ii, 10 ; iii, 1 ; ix, 4-5 ; etc.

[434] Dans le grec : πνεύματι, par opposition à « ἐν σάρκι, dans la chair ». C’est dans le même sens que saint Paul dira : « Dieu que je sers dans mon esprit ». Rom., i, 9. Cf. Eph., vi, 18.

[435] Cf. Hebr., x, 1.

[436] Ps., xxxix, 7-8 ; xlix, 7-23 ; l, 18-19 ; Is., i, 11-20 ; xxix, 13 ; Am., v, 20-26 ; Joel, ii, 13 ; etc.

[437] Tout en admirant ce passage comme « l’un des plus importants et des plus beaux du Nouveau Testament » (, Die Schriften des Neuen Testament, t. II, p. 233), les néo-critiques en ont parfois singulièrement faussé le sens, comme s’il supprimait radicalement le culte extérieur, par conséquent, les églises, les autels, les sacrements, les rites sacrés, le sacerdoce. Cette conclusion serait absolument illégitime. Non, Jésus, qui allait régulièrement à Jérusalem pour célébrer dans le temple les fêtes religieuses de son peuple, n’a pas un instant songé à abolir le culte extérieur. Jusqu’à la fin des temps, ce genre d’adoration demeurera une nécessité, vu les conditions de notre nature. Dès lors que nous sommes composés d’un corps et d’une âme, il est juste que tout notre être rende hommage au Seigneur. Seuls, les esprits célestes peuvent se contenter d’un culte spirituel. En outre, l’homme vit en société, ce qui exige qu’il offre à Dieu des adorations publiques. Enfin, Jésus a institué des sacrements et un sacerdoce, que personne n’est autorisé à supprimer. L’essentiel est que la religion ne soit pas une simple affaire de gestes et de formules, auxquels l’esprit n’aurait aucune part. L’Appendice VI signale d’autres erreurs du rationalisme à propos de cet épisode.

[438] Voir Zahn, Das Evangelium des Johannes ausgelegt, 2e éd., p. 248. Selon d’autres, moins bien, « celui qui revient », ou « celui qui convertit ».

[439] Deut., xviii, 17-18.

[440] Talmud, Kiddouschîn, 70, 1. Cf. [Mishna], Pirké Aboth, i, 5, éd. Fiebig, 1906, p. 2-3 ; Talmud, Eroubin, 53, b ; Joma, 66, b. Voir aussi les recueils de Lightfoot, Horæ hebraicæ et talmudicæ in Evangelia, et de , Neue Beiträge zur Erläuterung der Evangelien aus Talmud und Midrasch, in h. loc.

[441] En plus d’une occasion, aux jours les plus occupés de son ministère, nous le verrons tellement actif au service de Dieu et des âmes, qu’il n’aura pas le temps de prendre ses repas. Cf. Marc., iii, 20 ; etc.

[442] Joan., iv, 35-37.

[443] Dans leurs commentaires in h. loc.

[444] Ps., cxxv, 5-6. Locution proverbiale, qu’on rencontre aussi dans la littérature classique. Cf. , Theogonia, 599 ; , Equites, 39.

[445] C’est ici la seule circonstance où Notre-Seigneur a prêché la bonne nouvelle en Samarie. Il interdira bientôt à ses disciples d’évangéliser eux-mêmes cette province (Matth., x, 5). Mais, avant de remonter au ciel, il lèvera son interdiction (Act., i, 8), et le diacre Philippe, puis les apôtres eux-mêmes, iront y faire de nombreuses conversions (Act., viii, 4-25).

[446] Matth., xiv, 3-5 ; Marc., vi, 17-20 ; Luc., iii, 19-20. Le récit de saint Marc est le plus complet des trois. Saint Luc se contente d’un simple sommaire ; du moins la place qu’il attribue à l’incident est plus conforme à la chronologie. Saint Matthieu et saint Marc ne racontent l’emprisonnement de Jean-Baptiste qu’à l’occasion de son martyre.

[447] Luc., iii, 19.

[448] II Cor., ii, 32.

[449] Il ne faut pas confondre ce prince avec son autre demi-frère, le tétrarque d’Iturée, qui portait aussi le nom de Philippe, et que saint Luc a mentionné dans sa date synchronique (Luc., iii, 1). Josèphe (Antiquitates judaicæ, XVII, i, 2, et ailleurs) l’appelle simplement Hérode, de son nom de famille ; saint Luc le désigne par son nom personnel, Philippe. Il n’y a donc pas de contradiction entre les deux écrivains. Il est vrai qu’on est surpris de voir que le même nom avait été donné à deux frères ; mais cela n’est nullement impossible, comme nous l’avons constaté à propos de la sainte Vierge. Deux autres fils du roi Hérode, Antipater et Antipas, portaient des noms presque identiques, et il était aisé de distinguer les deux Philippe, qui, du reste, n’étaient pas nés de la même mère.

[450] Cette guerre eut aussi en partie pour cause une question de frontières. Cf. Josèphe, Antiquitates judaicæ, XVIII, v, 1.

[451] Lev., xviii, 10, 16 ; xx, 21 ; Josèphe, Antiquitates judaicæ, XVIII, v, 4.

[452] Réville, Jésus de Nazareth, t. I, p. 452.

[453] C’est ce qu’indique l’emploi de l’imparfait dans les rédactions de saint Matthieu et de saint Marc : « ἔλεγεν, dicebat, il disait » (Matth., xiv, 4 ; Marc., vi, 18). Dans celle de saint Luc, le participe « ἐλεγχόμενος, étant réprimandé, cum corriperetur, alors qu’il était corrigé » (Luc., iii, 19) peut s’interpréter de la même manière.

[454] III Reg., xxi, 17-24.

[455] Luc., iii, 20.

[456] Josèphe, De bello judaico, VII, vi, 1-2.

[457] , Reisen durch Syrien, Palästina, Phönicien, die Transjordan-Länder, Arabia Petraea und Unter-AÉgypten, 1854-1859, t. II, p. 330-334 ; , Land of Moab, 1873, p. 253-265. Voir aussi , The historical geography of the Holy land…, p. 569-570 ; , Syrie, Palestine…, p. 507 ; , Machærous, Paris, 1805 ; , Voyage d’exploration à la mer Morte, à Pétra et sur la rive gauche du Jourdain, 1894, Atlas, pl. 36-39 ; le Père , Une croisière autour de la mer Morte, 1910, p. 32-40.

[458] Sur ce prince, voir le t. I, p. 123, note 1.

[459] Josèphe, De bello judaico, I, vii, 5.

[460] , Syrie, Palestine…, loc. cit.

[461] Josèphe, Antiquitates judaicæ, XVIII, v, 2.

[462] Les imparfaits du texte sacré marquent fort bien cette insistance sacrilège.

[463] Le verbe grec « ἐνεῖχεν αὐτῷ, en-avait contre-lui » paraît avoir été bien traduit par la Vulgate : « insidiabatur illi, elle-tendait-des-pièges contre-lui » (Marc., vi, 19). D’autres lui donnent le sens de « haïr », ou de « s’irriter contre ».

[464] Act., xxiv, 24-26.