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SOUHAIT FINAL
35. Au terme de ce document, je sens résonner en moi et je désire vous redire à tous l’exhortation que le premier Évêque de Rome, à un moment critique des commencements de l’Église, voulut adresser "aux étrangers de la Dispersion, élus selon la prescience de Dieu le Père : Vivez tous en esprit d’union, dans la compassion, l’amour fraternel, la miséricorde, l’esprit d’humilité"[200]. L’Apôtre recommandait de vivre "en esprit d’union..." ; mais aussitôt après, il signalait les péchés contraires à l’union et à la paix qu’il importe d’éviter : "Ne rendez pas mal pour mal, insulte pour insulte. Bénissez, au contraire, car c’est à cela que vous avez été appelés, afin d’hériter la bénédiction". Et il concluait par un mot d’encouragement et d’espérance : "Qui vous ferait du mal, si vous devenez zélés pour le bien ?"[201].
À une époque non moins critique de l’histoire, j’ose rattacher mon exhortation à celle du Prince des Apôtres, qui fut le premier à occuper ce Siège de Rome, comme témoin du Christ et pasteur de l’Église, et qui "présida à la charité" au regard du monde entier. Moi aussi, en union avec les évêques successeurs des Apôtres et aidé par la réflexion collégiale que beaucoup d’entre eux, réunis en Synode, ont consacrée aux thèmes et aux problèmes de la réconciliation, j’ai tenu à vous communiquer dans l’esprit même du pécheur de Galilée ce qu’il disait à nos frères dans la foi, loin de nous dans le temps, mais si proches par le cœur : "Vivez tous en esprit d’union... ne rendez pas mal pour mal... devenez zélés pour le bien"[202]. Et il ajoutait : "Mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si telle était la volonté de Dieu, qu’en faisant le mal"[203].
Cette consigne est toute imprégnée des paroles que Pierre avait entendues de Jésus en personne et d’idées qui faisaient partie de sa "Bonne Nouvelle" : le commandement nouveau de l’amour mutuel ; le désir ardent de l’unité et l’engagement en sa faveur ; les béatitudes de la miséricorde et de la patience dans la persécution pour la justice ; le bien rendu pour le mal ; le pardon des offenses ; l’amour des ennemis. Ces paroles et ces idées constituent la synthèse originale et transcendante de l’éthique chrétienne, ou, mieux et plus profondément, de la spiritualité de la Nouvelle Alliance en Jésus Christ.
Je confie au Père, riche en miséricorde, je confie au Fils de Dieu, devenu homme pour être notre Rédempteur et Réconciliateur, je confie à l’Esprit Saint, source d’unité et de paix, mon appel paternel et pastoral à la pénitence et à la réconciliation. Que la très sainte et adorable Trinité fasse germer dans l’Église et dans le monde cette petite semence qu’en ce moment je remets à la terre généreuse de tant de cœurs humains.
Afin qu’il en résulte sans tarder des fruits abondants, je vous invite tous à vous tourner avec moi vers le Cœur du Christ, signe éloquent de la miséricorde divine, "propitiation pour nos péchés", "notre paix et notre réconciliation"[204], afin d’y puiser la force intérieure pour nous détourner du péché et nous convertir à Dieu, et d’y trouver la bienveillance divine comme réponse aimante au repentir humain.
Je vous invite aussi à vous tourner avec moi vers le Cœur immaculé de Marie, Mère de Jésus, en qui "s’est effectuée la réconciliation de Dieu avec l’humanité..., s’est achevée l’œuvre de la réconciliation, parce qu’elle a reçu de Dieu la plénitude de la grâce en vertu du sacrifice rédempteur du Christ"[205]. En vérité, Marie est devenue, par sa maternité divine, "l’alliée de Dieu" dans l’œuvre de la réconciliation[206].
Son "Fiat" a marqué le commencement de la "plénitude des temps" qui a vu se réaliser par le Christ la réconciliation de l’homme avec Dieu. C’est entre les mains de cette Mère, c’est à son Cœur immaculé - auquel nous avons confié plusieurs fois l’humanité entière perturbée par le péché et déchirée par tant de tensions et de conflits - que je remets spécialement cette intention : que par son intercession, l’humanité découvre et parcoure le chemin de la pénitence, l’unique chemin capable de la conduire à une totale réconciliation !
