Ressources Catholiques Missel Romain

précédent

Saint Jacques l'Intercis
Officier supérieur perse martyr († v. 421)
Officier supérieur perse, il apostasia pour garder les faveurs du roi Yesdegird. Repenti, il fut martyrisé par le roi Varanès V qui le fit découper en vingt-huit morceaux, membres après membre pour que la mort soit lente, d'où le surnom qui signifie taillé en pièces. Beaucoup d'autres chrétiens souffrirent avec lui.
En Perse, vers 420, saint Jacques, surnommé l’Intercis, martyr. Au temps de l’empereur Théodose le Jeune, il aurait, dit-on, renié le Christ pour plaire au roi perse Isdeberge, mais sa mère et sa femme lui ayant fait de vifs reproches, il rentra alors en lui-même et alla trouver Varane, fils et successeur d’Isdeberge, et sans peur lui déclara qu’il était chrétien. Le roi irrité prononça contre lui une sentence de mort et commanda qu’on lui coupât les membres par morceaux et qu’on lui tranchât la tête.
------------------------
Soutien aux étudiants en Irak #EtudiantsEnIrak
Mgr Mirkis: "En soutenant les jeunes, nous les maintenons dans le pays. Il y aura ainsi des médecins, des pharmaciens et architectes, des ingénieurs"
- Don en ligne
Martyrologe romain
Dates de Fête
27 novembre, Fête Locale
Prénoms fêtés
Jacques
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
Adrien et Jacques
prêtres prémontrés - martyrs en Hollande († 1572)
François Peltier, Jacques Ledoyen, Pierre Tessier
prêtres, martyrs de la révolution française († 1794)
François, Jacques, Athanase, Martin et Vincent
martyrs de la guerre civile espagnole († 1936)
Jacques
(† 62)
Jacques
Et ses compagnons, martyrs en Perse à la fin des persécutions de Sapor II († 380)
Jacques
Diacre et martyr à Bergame († 380)
Jacques
(† 460)
Jacques
avocat († v. 1304)
Jacques
(1er s.)
Jacques (James) Duckett
martyr à Tyburn († 1602)
Jacques Alberione
Fondateur de la ‘Famille Paulinienne’ († 1971)
Jacques Bell et Jean Finch
martyrs anglais († 1584)
Jacques Benfatti
prêtre dominicain († 1332)
Jacques Berthieu
Jésuite martyr à Madagascar († 1896)
Jacques Bird
martyr en Angleterre († 1592)
Jacques Burin
prêtre et martyr sous la Révolution française († 1794)
Jacques Carvalho
Martyr au Japon († 1624)
Jacques Chastan
Missionnaire en Corée († 1839)
Jacques Cusmano
prêtre fondateur de l’Institut des Missionnaires servants et servantes des pauvres († 1888)
Jacques d'Osroene
(† 521)
Jacques de Cerqueto
prêtre ermite de Saint-Augustin († 1367)
Jacques de Jelezny-Bor
Confesseur († 1442)
Jacques de l'Athos
Martyr († 1520)
Jacques de la Marche
Frère mineur à Naples († 1476)
Jacques de Nisibe
Evêque de Nisibe, en Mésopotamie († 350)
Jacques de Rostov
(† 1392)
Jacques de Sasseau
(† 865)
Jacques de Tarentaise
Evêque pour la Tarentaise (5ème s.)
Jacques de Voragine
Frère prêcheur, archevêque de Gênes († 1298)
Jacques Ghazir Haddad
Capucin libanais fondateur des sœurs franciscaines de la Croix († 1954)
Jacques Griesinger d'Ulm
Dominicain, artiste peintre-verrier († 1491)
Jacques Hamel
prêtre martyr assassiné le 26 juillet 2016 († 2016)
Jacques Illirico
laïc franciscain († 1496)
Jacques l'Ermite
Ermite au pied du Mont-Carmel (6ème s.)
Jacques le confesseur
martyr à Constantinople († 824)
Jacques le Majeur
Un des apôtres du Christ, frère de saint Jean l'évangéliste († 44)
Jacques le Mineur
Un des douze apôtres du Christ (1er s.)
Jacques le Persan
(4ème s.)
