Sainte Radegonde
Reine des Francs, moniale au monastère Sainte-Croix de Poitiers († 587)
Fille du roi de Thuringe, elle avait treize ans quand les fils de Clovis s'entendirent pour assassiner son père et s'emparer de son pays, en 531.
Elle échut comme butin de guerre à Clotaire, alors roi de Soissons qui voulut l'épouser. Elle s'enfuit, mais, rejointe, elle devint reine durant une vingtaine d'années, épouse d'un mari brutal et débauché. Elle ne tremblait pas devant lui, le laissant s'empiffrer et s'enivrer, tandis qu'à la même table elle mangeait sobrement ses lentilles et son pain sec.
En 555, les Thuringeois s'étant révoltés, Clotaire tua son frère et elle obtint d'entrer en religion. Il avait alors peur de l'enfer. Il lui construisit un monastère à Poitiers où elle se retira, le monastère de la Sainte Croix, selon les règles monastiques de
saint Césaire d'Arles. Elle y passa trente années de bonheur et de paix.
Plus de deux cents jeunes filles de la noblesse franque l'y rejoignirent, recevant ainsi le même bonheur et la même paix dans un monde encore brutal. Elle leur donna une abbesse en la personne d'une de ses amies, elle-même gardant des tâches humbles comme la vaisselle ou le balayage.
Sainte Radegonde est une des grandes figures de sainteté du Poitou. Préférant renoncer à son titre de reine pour servir les pauvres, elle fonde un monastère à Poitiers après avoir fui le roi Clotaire son mari dont la soif de pouvoir l’a conduit à massacrer sa propre famille.
C'est précisément l'épisode de cette fuite qui est inscrit dans la mémoire collective des chrétiens et des habitants de la paroisse. En effet, pour échapper aux soldats envoyés pour la capturer, Radegonde aurait prié Dieu pour qu’il fasse pousser de l'avoine, lui permettant ainsi de se cacher du roi jaloux.
Cet événement aurait eu lieu à Marconnay dans la commune du Verger-sur-Dive où a été érigée une chapelle en son honneur.
Le sceau de la paroisse porte la Croix du Christ. Au-delà du symbole même de la Croix, cela nous rappelle que Radegonde, ayant pu se procurer une relique de la Vraie Croix, l’a déposée dans le monastère qu’elle avait fondé. Aujourd’hui cette relique peut être vénérée dans l’abbaye de 'Sainte Croix' à la Cossonnière, commune de Saint Benoît, aux portes de Poitiers
(Une nouvelle paroisse: Sainte Radegonde en Haut-Poitou, dossier de presse)
Sainte Radegonde, princesse de la maison royale de Thuringe, fondatrice de l’abbaye Sainte-Croix de Poitiers où elle mourut en 587... (liste des Saints et Bienheureux du Diocèse de Luçon)
Un internaute Guide conférencier nous précise: "Elle est Patronne de Poitiers et Patronne secondaire de la France. Saint Fortunat fut son confident et futur évêque de Poitiers et composa le 'Vexilla Régis' et d'autres hymnes chantées dans la liturgie romaine. Son monastère, l'Abbaye Sainte-Croix, existe toujours depuis 552. C'est le plus vieux monastère féminin ayant une histoire continue depuis plus de 14 siècles.
Il est construit autour d'une relique insigne de la Croix. Sainte Radegonde est vénérée par les catholiques, les orthodoxes et les luthériens. Ses litanies, très proches de celle de la Vierge, avec toutefois des éléments poitevins, l'invoquent principalement comme 'Reine de la Paix'. Le Christ dans une vision lui a dit: 'Pourquoi te faire tant souffrir? sache que tu es une des plus belles perles de mon diadème'. On peut voir dans cette parole un appel de l'Amour miséricordieux vers tous les humains."
Voir aussi les Saints parisiens sur le site du diocèse de Paris.
À Poitiers, en 587, sainte Radegonde, reine des Francs. Du vivant même de son époux, le roi Clotaire, elle demanda à saint Médard, évêque de Noyon, de la consacrer à Dieu. Elle reçut le voile sacré et servit le Seigneur, sous la Règle de saint Césaire d’Arles, au monastère de la Sainte-Croix, que le roi Clotaire avait fait construire pour elle.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Mais aussi les
Sainte Thaumaturge
Dictons
A la Sainte Radegonde, quand l'eau abonde, la misère est dans le monde.
