4 FORMATION PERMANENTE DU DIACRE
Caractéristiques
63 La formation permanente des diacres est une exigence humaine qui prolonge l’appel surnaturel à servir l’Église de façon ministérielle et la formation initiale au ministère, à tel point qu’il faut considérer ces deux moments de formation comme un unique parcours de vie chrétienne et diaconale.
[227] " À celui qui reçoit le diaconat, s’impose l’obligation de la formation doctrinale permanente, pour compléter et actualiser sans cesse le patrimoine reçu avant l’ordination ",
[228] de sorte que la vocation " au " diaconat continue et s’exprime à nouveau comme vocation " dans " le diaconat, à travers le renouvellement périodique du " Oui, je le veux " prononcé à l’ordination.
Cette formation doit donc être considérée – tant par l’Église qui la dispense que par les diacres qui en bénéficient – comme un droit-devoir mutuel, fondé sur la vérité de l’engagement vocationnel assumé.
Les évêques et les diacres ne peuvent négliger cette obligation d’avoir toujours à proposer et à recevoir la formation intégrale appropriée.
Les normes de l’Église
[229] rappellent constamment les caractéristiques de cette formation permanente : obligatoire, globale, interdisciplinaire, profonde, scientifique et orientée vers la vie apostolique ; elles sont encore plus nécessaires si la formation initiale ne s’est pas déroulée selon le modèle ordinaire.
Cette formation présente les traits de la " fidélité " au Christ et à l’Église, et de la " conversion continue ", fruit de la grâce sacramentelle vécue dans le dynamisme de la charité pastorale propre à chaque expression du ministère ordonné. Elle apparaît comme un choix fondamental, qui a besoin de s’affirmer et de s’exprimer à nouveau au fil des années de diaconat permanent, à travers une longue suite de réponses cohérentes, enracinées et vivifiées par le " oui " initial.
[230]
Motivations
64 Si on s’inspire de la prière d’ordination, la formation permanente se fonde sur la nécessité pour le diacre d’aimer le Christ de façon à l’imiter (" En imitant ainsi ton Fils Jésus ") ; elle tend à le confirmer dans une fidélité totale au ministère (" qu’ils soient fortifiés pour remplir fidèlement leur ministère ") ; elle est une invitation à suivre le Christ Serviteur dans la radicalité et la loyauté (" Fais croître en eux les vertus évangéliques... une charité sincère ... qu’ils prennent soin... qu’ils s’efforcent d’être dociles ... par l’exemple de leur conduite, qu’ils soient un modèle pour le peuple saint ").
La formation permanente a donc " son fondement propre et sa raison particulière dans le dynamisme même de l’ordination reçue "
[231] et elle se nourrit avant tout de l’Eucharistie, condensé du mystère chrétien, source inépuisable de toute énergie spirituelle. Le diacre peut aussi s’appliquer, en quelque sorte, l’exhortation de l’apôtre Paul à Timothée : " Je t’invite à raviver le don spirituel que Dieu a déposé en toi " (
2Tm 1,6 cf. ). Les exigences théologiques de l’appel à une mission singulière de service ecclésial réclament du diacre un amour croissant pour l’Église et pour ses frères, que manifeste l’accomplissement fidèle de ses tâches et de ses fonctions propres. Choisi par Dieu pour être saint en servant l’Église et tous les hommes, le diacre doit grandir dans la conscience de son caractère ministériel, de façon continue et équilibrée, responsable, zélée et toujours joyeuse.
Acteurs
65 Le diacre est le premier responsable et le premier acteur de sa formation permanente. Pour lui, elle est avant tout un processus perpétuel de conversion, qui concerne son être en tant que diacre, c’est-à-dire toute sa personne consacrée par le sacrement de l’Ordre et mise au service de l’Église, pour en développer toutes les capacités ; ainsi, il peut vivre pleinement les dons ministériels reçus, à chaque instant de sa vie, dans toutes les conditions de son existence et dans les diverses responsabilités que lui confère l’évêque.
[232]
La sollicitude de l’Église pour la formation permanente des diacres serait donc inefficace si chacun d’eux ne s’y engageait pas. Cette formation ne peut donc être réduite à des cours, des journées d’étude, etc., mais elle demande que chaque diacre, conscient de cette nécessité, s’intéresse à la cultiver avec un esprit de saine initiative. Que le diacre prenne soin de lire des ouvrages choisis selon des critères d’Église, qu’il ne manque pas de suivre quelque périodique dont la fidélité au magistère est éprouvée, et qu’il ne néglige pas la méditation quotidienne. Se former toujours plus pour servir toujours mieux est une part importante du service qui lui est demandé.
66 Pour l’évêque,
[233] comme aussi pour les prêtres coopérateurs de l’ordre épiscopal, qui portent la responsabilité et la charge de sa réalisation, la formation permanente revient à aider les diacres à " répondre généreusement à l’engagement que requiert la dignité et la responsabilité que Dieu leur a confiées par le sacrement de l’Ordre, à conserver, à défendre et à développer leur identité et leur vocation spécifique, à se sanctifier et à sanctifier les autres dans l’exercice de leur ministère ".
[234]
Les perspectives du diacre et de l’évêque sont complémentaires et s’appellent mutuellement en tant qu’elles se fondent, avec l’aide des dons surnaturels, dans l’unité intérieure de la personne.
L’aide que les formateurs sont appelés à offrir sera d’autant plus efficace qu’elle répondra mieux aux besoins personnels de chaque diacre, parce que chacun vit son ministère dans l’Église comme une personne unique et dans des conditions qui lui sont propres.
L’accompagnement personnalisé fera également ressentir aux diacres l’amour avec lequel notre mère l’Église a le souci de leur engagement à vivre fidèlement la grâce du sacrement. Il est donc de la plus haute importance que les diacres aient la possibilité de choisir un directeur spirituel approuvé par l’évêque, avec lequel s’entretenir régulièrement et fréquemment.
Par ailleurs, toute la communauté diocésaine est, à sa manière, impliquée dans la formation des diacres,
[235] et plus particulièrement le curé – ou un autre prêtre désigné pour cela – qui apportera son soutien avec une sollicitude fraternelle.
Particularités
67 L’application et l’engagement personnel mis dans la formation permanente sont des signes sans équivoque d’une réponse cohérente à la vocation divine, d’un amour sincère pour l’Église et d’une préoccupation pastorale authentique pour les fidèles chrétiens et pour tous les hommes. On peut étendre aux diacres ce qui est dit des prêtres : " La formation permanente est un moyen nécessaire (...) pour atteindre la fin de sa vocation, c’est-à-dire le service de Dieu et de son peuple ".
[236]
La formation permanente est une vraie nécessité : elle se présente en continuité avec la formation initiale, dont elle partage les finalités et la signification, et qu’elle a pour rôle d’intégrer, de conserver et d’approfondir.
La disponibilité essentielle aux autres du diacre est une expression pratique de sa configuration sacramentelle au Christ Serviteur, reçue dans l’Ordination sacrée et imprimée dans l’âme par le caractère : c’est un objectif et un rappel permanent pour le ministère et la vie des diacres. Dans cette perspective, on ne peut réduire la formation permanente à un simple effort de complément culturel ou pratique pour faire plus ou mieux. La formation permanente ne doit pas viser seulement à garantir une mise à jour, mais tendre à faciliter une progressive conformation pratique de toute l’existence du diacre à Jésus-Christ, qui aime et sert tous les hommes.