Jacques Lombardie
curé de Saint-Hilaire-de-Foissac (Corrèze) († 1794)
Jacques Morelle Dupas
prêtre et martyr de la Révolution française († 1794)
Jacques Netsetov
(† 1865)
Jacques Retouret
prêtre et martyr († 1794)
Jacques Salès
Martyr des huguenots à Aubenas († 1593)
Jacques Salomoni
dominicain († 1314)
Jacques Sevin
fondateur des Scouts de France et des Sœurs de la Sainte Croix de Jérusalem († 1951)
Jacques Thompson
prêtre et martyr en Angleterre († 1582)
Jean Bar Mariam
et Jacques le Zélote, martyrs en Perse († 344)
Jean Rochester et Jacques Walworth
chartreux martyrs en Angleterre († 1537)
Laurent Imbert, Pierre Maubant et Jacques Chastan
martyrs en Corée († 1839)
Paul, Vincent, Darius, Jacques, François
martyrs de la guerre civile espagnole († 1936)


Saint Maharsapor
martyr perse († 421)
Prince de Perse, il fut arrêté durant la persécution du roi Yesdegird. Après avoir été cruellement torturé, on le fit languir dans une prison sordide. Inébranlable, il fut condamné à être emmuré dans une fosse obscure. Il y mourut de faim et de soif dans cette nuit totale. On le retrouva plus tard, mort, agenouillé dans son dernier geste de prière.
"Les Actes qu'Etienne Evodius Assemani nous a donnés appartiennent au règne de Varannes qui selon les Actes du Martyr Maharsapor commença en 420. Quoique d'une condition très illustre il n'eut rien plus à cœur que de conformer sa foi et ses mœurs aux règles de la vérité. Déféré au Roi Varannes comme ennemi de la Religion de l'Etat ce Prince le fit jeter dans un cachot affreux ne doutant pas que la puanteur du lieu et les autres mauvais traitements qu'on lui ferait ne le fissent changer de sentiments. L'Edit de la persécution ayant ensuite été promulgué dans les Provinces d'Orient Maharsapor fut pris le premier. Hormisdavarus lui fit souffrir divers tourments auxquels il survécut. Narsès et Sabucata périrent par les premiers supplices que Hormisdavarus leur fit endurer. Ils avaient été pris ensemble comme Chrétiens par les Gardes. Ce Magistrat entreprit Maharsapor une seconde fois et le tourmenta trois jours de suite. Le Tyran fut vaincu et le Martyr persévéra dans sa fermeté à soutenir la foi de Jésus Christ. On le jeta dans une fosse ténébreuse dont on fit murer et sceller la porte, et l'on y mit des Gardes pour empêcher que l'on apportât de la nourriture au Martyr. Il y demeura depuis le mois d'Août jusqu'au dixième d'Octobre, qu'il mourut de faim et de soif l'an 421". (Histoire générale des auteurs sacrés et ecclésiastiques - page 519)
A lire aussi: Martyre du glorieux et bienheureux Maharsapor - Les actes des martyrs d'Orient - page 153
Dates de Fête
27 novembre, Fête Locale


Saint Abraham
(† 422)
Nous le connaissons par Théodoret de Cyr. Saint Abraham était originaire de Cyr, puis il se retira sur le mont Liban dans un village encore païen. Mal accepté au début, il fut d'une telle charité à l'égard des pauvres gens qu'il y rétablit la paix et l'harmonie.
Dates de Fête
14 février, Fête Locale
Prénoms fêtés
Abraham
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
Abraham
(† 1077)
Abraham
Ancien Testament - Patriarche du peuple Juif († v. 1850 av. J.-C.)
Abraham
moine à Clermont en Auvergne († 472)
Abraham
(† 370)
Abraham de Smolensk
(† 1222)
Abraham le Bulgare
(† 1229)
Abraham le Perse
évêque d’Arbel (4ème s.)
Abramios
ermite en Syrie (4ème s.)


Saint Boniface Ier
Pape (42 ème) de 418 à 422 († 422)
Il fut chargé de plusieurs missions en Orient avant son élection, en particulier pour soutenir saint Jean Chrysostome qui avait été exilé. Il rencontrera d'ailleurs l'hostilité de la cour impériale de Constantinople. Son élection fut également contrée par l'empereur Honorius qui lui oppose un antipape mais, devant l'attitude de ce dernier, préfère finalement saint Boniface et le rétablit sur le siège de Pierre. Saint Boniface cherchera à rester en relation avec saint Augustin pour mieux réfuter l'hérésie pélagienne. Il intervient également dans la vie des Églises de Thessalonique, Arles et Narbonne. On lui attribue plusieurs décisions liturgiques. Saint Boniface est surtout remarquable par sa prudence à ne blesser personne et par son humilité dans ses relations avec les autres évêques.
À Rome au cimetière de Maxime, sur la voie Salarienne, en 422, la mise au tombeau de saint Boniface Ier, pape, qui apaisa beaucoup de controverses sur la discipline de l’Église.