À vous tous qui, dans un esprit de communion ecclésiale, dans l’obéissance et dans la foi[207], voudrez bien accueillir les indications, les suggestions et les directives contenues dans ce document, en vous efforçant de les traduire dans une pratique pastorale vivante, j’accorde très volontiers ma Bénédiction Apostolique.
Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 2 décembre 1984, premier dimanche de l’Avent, en la septième année de mon pontificat.



[02] Cf. JEAN-PAUL II, Discours inaugural de la 3e Conférence générale de l’épiscopat latino-américain, III, nn. 1-7 : AAS 71 (1979), pp. 198-204.
[03] La vision d’un monde "éclaté" transparaît dans l’œuvre de nombreux écrivains contemporains, chrétiens et non chrétiens, témoins de la condition de l’homme en notre époque tourmentée.
[04] Cf. Const. past. sur l’Église dans le monde de ce temps Gaudium et spes, GS 43-44 Décret sur le ministère et la vie des prêtres Presbyterorum ordinis, PO 12 PAUL VI, Encyclique Ecclesiam suam : AAS 56 (1964), pp. 609-659.
[05] Sur la division dans le corps de l’Église, l’Apôtre Paul s’est exprimé avec des paroles de feu, à l’aube de la vie de l’Église dans la fameuse page de 1Co 1,10-16 C’est à ces mêmes chrétiens de Corinthe que s’adressera, des années plus tard, saint Clément de Rome pour dénoncer les divisions au sein de cette communauté : cf. Lettre aux Corinthiens, III-VI ; LVII : Patres Apostolici éd. FUNK, I, 103-109 ; 171-173. Nous savons que, depuis les Pères les plus anciens, la tunique sans couture du Christ, que les soldats n’ont pas déchirée, est devenue une image de l’unité de l’Église : cf. S. CYPRIEN, De Ecclesiae catholicae unitate, 7 : CCL 3/1, 254-255 ; S. AUGUSTIN, In Ioannis Evangelium tractatus, 118, 4 : CCL 36, 656-657 ; S. BEDE VENERABLE, In Marci Evangelium expositio, IV, 15 : CCL 120, 630 ; In Lucae Evangelium expositio, VI, 23 : CCL 120, 403 ; In S. Ioannis Evangelium expositio, 19 : PL 92, 911-912.
[6] L’encyclique Pacem in terris, testament spirituel de Jean XXIII (cf : AAS 55 (1963), pp. 257-304), est souvent considérée comme un "document social" et aussi un "message politique", et elle l’est en vérité si on prend ces expressions dans leur sens le plus large. En effet, plus qu’une stratégie en vue de la vie collective de peuples et de nations, l’exposé du Pape - tel qu’il apparaît plus de vingt ans après sa publication - est un rappel pressant des valeurs suprêmes sans lesquelles la paix sur terre devient une chimère. L’une de ces valeurs est précisément la réconciliation entre les hommes, et le Pape Jean XXIII s’est bien des fois référé à ce thème. Quant à Paul VI, il suffit de rappeler qu’en invitant toute l’Église et le monde entier à célébrer l’Année sainte de 1975, il a voulu que "renouveau et réconciliation" constituent l’idée centrale de cet événement important. On ne peut oublier non plus les catéchèses qu’il a consacrées à cette idée force, notamment pour illustrer le jubilé lui-même.
[7] "En ce temps fort pendant lequel tout chrétien est appelé à réaliser plus profondément sa vocation de réconciliation avec le Père dans le Fils -écrivais-je dans la bulle d’indiction de l’Année sainte extraordinaire de la Rédemption-, il doit être clair que l’objectif de l’Année ne sera atteint que si tous et chacun s’engagent vraiment au service de la réconciliation, non seulement entre tous les disciples du Christ mais également entre tous les hommes" : bulle Aperite portas Redemptori n. 3 : AAS 75 (1983), p. 93.
[08] Le thème du Synode était, plus précisément, Réconciliation et pénitence dans la mission de l’Église.