Domaines
68 La formation permanente doit englober toutes les dimensions de la vie et du ministère du diacre et les harmoniser. Aussi, comme pour les prêtres, se doit-elle d’être concrète, systématique et personnalisée, dans chacune de ses dimensions : humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale.
[237]
69 Avoir soin des divers aspects de la formation humaine des diacres, aujourd’hui comme hier, est une tâche importante des pasteurs. Le diacre, conscient d’avoir été choisi en tant qu’homme parmi les hommes, pour se mettre au service de tous les hommes, doit être prêt à accepter une aide pour l’amélioration de ses qualités humaines – précieux instruments de son service ecclésial – et à perfectionner tous les aspects de sa personnalité qui peuvent rendre son ministère plus efficace.
Pour réaliser de manière plus utile sa vocation à la sainteté et sa mission ecclésiale particulière, il doit s’appliquer surtout – en gardant les yeux fixés sur Celui qui est Dieu parfait et homme parfait – à pratiquer les vertus naturelles et surnaturelles qui le rendront plus semblable à l’image du Christ et plus digne de l’estime de ses frères.
[238] En particulier, il devra développer, dans son ministère et dans la vie quotidienne, la bonté du cœur, la patience, l’amabilité, la force d’âme, l’amour de la justice, la fidélité à la parole donnée, l’esprit de sacrifice, la cohérence dans les engagements librement assumés, l’esprit de service, etc.
La pratique de ces vertus aidera les diacres à devenir des hommes à la personnalité équilibrée, mûrs dans leur agir et dans le discernement des événements et des circonstances.
Il est tout aussi essentiel que le diacre, conscient de la dimension d’exemple de son comportement social, réfléchisse sur l’importance de la capacité de dialogue, sur la justesse des diverses formes de relations personnelles, sur l’aptitude à comprendre les cultures, sur la valeur de l’amitié et sur la noblesse des attitudes.
[239]
70 La formation spirituelle permanente est étroitement liée à la spiritualité diaconale, qu’elle doit nourrir et faire progresser, ainsi qu’au ministère, soutenu par " une vraie rencontre personnelle avec Jésus, un dialogue confiant avec le Père, une expérience profonde de l’Esprit ".
[240] Les diacres seront donc spécialement encouragés et soutenus par les Pasteurs à nourrir de manière responsable leur vie spirituelle, de laquelle jaillit avec abondance la charité qui soutient et qui rend fécond leur ministère, en évitant le danger de tomber dans l’activisme ou dans une mentalité " bureaucratique " dans l’exercice du diaconat.
En particulier, la formation spirituelle devra développer chez les diacres des attitudes liées à la triple diaconie de la parole, de la liturgie et de la charité.
La méditation assidue de la Sainte Écriture fera parvenir à une familiarité et à un dialogue d’adoration avec le Dieu vivant, qui favoriseront l’assimilation de la Parole révélée tout entière.
La connaissance profonde de la Tradition et des livres liturgiques aidera le diacre à redécouvrir continuellement les richesses inépuisables des mystères divins, pour être un ministre digne.
La sollicitude fraternelle dans la charité orientera le diacre vers l’animation et la coordination des initiatives de miséricorde spirituelle et corporelle, comme un signe vivant de la charité de l’Église.
Tout ceci demande de programmer de façon précise et réaliste les moyens et les temps dont on dispose, en cherchant toujours à éviter les improvisations. Outre l’encouragement à la direction spirituelle, on doit prévoir des cours, des sessions d’étude de thèmes appartenant à la grande tradition chrétienne théologique et spirituelle, des temps spirituels particulièrement forts et des visites de hauts-lieux spirituels.
À l’occasion des exercices spirituels, auxquels il devrait participer au moins tous les deux ans,
[241] le diacre ne manquera pas d’établir un programme de vie concret, qu’il vérifiera périodiquement avec son directeur spirituel. Dans ce projet, ne devront pas manquer les temps consacrés quotidiennement à la dévotion eucharistique fervente, à une filiale piété mariale et aux pratiques ascétiques habituelles, en plus de ceux consacrés à la prière liturgique et à la méditation personnelle.
Le centre unificateur de cet itinéraire spirituel est l’Eucharistie. Elle est le critère d’orientation, la dimension permanente de toute la vie et de l’action diaconale, le moyen indispensable pour une persévérance consciente et pour tout renouveau authentique, afin de parvenir ainsi à une synthèse équilibrée de sa propre vie. Dans cette perspective, la formation spirituelle du diacre fait redécouvrir l’Eucharistie comme une Pâque, dans sa réalisation annuelle (la Semaine Sainte), hebdomadaire (le Dimanche) et quotidienne (la Messe en semaine).
71 L’insertion des diacres dans le mystère de l’Église, en vertu de leur baptême et du premier degré du sacrement de l’Ordre, rend nécessaire une formation permanente qui affermit chez eux la conscience et la volonté de vivre dans une communion consentie, effective et mûrie, avec les prêtres et avec l’évêque propre, ainsi qu’avec le Souverain Pontife qui est le fondement visible de l’unité de toute l’Église.
Ainsi formés, les diacres se présenteront eux aussi comme des animateurs de communion dans leur ministère. Face à des tensions, ils ne manqueront pas, en particulier, de promouvoir la pacification pour le bien de l’Église.
72 Il faut organiser des initiatives adaptées (journées d’étude, cours de recyclage, participation à des cours ou des séminaires donnés par des instituts d’étude) pour approfondir la doctrine de la foi. En ce sens, il sera particulièrement utile d’inciter à l’étude attentive, approfondie et systématique du Catéchisme de l’Église catholique.
Il est indispensable de s’assurer que le diacre a une connaissance exacte des sacrements de l’Ordre, de l’Eucharistie et des sacrements habituellement confiés aux diacres, comme le Baptême et le Mariage. Il est aussi nécessaire d’approfondir les thèmes de la philosophie, de l’ecclésiologie, de la théologie dogmatique, de la Sainte Écriture et du droit canonique qui sont les plus utiles à l’accomplissement de leur ministère.
En plus d’une saine mise à jour, ces rencontres devraient être des stimulants pour la prière, pour une meilleure communion et pour une action pastorale toujours plus efficace, répondant aux nécessités urgentes de la nouvelle évangélisation.
Il conviendra d’approfondir également, de façon communautaire et sous la conduite de maîtres sûrs, les documents du Magistère, en particulier ceux qui expriment la position de l’Église sur des questions doctrinales et morales plus délicates, toujours dans l’optique du ministère pastoral. Ce faisant, il est possible d’exprimer et de réaliser l’obéissance due au pasteur universel de l’Église et aux pasteurs diocésains, et d’être plus fidèle à la doctrine et à la discipline de l’Église, dans un lien de communion renforcé.
Il est encore du plus grand intérêt et il demeure très actuel d’étudier, d’approfondir et de diffuser la doctrine sociale de l’Église. L’insertion d’une bonne part des diacres dans la vie professionnelle, le travail et la famille leur permettra d’élaborer des médiations effectives pour faire connaître et pour mettre en pratique l’enseignement social chrétien.