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
Martyre à Chaumont dans la Haute-Marne (5ème s.)
Vierge († 1330)
Sainte Agnès de Poitiers
abbesse († 588)
Élevée à la cour par sainte
Radegonde, elle suivit la reine à l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers. Élue abbesse de ce monastère, elle y introduisit la règle de saint
Césaire. Sous son gouvernement, vécut sainte Disciole (ou Diosciole), vierge, qui laissa le souvenir d'une religieuse humble et disponible et que l'on fête également aujourd'hui. Elle était liée d'une amicale estime à l'égard de saint
Venance Fortunat.
Illustration: vitraux, église Sainte-Radegonde, Poitiers
A lire aussi: Vies des saintes femmes, des martyres et des vierges, pour tous les jours de l'année, page 134.
À Poitiers, en 588, sainte Agnès, abbesse, qui reçut la consécration des vierges des mains de saint Germain de Paris, fut placée par sainte Radegonde comme abbesse du monastère de la Sainte-Croix et le gouverna avec piété selon la Règle de saint Césaire d’Arles.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
Religieuse au monastère de Saint Augustin à Béningamin († 1696)
Sœur de Sainte Claire d'Assise († 1253)
Sœur camaldule en Toscane, à Bagno de Romagne († v. 1105)
(† 1532)
Princesse, clarisse à Prague († 1282)
Dominicaine († 1634)
Moniale italienne († 1317)
Martyre († v. 304)
martyre au Tonkin († 1842)
religieuses martyres en Thaïlande († 1940)
Jeune martyre chinoise († 1856)
religieuses martyres à Orange († 1794)
Saint Frigdien
Confesseur - évêque de Lucques († v. 588)
ou Frediano (en Corse)
Ce moine irlandais s'en fut en pèlerinage aux tombeaux des Apôtres et c'est au retour de Rome qu'il fut choisi comme évêque de Lucques en Toscane où une église porte son nom: la Basilica di San Frediano. Là il organisa le clergé de sa ville en une communauté de chanoines réguliers. L'une de ses œuvres principales fut de reconstruire la cathédrale que les Lombards avaient incendiée.
A lire: San Frediano di Lucca - Sœurs dominicaines de Pompéi - en italien
Il doit surtout sa renommée à un prodige qu'il accomplit lors d'une crue du Serchio où il aurait détourné le cours d'eau. En effet en 575 les magistrats ont confié à l'évêque la réalisation des travaux hydrauliques dont il avait appris les techniques à Rome.
Patron des villes de Lucques et de Florence ainsi que de Casaglione en Corse où on le célèbre le 18 novembre, date de la translation de ses reliques au VIIIe siècle.
(d'après 'Église de Corse en prière' - diocèse d'Ajaccio)
Au 18 mars au martyrologe romain: À Lucques en Toscane, vers 588, saint Frigdien, évêque. Originaire d’Irlande, il se fixa dans cette ville et fut choisi pour gouverner l’Église locale. Il réunit son clergé dans un monastère; pour le bien du peuple, il détourna le cours de l’Arno, gagnant ainsi un territoire fertile, et il convertit à la foi catholique les Lombards qui s’étaient introduits dans le pays.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Saint Thaumaturge
invoqué contre les dangers d'inondation
Saint Bravy
moine († v. 590)
Successeur de saint Braque (Brachion) comme abbé du monastère de Menat en Auvergne.
L'église de Menat: "Les six personnages placés au dessus du chœur représentent Saint Avit, Saint Calais, Saint Brachion, Saint Bravy, Saint Savinien et Saint Ménélée." Voir aussi: L'abbaye de Menat. (site de la commune de Menat - 63560)
Un internaute nous signale "saint Bravy est le patron de Pionsat dans le Puy-de-Dôme. Sa vie est documentée dans Grégoire de Tours. A la fois prénom et nom, seul ce dernier usage se conserve dans notre région."
Dates de Fête
Saint Ebrégise
évêque de Cologne et martyr († v. 590)
ou Evergiste.
Disciple et successeur de saint
Séverin à Cologne, il est vénéré à Tongres dans le Brabant.