[09] Cf. Mt 4,17 Mc 1,14-15
[10] Cf. Lc 3,8
[11] Cf. Mt 16,24-26 Mc 8,34-36 Lc 9,23-25
[12] Cf. Ep 4,23-24
[13] Cf. 1Co 3,1-20
[14] Cf. Col 3,1-2
[15] "Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu" : 2Co 5,20
[16] "Nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ par qui dès à présent nous avons obtenu la réconciliation" : Rm 5,11 cf. Col 1,20
[17] Le Concile Vatican II a noté à ce sujet : "En vérité, les déséquilibres qui travaillent le monde moderne sont liés à un déséquilibre plus fondamental, qui prend racine dans le cœur même de l’homme. C’est en l’homme lui-même, en effet, que de nombreux éléments se combattent. D’une part, comme créature, il fait l’expérience de ses multiples limites ; d’autre part, il se sent illimité dans ses désirs et appelé à une vie supérieure. Sollicité de tant de façons, il est sans cesse contraint de choisir et de renoncer. Pire faible et pécheur, il accomplit souvent ce qu’il ne veut pas et n’accomplit point ce qu’il voudrait (cf. Rm 7,14 ss.). En somme, c’est en lui-même qu’il souffre division, et c’est de là que naissent au sein de la société tant et de si grandes discordes" : Const. past. sur l’Église dans le monde de ce temps Gaudium et spes, GS 10
[18] Cf. Col 1,19-20
[19] Cf. JEAN-PAUL II, Encycl. Dives in misericordia, IV, DM 5-6 : AAS 72 (1980), pp. 1193-1199.
[20] Cf. Lc 15,11-32
[21] Le Livre de Jonas est, dans l’Ancien Testament, une anticipation et une figure admirables de cet aspect de la parabole. Le péché de Jonas est celui "d’éprouver un grand dépit et de se fâcher" parce que Dieu est "un Dieu de pitié et de tendresse, lent à la colère, riche en grâce et se repentant du mal", c’est le péché "d’avoir de la peine pour une plante de ricin ... qui a poussé en une nuit et en une nuit a péri", et de ne pas comprendre que le Seigneur "ait eu pitié de Ninive" : cf. Jon 4
[22] Rm 5,10-11 cf. Col 1,20-22
[23] 2Co 5,18 2Co 5,20
[24] Jn 11,52
[25] Cf. Col 1,20
[26] Cf. Si 44,17
[27] Ep 2,14
[28] Prière eucharistique III
[29] Cf. Mt 5,23-24
[30] Mt 27,46 Mc 15,34 Ps 22,2.
[31] Cf. Ep 2,14-16
[32] S. LEON GRAND, Tractatus 63 (De passione Domini 12), 6 : CCL 138/A, 386.
[33] 2Co 5,18-19
[34] Const. dogm. sur l’Église Lumen gentium, LG 1
[35] "L’Église, de par sa nature, ne cesse de réconcilier, transmettant aux autres le don qu’elle a elle-même reçu, le don d’avoir été pardonnée et d’être unie à Dieu" : JEAN-PAUL II, Discours à Liverpool (30 mai 1982), n. 3 : Insegnamenti V, (1982)(1982), 1992.
[36] Cf. Ac 15,2-33
[37] Cf. Exhort. ap. Evangelii nuntiandi, EN 13 : AAS 68 (1976),
[38] Cf JEAN-PAUL II, Exhort. ap. Catechesi tradendae, CTR 24 : AAS 71 (1979), p. 1297.
[39] Cf PAUL VI, Encycl. Ecclesiam suam : AAS 56 (1964),
[40] 2Co 5,20
[41] Cf. 1Jn 4,8
[42] Cf. Sg 11,24-26 Gn 1,27 Ps 8,4-8
[43] Cf Sg 2,24
[44] Cf. Gn 3,12-13 Gn 4,1-16
[45] Ep 2,4
[46] Cf. Ep 1,10
[47] Jn 13,34
[48] Cf. CONC. CUM. VAT. Il, Const. past. sur l’Église dans le monde de ce temps Gaudium et spes, GS 38
[49] Cf. Mc 1,15
[50] 2Co 5,20
[51] Ep 2,14-16
[52] Cf. S. AUGUSTIN, De Civitate Dei XXII, 17 : CCL 48 835-836 ; S. THOMAS D’AQUIN, Somme théologique, III 64,2, ad tertium.
[53] Cf. PAUI VI, Discours de clôture de la troisième session du Concile œcuménique Vatican II (21 novembre 1964) : AAS 56 (1964), pp. 1015-1018.
[54] CONC. CUM. VAT. II, Const. dogm. sur l’Église Lumen gentium, LG 39
[55] Cf. CONC. CUM. VAT. II, Décret sur l’œcuménisme Unitatis redintegratio, UR 4.