Ceux qui en ont les capacités peuvent être orientés par leur évêque vers une spécialisation dans une discipline théologique, en obtenant si possible leurs titres d’étude auprès de centres académiques pontificaux ou reconnus par le Saint-Siège, qui assurent une formation doctrinale sûre.
Enfin, qu’ils aient toujours à cœur l’étude systématique, non seulement pour perfectionner leur savoir théologique, mais aussi pour vivifier continuellement leur ministère, en le rendant toujours plus adapté aux besoins de la communauté ecclésiale.
73 À côté du devoir d’approfondir les sciences sacrées, il faut prendre soin d’acquérir convenablement les méthodes pastorales
[242] en vue d’un ministère fructueux.
La formation pastorale permanente consiste en premier lieu à promouvoir continuellement la volonté du diacre de rendre son ministère plus efficace : rendre présent dans l’Église et la société l’amour et le service du Christ envers tous les hommes, sans distinction, spécialement envers les plus faibles et les plus nécessiteux. En effet, c’est dans la charité pastorale de Jésus que le diacre puise la force d’agir et trouve son modèle. Cette même charité le pousse et le stimule, en collaborant avec l’évêque et les prêtres, à promouvoir la mission propre des fidèles laïcs dans le monde. Il est donc incité à " toujours mieux connaître la condition réelle des hommes auxquels il est envoyé, à discerner les appels de l’Esprit dans les circonstances historiques ou il se trouve, à rechercher les méthodes les plus adaptées et les formes les plus utiles d’exercer aujourd’hui son ministère ",
[243] dans une communion loyale et convaincue avec le Souverain Pontife et avec son évêque.
Dans l’apostolat actuel, le travail en groupe est une des formes requises qui, pour porter du fruit, exige de savoir respecter et défendre, en harmonie avec la nature organique de la communion ecclésiale, la diversité et la complémentarité des dons et des fonctions propres aux prêtres, aux diacres et à tous les autres fidèles.
Organisation et moyens
74 La variété des situations, d’une Église particulière à l’autre, rend difficile la description exhaustive de l’organisation et des moyens adaptés pour une bonne formation permanente des diacres. Il est nécessaire de toujours choisir les moyens de formation avec un souci de clarté théologique et pastorale.
Il semble donc plus opportun d’offrir seulement quelques indications générales, facilement adaptables dans les situations concrètes.
75 Le ministère lui-même est pour les diacres le premier lieu de formation permanente. C’est dans son accomplissement que le diacre acquiert une certaine maturité, en réalisant toujours plus sa vocation personnelle à la sainteté dans l’accomplissement de ses devoirs sociaux et ecclésiaux, et en particulier dans ses fonctions et ses responsabilités ministérielles. La conscience d’être ministre est donc le but premier que se fixe la formation spécifique qui est dispensée.
76 Le cursus de la formation permanente doit répondre à un projet précis et rigoureux, défini et contrôlé par l’autorité compétente ; il doit être unifié, comprendre des étapes progressives et se dérouler en pleine harmonie avec le Magistère de l’Église. Il est bon d’établir un minimum indispensable pour tous, à ne pas confondre avec les parcours d’approfondissement.
Ce projet doit prendre en compte deux niveaux de formation étroitement liés : le niveau diocésain, qui a pour référence l’évêque ou son délégué ; le niveau de la communauté dans laquelle le diacre exerce son ministère, qui a pour référence le curé ou un autre prêtre.
77 La première nomination d’un diacre dans une communauté ou un milieu pastoral est une étape délicate. Sa présentation aux responsables de la communauté (curé, prêtres, etc.), et la présentation de celle-là au diacre lui-même, en plus de faciliter la connaissance réciproque, contribuera à engager immédiatement la collaboration sur le plan de l’estime et du dialogue respectueux, dans un esprit de foi et de charité. La communauté chrétienne peut s’avérer avantageusement formatrice, quand le diacre s’y insère avec l’esprit de celui qui sait respecter les saines traditions, qui sait écouter, discerner, servir et aimer comme le ferait le Seigneur Jésus.
Cette première expérience pastorale sera suivie avec une particulière attention par un prêtre responsable exemplaire, choisi par l’évêque.
78 On garantira aux diacres des rencontres périodiques avec un contenu liturgique et spirituel, avec une perspective de recyclage, d’évaluation et d’étude, au niveau diocésain ou supra-diocésain.
Sous l’autorité de l’évêque et sans multiplier les structures, il sera bon de prévoir des rencontres périodiques entre prêtres, diacres, religieux, religieuses et laïcs engagés dans l’exercice de la charge pastorale, tant pour dépasser l’isolement de petits groupes, que pour garantir l’unité de vue et d’action par rapport aux différents modèles pastoraux.
L’évêque suivra soigneusement les diacres ses collaborateurs, en participant à leurs rencontres chaque fois qu’il le pourra, et, s’il est empêché, en ne manquant pas de se faire représenter.
79 Avec l’approbation de l’évêque, devra être élaboré un programme de formation permanente réaliste, réalisable, conforme aux dispositions présentes, qui tienne compte de l’âge et des situations particulières des diacres, ainsi que des exigences de leur ministère pastoral.
Pour ce faire, l’évêque pourra constituer une équipe de formateurs capables, ou, éventuellement, demander la collaboration des diocèses voisins.
80 Il est souhaitable que l’évêque instaure un organisme de coordination des diacres, pour programmer, coordonner et vérifier le ministère diaconal, du discernement des vocations
[244] jusqu’à la formation et à l’exercice du ministère, sans oublier la formation permanente.
En seront membres l’évêque lui-même, qui sera le président, ou un prêtre qu’il aura délégué, ainsi qu’un nombre proportionné de diacres. Cet organisme ne manquera pas de maintenir les liens nécessaires avec les autres organismes diocésains.
Des normes propres, émanées de l’évêque, régleront tout ce qui concerne la vie et le fonctionnement de cet organisme.
81 Pour les diacres mariés, on organisera en outre d’autres initiatives et activités de formation permanente qui, selon l’opportunité, pourraient aussi impliquer, d’une certaine manière, les épouses et les familles, en tenant toujours compte d’une distinction essentielle des rôles et de la claire indépendance du ministère.
82 Les diacres feront le plus grand cas de toutes les propositions habituelles de la conférence des Évêques ou des diocèses, destinées à promouvoir la formation permanente du clergé : retraites spirituelles, conférences, journées d’études, congrès, cours complémentaires à caractère théologique et pastoral.
Ils auront soin également de ne pas déserter les initiatives qui concernent plus spécialement leur ministère d’évangélisation, de liturgie et de charité.
Le Souverain Pontife, Jean-Paul II, a approuvé le présent Directoire et en a ordonné la publication.
Fait à Rome au palais des Congrégations, le 22 février 1998, en la fête de la Chaire de saint Pierre.
Dario Card. Castrillon Hoyos Préfet
+ Csaba Ternyak Archevêque titulaire d’Éminenziana Secrétaire
PRIERE À LA TRES SAINTE VIERGE MARIE
Modèle de foi, qui par ton obéissance à la Parole de Dieu as collaboré de façon éminente à l’œuvre de la Rédemption, daigne faire fructifier le ministère des diacres, en leur enseignant à écouter et à annoncer avec foi la Parole.