À Tongres dans le Brabant, vers 590, la passion de saint Ebrégise, évêque de Cologne et martyr. Alors qu’il s’acquittait avec soin de son office de pasteur, en route vers Poitiers, il tomba sous les coups de brigands.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Saint Éleuthère
Abbé à Rome († 590)
À Rome, au VIe siècle, le trépas de saint Éleuthère, abbé du monastère de Saint-Marc à Spolète, qui vécut avec saint Grégoire le Grand dans son monastère du Coelius et dont le pape loue la simplicité de cœur et la componction.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
Pape (13 ème) de 175 à 189 († 189)
martyr à Tarse († v. 305)
Evêque et confesseur. († 531)
et ses compagnons militaires martyrs à Nicomédie († 303)
évêque d'Illyrie et sa mère Anthie (2ème s.)
Martyr en Perse avec ses compagnons (4ème s.)
Saint Faranan
Ermite à Allernan, en Irlande († 590)
Disciple de
saint Colomba à Iona, en Ecosse, il était irlandais. Ce pourquoi il revint au pays pour y terminer sa vie d'ermite à Allernan où il mourut.
Dates de Fête
Saint Quadragesimus
(† v. 590)
ou Quadragésime
(*).
Berger connu pour ses miracles, il vivait à Policastro en Italie et servait comme sous-diacre. Selon le pape Saint
Grégoire le Grand, il aurait été responsable du fait remarquable d'avoir ramené un homme à la vie.
(*) quadragésime = quarante jours du Carême.
Dates de Fête
Sainte Sylvie
Mère de Saint Grégoire le Grand († v. 590)
Sylvette ou Sylvaine.
Grande dame romaine qui consacra sa vie à son fils, le pape
Grégoire le Grand, si attentive qu'elle se préoccupait même jusqu'aux détails des menus de ses repas en achetant à son intention les meilleurs fruits et légumes frais sur les marchés romains, afin qu'il soit en bonne santé.
Elle figure au martyrologe romain au 3 Novembre:
mère du pape saint Grégoire le Grand. Celui-ci rapporte lui-même, dans ses écrits, qu’elle atteignit le sommet de la prière et de la pénitence et qu’elle fut un exemple excellent pour les autres. Elle mourut vers 590.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Mais aussi les
Silvie
Syliane
Sylphide
Sylvette
Sylvia
Sylviane
Sylvine
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
religieuses martyres à Orange († 1794)
laïque portugaise († 1950)
Pape (33 ème) de 314 à 335 († 335)
Saint Airy
évêque de Verdun († 591)
ou Agéric ou Aguy.
Il est né dans une humble famille. Mais par sa simplicité comme par son érudition théologique, il appartint à l'élite de son époque. Évêque de Verdun à 34 ans, il resta humble et se posa en défenseur du droit d'asile face à la barbarie des rois.
Il était très admiré de
saint Grégoire de Tours, historien de cette époque, et par
saint Venance Fortunat.
Un internaute nous dit:
Aujourd'hui, Saint Airy est fêté, selon le propre du diocèse de Verdun (1976), le 8 février ainsi que son confrère Saint Paul, lui aussi évêque de Verdun (+ 648).
Voir aussi sur le site internet du diocèse de Verdun: la paroisse Saint Airy de la Woëvre et, à propos de la Crypte Saint Maur: en 560, saint Airy, 10è évêque, fait «lever de terre», les corps des trois saints, saint Maur, saint Salvin et saint Orateur et les enferme dans des châsses.
"Airy (saint), Agiricus, évêque de Verdun, né vers l'an 517, dans le diocèse qu'il illustra plus tard par ses vertus, dut à une circonstance singulière d'avoir pour parrain le roi Thierri Ier. Il naquit dans un champ où sa mère travaillait, et le prince, qui chassait près de là, voulut tenir l'enfant sur les fonts. Il lui donna le nom d'Agérie, du mot latin Ager, champ, pour exprimer le lieu où il était né. Son royal parrain lui fit donner une éducation au dessus de sa naissance, et le jeune Airy, doué d'heureuses dispositions, fit de grands progrès dans les sciences humaines et surtout dans l'étude de l'Écriture sainte. Il avait trente ans, lorsqu'il se décida à entrer dans l'état ecclésiastique. Désiré, évêque de Verdun, lui conféra le sacerdoce et l'attacha à son église. Airy lui succéda sur le siège de Verdun, en 550, et se fit admirer par sa charité pour les pauvres, par son zèle pour l'instruction de son peuple et pour la décence du culte divin. Fortunat de Poitiers et saint Grégoire de Tours lui donnent de grands éloges et reconnaissent en lui toutes les vertus d'un saint évêque." (source: Dictionnaire hagiographique par Pétin)
Au 1er décembre au martyrologe romain: À Verdun, en 588, saint Airy, évêque, qui construisit des églises et des baptistères et, parce qu’il avait fait de son église un asile pour les hommes pourchassés, il eut beaucoup à souffrir du roi Childebert II.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Sainte Golindouch .
