Saint Vladimir de Kiev
Grand Prince de Kiev († 1015)
Vladimir était le plus jeune fils du prince de Kiev, Sviatoslav. Sa mère s'était convertie au christianisme, mais le jeune prince fut élevée dans le paganisme. En 980, il devint prince de Kiev, après avoir éliminé son frère aîné (qui avait lui-même assassiné un autre de leurs frères). Son alliance est alors sollicitée par les Bulgares, les Khazars, les Allemands et les Byzantins qui représentent les quatre religions de présence: l'islam, le judaïsme, le christianisme latin et le christianisme byzantin. Vladimir, d'après la tradition, envoie alors des ambassadeurs recueillir de plus amples renseignements sur ces religions. L'islam des Bulgares respire la tristesse; les offices latins des allemands sont dépourvus de beauté. A Constantinople, la splendeur de la liturgie célébrée dans l'église Sainte Sophie, l'encens projeté vers le ciel par le balancement des lourds encensoirs, l'or des icônes, les hymnes célestes transportent d'enthousiasme les âmes slaves des envoyés du prince: "Nous ne savions plus si nous étions au ciel ou sur la terre ! c'est là que Dieu demeure avec les hommes!" Vladimir se fait donc baptiser, dans le Dniepr, avec tous ses sujets en 988 et reçoit pour épouse une princesse byzantine.
Une évangélisation plus profonde du pays suivit rapidement cet acte fondateur du baptême de la Rous' de Kiev(*).
Lire aussi:
- Homélie de Jean-Paul II, 10 juillet 1988, Divine liturgie du rite byzantin-ukrainien pour le millénaire du baptême de la Rus' de Kiev dans la Basilique Saint-Pierre
[Italien]
- Homélie de Jean-Paul II, 24 juin 2001, à l'aéroport de Chayka (Ukraine)
"C'est ici qu'eut lieu le Baptême de la Rus'. De Kiev commença la floraison de vie chrétienne que l'Evangile devait d'abord susciter dans la terre de l'antique Rus', puis dans les territoires de l'Europe de l'Est et, ensuite, au-delà de l'Oural, dans les territoires asiatiques. Kiev a donc également joué, dans un certain sens, le rôle de "précurseur du Seigneur" parmi les nombreux peuples à qui l'annonce du salut devait parvenir à partir d'ici.
Saint Vladimir et les habitants de la Rus' reçurent le baptême de missionnaires provenant de Constantinople, le plus grand centre du christianisme de l'Orient, et la jeune Eglise entra ainsi dans le cadre du très riche héritage de foi et de culture de l'Eglise byzantine."
Voir aussi: L’église St-Vladimir le Grand à Paris est une cathédrale catholique de rite byzantin ukrainien - site en ukrainien.
(*) Un internaute du Conseil Paroissial de la Paroisse St Vladimir le Grand à Paris et du Conseil de l'Exarchat de l'Église Gréco Catholique en France nous signale qu'il s'agit à cette époque de la Rous de Kiev appelée dans les écrits occidentaux Ruthénie.
À Kiev dans la Rus, l’an 1015, saint Vladimir, prince qui reçut au baptême le nom de Basile et mit tous ses soins à la diffusion de la foi orthodoxe dans les peuples qui lui étaient soumis.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Mais aussi les
Vassili
Volodia
Waldemar
Waldy
Wladimir
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
(† 1600)
évêque de Parion dans l’Hellespont († 735)
fol en Christ († 1552)
prêtre et martyr († 362)
(† 1671)
évêque d'Amasée († v. 322)
(† 1295)
apôtres de la Crimée (4ème s.)
et sainte Emmélie, parents d'une étonnante famille de saints († 349)
moine, évêque de Césarée de Cappadoce, docteur de l'Eglise († 379)
Ermite en Bithynie († 952)
fondateur de la famille religieuse de Sainte-Croix († 1873)
évêque de l’Église grecque-catholique d’Ukraine et martyr († 1973)
martyrs en Ukraine († 1941)
moines à Constantinople († 741)
prêtre ukrainien martyr († 1946)
(† 1050)
martyr († 1954)
prêtre de Poznan et martyr en Allemagne († 1940)
Saint Eadnoth
Evêque de Dorchester († 1016)
Consacré évêque en 1006, il mourut à la bataille d'Ashingdon en 1016.
Dates de Fête
Saint Siméon de Polirone
Ermite († 1016)
Ermite dans la région de Mantoue et dont les nombreux miracles, après sa mort, attestent la sainteté.