MARIE,
Modèle de charité, qui par ta pleine disponibilité à l’appel de Dieu, as coopéré à la naissance des fidèles de l’Église, daigne rendre fécond le ministère et la vie des diacres, en leur enseignant à se donner au service du Peuple de Dieu.
MARIE,
Modèle de prière, qui par ton intercession maternelle as soutenu et aidé l’Église naissante, daigne rendre les diacres toujours attentifs aux besoins des fidèles, en leur enseignant à découvrir la valeur de la prière.
MARIE,
Modèle d’humilité, qui par ta profonde conscience d’être la servante du Seigneur as été comblée de l’Esprit-Saint, daigne faire des diacres de dociles instruments de la Rédemption du Christ, en leur enseignant la grandeur de l’humilité.
MARIE,
Modèle du service caché, qui par ta vie normale et ordinaire remplie d’amour as su seconder de manière exemplaire le plan du salut, daigne faire des diacres des serviteurs bons et fidèles, en leur enseignant la joie de servir dans l’Église avec un amour ardent.
Amen.
[34] Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen Gentium,
LG 28.
[35] Cf.
CIC 1034 ; Paul VI, Lettre apost. Ad pascendum (15 août 1972), I, a : AAS 64 (1972), p. 538.
[40] Cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem (18 juin 1969), VI, 30 : AAS 59 (1967), p. 703.
[41] Cf.
CIC 678nº 1-3 ;
CIC 715 CIC 738 ; cf. également Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, VII, 33-35 : l.c., 704.
[42] Cf. Secrétairerie d’État, Lettre au Cardinal Préfet de la Sacrée Congrégation pour les Sacrements et le Culte divin, Prot. N. 122.735, du janvier 1984.
[43] Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Décret sur la charge pastorale des évêques Christus Dominus,
CD 15 Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, 23 : l.c., 702.
[44] Pontificale Romanum - De Ordinatione Episcopi, presbyterorum et diaconorum, n. 201, Editio typica altera, Typis Polyglottis Vaticanis (1990), p. 110 ; cf. également
CIC 273
[45] " Celui qui serait animé d’un esprit de contestation ou d’opposition à l’autorité, ne pourrait pas remplir de façon adéquate les fonctions diaconales. Le diaconat ne peut être conféré qu’à ceux qui croient en la valeur de la mission pastorale de l’évêque et du prêtre, et à l’assistance de l’Esprit-Saint qui les guide dans leur activité et leurs décisions. En particulier, il faut redire que le diacre doit "respect et obéissance à l’évêque". Le service du diacre s’adresse ensuite à sa propre communauté chrétienne et à toute l’Église : il ne peut pas ne pas nourrir pour elle un profond attachement, en raison de sa mission et de son institution divine " : Jean-Paul II, Catéchèse lors de l’audience générale (20 octobre 1993) : Insegnamenti XVI, (1993), p. 1055 (La documentation catholique n. 2083 (1993) p. 1007).
[47] " Parmi les tâches du diacre, on trouve celle de "promouvoir et soutenir les activités apostoliques des laïcs". En tant qu’il est davantage présent et inséré que le prêtre dans les milieux et les structures séculiers, il doit se sentir encouragé à favoriser le rapprochement entre le ministère ordonné et les activités des laïcs, dans un commun service du Royaume de Dieu " : Jean-Paul II, Catéchèse lors de l’audience générale (13 octobre 1993), n. 5 : Insegnamenti XVI, (1993), pp. 1002-1003 ; cf.
CIC 275
[50] Cf. ibid.,
CIC 284 Congrégation pour le Clergé, Directoire pour le ministère et la vie des prêtres Tota Ecclesia (31 janvier 1994), n. 66, Libreria Editrice Vaticana, 1994, pp. 67-68 ; Conseil Pontifical pour l’Interprétation des Textes législatifs, Éclaircissements concernant la valeur juridique de l’art. 66 du Directoire pour le ministère et la vie des prêtres (22 octobre 1994), Sacrum Ministerium, (1995)(1995), p. 263.
[53] Cf. ibid.,
CIC 278 CIC 1374 ; cf. également Conférence des Évêques d’Allemagne, Déclaration " Église catholique et maçonnerie " (28 février 1980).
[54] Cf. Congrégation pour le Clergé, Déclaration Quidam Episcopi (8 mars 1982), IV : AAS 74 (1982), pp. 642-645.
[57] Cf. Jean-Paul II, Allocution aux évêques du Zaïre en visite " ad limina " (30 avril 1983), n. 4 : AAS 75 (1983), pp. 653-654 ; Allocution aux diacres permanents (16 mars 1985) : Insegnamenti, VIII, (1985)(1985), pp. 648-650 ; cf. également Allocution pour l’ordination de huit nouveaux évêques à Kinshasa (4 mai 1980), 3-5 : AAS 72 (1980), pp. 450-453 ; Catéchèse lors de l’audience générale (6 octobre 1993) : Insegnamenti, XVI, (1993), pp. 951-955.
[58] Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium,
LG 33 cf. également
CIC 225
[67] Cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem (18 juin 1969), 21 : AAS 59 (1967), p. 701.
[69] " Puisqu’ils se consacrent au ministère ecclésiastique, les clercs méritent une rémunération qui convienne à leur condition, qui tienne compte autant de la nature de leur fonction que des circonstances de lieux et de temps, et qui soit telle qu’ils puissent subvenir à leurs propres besoins et assurer une rétribution équitable à ceux dont les services leur sont nécessaires " (
CIC 281nº 1).
[70] " De même, il faut veiller à ce qu’ils bénéficient de l’assistance sociale grâce à laquelle il est correctement pourvu à leurs besoins en cas de maladie, d’invalidité ou de vieillesse " (
CIC 281nº 2).
[71] CIC 281nº 3. À la différence du droit civil, le mot " rémunération " désigne en Droit canonique, plutôt que le salaire au sens technique, une contrepartie susceptible de permettre une subsistance honnête et convenable au ministre, quand cette indemnité lui est due en justice.
[78] Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium,
LG 29
[79] Jean-Paul II, Allocution aux diacres permanents (16 mars 1985) : Insegnamenti, VIII, (1985), p. 649 ; cf. Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium,
LG 29 CIC 1008
[80] Conseil Pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens, Directoire pour l’application des principes et des normes sur l’Œcuménisme (25 mars 1993), n. 71 : AAS 85 (1993), p. 1069 ; cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Lettre Communionis notio (28 mai 1992) : AAS 85 (1993), p. 838.
[81] Conseil Pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens, Directoire pour l’application des principes et des normes sur l’Œcuménisme (25 mars 1993), n. 70 : l.c., p. 1068.
[82] Pontificale Romanum - De ordinatione Episcopi, Presbyterorum et Diaconorum, n. 210 : ed. cit., p. 125 : " Accipe Evangelium Christi, cuius praco effectus es ; et vide, ut quod legeris credas, quod credideris doceas, quod docueris imiteris ". " Soyez attentif à croire à la Parole que vous lirez, à enseigner ce que vous aurez cru, à vivre ce que vous aurez enseigné ".
