Bienheureux Nicolas Albergati
archevêque de Bologne († 1443)
Ce fils doué, issu d’une grande famille de magistrats de Bologne suivit les traces paternelles en faisant son droit. Mais l’absolu le tenaille. Ses études terminées, c’est à la chartreuse qu’il entre. Ses dons trouvent à s’y employer: prieur de son couvent, visiteur de l’Ordre, archevêque de Bologne, cardinal. Lui qui cherchait la solitude du désert, trouve le service de Dieu au milieu de son siècle. Qu’à cela ne tienne. L’essentiel est de le servir en quelqu’endroit qu’il nous envoie. Nicolas accomplit plusieurs missions diplomatiques de conciliation entre le pape et l'empereur germanique, comme entre le pape et le roi de France. La Peste Noire ravage Bologne: Nicolas se dévoue pour ses concitoyens. Cela ne l’empêche pas de se faire le protecteur des humanistes. Voici qu’un concile général se réunit à Ferrare pour la réconciliation des Églises d’Orient et d’Occident. Nicolas est chargé de le présider: ses qualités de négociateur seront fort utiles. C’est lui qui représente le pape pour recevoir à leur arrivée à Venise l’empereur et le patriarche de Constantinople. Il meurt à Sienne peu après la fin du concile de Ferrare-Florence ayant mené à bien sa mission qui ne lui survivra malheureusement pas.
À Sienne en Toscane, l’an 1443, le trépas du bienheureux Nicolas Albergati, évêque de Bologne. Entré jeune dans l’Ordre des Chartreux, puis ordonné évêque, il rendit les plus grands service à l’Église par son zèle pastoral et ses légations apostoliques.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
martyrs du Vietnam († 1839)
Frère mineurs, martyrs à Ceuta, au Maroc († 1227)
Prêtres († 1586)
religieux camillien († 1964)
prêtre - fondateur des Instituts pour l'éducation († 1865)
Surnommé le Facteur († 1583)
prêtre de l’Ordre des Minimes († 1686)
prêtre diocésain et martyr († 1944)
théologien orthodoxe († 1391)
évêque et martyr († 1959)
prêtre et martyr († 1951)
Martyr à Smyrne († 1657)
Evêque en Russie († 996)
Martyr de l'Ordre de saint Dominique († 1601)
et ses frères martyrs, les saints Jean et Stamatios († 1822)
martyr († 1754)
martyr († 1554)
Ermite en Suisse († 1487)
Prêtre dans l'Ordre des Ermites de Saint Jérôme à Rome († 1449)
prêtre capucin († 1958)
Evêque en Suède († 1391)
Martyr († 1795)
martyr († 1617)
Evêque de Myre († v. 350)
Fol en Christ à l'époque du tsar Ivan le Terrible († 1576)
(† 1143)
Frère de l'ordre des Ermites de Saint-Augustin († 1305)
Martyr (10ème s.)
(† 1912)
Frères mineurs, martys au Caire († 1358)
ermites en Sardaigne (date ?)
moine bénédictin (12ème s.)
martyr victime du nazisme († 1945)
Pape (105 ème) de 858 à 867 († 867)
martyrs en Ukraine († 1941)
martyr à Constantinople († 1672)
(† 820)
patriarche († 925)
pèlerin († 1094)
Moine à Constantinople, compagnon d'exil de saint Théodore le Studite († 868)
Chanoine Régulier de Saint-Augustin (17ème s.)
Frère convers jésuite en Angleterre († 1606)
dominicain († 1256)
ermite sur l'Etna à Monte Calanna en Sicile († 1157)
prêtre et martyr en Angleterre († 1679)
Frère prêcheur († 1255)
Martyr en Suisse († 1618)
religieux de l’Ordre des Minimes († 1709)
évêque († v. 1686)
prêtre de Verdun et martyr († 1795)
laïc suisse († 1832)
martyrs orthodoxes († 1463)
Saint Bernardin de Sienne
Frère mineur († 1444)
Il naît dans une famille noble près de Sienne en Italie. Orphelin, il est élevé par son oncle. Très doué il fait de savantes études. Très pieux, il appartient à une confrérie de prière. Sa charité trouve à s'exprimer pleinement au cours de l'épidémie de peste qui ravage la ville en 1400. Il a 20 ans et tel est son dévouement qu'on lui confie la direction provisoire de l'hôpital. Deux ans plus tard, il entre chez les franciscains, y devient prêtre et son prieur lui donne la charge de la prédication. Ce sera désormais sa vocation principale. Saint Bernardin parcourt toute l'Italie, prêchant sur les places publiques car les églises sont trop petites. Parfois ce sont des milliers de personnes qui s'écrasent pour l'entendre et qui l'entendent parfaitement malgré l'épaisseur de la foule, tant sa voix est forte. Il parle d'une manière concrète, directe, alerte, insistant sur la vie chrétienne et sur la primauté absolue du Christ. Vie mystique, vie morale et vie sociale sont, chez lui, inséparables. Il aura également un rôle important dans la transformation de l'ordre franciscain connue sous le nom de "réforme de l'observance".