Martyrologe romain
Dates de Fête
4 septembre, Fête Locale
Prénoms fêtés
Boniface
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
Boniface
Esclave romain (4ème s.)
Boniface
apôtre des Germains - archevêque de Mayence, martyr († 754)
Boniface de Lausanne
Evêque († 1265)
Boniface de Ross
Confesseur (7ème s.)
Boniface de Savoie
Confesseur († 1270)
Boniface IV
Pape (67 ème) de 608 à 615 († 615)
Boniface Valperga
évêque d'Aoste († 1243)
Boniface Zukowski
prêtre franciscain conventuel et martyr à Auschwitz († 1942)
Denise
et les martyrs d'Afrique sous les Vandales († 484)
Libérat
Abbé martyr avec six moines de son monastère († 484)


Saint Eusèbe de Crémone
Disciple de saint Jérôme († 423)
Confesseur. Issu d'une illustre famille de Crémone, il rencontre saint Jérôme qui le forme à la lecture des saintes Ecritures et surtout à la vie spirituelle. En 384, il suit saint Jérôme en Palestine et devient moine dans le monastère qu'il fonde à Bethléem. Retourné à Rome pour distribuer son patrimoine aux pauvres, il correspond avec saint Jérôme et, après la mort de celui-ci, il revient gouverner le monastère de Bethléem.
Dates de Fête
5 mars, Fête Locale
Prénoms fêtés
Eusèbe
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
Eusèbe
Bénédictin au monastère de Saint-Gall en Suisse († 884)
Eusèbe
évêque de Fano, martyr à Ravenne († v. 526)
Eusèbe
Chanoine d'Esztergom en Hongrie († 1270)
Eusèbe
Évêque de Bologne († v. 400)
Eusèbe
(† 1501)
Eusèbe
prêtre fondateur d'une église à Rome (4ème s.)
Eusèbe
Pape (31 ème) de 309 à 310 († 310)
Eusèbe
Ascète en Syrie qui vécut non loin d'Antioche (5ème s.)
Eusèbe
évêque († 600)
Eusèbe
et de nombreux autres martyrs († 260)
Eusèbe de Milan
évêque de Milan († v. 460)
Eusèbe de Samosate
Evêque et martyr à Dolikha en Syrie († 381)
Eusèbe de Verceil
Evêque († 371)
Zenon, Eusèbe, Néon et Vital
martyrs à Corfou (1er s.)


Saint Marole
évêque de Milan († 423)
D'origine syrienne, il succède à Vénère sur le siège épiscopal de Milan, Lombardie, en 408. Il était ami du pape saint Innocent Ier.
À Milan, au Ve siècle, saint Marole, évêque, ami du pape saint Innocent Ier.
Martyrologe romain
Dates de Fête
23 avril


Saint Maxime de Turin
Evêque († v. 423)
Il est le patron de cette ville. On pense qu'il serait né à Verceil en Italie. Il aurait assisté au concile de Milan où sa position dans la hiérarchie témoigne de son influence.
"Saint Maxime, Évêque de Turin (Italie). Il est cité en 398, alors que sa ville, dotée d'une garnison et menacée par des bandes barbares en déplacement vers les Alpes occidentales, servait de refuge à des populations rurales en fuite.
Devant une telle situation, Maxime, dont on connaît près de quatre-vingt-dix homélies, encourageait à réagir à cette dégradation du sens civique et à la désagrégation sociale. L'évêque n'hésitait pas à stigmatiser les fidèles profitant du malheur des temps, rappelant avec force le lien profond existant entre devoir du chrétien et devoir du citoyen. Saint Maxime rappelait aussi que l'amour traditionnel de la patrie inclut le devoir fiscal.
L'analyse historique et littéraire de ce grand personnage, a ajouté le Pape, "montre la croissante prise de responsabilité de l'autorité ecclésiastique dans un contexte où elle devait progressivement se substituer à une autorité civile disparaissant... Il est évident que si les choses sont très différentes aujourd'hui... les devoirs des croyants dans la société et envers leur pays demeurent valides. La convergence des devoirs de l'honnête citoyen et ceux du bon chrétien demeure des plus actuelles".
Source: VIS 071031 (320) Le 31 octobre 2007, catéchèse de Benoît XVI pour l'audience générale.
À Turin, entre 408 et 413, saint Maxime, premier évêque de cette ville. Par sa prédication toute paternelle, il amena les foules païennes à la foi du Christ et les dirigea par son enseignement plein de sagesse à la récompense du salut.