[83] Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium,
LG 29 " Il appartient aussi aux diacres d’être au service du peuple de Dieu par le ministère de la parole, en communion avec l’Évêque et son presbyterium " (
CIC 757) ; " Dans la prédication, les diacres participent au ministère des prêtres " : Jean-Paul II, Allocution aux prêtres, diacres, religieux et séminaristes dans la Basilique de l’Oratoire de St. Joseph - Montréal, Canada (11 septembre 1984), n. 9 : AAS 77 (1985), p. 396.
[84] Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Décret sur le ministère et la vie des prêtres Presbyterorum Ordinis,
PO 4
[85] Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. sur la Révélation divine Dei verbum,
DV 25 Congrégation pour l’Éducation Catholique, Lettre circ. Come è a conoscenza (16 juil. 1969) ;
CIC 760
[86] Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium,
LG 25 Const. dogm. Dei Verbum,
DV 10.
[90] Cf. Institutio Generalis Missalis Romani, n. 61 ; Missale Romanum, Ordo lectionis Missa Pranotanda, nn. 8, 24 et 50 : ed. typica altera (1981).
[92] Cf. Congrégation pour le Clergé, Directoire pour le ministère et la vie des prêtres Tota Ecclesia (31 janvier 1994), nn. 45-47 : l.c., nn. 43-48.
[93] Cf. Institutio Generalis Missalis Romani, nn. 42, 61 ; cf. Congrégation pour le Clergé, Conseil pontifical pour les Laïcs, Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, Congrégation pour les Évêques, Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples, Congrégation pour les Instituts de Vie consacrée et les Sociétés de Vie apostolique, Conseil Pontifical pour l’Interprétation des Textes législatifs, Instruction sur quelques questions concernant la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres Ecclesia de mysterio (15 août 1997) : éd. Pierre Téqui (1997), p. 22-23 (La documentation catholique 2171 (1997), p. 1014).
[94] Conc. Oecum. Vat. II, Constitution sur la Sainte Liturgie Sacrosanctum Concilium,
SC 35 cf.
SC 52 CIC 767nº 1.
[95] Cf.
CIC 779 Congrégation pour Clergé, Directoire général pour la catéchèse Concilium Vaticanum II (15 août 1997), n. 216.
[96] Paul VI, Exhort. apost. Evangelii nuntiandi (8 décembre 1975) : AAS
EN 68 (1976), pp. 5-76.
[103] Conc. Oecum. Vat. II, Décr. Ad gentes,
AGD 2.
[105] Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Décr. Ad gentes,
AGD 16 Pontificale Romanum - De ordinatione Episcopi, presbyterorum et diaconorum, n. 207 : éd. cit., p. 122 (Prex Ordinationis).
[106] Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium,
LG 29
[107] Conc. Oecum. Vat. II, Const. Sacrosanctum Concilium,
SC 10
[111] " Les diacres ont part à la célébration du culte divin selon les dispositions du droit " :
CIC 835nº 3.
[112] Catéchisme de l’Église catholique,
CEC 1570 cf. Ceremoniale Episcoporum, nn. 23-26.
[113] Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Const. Sacrosanctum Concilium,
SC 26-27
[117] Cf. Institutio generalis Missalis Romani, nn. 81b, 300, 302 ; Institutio generalis Liturgia Horarum, n. 255 ; Pontificale Romanum - Ordo dedicationis ecclesia et altaris, nn. 23, 24, 28, 29, Editio typica, Typis Polyglottis Vaticanis (1977), pp. 29 et 90 ; Rituale Romanum De Benedictionibus, n. 36, Editio typica, Typis Polyglottis Vaticanis (1985), p. 18 ; Ordo coronandi imaginem beata Maria Virginis, n. 12, Editio Typica, Typis Polyglottis Vaticanis (1981), p. 10 ; Congrégation pour le Culte divin, Directoire pour les célébrations en absence de prêtre Christi Ecclesia, n. 38 : Notitia 24 (1988), pp. 388-389 ; Pontificale Romanum - De Ordinatione Episcopi, presbyterorum et diaconorum, n. 188 : " Immediate post Precem Ordinationis, Ordinati stola diaconali et dalmatica induuntur, quo eorum ministerium abhinc in liturgia peragendum manifestetur " ; cf. n. 190 : ed. cit., pp. 102-103 ; Caremoniale Episcoporum, n. 67, Editio Typica, Libreria Editrice Vaticana (1995), pp. 28-29.
[121] Cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem (18 juin 1969), V, 22 : AAS 59 (1967), p. 701.
[122] Cf. Institutio generalis Missalis Romani, nn. 61, 127-141.
[124] Cf. ibid.,
CIC 907 Congrégation pour le Clergé et alii, Instruction Ecclesia de mysterio (15 août 1997), art. 6, éd. cit. p. 27.
[125] Cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, V, 22, 6 : l.c., p. 702.
[128] Cf. ibid.,
CIC 943 cf. également Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, V, 22, : l.c., p. 702.
[129] Cf. Congrégation pour le Culte divin, Directoire pour les célébrations en absence du prêtre Christi Ecclesia, n. 38 : l.c., 388-389 ; Congrégation pour le Clergé et alii, Instruction Ecclesia de mysterio (15 août 1997), art. 7 : éd. cit. p. 28.
[130] Cf. Jean-Paul II, Exhort. apost. post-synodale Familiaris consortio, (22 novembre 1981)
FC 73 : AAS (1982), pp. 170-171.
[132] Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Const. Lumen gentium,
LG 29 CIC 1108nº 1-2 ; Ordo celebrandi Matrimonium, ed. typica altera (1991), n. 24.
[135] Cf. Conc. Oecum. de Florence, Bulle d’union des Arméniens Exsultate Deo (22 nov. 1439) : Les Conciles Œcuméniques 2-1, Paris (1994), pp. 534-549 ; Conc. Oecum. de Trente, Doctrina de sacramento extrema unctionis, Session XIV (25 nov. 1551), chap. et can. 4 : Les Conciles Œcuméniques 2-2, pp. 710-711 ; 713.
[136] Cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, II, 10 : l.c., 699 ; Congrégation pour le Clergé et alii, Instruction Ecclesia de mysterio (15 août 1997), art. 9 : éd. cit. pp. 31-32.
[138] Cf. Institutio generalis Liturgia Horarum, nn. 20 ; 255-256.
[141] Cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem V, 22, 5 : l.c., p. 702 ; Ordo exsequiarum, n. 19 ; Congrégation pour le Clergé et alii, Instruction Ecclesia de mysterio (15 août 1997), art. 12 : éd. cit. p. 33.
[142] Cf. Rituale Romanum - De Benedictionibus, n. 18 c : éd. cit., p. 14.
[144] S. Polycarpe, Lettre aux Philippiens, 5 : SCh 10 bis, p. 182 ; cité en Lumen gentium,
LG 29.
[145] Cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, l.c., p. 698.
[146] Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium,
LG 29
[147] Pontificale Romanum - De ordinatione Episcopi, presbyterorum et diaconorum, n. 207 : ed. cit., p. 122 (Prex Ordinationis).