Au monastère de Saint-Benoît-sur-Po, au pays de Mantoue, en 1016, saint Siméon, moine et ermite.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
Evêque de Metz, honoré dans l'ancienne liturgie de ce diocèse (4ème s.)
ermite à Vaucé († 850)
Evêque de l'Eglise grecque-catholique ukrainienne "clandestine" († 1964)
Ascète en Syrie († 459)
évêque martyr en Corée († 1866)
évêque de Jérusalem et martyr († 111)
évêque de Séleucie et ses compagnons martyrs au temps du roi Sapor (4ème s.)
religieux (1er s.)
Saint Walstan
(† v. 1016)
ou Walston.
Né à Bawburgh près de Norwich en Angleterre, connu pour sa grande charité et sa bonté, il passa sa vie à prier. Riche, il donna ses biens et travailla comme garçon de ferme à Taverham et à Costessey. Il devint un saint populaire dans la région et le héros de nombreuses légendes.
Dates de Fête
Saint Germain de Montfort
Prêtre à Talloires, sur le lac d'Annecy († 1018)
ou Germain de Talloires.
Envoyé à Paris comme étudiant durant quelques années, il fut invité à devenir le précepteur de Bernard de Menthon, le futur saint
Bernard de Menthon. Avec lui, il retourne à Paris pour guider les études de son jeune élève. De retour en Savoie, il se retire dans la solitude près de Talloires. La localité de 01490 Saint Germain de Joux garde sa mémoire.
Né à Montfort en Belgique, non loin de Malines, il fit ses études de théologie à l'Université de Paris, et c'est là qu'il fut appelé par le seigneur de Menthon pour devenir le précepteur de celui qui deviendra saint Bernard de Menthon en Savoie. Entré au monastère bénédictin de Savigny, près de Talloires, il en devint prieur et termina sa vie comme reclus.
À Annecy, commémoraison de saint Germain, abbé, qui fonda et dirigea au XIe siècle le prieuré de Talloires et se fit remarquer par son amour de la solitude.
Martyrologe romain
"Quand tu as accompli ce que le Seigneur te proposait de faire, ne cherche ni la gloire, ni même la satisfaction. Ce qu’il te propose encore, c’est de le rejoindre là où il est, dans le silence de sa prière, le soir, seul dans la montagne. Sur le chemin qui mène à sa Résurrection, en assumant la croix qu’il nous faut prendre avec lui."
Lectionnaire Emmaüs
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
martyrs à Césarée de Palestine († 308)
martyrs de la guerre civile espagnole († 1936)
(† 259)
Abbé (7ème s.)
(5ème s.)
Évêque d'Auxerre († 448)
Evêque († 545)
Patriarche de Constantinople († 733)
(† 1568)
missionnaire († 1836)
évêque et martyr († 480)
Evêque († 576)
martyrs en Angleterre († 1544)
Saint Heimrad
Prêtre et ermite, figure populaire du Moyen Âge († 1019)
Originaire de la Souabe, il est l'une des figures les plus populaires au Moyen Âge. Fils de serfs, il devint prêtre, ce qui était rare à l'époque. Il partit en pèlerinage en Terre Sainte et en revint avec une vocation de "fol en Christ", ce qui était également rare en Occident. Pendant quarante ans, il parcourt l'Allemagne en pèlerin, recherchant tout ce qui permettait d'être traité comme Jésus l'avait été ici-bas. En Rhénanie, un abbé d'un monastère le fit flageller pour lui avoir dit que l'on était guère fervent dans son couvent. En Westphalie, un curé lança ses chiens contre lui pour l'obliger à quitter sa paroisse. L'impératrice Cunégonde le fit fouetter parce qu'il avait osé dire qu'il était le frère de l'empereur. Quand le châtiment fut terminé, il lui dit: "Nous avons le même père qui est aux cieux."
Sainte Cunégonde le regretta et lui demanda pardon. Il fut trouvé mort, un jour, dans une cabane abandonnée, son pèlerinage avait atteint son but: le ciel.
À Hasunger en Hesse, l’an 1019, saint Heimrad, prêtre et ermite. Congédié du cloître et en butte au mépris et aux quolibets de beaucoup, il se fit vagabond pour le Christ.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Saint Firmin
Abbé bénédictin († v. 1020)
Près de Fermo, dans les Marches d'Ancône en Italie.
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
évêque, disciple, ami et biographe de saint Césaire d'Arles († 553)
évêque (5ème s.)