Martyrologe romain
Dates de Fête
25 juin, Fête Locale
Prénoms fêtés
Maxime
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
Eusèbe
et de nombreux autres martyrs († 260)
Juventus et Maximus
martyrs à Antioche († 363)
Libérat
Abbé martyr avec six moines de son monastère († 484)
Maxime
Martyr à Ostie, près de Rome († 295)
Maxime
Prêtre et martyr (3ème s.)
Maxime
Originaire de Lampsaque († 1365)
Maxime
Evêque de Jérusalem et martyr († 350)
Maxime
Martyr à Rome († 260)
Maxime
Fol en Christ († 1433)
Maxime
évêque de Padoue (3ème s.)
Maxime
Abbé d'un monastère de Vienne († 625)
Maxime
évêque de Nole (3ème s.)
Maxime
Martyr († 250)
Maxime
Martyr à L'Aquila, dans les Abruzzes († 250)
Maxime
évêque de Naples (4ème s.)
Maxime d'Alexandrie
Evêque d'Alexandrie († 288)
Maxime de Kiev
(† 1305)
Maxime de Mayence
(† 378)
Maxime de Riez
Evêque de Riez (5ème s.)
Maxime de Serbie
Fils du prince de Serbie († 1546)
Maxime de Totma
Prêtre à Totma († 1650)
Maxime le Confesseur
Moine, confesseur de la foi († 662)
Maxime le Grec
Originaire d'Arta dans l'Epire († 1556)
Maxime Sandovitch
Prêtre en Ukraine († 1914)
Maxime, Dadas et Quintilien
martyrs dans la Mysie inférieure, l'actuelle Bulgarie († v. 303)
Maximien
Conscrit, martyr à Antioche († 363)
Montan et Maxime
Martyrs à Sirmium (4ème s.)


Saint Vénérand
Evêque de Clermont en Auvergne († 423)
Il est comparé aux plus illustres de son époque, nous disent les chroniques. Mais elles n'ajoutent pas pourquoi.
Dates de Fête
18 janvier, Fête Locale


Saint Attique
(† 425)
Né à Sébaste en Arménie, il devint prêtre et fut affecté à l'Eglise Sainte Sophie de Constantinople. Si grande était la renommée de sa sagesse et de ses vertus qu'il fut élu patriarche. Dans cette charge, il se montra compréhensif et modéré envers les hérétiques et les schismatiques. Grâce à cette pondération, au lieu de les rejeter, il put en ramener un grand nombre au sein de l'Eglise. Il défendit saint Jean Chrysostome, réintroduisant la mention de son nom dans la lecture des diptyques supprimée lors de son exil. Saint Attique s'endormit dans la paix, ayant répandu autour de lui la paix du Seigneur.
Dates de Fête
8 janvier, Fête Locale


Saint Alypius
Evêque de Thagaste († 427)
Évêque de Thagaste en Numidie qui fut d'abord confident de saint Augustin, ensuite son compagnon de conversion. Ils ont été baptisés ensemble à Milan, la veille de Pâques 387. De retour en Afrique, ils passèrent quelque temps ensemble dans la solitude. Il fut ensuite son collègue dans la charge pastorale et son associé principal et intrépide dans les luttes contre les hérétiques.
Commémoraison de saint Alypius, évêque de Thagaste en Numidie qui fut disciple et confident de saint Augustin, ensuite son compagnon de conversion, son collègue dans la charge pastorale, son associé intrépide dans les luttes contre les hérétiques; il partagea enfin son sort dans la patrie du ciel, vers 430.
Martyrologe romain
Dates de Fête
15 août, Fête Locale
Prénoms fêtés
Alypius
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
Alypios
moine iconographe (11ème s.)


Saint Sisoès
ermite en Egypte († v. 429)
Sisoès est un ermite du désert égyptien. Pendant 60 ans il mena un combat spirituel intense pour atteindre une grande pureté; il accomplit de nombreux miracles.
En Égypte, vers 429, saint Sisoès, surnommé le Grand, ermite remarquable par la pratique de la vie monastique.
Martyrologe romain
Dates de Fête
6 juillet


Saint Augustin
Evêque d'Hippone, Docteur de l'Eglise († 430)
Né à Tagaste (actuellement Souk-Ahras, Algérie) le 13 novembre 354 d'un père incroyant et d'une mère chrétienne, sainte Monique.
Brillant étudiant, jeunesse dissipée, un enfant, Adéodat. En 383, il vient à Rome, puis enseigne la rhétorique à Milan.
Converti, baptisé par saint Ambroise à Pâques 387, il retourne en Afrique.