[148] Cf. S. Hippolyte, La Tradition apostolique, 8, 24 : S.C 11 bis, pp. 58-63 ; 98-99 ; Didascalia Apostolorum (Syriaque), capp. III, XI : A. Vööbus (éd.) The " Didascalia Apostolorum " in Syria (texte original syriaque et trad. anglaise), CSCO, vol. I, n. 402 (tome 176), pp. 29-30 ; vol. II, n. 408 (tome 180), pp. 120-129 ; Didascalia Apostolorum, III, 13 (19), 1-7 : F. X. Funk (éd.), Didascalia et Constitutiones Apostolorum, Paderborna 1906, I, pp. 212-216 ; Conc. Oecum. Vat. II, Décr. Christus Dominus,
CD 13
[149] Conc. Oecum. Vat. II, Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps Gaudium et spes,
GS 40-45
[150] Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, V, 22, 9 : l.c., p. 702 ; cf. Jean-Paul II, Catéchèse lors de l’audience générale (13 octobre 1993), n. 5 : Insegnamenti XVI, (1993)(1993), pp. 1000-1004 (La documentation catholique n. 2082 (1993) p. 960).
[153] Cf. Jean-Paul II, Allocution aux diacres permanents des USA, Detroit (19 septembre 1987) : Insegnamenti, X, (1987)(1987), p. 656.
[155] Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium,
LG 27.
[159] Cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, V, 22, 10 : l.c., p. 702.
[160] Cf.
CIC 1248 ; Congrégation pour le Culte divin, Directoire pour les célébrations en absence de prêtre Christi Ecclesia, n. 29 : l.c., p. 386.
[161] Jean-Paul II, Catéchèse lors de l’audience générale (13 octobre 1993), n. 4 : Insegnamenti XVI, (1993)(1993), p. 1002.
[162] Cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, V, 24 : l.c., p. 702 ;
CIC 536
[163] Cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, V, 24 : l.c., p. 702 ;
CIC 512nº 1.
[165] Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium,
LG 28 Décr. Christus Dominus,
CD 27 Décr. Presbyterorum Ordinis,
PO 7 CIC 495nº 1.
[173] Conc. Oecum. Vat. II, Const. Sacrosanctum Concilium,
SC 2
[174] Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium,
LG 5
[175] Conc. Oecum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes,
GS 2.
[177] Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium,
LG 40
[178] Conc. Oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum ordinis,
PO 12.
[180] Jean-Paul II, Catéchèse lors de l’audience générale (20 octobre 1993) : Insegnamenti, XVI, (1993)(1993), p. 1053.
[181] " Tous les fidèles doivent, chacun selon sa condition propre, s’efforcer de mener une vie sainte et promouvoir la croissance et la sanctification continuelle de l’Église " :
CIC 210
[182] " Étant au service des mystères du Christ et de l’Église, ils doivent se garder purs de tout vice, plaire à Dieu et pourvoir à toute sorte de bien devant les hommes (cf.
1Tm 3,8-10 1Tm 3,12-13) " : Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium,
LG 41 cf. également Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, VI, 25 : l.c., p. 702.
[183] " Dans leur conduite, les clercs sont tenus par un motif particulier à poursuivre la sainteté, puisque consacrés à Dieu à un titre nouveau par la réception du sacrement de l’Ordre, ils sont les dispensateurs des mystères de Dieu au service de son peuple " :
CIC 276nº 1.
[184] Jean-Paul II, Catéchèse lors de l’audience générale (20 octobre 1993) : Insegnamenti, XVI, (1993)(1993), p. 1054.
[185] Ibid.,1 : l.c., p. 1054.
[187] Cf. Jean-Paul II, Allocution (16 mars 1985) : Insegnamenti, VIII, (1985)(1985), p. 649 ; Exhort. apost. post-synodale Pastores dabo vobis (25 mars 1992) ;
PDV 21 : AAS (1992), pp. 661 ; 688.
[188] Cf. Jean-Paul II, Exhort. apost. post-synodale Pastores dabo vobis
PDV 16 : l.c., p. 681.
[189] Jean-Paul II, Catéchèse lors de l’audience générale (20 octobre 1993) : Insegnamenti XVI, (1993), p. 1055.
[190] Cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, V, 23 : l.c., p. 702.
[191] Cf. Jean-Paul II, Encycl. Redemptor hominis (4 mars 1979),
RH 13-17 : AAS 71 (1979), pp. 282-300.
[192] Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, II, 8 : l.c., p. 700.
[193] Jean-Paul II, Catéchèse lors de l’audience générale (20 octobre 1993), n. : Insegnamenti, XVI, (1993), p. 1054.
[195] Conc. Oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum ordinis,
PO 12
[196] Pontificale Romanum - De ordinatione Episcopi, presbyterorum et diaconorum, n. 210 : éd. cit., p. 125.
[197] S. Augustin, Serm. 179, : PL 38, 966.
[198] Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Dei Verbum,
DV 25 cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, VI, 26, : l.c., p. 703 ;
CIC 276nº 2.
[199] Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium,
LG 25.
[200] Cf.
CIC 833 Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Professio fidei et iusiurandum fidelitatis in suscipiendo officio nomine Ecclesia exercendo : AAS 81 (1989), pp. 104-106 ; 1169.
[201] Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Dei Verbum,
DV 21
[202] Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Const. Sacrosanctum Concilium,
SC 7
[205] Cf.
CIC 276nº 2 ; Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, VI, 26, : l.c., p. 703.
[206] Cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, VI, 26, : l.c., p. 703.
[207] Conc. Oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum Ordinis,
PO 5.
[208] Cf.
CIC 276nº 2 ; cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, VI, 26, : l.c., p. 703.
[212] Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium,
LG 23.
[214] Cf.
CIC 276nº 2, 5 ; Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, VI, 26, 4 : l.c., p. 703.
[215] Jean-Paul II, Exhort. apost. post-synodale Pastores dabo vobis,
PDV 36, ou le Pape cite la Propositio 5 des Pères synodaux : l.c., p. 718.
[216] Cf. Jean-Paul II, Allocution à la Curie romaine (22 déc. 1987) : AAS 80 (1988), pp. 1025-1034 ; Lettre apost. Mulieris dignitatem, (15 août 1988)
MD 27 : AAS 80 (1988), p. 1718.
[217] Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium,
LG 29.
[218] " His rationibus in mysteriis Christi Eiusque missione fundatis, cOelibatus... omnibus ad Ordinem sacrum promovendis lege impositum est " : Conc. Oecum. Vat. II, Décr. Presbyterorum ordinis,
PO 16 cf.
CIC 247 CIC 277 CIC 1037.
[219] Cf.
CIC 277 ; Conc. Oecum. Vat. II, Décret sur la formation des prêtres Optatam totius,
OT 10
[220] Jean-Paul II, Lettre aux Prêtres pour le Jeudi Saint Novo incipiente (8 avril 1979), n. 8 : AAS 71 (1979), p. 408.
[222] Jean-Paul II, Allocution aux diacres permanents des U.S.A. à Detroit (19 septembre 1987), n. 5 : Insegnamenti, X, (1987)(1987), p. 658.
[224] Jean-Paul II, Allocution aux diacres permanents des U.S.A. à Detroit (19 septembre 1987), n. 5 : Insegnamenti, X, (1987)(1987), pp. 658-659.