Il présentait à tous le monogramme du Christ inscrit dans un disque. Ici, le disque qu'il tient contre sa poitrine porte le mot Caritas (charité). Source: église Saint-Eleusippe de Quinçay.
Le culte populaire dont il fut l'objet en Corse est lié à la place prépondérante des franciscains dans l'évangélisation de l'île. Ce prénom, autrefois très répandu et d'où est issu le patronyme des Bernardini, fut illustré par deux franciscains de Calenzana: Bernardin Alberti, vénérable moine mort en 1653 au couvent de Marcasso et un de ses petits parents qui fut maître des novices de S. Léonard de Port-Maurice... Dans nombre de villages on peut voir encore la gravure JHS sur les façades des maisons... (d'après 'Église de Corse en prière')
Voir aussi le site du diocèse d'Ajaccio
Par sa parole et son exemple, à travers bourgs et villes d’Italie, il annonça l’Évangile au peuple, diffusa la dévotion au saint nom de Jésus et poursuivit inlassablement sa mission de prédicateur avec de grands résultats jusqu’à son dernier jour à L’Aquila dans les Abruzzes, en 1444.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Mais aussi les
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Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
prêtre franciscain († 1653)
Franciscain († 1494)
prêtre franciscain († 1503)
prêtre jésuite († 1616)
martyrs de la guerre civile espagnole († 1936)
Saint Marc d'Ephèse
Professeur à l'école patriarcale de Constantinople († 1444)
Il voulut se retirer comme moine à Nicomédie, mais, devant les menaces turques, il se replia sur la capitale. Il écrivit plusieurs traités dogmatiques qui refusaient l'union avec l'Eglise romaine. Il fut de la délégation grecque qui se rendit au concile de Ferrare. Mais les délégués byzantins y furent traités plus comme des prisonniers que comme des frères. Deux mondes s'affrontaient qui ne purent se comprendre sur le "Filioque", sur la doctrine du Purgatoire, sur l'épiclèse consécratoire. Lorsque le concile fut transféré à Florence, saint Marc put exposer la doctrine de l'Orient chrétien. Le débat théologique aboutit à une impasse, le décret conciliaire ne fut pas signé par saint Marc. Les deux délégations ne s'échangèrent pas le baiser de paix. A leur retour à Constantinople, les évêques grecs furent mal accueillis. Saint Marc fut arrêté et mis en résidence forcée dans l'île de Lemnos. Il put cependant revenir dans son monastère pour y rejoindre la paix de Dieu.
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
Pape (34 ème) en 336 († 336)
Un des quatre évangélistes (1er s.)
(† v. 1280)
évêque de Jérusalem († v. 156)
(1er s.)
Martyr en Angleterre († 1601)
martyrs en Corée († 1866)
prêtres et martyrs († 1619)
Evêque d’Aréthuse en Syrie et martyr († 364)
hiéronymite de l'Ordre de Saint-Jérôme († 1510)
franciscain († 1497)
(† 1801)
prêtre capucin († 1699)
Personnages qui apparaissent dans la légende de Saint Sébastien († v. 286)
martyrs en Mésie (4ème s.)
Frère mineur († 1479)
martyr en Chine († 1900)
(† 430)
(† 1643)
Bienheureux Jérôme Ranuzzi
servite († 1445)
Girolamo Ranuzzi ou Ranucci entre adolescent au couvent des servites de Marie à Sant'Angelo in Vado, il poursuivit des études de théologie et de philosophie à Bologne et, après avoir obtenu le titre de 'bachelier', fut ordonné prêtre. Il fut surtout un homme de doctrine et était connu comme le 'bachelier Jérôme'. Il conseilla le duc Frédéric d'Urbin et les servites le respectaient comme un ascète rigoureux et un conseiller remarquable. Il fut à l'origine de la fondation du couvent des religieuses de Sainte-Marie-des-Grâces à Sant'Angelo.