(† 591)
Fille d'un mage perse, elle fut mariée à un adepte de la religion mazdéenne. Elle préférait le Christ. Aussi, elle prétexta une visite à ses parents pour quitter son époux et se faire instruire des vérités chrétiennes. Baptisée, elle reçut le nom de Marie. Revenue auprès de son mari, celui-ci voulut lui faire renier le Christ, mais en vain. Elle fut condamnée à la "prison de l'oubli", parce qu'on ne pouvait ni parler, ni même dire son propre nom. Elle y resta dix-huit ans. Libérée, elle connut d'autres tortures mais, profitant d'un convoi de prisonniers qui la conduisait en un autre lieu, elle réussit à s'enfuir et à rejoindre Hiérapolis où elle s'endormit dans la paix de Dieu.
Dates de Fête
Saint Sulpice
évêque († 591)
Sulpice Severi est issu des premiers sénateur des Gaules, il fut élu après la mort de Rémy en l'an 584 à la recommandation du Roi Gontran. Il assista au second concile de Mâcon en l'an 585 et à celui d'Auvergne en 586. Il mourut en 591 et fut inhumé en l'église de Saint Julien puis ses restes transférés en celle de Saint Ursin le 29 janvier, date retenue pour sa fête.
Il ne doit pas être confondu avec
saint Sulpice Sévère, qui figura quelques siècles dans le martyrologe romain.
À Bourges, en 594, saint Sulpice Sévère, évêque, de famille sénatoriale. Saint Grégoire de Tours loue sa sagesse, son souci pastoral et son zèle à restaurer la discipline.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
(† 844)
(date ?)
martyrs à Rome († v. 117)
Evêque de Bourges († 647)
Disciple de saint Martin († 410)
Saint Vorles
curé à Marcenay († 591)
ou Véroul.
Il fut un simple curé à Marcenay, près de Châtillon sur Seine. D'une grande modestie, d'une grande douceur, il fut vénéré durant tout le Moyen Age et jusqu'à la Révolution française. A cette date, ses reliques furent jetées au vent, mais une petite chapelle à Plaines conserve encore sa modeste mémoire.
- Un internaute nous précise: "Ce saint est particulièrement vénéré à Châtillon sur Seine (Côte d'Or) où lui est dédicacée une très belle église dans laquelle Saint Bernard de Clairvaux, au début du XIIème siècle, eut la vision appelée : le miracle de la Lactation.
Né vers 530 à Marcenay, Vorles en fut le premier curé. Parent du roi Gontran de Bourgogne dont les terres s’étendaient jusqu’à Arles, il sut par ses conseils l’amener à tempérer sa cruauté et à pratiquer la justice. Témoin avec toute sa suite d’un miracle accompli par Vorles, Gontran se convertit : entre l’Evangile et la Consécration, le prêtre devint immobile et demeura une heure ainsi. Personne n’osa bouger. Puis Vorles acheva la messe avec autant de présence d’esprit que si rien ne lui était arrivé. Le roi intrigué l’interrogea sitôt après. Et Vorles de répondre «Sire, j’étais allé secourir un pauvre innocent que le feu eût dévoré si je n’y fusse accouru. A Plaines, le feu a pris pendant que les parents étaient allés ouïr la messe à Mussy et Dieu m’a fait savoir en esprit le danger où était l’enfant.» Le roi dépêcha des envoyés à Plaines (environ 25 km) qui trouvèrent les poutres encore fumantes et les parents qui cherchaient partout le sauveteur de leur fils pour le remercier.
Saint Vorles meurt en 591 et est enterré dans son église de Marcenay. En 868, voulant protéger des invasions normandes les reliques du saint, on transféra ses restes dans l’église de Châtillon.