[226] Cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, III, 16 : l.c., p. 701 ; Lettre apost. Ad pascendum (15 août 1972), VI : AAS 64 (1972), p. 539 ;
CIC 1087 Les exceptions éventuelles sont réglées par la Lettre circulaire de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements aux Ordinaires diocésains et aux Supérieurs généraux des Instituts de vie consacrée et des Sociétés de vie apostolique, N. 26397 (6 juin 1997), n. 8.
[227] Cf. Jean-Paul II, Exhort. apost. post-synodale Pastores dabo vobis,
PDV 42
[228] Jean-Paul II, Catéchèse lors de l’audience générale (20 octobre 1993), n. 4 : Insegnamenti, XVI, (1993)(1993), p. 1056.
[229] Cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, II, 8-10 ; III, 14-15 : l.c., pp. 699-701 ; Lettre apost. Ad pascendum, VII : l.c., p. 540 ;
CIC 236 CIC 1027 CIC 1032nº 3.
[230] Cf. Jean-Paul II, Exhort. apost. post-synodale Pastores dabo vobis,
PDV 70 : l.c., p. 780.
[233] Cf. Conc. Oecum. Vat. II, Décr. Christus Dominus,
CD 15 Jean-Paul II, Exhort. apost. post-synodale Pastores dabo vobis,
PDV 79 : l.c., p. 797.
[234] Congrégation pour le Clergé, Directoire pour le ministère et la vie des prêtres Tota Ecclesia (31 janvier 1994), n. 71 : ed. cit., p. 73.
[235] Cf. Jean-Paul II, Exhort. apost. post-synodale Pastores dabo vobis,
PDV 78 : l.c., p. 795.
[236] Congrégation pour le Clergé, Directoire pour le ministère et la vie des prêtres Tota Ecclesia, n. 71.
[237] Cf. Jean-Paul II, Exhort. apost. post-synodale Pastores dabo vobis,
PDV 71 : l.c., p. 783 ; Congrégation pour le Clergé, Directoire pour le ministère et la vie des prêtres Tota Ecclesia, n. 74 : éd. cit., p. 75.
[238] Cf. S. Ignace d’Antioche : " Il faut que les diacres, qui sont ministres des mystères du Christ Jésus, soient biens vus de tous à tout propos. Car ils ne sont pas diacres de nourritures et de boissons, mais ministres de l’Église de Dieu " (Epist. ad Trallianos, 2 : F. X. Funk, o.c., I, pp. 244-245 (SCh 10bis)).
[239] Cf. Jean-Paul II, Exhort. apost. post-synodale Pastores dabo vobis,
PDV 72 : l.c., p. 783 ; Congrégation pour le Clergé, Directoire pour le ministère et la vie des prêtres Tota Ecclesia, n. 75 : éd. cit., pp. 75-76.
[240] Jean-Paul II, Exhort. apost. post-synodale Pastores dabo vobis,
PDV 72 : l.c., p. 785.
[241] Cf. Paul VI, Lettre apost. Sacrum Diaconatus Ordinem, VI, 28 : l.c., p. 703 ;
CIC 276nº 4.
[243] Jean-Paul II, Exhort. apost. post-synodale Pastores dabo vobis,
PDV 72 : l.c., p. 783.
Préparation au sacrement de mariage
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PRÉAMBULE
01 La préparation au mariage, à la vie conjugale et familiale est d’une grande importance pour le bien de l’Église. En effet, le sacrement de Mariage a une forte valeur pour toute la communauté chrétienne et, en premier lieu, pour les époux, eux dont la décision est telle qu’elle ne pourrait être sujette à improvisation ou à choix hâtifs. À d’autres époques, cette préparation pouvait compter sur l’appui de la société qui reconnaissait les valeurs et les biens du mariage. Sans heurts ni doutes, l’Église en protégeait la sainteté, consciente du fait qu’il représentait une garantie ecclésiale, puisqu’il constituait la cellule vitale du Peuple de Dieu. L’appui que le mariage trouvait dans les communautés chrétiennes, au moins dans celles évangélisées en profondeur, était ferme, unitaire, compact. Séparations et échecs du mariage étaient en général rares, et le divorce était considéré comme une « plaie » sociale (cf. Gaudium et Spes
GS 47).
Aujourd’hui, au contraire, dans des cas qui sont loin d’être l’exception, on assiste à une détérioration accentuée de la famille et à une certaine corrosion des valeurs du mariage. Dans nombre de pays, et plus particulièrement dans les pays économiquement développés, le taux des mariages a diminué. On se marie plus tard, et le nombre des divorces et des séparations augmente, même dès les premières années de la vie conjugale. Tout cela porte inévitablement à une inquiétude pastorale, et à la question mille fois répétée : les personnes qui se marient y sont-elles réellement préparées ? Le problème de la préparation au sacrement de Mariage et à la vie conjugale qui en découle se présente comme une grande nécessité pastorale, avant tout, certes, pour le bien des époux, mais aussi pour le bien de la communauté chrétienne tout entière et pour celui de la société. C’est pourquoi l’intérêt porté à la question s’accroît de partout et les initiatives se multiplient pour fournir des réponses appropriées et opportunes à la question de la préparation au sacrement de Mariage.
02 Le Conseil Pontifical pour la Famille, maintenant un contact permanent avec les Conférences Épiscopales et les Évêques, à l’occasion de diverses rencontres, réunions et, surtout, des visites « ad limina », a suivi avec attention la préoccupation pastorale en ce qui concerne la préparation et la célébration du sacrement de Mariage et la vie qui le suit ; il a été invité de façon répétée à offrir un instrument pour la préparation des fiancés chrétiens ; ce qu’il réalise dans les présentes lignes d’orientation. Celles-ci ont aussi bénéficié de l’apport de nombreux mouvements apostoliques, groupes et associations qui collaborent à la pastorale familiale et ont offert leur appui, leurs conseils et leur expérience pour l’élaboration du présent document d’orientation.
La préparation au mariage constitue un moment providentiel et privilégié pour ceux qui s’orientent vers ce sacrement chrétien, et un Kayrós, c’est-à-dire un temps où Dieu interpelle les fiancés et suscite en eux le discernement pour la vocation au mariage et à la vie qu’il introduit. Les fiançailles s’inscrivent dans le contexte d’un processus dense d’évangélisation. En effet, les fiancés - futurs époux - voient confluer dans leur vie des questions qui ont une incidence sur la famille. C’est pourquoi ils sont invités à comprendre ce que signifie l’amour responsable et mûr de la communauté de vie et d’amour que sera leur famille, véritable église domestique qui contribuera à enrichir l’Église dans sa totalité.
L’importance de la préparation implique un processus d’évangélisation pour le mûrissement et l’approfondissement de la foi. Si la foi est faible et quasiment inexistante (cf. Familiaris Consortio
FC 68), il faut alors la ranimer et cela peut nécessiter une instruction exigeante et patiente qui suscite et alimente l’ardeur d’une foi vivante. Dans les milieux paganisés, en particulier, il sera particulièrement bon de conseiller un « cheminement de foi, analogue au catéchuménat » (cf.