Ordonné prêtre en 391, évêque d'Hippone (près de l'actuelle Bône, Algérie) en 396, un des plus grands théologiens chrétiens. Il meurt au moment des invasions barbares en Afrique, le 28 août 430.
Voir aussi: 
- "Œuvres complètes de Saint Augustin"
(site de l'abbaye de saint Benoît de Port-Valais).
- "Saint Augustin, un fils de l'Algérie" (site de l’Église catholique en Algérie)
- vidéo: Saint Augustin par le père Georges Henri Pérès, prêtre à la basilique de Sainte Anne d'Auray, Morbihan, Bretagne. (webTV de la CEF)
= Catéchèse sur saint Augustin, Benoît XVI, ci-dessous: Portrait de saint Augustin - Saint Augustin nous encourage - Rencontre d'Augustin avec le Christ - Saint Augustin à travers ses œuvres
- Portrait de saint Augustin
Le 9 janvier 2008, le Saint-Père a tracé un portrait de saint Augustin, le célèbre évêque d'Hippone, qui fut "un homme de passion et de foi, à la grande intelligence et à l'inlassable attention pastorale". Indiquant qu'il reviendrait ultérieurement sur ses nombreuses œuvres, il a affirmé que "tous les chemins de la littérature chrétienne latine portent à Hippone... ville de l'Afrique romaine dont Augustin fut l'évêque de 395 à 430 et d'où partent de nombreux sentiers du christianisme suivant, mais aussi de toute la culture occidentale".
L'auteur des Confessions, cette "extraordinaire autobiographie spirituelle" qui porte "grande attention au mystère du soi, au mystère de Dieu caché en nous", naquit à Tagaste en 345. Sa mère Monique l'éduqua dans la foi qu'il abandonna ensuite tout en continuant de s'intéresser au Christ. Il étudia la rhétorique et la grammaire, qu'il enseigna ensuite à Carthage. Dans cette ville il lut l'Hortensius de Cicéron, qui réveilla en lui "l'amour du savoir", car malgré son abandon de la pratique ecclésiale il recherchait toujours la vérité. Mais l'Hortensius ne parlant pas du Christ, Augustin entreprit de lire les Écritures.
Sa rencontre avec la Bible fut une désillusion à cause de la médiocrité de sa traduction latine, "mais aussi parce qu'il n'y trouvait ni la hauteur philosophique ni la lumière qui éclaire la recherche de la vérité". Ne voulant plus vivre sans Dieu, Augustin cherchait "une religion répondant à son désir de vérité... et d'approche de Jésus". Cela le porta vers le manichéisme dont les pratiquants assuraient que leur "religion était totalement rationnelle". Le dualisme attira le futur évêque qui pensa alors avoir trouvé la synthèse entre "le rationnel, la recherche de la vérité et l'amour du Christ".
Mais la doctrine manichéenne fut incapable de résoudre les doutes du futur saint. Installé à Milan, Augustin prit l'habitude d'écouter les homélies de l'évêque Ambroise pour améliorer sa rhétorique. L'évêque de Milan exposait "une interprétation typologique de l'Ancien Testament, comme cheminement vers Jésus-Christ" et c'est ainsi qu'Augustin "trouva la clef pour lire la beauté et la profondeur philosophique de l'Ancien Testament, et qu'il comprit l'unité totale entre le mystère du Christ dans l'histoire et la synthèse entre philosophie, raison et foi dans le Logos, dans le Christ, Verbe éternel incarné".
Le 15 août 386 Augustin se convertit au christianisme "à la fin d'un long et difficile parcours intérieur". Il reçut le baptême le 24 avril suivant et fut ordonné prêtre en 391. Rentré en Afrique, il devint évêque quatre ans plus tard. Il fut, a souligné Benoît XVI, "un évêque exemplaire dans son travail pastoral..., attentif aux pauvres et à la formation de son clergé, fondateur de monastères". Et en peu de temps il devint "une des principales figures du christianisme de l'époque... L'évêque d'Hippone exerça une grande influence sur la conduite de l’Église en Afrique" et combattit avec vigueur des hérésies puissantes et malignes comme le manichéisme, le donatisme et le pélagisme.
Enfin, le Saint-Père a rappelé qu'Augustin se "confiait à Dieu chaque jour et cela jusqu'à la fin de sa vie". Peu avant de mourir il demanda qu'on lui écrive en grandes lettres les psaumes pénitentiels qu'il fit afficher près de son lit de malade afin de pouvoir les lire". Saint Augustin mourut le 28 août 430...VIS 080109 (560)
- Saint Augustin nous encourage
Le 16 janvier 2008, le Saint-Père a poursuivi sa catéchèse sur saint Augustin, évoquant les dernières années de ce Docteur de l’Église qui, quatre ans avant de disparaître, désigna son successeur afin de se consacrer totalement à l'étude de l’Écriture.