On fête St Vorles le 16 juin (mémoire dans tout le diocèse, solennité à Châtillon)."
- Un autre internaute nous écrit: "Saint Vorles est honoré à Chatillon sur Seine. L'église du Xème siècle qui domine cette petite ville lui est dédiée. Michel Belotte dans son "Histoire de Châtillon-sur-Seine" (aux dépens de l'auteur - Dijon - 1997) situe sa naissance vers 530 et sa mort le 16 juin 591. Issu d'une illustre famille bourguignonne, il a fui la cour du roi Gontran dont il était l'ami. Il est connu comme thaumaturge et pour son don d'ubiquité. Sur les vitraux de l'église qui lui est dédiée on le voit sauver un enfant des flammes dans le même temps qu'il dit la messe. Dans la région de Châtillon on trouve également beaucoup de Vorlette."
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Mais aussi les
Saint Yrieix
Abbé d'Attanum († 591)
Moine selon la règle de saint
Jean Cassien, près de Limoges; plusieurs localités perpétuent sa mémoire dont 87500 Saint-Yriex-la-Perche.
Originaire de Limoges, il aurait été d'abord chancelier du roi Théodebert à Trèves. Revenu dans son pays natal, il choisit la vie religieuse et fonda, de ses propres deniers, le monastère d'Atane en Limousin, regroupant d'abord des membres de sa famille, sous la Règle de saint
Basile. Plus tard d'autres moines vinrent se joindre à eux. Saint
Grégoire de Tours nous a donné les éléments principaux de la vie de ce saint dont 6 localités portent le nom dans cette région.
"Né à Limoges de parents nobles au VIe siècle, Yrieix (Aredius) est le mieux connu des premiers saints limousins. Ordonné par Saint Nixier de Trêves, il fonda sur son domaine d’Attane un monastère dont les filiales furent Vigeois et Excideuil en Périgord. Bâtisseur d’églises, Yrieix fut surtout un fervent pèlerin qui visitait les sanctuaires renommés et les personnages religieux de son voisinage, telle Sainte Radegonde de Poitiers. Il avait laissé la gestion de ses biens à sa mère Pélagie et il la suivit de quelques années dans la vie éternelle, en 591, après un dernier pèlerinage à Saint Martin de Tours."
Les premiers monastères apparaissent en Limousin vers la fin du Ve siècle ou au début du VIe siècle. Nous savons peu de choses sur les premières fondations. Le plus important alors et qui permet d’avoir une idée sur la vie monastique à cette époque est celui que fonde Aredius ou Saint Yrieix. Aredius appartient à une famille riche, vit au palais du roi d’Austrasie. Il revient en Limousin, se retire comme ermite dans une grotte. Rappelé par sa mère, il fonde un monastère dans sa propre maison qui se trouve sur l’emplacement de la ville de saint Yrieix. Les premiers moines sont issus du domaine d’Aredius. Une grande place est accordée à Dieu et aux œuvres de charité. Dès 572, Aredius place son monastère d’Attanium sous la protection et le patronage de Saint Martin de Tours. Il est affilié à celui de Ligugé. Il se transforme en chapitre au XIe siècle. Alors que meurt Saint Yrieix, naît Saint Eloi qui appartient à une famille chrétienne depuis longtemps. (Les origines monastiques - diocèse de Limoges)
A lire aussi: Le clergé de France - pages 268 & 269.
Des internautes nous signalent:
"Yrieix-Yriez-Héray-Izaire ou Arey.
Ces noms sont la déformation d'Arédius, noble gallo-romain qui devint moine, il fut bien ami de Venance Fortunat qui lui dédia un de ses poèmes."
"Yrieix et Fortunat ne purent être amis d'enfance. Le premier est né en Limousin; le second est né en Italie et n'est venu en Gaule que vers 560.
On écrit Saint-Yrieix-la-Perche, il fut abbé dans cette localité qu'il fonda près de Limoges"
À Attanum, qui prit ensuite son nom, au pays de Limoges, en 591, saint Yrieix (Aredius), abbé. Pour le monastère qu’il avait fondé, il composa une Règle pleine de sagesse à partir des prescriptions de saint Jean Cassien, de saint Basile et d’autres saints abbés.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Mais aussi les
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
prêtres et martyrs à Rochefort († 1794)