FC 66) et une présentation des vérités chrétiennes fondamentales qui aident à acquérir ou à renforcer la maturité de la foi chez les futurs époux. Il est souhaitable que ce moment privilégié de la préparation au mariage se transforme en une Nouvelle Évangélisation pour les futures familles, à l’enseigne de l’espérance.
03 Cette attention spéciale est mise en évidence dans les enseignements du Concile Vatican II (
GS 52), dans les orientations du Magistère pontifical (
FC 66), dans la norme ecclésiale elle-même (Codex Iuris Canonic
can. 1063 ; Codex Canonum Ecclesiarum Orientalium
can. 783), dans Le Catéchisme de l’Église Catholique (
CEC 1632) et dans d’autres documents du Magistère, parmi lesquels la Charte des Droits de la Famille. Les deux documents plus récents du Magistère pontifical - la Lettre aux Familles Gratissimam Sane et l’Encyclique Evangelium Vitae (
EV 1) - apportent à notre propos une aide importante.
Attentif - comme on l’a dit - aux demandes répétées qui lui ont été adressées, le Conseil Pontifical pour la Famille a entamé une réflexion sur ce thème, en se concentrant davantage sur les « cours de préparation », dans la ligne de l’Exhortation apostolique Familiaris Consortio et a donc suivi, pour la rédaction, l’itinéraire ci-après : en 1991, le Conseil a consacré son Assemblée plénière (30 septembre - 5 octobre) au thème de la préparation au sacrement de Mariage pour lequel le Comité de Présidence du Conseil Pontifical et les couples membres de ce même Conseil ont apporté un abondant matériel pour la rédaction d’une première ébauche de texte. Puis, du 8 au 13 juillet 1992, un groupe de travail a été convoqué, composé de pasteurs, de consulteurs et d’experts, qui ont élaboré une seconde épreuve, envoyée ensuite aux Conférences Épiscopales en leur demandant contribution et suggestions complémentaires. Les réponses, qui sont parvenues en grand nombre, avec d’opportunes suggestions, ont été étudiées et insérées dans l’épreuve ultérieure par un groupe de travail, en 1995. Le Conseil Pontifical présente maintenant ce document-guide offert comme base de travail pastoral pour la préparation au sacrement de Mariage. Il sera tout spécialement utile aux Conférences Épiscopales dans l’élaboration de leur Directoire, mais aussi en vue d’un plus grand engagement pastoral dans les diocèses, les paroisses et les mouvements apostoliques (cf.
FC 66).
04 La « magna charta » pour les familles qu’est l’Exhortation apostolique Familiaris Consortio avait déjà souligné que « les changements survenus au sein de presque toutes les sociétés modernes exigent que non seulement la famille, mais aussi la société et l’Église, soient engagées dans l’effort de préparation adéquate des jeunes aux responsabilités de leur avenir. (...) C’est pourquoi l’Église doit promouvoir des programmes meilleurs et plus intensifs de préparation au mariage, pour éliminer le plus possible les difficultés dans lesquelles se débattent tant de couples, et plus encore pour conduire positivement les mariages à la réussite et à la pleine maturité » (
FC 66).
Le Code de Droit Canon établit que soit assurée « la préparation personnelle au mariage qui va être contracté, grâce à laquelle les époux seront disposés à la sainteté et aux devoirs de leur nouvel état » (
CIC 1063 et
CCEO 783), disposition que l’on retrouve aussi dans l’Ordo Celebrandi Matrimonium 12.
Et, dans son discours à l’occasion de l’Assemblée plénière du Conseil pour la Famille (4 octobre 1991), le Saint-Père avait déclaré : « Plus les difficultés ambiantes pour connaître la vérité du sacrement chrétien et de l’institution même du mariage sont grandes, plus les efforts pour préparer d’une manière adéquate les époux à leurs responsabilités doivent être grands ». Et il a continué, en se référant plus concrètement aux cours proprement dits : « Vous avez pu observer qu’étant donné la nécessité de réaliser de tels cours dans les paroisses et vu les résultats positifs des différentes méthodes employées, il semble utile de procéder à une précision des critères à adopter, sous forme de guide ou de directoire pour offrir une aide valable aux Églises particulières ». D’autant plus qu’au sein des Églises particulières, la responsabilité de la famille, partie du « "peuple de la vie et pour la vie" est déterminante : c’est une responsabilité qui résulte de sa nature même - celle d’être communauté de vie et d’amour, fondée sur le mariage - et de sa mission de "garder, de révéler et de communiquer l’amour"« (
EV 92 et cf.
FC 17).
05 C’est dans ce but que le Conseil Pontifical pour la Famille offre le présent document sur la préparation au sacrement de Mariage et sur sa célébration.
Les lignes forces qui en ressortent constituent un itinéraire pour la préparation éloignée, prochaine et immédiate au sacrement de Mariage (cf.
FC 66). Le matériel proposé est destiné en premier lieu aux Conférences Épiscopales, aux Évêques et à leurs collaborateurs dans la pastorale de la préparation au mariage. Quant aux fiancés, ils sont ici impliqués en tant qu’objet du souci pastoral de l’Église.
06 Une attention pastorale particulière devra être accordée aux fiancés se trouvant dans des situations particulières, prévues dans les canons
CIC 1071,
CIC 1072 et
CIC 1125 du CIC, et les canons
CIO 789 et
CIO 814 du CCEO ; pour ceux-ci, les lignes qui seront tracées dans le présent document - même lorsqu’elles ne pourront être appliquées dans leur totalité - pourront cependant constituer un service utile pour la juste orientation et l’accompagnement dont ils doivent bénéficier.
Fidèle à la volonté et à l’enseignement du Christ, l’Église, par sa législation, exprime sa charité pastorale dans la prise en compte de toute situation où peuvent se trouver les fidèles. Les critères offerts sont des moyens en vue d’une aide effective, et ne doivent pas être considérés comme des obligations supplémentaires impératives.
07 La motivation doctrinale de fond qui inspire ce document-guide naît de la conviction que le mariage est un bien qui tire son origine de la Création et qui, pour cette raison, plonge ses racines dans la nature humaine. « N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès l’origine, les fit homme et femme, et qu’il a dit : Ainsi donc l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair ? » (
Mt 19,4-5). C’est pourquoi ce que l’Église fait en faveur de la famille et du mariage contribue certainement au bien de la société en tant que telle et de tous les hommes. En effet, le mariage chrétien, avec son expression de nouveauté de vie, réalisée par le Christ ressuscité, exprime toujours la vérité de l’amour conjugal et constitue une sorte de prophétie qui annonce, de façon claire, la véritable exigence de l’être humain : l’homme et la femme sont appelés, dès leur origine, à vivre dans la communion de vie et d’amour et dans la complémentarité qui portent à la plus grande dignité humaine des époux, au bien des enfants et à celui de la société elle-même, avec « la défense et la promotion de la vie ... devoir et responsabilité de tous » (
EV 91).
08 C’est pourquoi notre document prend en considération aussi bien les réalités humaines naturelles propres à l’institution divine, que celles qui sont spécifiques du sacrement institué par le Christ et s’articule, concrètement, en trois parties :
-1) l’importance de la préparation au mariage chrétien ;
-2) les étapes, ou moments, de la préparation ;
-3) la célébration du mariage.