"Ce furent des années de grande activité intellectuelle...au cours desquelles il intervint en faveur de la concorde entre les provinces africaines menacées par des tribus méridionales... Le plus grand titre de gloire, déclara Augustin, est de tuer la guerre par la parole, plutôt que de tuer les gens par le glaive, de gagner ou maintenir la paix par la paix et non par la guerre". Le Pape a également rappelé que le siège d'Hippone par les Vandales fut une grande souffrance pour saint Augustin.
"Malgré l'âge et la fatigue, il demeura sur la brèche, trouvant le réconfort du  peuple et le sien dans la prière, dans la méditation des desseins mystérieux de la Providence... Si le monde vieillit, déclara le saint évêque, le Christ demeure jeune à jamais. C'est pourquoi il invitait ses contemporains à ne pas renoncer à rajeunir avec le Christ qui a dit: Ne crains pas, ta jeunesse reviendra comme revient celle de l'aigle. Voici la raison pour laquelle -a précisé le Saint-Père- le chrétien ne doit jamais se laisser abattre et toujours se mettre au service de qui est dans le besoin".
Rappelant que la demeure-monastère d'Augustin était ouverte à ses frères dans l'épiscopat qui le désiraient, Benoît XVI a souligné combien il profita de ces années de liberté pour intensifier sa prière. "Il avait coutume de dire que personne, évêque, prêtre ou simple fidèle, ne pouvait se préparer à la mort sans une sérieuse pénitence. Pleurant abondamment, il répétait les psaumes pénitentiels tant de fois récités avec son peuple".
Puis le Pape a signalé que le corps du célèbre évêque d'Hippone, mort le 28 août 430, fut transporté en Sardaigne à une date inconnue, avant d'être porté vers 725 à Pavie, où il est toujours conservé en la basilique St.Pierre "in Ciel d'oro". Mais Augustin survit dans ses écrits, où nous pouvons le retrouver bien vivant. Il demeure une lumière qui éclaire notre cheminement. "Lorsque je lis ses écrits -a confié le Saint-Père- je n'ai jamais l'impression qu'ils sont ceux d'un homme mort il y a seize siècles. J'y trouve un homme contemporain, un ami qui me parle, qui nous parle, avec une foi fraîche parfaitement actuelle".
"On trouve dans l’œuvre de saint Augustin l'actualité de la foi qui vient du Christ, du Verbe éternel incarné, fils de Dieu et fils d'homme comme nous. Il est évident que sa foi n'est pas d'hier, bien qu'exprimée dans un lointain passé. Elle montre que le Christ est vraiment hier, aujourd'hui et à jamais la voie, la vérité et la vie. Augustin -a conclu Benoît XVI- nous encourage à nous en remettre à ce Christ perpétuellement vivant et à trouver ainsi le chemin de la vie"...VIS 080116 (510)
- Rencontre d'Augustin avec le Christ
Le 30 janvier 2008, Benoît XVI a repris sa catéchèse sur saint Augustin, sa vie et son œuvre, rappelant que Jean-Paul II lui avait consacré la Lettre apostolique Augustinum Hipponensem en 1986, pour le 16ème centenaire de sa conversion. Son prédécesseur entendait ainsi rendre grâce à Dieu pour le don que cette conversion fut pour l’Église comme pour le monde.
Précisant que sa quatrième et dernière catéchèse sur ce grand Docteur de l’Église traiterait spécifiquement de la conversion, qui fut l'évènement capital de sa vie et l'est encore pour nous, le Saint-Père a abordé le rapport entre foi et raison, "le sujet déterminant de la vie de saint Augustin... Tout son itinéraire spirituel et intellectuel constitue un modèle toujours actuel pour traiter du rapport entre foi et raison, et pas seulement -a-t-il précisé- pour les croyants. Il l'est pour tout homme en recherche de la vérité, question centrale en matière d'équilibre et de destin personnel. On ne peut dissocier ces deux dimensions, qu'il faut au contraire envisager ensemble".
Puis le Pape a cité deux formules augustiniennes exprimant "la synthèse cohérente de la foi et de la raison: Croire pour comprendre, car croire ouvre le chemin vers les portes de la vérité; et Comprendre pour croire, qui permet rechercher la vérité afin de rencontrer Dieu, afin de croire... L'harmonie entre foi et raison -a poursuivi Benoît XVI- signifie d'abord que Dieu n'est pas inaccessible, qu'il est proche de chaque être humain, à son cœur comme à sa raison. A condition de nous mettre en marche".