[56] 1Jn 1,8-9
[57] 1Jn 3,20 cf. le discours à l’audience générale du 14 mars 1984, où il est fait référence à ce passage : Insegnamenti VII
[58] Cf. 2S 11-12
[59] Ps 51,5-6
[60] Lc 15,18 Lc 15,21
[61] Lettere, Florence 1970, I, pp. 3-4 ; ll Dialogo della Divina Prowidenza, Rome 1980, passim.
[62] Cf. Rm 3,23-26
[63] Cf. Ep 1,18
[64] Cf. Gn 11,1-9
[65] Cf Ps 127,1
[66] Cf. 2Th 2,7
[67] Cf. Rm 7,7-25 Ep 2,2 Ep 6,12
[68] La terminologie adoptée par la traduction grecque des Septante et par le Nouveau Testament au sujet du péché est significative à cet égard. Le plus souvent, il est désigné par hamartia, avec les termes formés sur la même racine. Celle ci exprime l’idée de manquer plus ou moins gravement soit à une norme ou à une loi, soit à une personne ou même à une divinité. Mais le péché est appelé aussi adikia, et l’idée est alors celle de pratiquer l’injustice. On parlera de paràbasis ou transgression ; d’asèbeia, impiété, et d’autres concepts encore ; tous ensemble forment l’image du péché.
[69] Gn 3,5 : "... vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal" ; cf. aussi Gn 3,22.
[70] Cf. Gn 3,12
[71] Cf. Gn 4,2-16
[72] L’expression est due à ELISABETH LESEUR, Journal et pensées de chaque jour, Paris 1918, p. 31.
[73] Cf. Mt 22,39 Mc 12,31 Lc 10,27-28
[74] Cf. CONGREGATION POUR LA DOCTRINE DE LA Fol, Instruction sur quelques aspects de la "Théologie de la libération" Libertatis nuntias (6 août 1984), IV, 14-15 : AAS 76 (1984), pp. 885-886.
[75] Cf Nb 15,30
[76] Cf. Lv 18,26-30
[77] Cf. Lv 19,4
[78] Cf Lv 20,1-7
[79] Cf. Ex 21,17
[80] Cf Lv 4,2 Lv 4,5 ss., Nb 15,22-29
[81] Cf Mt 5,28 Mt 6,23 Mt 12,31-32 Mt 15,19 Mc 3,28-30 Rm 1,29-31 Rm 13,13 Jc 4
[82] Cf Mt 5,17 Mt 15,1-10 Mc 10,19 Lc 18,20
[83] Cf 1Jn 5,16-17
[84] In 17, 3.
[85] Cf. 1Jn 2,22
[86] Cf. 1Jn 5,21
[87] Cf. 1Jn 5,16-21
[88] Mt 12,31-32
[89] Cf. S. THOMAS D’AQUIN, Somme théologique, II-II 14,1-3.
[90] Cf. 1Jn 3,20
[91] S THOMAS D’AQUIN, Somme théologique, II-II 14,3, ad primum.
[92] Cf. Ph 2,12
[93] Cf. S. AUGUSTIN, De spiritu et littera, XXVIII : CSEL 60, 202-203 ; Enarrat. in ps. 39, 22 : CCL 38, 441 ; Enchiridion ad Laurentium de spe et spe et caritate, XIX, 71 : CCL 46, 88 ; In loannis Evangelium tractatus, 12, 3, 14 : CCL 36, 129.
[94] S. THOMAS D’AQUIN, Somme théologique, I-II 72,5.
[95] Cf. CONC. CUM. DE TRENTE, Session VI, De iustificatione, chap. II et can. 23, 25, 27 : Conciliorum cumenicorum Decreta, Bologne 19733, 671. 680-681 (DS 1573 DS 1575 DS 1577).
[96] Cf. CONC. CUM. DE TRENTE, Session VI, De iustificatione, chap. XV : Conciliorum cumenicorum Decreta, éd. cit., 677 (DS 1544).
[97] JEAN-PAUL. II, Angélus du 14 mars 1982 : Insegnamenti V, (1982)(1982), 861
[98] Const past sur l’Église dans le monde de ce temps Gaudium et spes, GS 16
[99] JEAN-PAUL II, Angélus du 14 mars 1982 : Insegnamenti, V, (1982)(1982), 860
[100] PIE XII, Radiomessage au Congrès catéchistique national des États-Unis e Boston (26 octobre 1946) : Discorsi e Radiomessaggi, VIII (1946), 288.