Premier évêque d'Amiens (4ème s.)
évêque de Metz (4ème s.)
Bienheureux Frédéric d'Arras
moine de Saint-Vaast d'Arras († 1020)
Fils de Godefroi de Verdun, après avoir donné ses biens à l'Eglise et fait un pélerinage en Terre Sainte, il fut d'abord simple religieux dans le monastère de Saint-James, à Verdun, puis prévôt de l'abbaye de Saint-Vaast d'Arras.
Il "était fils de Godefroi, comte de Verdun et frère d'Adalbert, évêque de cette ville. Ayant succédé à son père, il fit don en 997 de son comté aux évêques de Verdun, avant d'entreprendre le pèlerinage de Jérusalem. En revenant de la terre sainte, il passa par Reims et séjourna quelque temps chez l'abbé Richard, doyen de la cathédrale, avec lequel il alla prendre l'habit monastique à l'abbaye de Saint-Vanne à Verdun, alors gouvernée par le bienheureux Fingen. Un jour le duc Godefroi étant venu voir son frère Frédéric, le trouva occupé à laver la vaisselle dans la cuisine. 'Quelle occupation pour un comte!' lui dit-il avec un froid dédain. — 'Vous avez raison, mon frère; elle est fort au-dessus de moi; car qui suis-je pour rendre le moindre service à saint Pierre et à saint Vannes, patrons de cette maison?' Il dit un jour à un religieux qui voulait l'aider à ôter sa chaussure: 'A quoi me sert d'avoir quitté le monde, si sans nécessité je reçois de mes frères les services qu'on m'y rendait? Je ne suis point ici pour être servi, mais pour servir'. Richard, qui était devenu abbé après la mort de Fingen, ayant été nommé ensuite à l'abbaye de Saint-Vaast d'Arras, emmena avec lui le bienheureux Frédéric, qu'il fit prévôt de la communauté. Il en exerça les fonctions jusqu'à sa mort, le 6 janvier 1020."
(source: Dictionnaire hagiographique par Pétin, J -P Migne)
Dates de Fête
Saint Gothalm
(† 1020)
Confesseur vénéré au monastèrede Melk en Autriche. Plusieurs miracles eurent lieu sur son tombeau.
Dates de Fête
Saint Bernard d'Hildesheim
Évêque († 1021)
Originaire de Hildesheim en Allemagne, il fut d'abord précepteur du fils de l'empereur Othon II. Élu évêque d'Hildesheim, il exerça cette charge pastorale avec beaucoup de soin et de vertus. Il connut bientôt de graves souffrances physiques, ce qui ne l'empêcha pas de continuer son ministère, grâce à son courage et à sa force d'âme. Il passa la dernière année de sa vie dans la contemplation au monastère de Saint-Michel. Il fut canonisé par le pape Célestin III en 1194.
À Hildesheim en Saxe, l’an 1153, le bienheureux Bernard, évêque, qui gouverna son Église dans la paix pendant vingt-quatre ans, même lorsqu’il fut devenu aveugle.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
religieux capucin italien († 1694)
(† 1458)
Évêque en Espagne († 1243)
(† 1109)
Abbé, Docteur de l'Eglise († 1153)
Frère lai capucin († 1667)
(† 1258)
Archidiacre à Aoste (11ème s.)
Evêque de Parme († 1133)
(† 1152)
abbé en Rouergue († 1110)
pénitent († 1182)
abbé près de Chartres († 1117)
(† 1320)
(† 1265)
(† 1122)
Dominicain († 1486)
Abbé à Sienne, fondateur de la Congrégation de Sainte-Marie du Mont Oliveto de l'Ordre de saint Benoît († 1348)
Martyrs en Espagne († 1180)
prêtre passioniste († 1911)
frère mariste espagnol († 1934)
prêtre italien († 1914)
prêtre et martyr à Rochefort († 1794)
Saint Héribert
Archevêque de Cologne († 1021)
Fils du comte de Worms, il fit ses études à l'abbaye de Gorze, près de Metz. Nommé plus tard au siège épiscopal de Cologne, il fut un conseiller écouté de l'empereur germanique Othon III. Il construisit l'abbaye de Deutz sur le Rhin où il est enterré.