Culte confirmé par Pie VI qui le déclara bienheureux en 1775.
À Sant’Angelo in Vado, dans les Marches, en 1455, le bienheureux Jérôme Ranuzzi, prêtre de l’Ordre des Servites de Marie, qui parvint à la science des saints dans la solitude et le silence.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
Jésuite italien († 1716)
Père et Docteur de l'Eglise († 420)
Évêque († 815)
prêtre augustin († 1335)
banquier mystique († 1919)
Evêques et prêtre, dominicains, martyrs au Tonkin oriental († 1861)
Bienheureux Pierre Capucci
dominicain († 1445)
Né en 1390 à Città di Castello dans une ancienne famille noble. Il entre à 15 ans au couvent dominicain de la ville. Il montre un grand zèle religieux. Après ses études à Cortone dans le couvent réformé par
Jean Dominici et
Raymond de Capoue où il côtoie le bienheureux
Laurent de Ripafratta,
Fra Angelico et saint
Antonin de Florence, il devient un prédicateur de renom, jeûne et fait pénitence, réduisant ses moments de sommeil pour pouvoir méditer les Écritures. Son humilité est un exemple pour ses frères.
À Cortone en Toscane, l’an 1445, le bienheureux Pierre Capucci, prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, que la méditation de la mort dirigea vers les réalités d’en-haut, et qui avertit les fidèles, par une prédication opportune, de ne pas tomber dans la mort éternelle.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Bienheureuse Félicia Meda
clarisse († 1446)
Elle naquit à Milan. Encouragée par l'exemple d'un de ses frères et de l'une de ses sœurs, elle se consacre au Seigneur, clarisse dans le monastère de Sainte-Ursule à Milan, dont elle viendra l'abbesse en 1425. En 1439, sur les conseils de saint
Bernardin de Sienne, elle devient abbesse des Clarisses du Corpus Domini de Pesaro, dans les Marches. Elle y vécut une vie religieuse austère, dans le jeûne et la prière. Atteinte d'une grave maladie, elle meurt quatre ans plus tard, dans la sérénité de la foi et de l'espérance. Son culte fut approuvé en 1812.
À Pesaro dans les Marches, en 1446, la bienheureuse Félicia Meda, abbesse de l’Ordre des Clarisses.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Bienheureux Jean Tavelli de Tossignano
évêque de Ferrare († 1446)
Nicolas II occupait encore le trône, quand Giovanni Tavelli da Tossignano, qui devait plus tard devenir évêque de Ferrare, fut appelé à être prieur des Jésuates, récemment installés dans la ville... les Ferrarais eurent pour évêque un religieux qu'ils vénéraient et qu'ils ne tardèrent pas à chérir, le Bienheureux Giovanni Tavelli.
Il naquit en 1386 à Tossignano, près de Bologne dans le comté d'Imola. Dès son enfance, il manifesta un vif amour de Dieu, et, en grandissant, il garda quelque chose d'angélique... il employait ses heures de loisir à converser avec les Jésuates de Saint-Jérôme ou Pauvres du Christ... L'ordre des Jésuates, fondé à Sienne par le Bienheureux
Giovanni Colombini (mort en 1367), était alors dans toute sa ferveur...
Par son humilité, sa mansuétude, sa douce gaieté, sa ferveur et sa charité, il s'attacha non seulement les religieux qui l'entouraient, mais tous les citoyens qui eurent des rapports avec lui...
C'est, dit-on, pendant son séjour à Venise qu'il traduisit en italien la Bible, la plus grande partie des Libri morali du pape saint Grégoire sur Job, les sermons de saint
Bernard pour toutes les fêtes de l'année (1420), et un traité du Bienheureux
Lorenzo Giustiniani sur la perfection monastique...
Au début de 1431, il est appelé comme évêque de Ferrare par le pape Eugène IV. il aurait dit: 'Si je dois être évêque, je prie Dieu que le jour où je recevrai la mitre soit le dernier de ma vie.'
Dans le palais épiscopal comme dans le monastère de Saint-Jérôme, Tavelli mena la vie d'un austère religieux...