"La présence de Dieu en l'homme, qui est à la fois profonde et mystérieuse, peut être reconnue et découverte au plus profond de soi". Ainsi que l'a souligné Augustin, s'adressant à Dieu au début de ses Confessions, une autobiographie spirituelle et une louange: Tu nous a faits en fonction de toi et notre cœur est inquiet tant qu'il ne reposera pas en toi! ... L'homme est une grande énigme et un profond abysse, que seul le Christ éclaire et sauve. Ceci est capital: Qui est éloigné de Dieu est loin de soi même. Et ne peut se retrouver qu'en retrouvant Dieu, qu'en retrouvant sa véritable identité".
Le Saint-Père a alors dit que dans sa Cité de Dieu, Augustin rappelle que l'homme est par nature un être social, et anti-social par vice. Il ne peut être sauvé que par le Christ, unique médiateur entre Dieu et l'humanité, "chemin universel de liberté et de salut, ainsi que le rappela Jean-Paul II dans le document cité précédemment. "Comme médiateur unique en vue du salut, Jésus-Christ est le chef de l’Église à laquelle il est uni mystiquement".
Citant à nouveau la lettre Augustinum Hipponensem, Benoît XVI a indiqué que son prédécesseur a désiré demander au saint "ce qu'il avait à dire aux hommes de ce temps, et répondre avec les mots mêmes de la lettre dictée par Augustin peu avant de mourir: Je crois qu'il faut ramener les hommes à l'espérance de trouver la vérité, cette vérité qui est le Christ même, véritablement Dieu... Saint Augustin -a conclu le Saint-Père- a rencontré Dieu, dont il reconnut la présence au long de son existence, de telle manière que cette véritable rencontre personnelle changea sa vie, comme elle change celle des femmes et des hommes qui ont la grâce de faire sa rencontre de siècle en siècle. Demandons au Seigneur de nous donner cette grâce pour trouver ainsi sa paix"...VIS 080130 (580)
- Saint Augustin à travers ses œuvres
Le 20 février 2008, Benoît XVI a poursuivi sa catéchèse sur saint Augustin. Le Pape a salué les pèlerins réunis dans la basilique Saint-Pierre puis s’est rendu à la Salle Paul VI où se trouvaient les autres personnes assistant à l’audience.
Le Saint-Père a rappelé que "saint Augustin fut un grand témoin du Christ, cher à mes prédécesseurs -a-t-il dit- et que j’ai moi-même beaucoup étudié et médité. C’est le Père de l’Église qui a laissé le plus grand nombre d’œuvres... dont certaines sont d’une importance capitale et pas seulement pour l’histoire du christianisme".
Benoît XVI a cité en premier lieu les "Confessions" où "nous pouvons suivre pas à pas le chemin intérieur de cet homme extraordinaire et passionné de Dieu". Il a ensuite cité les "Rétractations" "moins connues mais tout aussi originales et très importantes... dans lesquelles Augustin, alors plus âgé, accomplit une œuvre de révision de toute son œuvre écrite, laissant ainsi un document littéraire singulier et très précieux mais aussi un enseignement de sincérité et d’humilité intellectuelle".
Le Pape a ensuite ajouté que son œuvre "De la Cité de Dieu", avait été écrite entre 413 et 416 pour répondre aux accusations des païens qui accusaient le christianisme d’être la cause de la chute de Rome en 410, puisque le Dieu chrétien et les apôtres n’avaient pu protéger la ville, alors qu’avec les divinités païennes, Rome était "caput mundi" et que personne ne pouvait penser qu’elle puisse tomber entre les mains des ennemis. Beaucoup pensaient -a expliqué le Pape-  que Rome "n’était pas sûre avec le Dieu des chrétiens" et que "le Dieu des chrétiens ne protégeait pas et que l’on ne pouvait donc pas se fier à lui". A cette objection "qui touchait profondément le cœur des chrétiens, Augustin répond avec l’œuvre grandiose "De la Cité de Dieu" en éclaircissant ce que nous pouvons attendre et ce que nous ne pouvons pas attendre de Dieu, ce qu’est la relation entre la sphère politique et la sphère de la foi de l’Église. Toutefois aujourd’hui -a-t-il poursuivi- ce livre est une source pour définir la vraie laïcité et la tâche de l’Église, la grande espérance et la vérité que nous donne la foi".
Dans ce texte, Augustin présente l’histoire de l’humanité gouvernée par la divine providence mais actuellement divisée entre deux amours qui, par leur différence, sont à l’origine de deux cités : la cité terrestre née de l’amour de soi et de l’indifférence à Dieu, et la cité céleste née de l’amour de Dieu et de l’indifférence à soi-même".