Un internaute nous signale: Conjuguant les rôles d'homme d'État et de pasteur dévoué aux pauvres, saint Héribert de Cologne a marqué son époque. Né vers 970, Héribert est envoyé étudier à l'abbaye de Gorze, près de Metz, où il aurait voulu demeurer comme moine. Mais rappelé à Worms par son père, il y devient prévôt de la cathédrale et employé à la chancellerie royale. C'est là que le remarque l'empereur Othon III, qui le nomme chancelier pour l'Italie (dont le nord faisait partie de son empire), puis pour l'Allemagne. Mais l'année suivante, il est choisi comme archevêque de Cologne.
"La veille de Noël 999, Héribert arriva à Cologne, par un froid rigoureux, pieds nus et vêtu de toile. Ainsi, dès son entrée en charge, il ne fit aucun doute qu'il se proposait de vivre dans un esprit évangélique de pauvreté et de simplicité. De même qu'il s'était jusqu'alors, de façon désintéressée, sacrifié pour le bien de l'État et le service de l'empereur, autant il devait prendre soin de son archidiocèse et de ses ouailles. Il se fit remarquer par son zèle, sa douceur, son humilité, sa piété et son amour des pauvres." (Biographie de saint Héribert, sur le site de Remersdael, ville belge dont il est le patron)
Héribert est décédé le 16 mars 1021, et a été inhumé dans l'église abbatiale de Deutz, qu'il avait fondée en 1003. Pour abriter ses restes, les moines ont fait fabriquer un magnifique reliquaire, aujourd'hui conservé dans l'église de Saint-Héribert-le-Neuf, à Deutz (devenue un faubourg de Cologne). Sa mémoire est rappelée en Allemagne, par les catholiques et les luthériens, le 16 mars.
À l’abbaye de Deutz en Allemagne, l’an 1021, le trépas de saint Héribert, évêque. Chancelier de l’empereur Othon III, élu malgré lui au siège épiscopal de Cologne, sans plus tarder, il se dévoua à son clergé et à son peuple, donnant l’exemple des vertus dont il recommandait la pratique dans sa prédication. Il acheva sa course dans le monastère qu’il avait fondé.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Saint Hervé
Confesseur († 1021)
Confesseur. Il naquit dans une famille noble et riche de Touraine. Quand il voulut devenir moine à Saint-Martin de Tours, les moines hésitèrent craignant des représailles de la part de sa famille. Mais devant son insistance, ils l'acceptèrent et en firent le trésorier du chapitre de Saint-Martin. Hervé y dépensa la fortune paternelle pour restaurer la basilique, puis la reconstruire après un incendie. Quand il voulut devenir ermite, les moines le firent revenir après quatre années d'absence. Il accepta humblement ce qui était pour lui une charge. Il prenait cependant tout le temps nécessaire à la prière et à la louange de Dieu, ce qu'il jugeait être sa véritable vocation.
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
Abbé en Bretagne († 568)
Moine à Vendôme († 1119)
Saint Wifred
abbé du monastère de Saint-Victor de Marseille († 1021)
Moine bénédictin français, il devint prieur puis abbé du monastère de Saint-Victor de Marseille.
Wilfred ou Guifred abbé de Saint-Victor de 1005 à 1020.
Au XIe siècle, de grands Abbés, Wilfred,
Ysarn, construisent l’église supérieure qui sera consacrée en 1040 par le pape Benoît IX, l’ancienne église devenant la crypte.
(Basilique Saint-Victor - diocèse de Marseille)
Voir aussi le site internet de l'Abbaye Saint-Victor.
Dates de Fête
Saint Wolbodon
(† 1021)
Confesseur. Il était chanoine d'Utrecht quand il fut élu évêque de Liège en Belgique. Il sut résister aux prétentions de l'empereur germanique.
Dates de Fête
Saint Bean
premier évêque de Morthlac († v. 1022)
A ne pas confondre avec un autre saint
Bean irlandais qui figure aussi au martyrologe romain, il est le fondateur du diocèse de Mortlach dans le Banks qui précéda celui d'Aberdeen. On ne connaît rien d'autre de sa vie.
En Écosse, vers 1022, saint Béan, premier évêque de Morthlac.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Saint Bernward
Evêque d'Hildesheim († 1022)
Evêque d'Hildesheim, dans le Hanovre. Il secourut son peuple menacé par une invasion des Slaves et développa les sciences et les arts dans les monastères de son diocèse.
À Hildesheim en Saxe, l’an 1023, saint Bernward, évêque, qui défendit son peuple des incursions slaves et normandes, restaura, grâce à plusieurs synodes, la disciplne du clergé et favorisa la vie monastique.