(source: Giovanni Tavelli da Tossignano - l'art ferrarais à l'époque des princes d'Este - pages 251 à 261)
À Ferrare en Émilie, en 1446, le bienheureux Jean Tavelli de Tossignano, évêque, de l’Ordre des Jésuates, qui fit preuve du plus grand détachement et d’un sens pastoral vigilant.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Saint Arsène de Konev
Fondateur d'un monastère dans l'ile de Konev († 1447)
Natif de Novgorod, il se fit moine, d'abord au Mont Lisia, puis au monastère russe de l'Athos, visitant tous les autres monastères pour y recueillir ce qu'il jugeait utile à son âme. Au bout de trois ans, il revint dans son pays natal. Ayant reçu la bénédiction de son évêque, il fonda un monastère dans l'île de Konev après un séjour au monastère de Valaam dans le nord de la Russie, qu'il organisa selon le typikon (Règle) de la Sainte Montagne.
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
Anachorète dans le désert de Scété († 449)
ermite en Calabre († 904)
Moine († 1924)
Premier métropolite de Corfou († 953)
Fondateur du monastère de la Très-Sainte Mère de Dieu († 1550)
Higoumène dans un monastère de l'Attique († 1877)
en Hongrie († 1266)
prêtre capucin italien, fondateur des Sœurs de Marie Consolatrice († 1909)
A Kiev († 1409)
(11ème s.)
(14ème s.)
Sainte Colette de Corbie
Réformatrice des Clarisses († 1447)
Elle est née à Corbie, en Picardie. Ses parents se désolaient de ne pas avoir d'enfants. Ils prièrent saint Nicolas. Lorsqu'ils reçurent cette petite fille, ils lui donnèrent le nom du saint protecteur: Nicole, devenu aussi, en diminutif familier Colette.
Orpheline à 18 ans, elle obtint du Père Abbé d'un monastère voisin, la possibilité d'entrer chez les béguines d'Amiens malgré son âge. Elle n'y reste qu'un an jugeant leur vie trop douce. Même déception chez les bénédictines, puis chez les clarisses.
Son père spirituel est franciscain et comprend son désir d'austérité. Il la fait entrer dans le Tiers-Ordre de
Saint François comme recluse à Corbie. Mais elle se sent appelée à plus de pauvreté encore et, pour cela, elle veut réformer le Second Ordre de saint François, les clarisses. C'est pourquoi elle obtient de rencontrer le pape Benoît XIII qui réside alors en Avignon
(note d'un internaute: "C'est à Nice que Colette rencontra le pape Benoît XIII. Le Monastère de Cimiez en garde le souvenir"). Ce pape n'était qu'un anti-pape du Grand Schisme qui déchirait alors l'Occident. Mais son sens spirituel était réel et profond. Il reçoit la profession religieuse de sainte Colette dans la règle de
Sainte Claire et la nomme abbesse de tous les monastères qu'elle sera amenée à fonder ou réformer.
Cette décision sera confirmée par Alexandre V, le pape de Rome.
Colette vient alors en Franche-Comté et réforme en premier lieu le monastère de Besançon puis bien d'autres en Savoie, Artois, Allemagne et Belgique.
Elle mourra à Gand et son corps sera, par la suite, transporté à Poligny dans le Jura.
...En 1432 Colette fonde au Puy le monastère de l’Ave Maria. 14 religieuses participent à cette aventure. Elle reste deux ans au Puy... (Saints du diocèse du Puy-en-Velay)
...Voyageuse et mystique, énergique et pauvre, la "petite ancelle de Notre Seigneur", dans un temps troublé (guerre de Cent ans, Grand schisme) rayonne sur les grands, les religieux et les humbles... (Propre du diocèse de Saint-Claude)
- Vidéo chronique des saints sur la webTV de la CEF.
Voir aussi: Les amis de Sainte Colette de Corbie
À Gand en Flandre, l’an 1449, sainte Colette Boylet, vierge, qui mena pendant trois ans une vie très austère, recluse dans une maisonnette attenant à l’église de Corbie, puis, admise à la profession de la Règle de sainte Claire, elle réforma un grand nombre de monastères de Clarisses selon la manière de vivre primitive, en y introduisant surtout l’esprit de pauvreté et de pénitence.
Martyrologe romain
Je vous recommande toujours la sainte Règle, que vous preniez bien garde que tout soit bien fait et bien gardé, afin que, de la charge qui vous est commise, vous puissiez rendre bon compte à Dieu. Le labeur est bref mais le repos est long.
Sainte Colette à ses sœurs - 18 juillet 1446
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Mais aussi les
Caline
Coline
Colinette
Colleen
Kaline
Dictons
Au jour de la Sainte-Colette, commence à chanter l'alouette.
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
Evêque de Myre († v. 350)