[101] Cf. JEAN-PAUL II, Encycl. Redemptor hominis, RH 15 : AAS 71 (1979), pp. 286-289.
[102] Cf. CONC. CUM. VAT. II, Const. past. sur l’Église dans le monde de ce temps Gaudium et spes, GS 3 cf. 1Jn 3,9
[103] JEAN-PAUL II, Discours aux évêques de la région de la France (1er avril 1982), n. 2 : Insegnamenti V, (1982)(1982), 1081.
[104] 1Tm 3,15-16
[105] C’est pourquoi le texte présente une certaine difficulté de lecture car le pronom relatif qui ouvre la citation littérale ne s’accorde pas avec le neutre "mysterion". Quelques manuscrits tardifs ont retouché le texte pour le corriger du point de vue grammatical ; mais Paul a voulu seulement juxtaposer à son propre texte un texte vénérable qui, à ses yeux, clarifiait pleinement sa pensée.
[106] La communauté chrétienne primitive exprime sa foi dans le Christ en croix, glorifié, que les anges adorent et qui est le Seigneur. Mais l’élément frappant de ce message demeure l’expression "manifesté dans la chair" : que le Fils éternel de Dieu se soit fait homme, voilà le "grand mystère".
[107] 1Jn 5,18-19
[108] 1Jn 3,9
[109] 1Tm 3,15
[110] 1Jn 1,8
[111] 1Jn 5,19
[112] Cf. Ps 51,7
[113] Cf. Ep 2,4
[114] CE. JEAN-PAUL II, Encycl. Dives in misericordia, DM 8 DM 15 : AAS 72 (1980), pp. 1203-1207 ; 1231.
[115] 2S 12,13
[116] Ps 51,5
[117] Ps 51,9
[118] 2S 12,13
[119] Cf. 2Co 5,18
[120] Cf. 2Co 5,19
[121] Const past. sur l’Église dans le monde de ce temps Gaudium et spes, GS 92
[122] Décr. sur la charge pastorale des évêques Christus Dominus, CD 13 Cf. Déclar. sur l’éducation chrétienne Gravissimum educationis, n. GE 8 ; Décr. sur l’activité missionnaire de l’Église Ad gentes, AGD 11-12
[123] Cf. PAUL VI, Encycl. Ecclesiam suam, III : AAS 56 (1964),
[124] Cf. CONC. CUM. VAT. II, Const. dogm. sur l’Église Lumen gentium, LG 1 LG 9 LG 13
[125] PAUL VI, Exhort. ap. Paterna cum benevolentia : AAS 67 (1975), pp. 5-23.
[126] Cf. CONC. CUM. VAT II, Décr. sur l’œcuménisme Unitatis redintegratio, UR 7-8.
[127] Ibidem, UR 4.
[128] S. AUGUSTIN, Sermo 96, 7 : PL 38, 588.
[129] Cf. JEAN PAUL II, Discours aux membres du Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège (15 janvier 1983), nn. 4. 6. 11 : AAS 75 (1983), pp. 376. 378-379. 381.
[130] JEAN PAUL II, Homélie de la messe pour la XVIe Journée mondiale de la paix (1er janvier 1983), n. 6 : Insegnamenti VI, (1983)(1983), 7.
[131] PAUL VI, Exhort. ap. Evangelii nuntiandi, EN 70 : AAS 68 (1976), pp.59-60.
[132] 1Tm 3,15
[133] Cf. Mt 5,23-24
[134] Cf. Mt 5,38-40
[135] Cf. Mt 6,12
[136] Cf. Mt 5,43 ss.
[137] Cf. Mt 18,21-22
[138] Cf. Mt 1,4 Mt 1,14 Mt 3,2 Mt 4,17 Lc 3,8
[139] Cf. Lc 15,17
[140] Lc 17,3-4
[141] Cf. Mt 3,2 Mc 1,2-6 Lc 3,1-6
[142] Cf. Const. past. sur l’Église dans le monde de ce temps Gaudium et spes, GS 8 GS 16 GS 19 GS 26 GS 41 GS 48
[143] Cf. Déclar. sur la liberté religieuse Dignitatis humanae, DH 2 DH 3 DH 4
[144] Cf., parmi tant d’autres, les discours aux audiences générales des 28 mars 1973 : Insegnamenti XI (1973), 294 ss. ; 8 août 1973 : Ibidem, 772 ss. ; 7 novembre 1973 : Ibidem, 1054 ss. ; 13 mars 1974 : Insegnamenti XII (1974), 230 ss. ; 8 mai 1974 : Ibidem, 402 ss. ; 12 février 1975 : Insegnamenti XIII (1975), 154 ss. ; 9 avril 1975 : Ibidem, 290 ss. ; 13 juillet 1977 : Insegnamenti XV (1977), 710 ss.