"De la Trinité" -a poursuivi le Saint-Père- traite du noyau principal de la foi chrétienne", alors que "De la Doctrine chrétienne" est une vraie introduction culturelle à l’interprétation de la Bible et donc au christianisme même, qui a eu une importance décisive dans la formation de la culture occidentale".
Le Pape a ensuite rappelé que "le saint était conscient de sa stature intellectuelle... mais il a toujours mis en avant les œuvres savantes de théologie, la diffusion du message chrétien aux personnes simples. Cette préoccupation se remarque dans "De catechizandis rudibus" dédié aux problèmes de l’instruction de nombreux chrétiens illettrés, et le "Psalmus contra partem Donati" d’argument doctrinal mais écrit d’une façon facilement compréhensible".
Benoît XVI a expliqué que "les donatistes à qui s’adressait ce livre, soutenaient que la véritable Église était l’Eglise africaine et a rappelé que saint Augustin avait combattu toute sa vie contre ce schisme en soutenant que dans l’unité seule cette africanité était possible. Ainsi le "Psalmus contra partem Donati" bien que texte d’argument doctrinal a un langage abordable pour que tous comprennent que seulement dans l’unité de l’Eglise a lieu notre relation avec Dieu, avec tous; ainsi la paix grandit dans le monde.
  "Dans "Enarrationes in Psalmos" -a poursuivi Benoît XVI- on trouve de nombreuses homélies "écrites par les tachygraphes pendant les prédications du saint qui devenaient, par la réputation de leur auteur, des textes très recherchés et servaient de modèles s’adaptant à de nouvelles situations".
"Aujourd’hui encore -a conclu le Saint-Père- saint Augustin vit à travers ses œuvres et est présent en nous. Nous voyons ainsi la vitalité permanente de la foi pour laquelle il a donné toute sa vie". VIS 080220 (700)
28 août: Mémoire (En Afrique du Nord : Solennité) de saint Augustin, évêque et docteur éminent de l’Église. Après une jeunesse agitée dans ses idées religieuses et dans ses mœurs, il se convertit à la foi catholique, fut baptisé par saint Ambroise à Milan, et, de retour en Afrique, mena avec quelques amis, une vie d’ascèse vouée à Dieu et à l’étude des Écritures. Élu bientôt évêque d’Hippone, il se fit, pendant trente-quatre ans, jusqu’à sa mort en 430, le modèle de son troupeau, en l’instruisant par ses sermons et ses écrits abondants, dans lesquels il lutta avec énergie contre les erreurs de son temps ou mit en lumière, avec beaucoup de science, la vraie foi.
Martyrologe romain
Dates de Fête
28 août
Prénoms fêtés
Augustin
Mais aussi les
Augustine
Austin
Stijn
Patron(ne) :
Chiffonniers
Dictons
A la Saint-Augustin, Le soleil a grillé le serpolet et le thym.
Fine pluie de Saint-Augustin c'est comme s'il pleuvait du vin. (Poitou)
Saints ou Saintes ayant porté le même prénom
Agostino Ernesto Castrillo
franciscain évêque de San Marco Argentano-Bisignano († 1955)
Agostino Roscelli
fondateur de la communauté des Sœurs de l'Immaculée († 1902)
Agustín Ramírez Barba
prêtre mexicain fondateur († 1967)
Augustin de Cantorbéry
Evêque († 604)
Augustin Erlendsson
évêque de Trondheim († 1188)
Augustin Kazotic
dominicain et évêque de Zagreb († 1323)
Augustin Novello
Ermite de Saint-Augustin († 1309)
Augustin Ota
martyr japonais († 1622)
Augustin Pak Chong-won et ses compagnons
martyrs en Corée († 1840)
Augustin Phan Viet Huy et Nicolas Bui Viet Thé
martyrs du Vietnam († 1839)
Augustin Schoeffler
Martyr au Tonkin († 1851)
Augustin Thevarparampil 'Kunjachan'
Prêtre Indien de rite Syro-Malabar, apôtre des "Intouchables" († 1973)
Augustin Yi Kwang-hon, Agathe Kim A-gi et 7 comp.
martyrs en Corée († 1839)
Augustin Zhao Rong
Canonisé avec les Martyrs de Chine († 1815)
Augustin-Joseph Desgardin
religieux cistercien martyr sous la révolution française († 1794)
Cristóbal Magallanes et ses 24 compagnons
martyrs mexicains († 1927)

suivant