Martyrologe romain
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Saint Syméon le Nouveau Théologien
Moine et higoumène à Constantinople († 1022)
C'était un jeune homme très doué qui fut appelé à de hautes fonctions impériales à Constantinople. Mais il préférait mener une vie de désordre. La rencontre d'un saint homme, moine au monastère de Stoudion, lui révéla une autre vie, toute intérieure et plus enrichissante. Favorisé d'expériences spirituelles très profondes, il n'en retombe pas moins dans ses errances. Converti à nouveau, il entre au Studion pour ne plus tomber et pour vivre aux côtés de son Père spirituel. Mais au monastère, on ne choisit pas son confesseur. Syméon ne peut pas se plier à cette exigence et à l'observance stricte de la Règle. Il se voit chassé de son monastère. Il entre alors à Saint-Mamas, un petit monastère en pleine décadence dont il devient l'higoumène, le supérieur. Embrasé d'amour pour le Christ, il entreprend de réformer sa communauté par de vigoureuses catéchèses. Certains moines qu'il dérange, tentent de le supprimer. Il connaît aussi la contradiction en haut-lieu, à cause de son obstination à revendiquer la possibilité d'une expérience directe de l'Esprit-Saint. Bien qu'il ait transformé Saint-Mamas en un centre de sainteté et de rayonnement spirituel, il finit par s'en faire exclure à nouveau et meurt peu après en exil.
C'est l'un des plus grands mystiques byzantins, ce qui lui valut son surnom de "théologien - le contemplatif de Dieu."
Durant l'audience générale du 16 septembre 2009, le Pape a tracé le portrait de Siméon le Nouveau théologien, "un moine d'Asie mineure dont les écrits eurent une forte influence sur la spiritualité orientale, notamment pour ce qui est de l'expérience d'union mystique à Dieu". Benoît XVI a ensuite indiqué que Siméon, né en 949 en Galatie (mort en 1022), avait abandonné une carrière publique au service de l'empereur pour entreprendre "dans un monastère de Constantinople un chemin d'union avec Dieu sous la conduite spirituelle de Siméon le Pieux... Sa réflexion tourne autour de la présence de l'Esprit dans les baptisés et la conscience qu'ils doivent avoir de cette réalité spirituelle". Pour lui, la véritable conscience de Dieu "naît d'un processus de purification intérieure..., passe par un repentir profond et un regret sincère du péché commis, afin de parvenir à l'union avec le Christ, source de toute joie et paix".
Puis le Saint-Père a rappelé que "le saint moine oriental appelait tous à être attentifs au spirituel. Si à juste titre on se préoccupe de notre croissance physique et intellectuelle, il est encore plus important de ne pas négliger notre croissance intérieure, qui consiste dans la connaissance de Dieu et dans sa communion, dans l'expérience de son aide constante et totale". Rappelant aussi que Siméon "trouva la preuve de ce que l'amour est la source de l'expérience de l'action du Christ dans notre âme", il a souligné combien "l'amour de Dieu grandit en nous si nous lui restons unis dans la prière et dans l'écoute de sa Parole. Seul cet amour divin ouvre nos cœurs à autrui, nous sensibilise à ses besoins, nous rend frères en nous invitant à répondre par l'amour à la haine, par le pardon à l'offense". Dans sa jeunesse, le futur théologien "trouva un directeur spirituel qui l'aida grandement et pour qui il garda toute son estime". Ce type de lien est toujours valable, "pour les prêtres, les consacrés ou les laïcs, les jeunes notamment, invités à recourir aux conseils d'un père spirituel capable d'accompagner chacun dans une meilleure connaissance de soi-même, de conduire chacun vers l'union personnelle avec le Seigneur, de manière à ce que toute vie soit mieux conforme à l'Evangile... Pour aller vers Dieu, on a toujours besoin d'un guide, d'un dialogue. Ce n'est pas possible avec la seule aide de nos raisonnements. Là -a conclu Benoît XVI-, "se trouve également le sens de l'ecclésialité de notre foi, la rencontre d'un guide".
(source: VIS 090916 430)
Dates de Fête
Prénoms fêtés
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
évêque de Jérusalem et martyr († 111)
évêque de Séleucie et ses compagnons martyrs au temps du roi Sapor (4ème s.)
(† 1594)
(† 1430)
(† 1644)
Ermite († 1036)
(† 1289)
(4ème s.)
et Jean, ermite, son compagnon (6ème s.)
Hagiographe byzantin (10ème s.)
ermite orthodoxe († 1200)
prêtre et anachorète († 592)
religieux (1er s.)