[145] Cf. JEAN-PAUL II, Angélus du 17 mars 1982 : Insegnamenti V, (1982)(1982), 860-861.
[146] Cf. JEAN-PAUL II, Discours à l’audience générale du 17 août 1983, nn. 1-3 : Insegnamenti VI, (1983)(1983), 256-257.
[147] He 4,15
[148] Cf. Mt 4,1-11 Mc 1,12-13 Lc 4,1-13
[149] Cf. 1Co 10,13
[150] Cf Mt 6,13 Lc 11,4
[151] 1P 3,21
[152] Cf. Rm 6,3-4 Col 2,12
[153] Cf. Mt 3,11 Lc 3,16 Jn 1,33 Ac 1,5 Ac 11,16
[154] Cf. Mt 3,15
[155] S. AUGUSIIN, In loannis Evangelium tractatus, 26, 13 : CCL 36, 266.
[156] S. CONGREGATION DES RITES, Instruction sur le culte du mystère eucharistique Eucharisticum mysterium (25 mai 1967), n. 35 : AAS 59 (1967), PP. 560-561.
[157] Ps 78,38-39
[158] Cf. Jn 1,29 Is 53,7 Is 53,12
[159] Cf. Jn 5,27
[160] Cf. Mt 9,2-7 Lc 5,18-25 Lc 7,47-49 Mc 2,3-12
[161] Cf. Jn 3,17
[162] Jn 20,22 Mt 18,18 cf. aussi, en ce qui concerne Pierre, Mt 16,19 Le bienheureux Isaac de l’Étoile souligne, dans un de ses discours, la pleine communion du Christ avec l’Église dans la rémission des péchés : "L’Église ne peut rien pardonner sans le Christ ; et le Christ ne veut rien pardonner sans l’Église. L’Église ne peut rien pardonner sinon à celui qui se convertit, c’est-à-dire à celui que le Christ a d’abord touché. Le Christ ne veut pas accorder son pardon à celui qui méprise l’Église" : Sermo 11 (In dominica III post Epiphaniam, I) : PL 194, 1729.
[163] Cf. Mt 12,49-50 Mc 3,33-34 Lc 8,20-21 Rm 8,29 : "... l’aîné d’une multitude de frères".
[164] Cf He 2,17 He 4,15
[165] Cf. Mt 18,12-13 Lc 15,4-6
[166] Cf. Lc 5,31-32
[167] Cf. Mt 22,16
[168] Cf. Ac 10,42
[169] Cf Jn 8,16
[170] Cf. mon discours aux pénitenciers des basiliques patriarcales de Rome et aux prêtres confesseurs, en conclusion du jubilé de la Rédemption (9 juillet 1984) : L’Osservatore Romano, 9-10 juillet 1984.
[171] Jn 8,11
[172] Cf. Tt 3,4
[173] Cf. CONC. CUM. DE TRENTE, Session XIV, De sacramento Paenitentiae, chap. et can. 1 : Conciliorum cumenicorum Decreta, éd. cit., 703-704, 711 (DS 1668-1670 DS 1701).
[174] Const. dogm. sur l’Église Lumen gentium, LG 11
[175] Cf. CONC. CUM. DE TRENTE, Session XIV, De sacramento Paenitentiae, chap. et can. 1 : Conciliorum cumenicorum Decreta, éd. cit. 703-704. 711 (DS 1668-1670 DS 1701).
[176] Cf. Const. sur la sainte liturgie Sacrosanctum Concilium, SC 72
[177] Cf. Rituale Romanum ex Decreto Sacrosancti Concilii cumenici Vaticani II instauratum, auctoritate Pauli VI promulgatum. Ordo Paenitentiae, Imprimerie Polyglotte Vaticane, 1974.
[178] Le Concile de Trente emploie l’expression atténuée "ad instar actus iudicialis" (Session XIV, De sacramento Paenitentiae, chap. 6 : Conciliorum cumenicorum Decreta, éd. cit., 707 (DS 1685), pour souligner la différence avec les tribunaux humains. Le nouveau Rituel de la Pénitence fait allusion à cette fonction aux numéros 6 b et 10 a.
[179] Cf. Lc 5,31-32 : "Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades", avec la conclusion : "... je ... suis venu appeler ... les pécheurs à la conversion" ; Lc 9,2 : "Il les envoya proclamer le Royaume de Dieu et faire des guérisons". L’image du Christ médecin prend des aspects nouveaux et impressionnants si nous la comparons avec la figure du "Serviteur de Yahvé" dont le Livre d’Isaïe disait, en prophétisant, que "ce sont nos souffrances qu’il portait et nos douleurs dont il était chargé" et que "dans ses blessures nous trouvons la guérison" (Is 53,4-5).
[180] S. AUGUSTIN, Sermo 82, 8 : PL 3E, 511.
[181] Cf. AUGUSTIN, Sermo 352, 3, 8-9 : PL 39, 1558-1559.
[182] Cf. Ordo Paenitentiae, n. 6c.
[183] Déjà les païens - comme Sophocle (Antigone, vv. 450460) et Aristote (Rhétor., livre I, chap. 15, 1375a-b) - reconnaissaient l’existence de normes morales "divines" existant "depuis toujours", profondément inscrites au cœur de l’homme.
[184] Sur ce rôle de la conscience, voir ce que j’ai dit au cours de l’audience générale du 14 mars 1984, n. 3 : Insegnamenti VII, (1984)(1984), 683.
[185] Cf. CONC. CUM. DE TRENTE, Session XIV, De sacramento Paenitentiae, chap. IV, De contritione : Conciliorum cumenicorum Decreta, éd. cit., 705 (DS 1676-1677). On sait que pour s’approcher du sacrement de Pénitence, il suffit d’avoir l’attrition, c’est-à-dire un repentir imparfait, suscité plus par la crainte que par l’amour ; mais dans le cadre du sacrement, sous l’action de la grâce qu’il reçoit, le pénitent "ex attrito fit contritus", et donc la Pénitence agit véritablement en celui qui est bien disposé à la conversion dans l’amour ; cf. CONC. CUM. DE TRENTE, ibidem, éd. cit., 705 (DS 1678).
[186] Ordo Paenitentiae, n. 6c.
[187] Cf. Ps 51,14
[188] J’ai eu l’occasion de parler de ces aspects de la pénitence, qui sont tous fondamentaux, au cours des audiences générales des 189 mai 1982 : Insegnamenti V, (1982)(1982), 1758 ss. ; 28 février 1979 : Insegnamenti II (1979), 475-478 ; 21 mars 1984 : Insegnamenti VII, (1984)(1984), 720-722. Il faut rappeler par ailleurs les normes du Code de Droit canonique concernant le lieu de l’administration du sacrement et les confessionnaux (can. 964, 2-3).
[189] J’ai traité succinctement ce thème au cours de l’audience générale du 7 mars 1984 : Insegnamenti VII, (1984)(1984), 631-633.
[190] Cf. Gn 4,7 Gn 15
[191] Cf. 2S 12
[192] Cf. Lc 15,17-21
[193] Cf. CONC CUM. VAT. II, Décret sur le ministère et la vie des prêtres Presbyterorum ordinis, PO 18.
[194] Ordo Paenitentiae, n. 7 b.
[195] Cf. Ordo Paenitentiae, n. 17.
[197] Cf. Ez 18,23
[198] Cf. Is 42,3 Mt 12,20
[199] Cf. Exhort. ap. Familiaris consortio, FC 84 : AAS 74 (1982), pp. 184-186.
[200] Cf. 1P 1,1-2 1P 3,8
[201] 1P 3,9 1P 3,13
[202] 1P 3,8 1P 3,9 1P 3,13
[203] 1P 3,17
[204] Litanies du Sacré-Cœur ; cf. 1Jn 2,2 Ep 2,14 Rm 3,25 Rm 5,11
[205] JEAN-PAUL II, Discours à l’audience générale du 7 décembre 1983, n. 2 : Insegnamenti VI, (1983), 1264.
[206] Cf JEAN-PAUL II, Discours à l’audience générale du 4 janvier 1984 : Insegnamenti VII, (1984), 16-18.
[207] Cf. Rm 1,5 Rm 16,26



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